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COMPRESSION

La compression varie suivant le point sur lequel est appliqué l'agent compresseur et suivant la nature de cet agent. C'est ainsi qu'elle est médiate ou immédiate selon qu'elle s'exerce à travers la peau ou sur l'artère mise à nu. La compression immédiate est directe quand elle porte sur le point du vaisseau qui a subi la solution de continuité, indirecte, lorsqu'elle agit à une certaine distance. Les agents compresseurs sont des plus divers. On peut employer les doigts, delà charpie, de l'agaric, une bande roulée, une pélotte montée sur un cachet, un garrot, le tourniquet de J. L. Petit, et enfin les instruments désignés sous le nom de compresseurs et parmi lesquels je citerai ceux de Dupuytren, de Bellingham, de Broca et de Anger, tous appareils qui servent à la compression médiate. Je ne puis que signaler ici les principes de la compression en général et dire quelques mots de celle qui est excercée par les doigts.

Pour être elficace, la compression doit aplatir complètement l'artère. Or ce résultat ne peut être obtenu qu'à la condition que l'artère soit superficielle et qu'en regard de l'agent compresseur, il existe un plan résistant sur lequel elle repose, plan résistant qui est fourni naturellement par les os.

La compression médiate digitale s'exerce avec les trois doigts du milieu ou les quatre derniers doigts appliqués sur le trajet de l'artère et parallèlement à son axe, le pouce prenant, autant que possible, un point d'appui sur un organe fixe situé dans le voisinage du lieu de la compression.

LIGATURE

Elle est médiate ou immédiate. La première, qui comprend une certaine épaisseur de parties molles dans l'anse du fil constricteur, n'est employée que comme pis aller. Je ne vais donc m'occuper que de la ligature immédiate.

L'opération qui consiste à lier une artère se compose de trois temps :

1° Rechercher et découvrir le vaisseau ;

2° L'isoler;

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