ANOMALIES DE SÉCRÉTION DES GLANDES SÉBACÉES
vers une terminaison funeste. Aussitôt que le mal dépasse l'épaisseur de la peau, les ganglions voisins s'engorgent et la cachexie survient sans que l'on ait d'ordinaire à signaler l'apparition d'un foyer secondaire.
Le traitement consiste dans l'extirpation de la néoplasie. Si l'épithéliome ne dépasse que fort peu le bord de la paupière, on peut le comprendre avec les ciseauxcourbes dans une double section ovalaire ou en forme de V, en se rappelant que l'instrument tranchant doit rester de 3 ou 4 millimètres au delà des tissus morbides. Puis on réunit par des sutures. Lorsque l'épithéliome n'est déjà plus localisé sur une paupière et qu'il a gagné la commissure et les parties circonvoisines, on doit s'efforcer de dissimuler la perte de substance qu'on est contraint de faire par la greffe, ou en y fixant des lambeaux de tégument taillés sur le front, sur le nez ou sur la joue.
Nous n'avons recours aux caustiques (pâte de Canquoin, acide acétique, etc.) que lorsque le mal a gagné tellement en étendue qu'une extirpation totale paraît impossible. Eu règle générale, le globe de l'œil doit être sacrifié si la néoplasie a gagné la conjonctive bulbaire.
M. Bergeron a prôné le chlorate de potasse, à solution saturée, intus et extra, contre les épithéliomes, et cela, autant qu'il est aujourd'hui permis d'en juger, avec un succès quelquefois vraiment surprenant.