CHAPITRE V
bES AFFECTIONS DU CORPS VITRÉ
Les affections du corps vitré Sont bieii niôinâ des ai^ fections qui prennent naissance dans ce milieu lui-même
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trouvent au-devant de son point de fixation. Cette attitude est caractéristique.
La vision au réveil est améliorée par suite du repos des yeux pendant la nuit et de Taccumulation des flocons dans les parties déclives du corps vitré.
3" Yiêion périphérique, — Conservée.
2* Symptômes ophthalmoscopiqdes. — Pour découvrir ces flocons, il faut se servir simplement du miroir, et éclairer Tœil en le faisant mouvoir en divers sens. Il est bon tantôt de s'en rapprocher, tantôt de s'en éloigner d'une certaine distance, aOn de concentrer successivement le foyer lumineux dans les différentes couches du corps vitré. On voit alors passer au-devant du fond rouge de l'œil des corpuscules noirâtres qui se déplacent souvent avec une extrême rapidité, en rapport avec le degré de liquéfaction de l'humeur vitrée.
Causes. — Us sont dus à de petits épanchements de sang qui proviennent très-rarement delà rétine, presque toujours des parties antérieures de la choroïde. C'est là en effet que cette membrane est le plus vasculaire et elle n'est séparée à ce niveau de l'humeur vitrée que par l'hyaloïde et la rétine réduite à quelques faisceaux de tissu cellulaire. On peut quelquefois reconnaître la place de la déchirure de la rétine à une petite tache blanchâtre bordée de pigment.
Ces petits épanchements de sang sont fréquents dans ■ la myopie, dans les différentes variétés de choroïdites, dans les troubles de la circulation générale (suppression d'hémorrhoïdes, perte des règles, etc.).
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Causes. — Ces flocons inembranenx tiennent soit à des dépôts fibrineux, produits par des épanchements de sang considérables, soit à des produits exsudatifs déposés dans le corps Titré à la suite d'anciennes cboroîdites.
DufiHosTic. — De vastes fausses membranes, siégeant dans les parties déclives du corps vitré, pourraient faire croire à un décollement de la rétine. Nous avons vu plus haut les éléments du diagnostic. (Fotr décollement,)
4* no€0mm de dM^cstériac {mjmAi^m éiiiMeburt).
1* Sthptônes FOxcnoniEU.
i* Yiâion centrale. — Ils apparaissent au malade sous forme de moucbes volantes, ou d*on nuage qui gène plus ou moins la vision.
2* Symptômes ophthalmoscopkhjes. — Ces cristaux réûécbissent fortement la lumière et se présentent sous la forme de petits disques dorés ou argentés, qui nagent dans le corps vitré. On croirait voir en miniature, dans l'œil, une véritable pluie d*or (d*où leur nom de synchisis étincelant). Ces cristaux se rencontrent quelquefois avec d'autres flocons auxquels ils adhèrent.
Causes. — Us proviennent de la précipitation à l'état solide des sels de cholestérine, normalement contenus à rétat de dissolution dans le corps vitré, et cela sous l'influence de causes encore inconnues. Tout ce que l'on sait, c'est qu'ils coïncident quelquefois avec l'abaissement du cristallin, avec un décollement de la rétine, etc.
On les observe aussi dans des yeux où il n'y a pas la moindre lésion appréciable dans les membranes profondes.
Pronostic des flocons en général. — Les flocons sanguins noirâtres se résorbent assez facilement; les flocons membraneux exsudatifs sont au contraire très-longs à guérir et témoignent d'une altération profonde de la cboroïde. Ceux qui sont en formé de poussière et sont dus à une cboroïdite spéciûque, demandent souvent i an à 2 ans pour disparaître. Enfln, les cristaux de cholestérine persistent également pendant fort longtemps.
Traitement. — On fera le traitement de la maladie choroïdienne qui a donné naissance aux flocons.
Pour favoriser leur résorption, Fiodure de potassium à l'intérieur, les douches chaudes sous les yeux sont de bons adjuvants. Le malade devra porter des lunettes bleues, afln de ne pas voir les flocons qui le génênt et le tourmentent.
article III APOPLEXIE GÉNÉRALE DU CORPS VITRÉ
C'est une affection caractérisée par un épanchement de sang, assez abondant pour remplir une grande partie de l'humeur vitrée. C'est une simple question de quantité, qui les sépare des petits épanchements de sang ordinaires, donnant lieu aux flocons proprement s dits.
1* Symptômes fonctionnels. — Ils sont caractéristiques :
i''' Début. — Il est brusque, soudain, sans douleur.
2" Vision centrale. — Elle est immédiatement aboliei au point que le malade peut à peine distinguer le jour de la nuit.
3° Vision pèriphéiique. — Elle est également abolie.
4" Phosphèneê. — Ils sont tous conservés, car la rétine reste indemne en arrière de l'épanchement.
5° Affection toujours monoculaire.
. 2" Symptômes ophthalmoscopiques. — 1" Impossibilité complète d'éclairer le fond de Vœil. Ueflet noirâtt'e de la pupille. — Ici quelle que soit l'intensité de la lumière projetée par le miroir, elle est interceptée par le sang épanché et la pupille ne renvoie à l'observateur qu'un reflet complètement noir.
2* Coloration rouge du sang épanché, — Avec le miroir et mieux encore avec l'éclairage oblique, on peut, dans certains cas, voir la coloration rouge du sang épanché^ lorsque l'hémorrhagie siège dans les couches voisines du cristallin.
Causes. — Elles doivent être recherchées :
1" Dans un trouble de la circulation générale (maladie du cœur, suppression du flux hémorrhoïdal, des menstrues) ;
%° Dans un trouble de la circulation locale (glaucome-* irido-choroïdite) ;
3° Dans la diminution brusque de la pression intraoculaire, surtout lorsqu'elle était exagérée (iridectomie dans le glaucome, sortie du corps vitré)*
Anatomie pathologique. — Dans la grande majorité des
tique et s'enkyste ou bien donne lieu à une choroïdite suppurative.
Lorsqu'il est enkysté, il peut séjourner pendant fort longtemps dans Tceil, sans déterminer d'accidents graves. Ceux-ci peuvent cependant apparaître après de nombreuses années et l'autre œil peut être atteint d'ophthalmie sympathique.