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SURDITÉ-MUTITÉ

Myguid qui n’admet que deux classes; les sourds muets avec.surdité totale, et ceux qui ont une percéption sonore extrêmement minime, mais cependant sensible.

L 'examen objectif n’a qu’une importance secondaire.

Mutité. — La mutité se développe rapidement. C’est elle qui souvent met le praticien sur la voie du du diagnostic de la surdité chez les enfants.

Cette mutité est rarement absolue dans le vrai sens du mot. Ayant eu l’occasion de me trouver autrefois en contact suivi avec des sourds-muets, j’ai observé que beaucoup d’enfants émettaient pendant leurs jeux une série de bruits inarticulés accompagnant les gestes qu’ils faisaient.

Quelques-uns d’eutre eux, frappés plus tardivement, prononçaient diverses syllabes, s’associant rarement entre elles, et n’ayant par conséquent aucun sens.

Maintenant les choses ont bien changé depuis que la méthode orale est entrée dans la pratique courante.

Effets de ia surdi-mutité. — Les maladies de l’encéphale étant au nombre des causes les plus fréquentes de surdi-mutité, on comprendra que souvent les capacités cérébrales soient fort amoindries, et que le développement intellectuel soit arrêté.

On observe parfois concurremment l’idiotie. Je n’ai vu que quelques rares sujets vraiment très intelligents. Ces remarques ne portent que sur les enfants de l-’institulion des Sourds-Muets, qui appartiennent généralement à la classe pauvre.

Diagnostic. — Il n’est pas toujours aisé de juger si la surdité est congénitale ou acquise. Il faut s’en rapporter aux renseignements donnés par la famille. Dans la surdité-mutité acquise, l'enfant a balbutié ou même parlé

PATHOLOGIE

un peu; dans ce cas tous les doutes sont levés. De plus, la maladie générale aiguë, cause de la surdité, ne peut passer inaperçue.

J’ai noté dans mes observations quelques cas très nets où de simples convulsions, très fugaces, à peine entrevues par les parents, avaient produit la surdité. Ces indications m’étaient fournies par les médecins qui m’adres : saient les enfants.

Pronostic. — Je regarde la surdi-mutité comme incurable. C’était l’opinion de mon père, que partagent à l’heure actuelle presque tous les otologistes. Politzer a cependant observé un cas de guérison complète de surdimutité congénitale. D’après cet auteur la surdi-mutité congénitale est plus susceptible d’être améliorée que la surdi-mutité acquise.

Traitement. — La méthode d’enseignement par les signes, imaginée par l’Abbé de l’Épée, a été pendant longtemps en faveur.

Actuellement la méthode orale est universellement mise en pratique, et les résultats sont excellents quand on commence à instruire l’enfant entre sept 'et neuf ans. De cette façon, le sourd-muet lisant sur les lèvrès, pouvant répondre et questionner,'n’est plus comme autrefois presque complètement séparé de ses semblables. Aussi voit-on son éducation se compléter et son intelligence se développer.

APPENDICE

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