Même coupe avec la cloison
La muqueuse est mince et tapisse la lame criblée dont elle ferme toutes les ouvertures. C’est dans cette muqueuse que viennent se perdre les dernières ramifications du nerf olfactif. En arrière, elle pénètre dans le sinus sphénoïdal, dont l’orifice circulaire est situé sur la paroi externe.
Paroi externe. — On remarque sur la paroi externe de haut en bas : le cornet supérieur formé par l’ethmoïde, et en dessous le méat supérieur où se trouve l’ouverture des cellules ethmoïdales postérieures ; le cornet moyen, un peu plus volumineux, dépendant de l’ethmoïde, puis le méat moyen dans lequel viennent s’ouvrir ;
1° en avant, l’infundibulum ou gouttière qui communique avec le sinus frontal ;
2° en haut, l’ouverture des cellules ethmoïdales antérieures ;
3° au milieu et plus bas, l’orifice du sinus maxillaire (Sappey décrit deux orifices). Après le méat moyen, on trouve le cornet inférieur, le plus considérable, formé par une lamelle osseuse spéciale; et enfin le méat inférieur dans lequel vient s’ouvrir le canal nasal.
La muqueuse, recouvre en haut une surface répondant aux cellules ethmoïdales postérieures, descend sur chacun des cornets, et chemin faisant, tapisse les méats et envoie des prolongements dans les diverses ouvertures énumérées plus haut.
OrîOce externe. — L’orifice externe des fosses nasales est ovalaire et est représenté par les narines.
Orifice postérieur. — L’orifice postérieur sera décrit avec le pharynx nasal.
structure. — La muqueuse est formée par une couche fibreuse adhérente et une couche superficielle renfermant des glandes en grappes, volumineuses et en grand nombre, surtout à la partie inférieure.
Sappèy nie absolument l’existence des glandes en tube admises par les anatomistes allemands.
Dans les divers sinus (en exceptant les sinus frontaux), les glandes de la muqueuse affectent deux formes principales ; elles sont globuleuses et rameuses.
FOSSES NASALES
Artères. — Les artères sont fournies par la sphénopalatine et les ethmoïdales.
veines. — Les veines sont volumineuses, accompagnent les artères, forment des plexus, et assurent la commu-
Fig. 30. — Coupe des fosses nasales; région postérieure.
nication entre les diverses circulations veineuses intra et extra-craniennes.
Lymphatiques. — Les vaisseaux lymphatiques se dirigent en arrière et forment deux troncs dont l’un va au ganglion situé en avant de l’axis et l’autre aux ganglions des cornes de l’os hyoïde.
Kerfs. — Les filets nerveux de la sensibilité spéciale.
viennent de Y olfactif et se distribuent à la muqueuse de la partie supérieure. Ceux qui sont destinés à la sensibilité générale, sont fournis par le trijumeau, et par le filet elhmoïdal du rameau nasal.
Physiologie
Les fosses nasales, dans leurs parties supérieures, servent à l’olfaction. Mais, dans leurs parties inférieures, elles ont pour usage d’assurer la respiration nasale. C’est la voie physiologique normale. L’air qui traverse ces cavités, s’y échauffe et s’y humidifie.
On reconnaît encore aux fosses nasales une certaine importance au point de vue de la résonnance de la voix.
Déductions médico-chirurgicales
Les réseaux artériels et veineux de la membrane de Schneider, sont le point de départ des épistaxis. Ces hémorrhagies, quelquefois considérables, qui viennent le plus ordinairement de la moitié antérieure de la cloison, nécessitent dans certains cas un tamponnement, demandant beaucoup de soins de la part du chirurgien.
Les déviations de la cloison sont très fréquentes. On peut même dire qu’il n’y a pas de nez dont la cloison soit absolument rectiligne. J’avance le fait après des milliers d’examens. Ces déviations, souvent fort prononcées amènent la cloison au contact des cornets, et produisent une sténose justiciable de certaines opérations. L’électrolyse donne d’excellents résultats.
On observe fréquemment aussi, surtout chez les enfants, l’introduction volontaire ou accidentelle, de corps étrangers des plus variés, dont l’extraction est parfois fort difficile.
FOSSES NASALES
L’inflammation de la pituitaire donne lieu à des manifestations morbides variées. On peut observer des fibrômes, des myxomes et des tumeurs hypertrophiques de genres différents. Les auteurs mentionnent encore des productions osseuses qui acquièrent quelquefois un volume considérable.
On rencontre dans les fosses nasales des ulcérations spécifiques, scrofuleuses, etc.
Je dois citer aussi Vozène caractérisé par une odeur repoussante due aux fermentations putrides des secrétions de la muqueuse nasale. Les lésions observées dans celte affection sont habituellement l’atrophie de la muqueuse (rhinite atrophique) et parfois l’ostéite et la nécrose.
Le traitement mieux connu et surtout mieux appliqué permet de guérir assez souvent cette maladie si pénible. Les affections de la trompe et de la caisse sont souvent causées par un simple rhume de cerveau ou coryza, dont les inconvénients sont toujours fort désagréables aux malades qui en sont atteints.
L’inflammation des divers sinus se traduit fréquemment par des exsudats de natures variées, qui arrivent à se faire jour par les orifices s’ouvrant dans les méats. Mais il arrive aussi que ces collections même très fluides s’enkystent et que le chirurgien est dans l’obligation de pratiquer certaines opérations assez sérieuses.
L’hypertrophie du tissu adénoïde du pharynx nasal peut arriver à obturer l’orifice postérieur des fosses nasales au point de déterminer une difficulté dans la respiration nasale. L’air ne pénétrant plus dans les cavités accessoires, il s’ensuit un développement anormal des os du squelette de la région, et une modification profonde de la physionomie.
En terminant, je ferai remarquer l’importance du
méat inférieur, le long duquel glisse le bec du cathéter, pour aller à la recherche du pavillon de la trompe.
B. — PHARYNX NASAU