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C. — Exploration du pliarynx nasal

a. — Rhinoscopie postérieure

Quelques auteurs conseillent d’examiner le pharynx nasal par les ouvertures antérieures des fosses nasales, soit directe-

RHINOLOGIE.

ment en se servant d’un spéculum, soit au moyen du tube de Zaufal (fig. 108). Mais, les renseignements fournis sont bien insuffisants dans la plupart des cas.

La rhinoscopie postérieure est de beaucoup préférable. Il est bon de savoir que parfois cette exploration complète, d’emblée, est assez difficile même lorsque le malade est plein de bonne volonté. 11 existe des susceptibilités individuelles qui ne permettent pas facilement l’examen, même après un badigeonnage à la cocaïne.

Pour pratiquer la rhinoscopie postérieure, il faut, un abaisse

Fig. 109. — Spéculum de Zaufal.

langue, un miroir et un réflecteur. La source lumineuse sera fournie par une forte-lampe ou mieux encore par la lumière électrique.

Abaisse-langue. —■ Il existe bien des modèles. Certains praticiens préfèrent la spatule droite, et d’autres l’abaisse-langue coudé. On peut employer les deux variétés. J’ai un faible pour les instruments coudés, et en particulier pour celui de Türk.

On doit avoir pour but d’abaisser fortement la base de la langue, tout en la ramenant en avant afin de l’éloigner le plus possible du voile du palais.

Miroir. — Les miroirs dont on fait le plus souvent usage sont métalliques; leur diamètre est de 12 à 15 millimètres, et doivent former avec leur tige un angle de 100 degrés. On devra toujours les chauffer légèrement pour éviter la buée que produit la respiration du sujet (Voir fig. 111).

Gellé a fait construire autrefois des miroirs prismatiques.

Réflecteur. — On se sert d’un miroir frontal, ou d’un réflecteur attenant à la lampe.

Le malade est assis sur une chaise à dossier droit et doit incliner légèrement la tête en avant. Le praticien tenant l’abaisse-langne de la main gauche, déprime la base de la langue de façon à l'éloigner du voile du palais.

Une des difficultés de cette exploration est d’obtenir le relâchement du voile du palais qui, chez beaucoup de malades émotionnés par l’examen se relève et s’applique contre la paroi pharyngienne. Chez quelques autres le voile s’abaisse et se relève alternativement et gêne beaucoup l'observateur.

Fig. 110. — Image rhinoscopique.

Le miroir tenu de la main comme une plume à écrire, est introduit dans la bouche et porté jusqu’à l’arcade droite du voile du palais, en arrière de la langue, mais sans la toucher, la surface réfléchissante tournée en avant et en haut.

Le miroir doit être placé assez bas dans le pharynx, sans le toucher, pour que tous les rayons lumineux soient réfléchis.

Il faut savoir que l’image rhinoscopique est difficile à bien voir; qu’elle est forcémént incomplète, et de plus qu’elle est raccourcie par la perspective. Il est donc nécessaire de varier les inclinaisons du miroir pour avoir une idée exacte des parties à examiner (fig. 110)".

Pour habituer les élèves à ces différentes manoeuvres et leur enseigner tous ces détails, j’ai fait faire par Tramond un rhino-fanlôme dont chaque partie essentielle est indiquée par

RIIINOLOGIE.

des points métalliques, brillants, différents pour chacun des points utiles à connaître.

Difficultés de la rhinoscopie postérieure. — Les contractions du voile du palais et son accolement à la paroi postérieure, sont parfois un obstacle au placement du miroir. On peut se servir utilement alors des badigeonnages à la cocaïne

Fig. 111. — Miroirs pour la rhinologie.

à 5 pour 100, ui qmodifient la sensibilité des parties. Si on n’y parvient pas encore, on emploiera le crochet de Voltolini, ou celui de Moritz Schmidt; ce dernier peut tenir seul en place (fîg. 112).

Mais, l’application de ces divers appareils, est toujours fort désagréable aux malades.

b. — Rhinoscopie digitale

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