HYPERTROPHIE DES AMYGDALES
Je n’entends parler ici que de l’hypertrophie chronique, qui subsiste après une ou plusieurs poussées aiguës.
RHINOLOGIE.
Cette hypertrophié peut être, légère, moyenne, ou considérable.
Sauf de bien rares exceptions, il vaut mieux, dans le premier cas, s’abstenir de toute intervention. Lorsque les amygdales atteignent un volume moyen, il est bon de tenter les badigeonnages avec la solution suivante :
Form. n° 40. Iode métallique.( .. 2
Iodure de potassium. ( aa ^ r '
Glycérine.. . 10 gr.
Eau distillée -. 10 gr.
On peut augmenter les proportions de l’iode et de l’iodurc, suivant les indications. J’ai souvent vu ce traitement appliqué avec persistance tous les 5 ou 6 jours pendant quatre à cinq semaines, réussir complètement. Mais, si les amygdales ont un volume considérable et que l’hypertrophie résiste aux diverses médications, et reste stationnaire, on doit employer l’igniponcture ainsi que je l’ai indiqué page 366.
Cette méthode est de beaucoup préférable, dans la grande majorité des cas, à l’ablation complète avec le bistouri, l’amygdalotôme, ou même l’anse métallique.
Dans maintes circonstances le procédé de Ruault par morcellement, dont j’ai parlé page 371 présente des avantages.
3°— CORYZA A. — Coryza, aigu
Le coryza aigu, ou catarrhe aigu de la muqueuse nasale est une affection fort commune qui frappe indistinctement tous les sujets.
Si, en maintes circonstances le simple rhume de cerveau évolue en 6 ou 8 jours, pour disparaître sans laisser de traces, combien d’autres fois le coryza mal soigné au début gagne de proche en proche pour envahir le larynx, les bronches et les poumons. La propagation du catarrhe à l’oreille moyenne s’observe aussi très fréquemment.
Il est donc utile de ne pas abandonner le coryza à luimême, comme cela a lieu bien souvent.