PHARYNX NASAL
peuvent survenir à la suite de lésions accidentelles, ou d’opérations même légères, faites sur la. partie supérieure de cette région, sont toujoürs difficiles à arrêter.
En effet, si la rhinoscopie antérieure est facile, il n’en est pas de même de la rhinoscopie postérieure. Lorsque le malade est jeune, difficile à immobiliser, et que l’écoulement de sang le rend encore moins apte à se laisser examiner, on ne peut voir exactement ce qui se passe, et le chirurgien agit au hasard.
On doit se souvenir qu’il peut y avoir dans cette région, des anomalies artérielles et veineuses qui méconnues, exposent à des accidents graves.
Ii est de toute importance d’examiner toujours avec soin l’arrière-cavité des fosses nasales.
Il me faut encore répéter que les inflammations primitives ou consécutives du pharynx nasal sont les causes les plus fréquentes des affections de la trompe et de la caisse.
Le pavillon s’ouvre dans le pharynx nasal, et les muqueuses ont des rapports de contiguité qui ne laissent aucun doute sur la marche des phlegmasies. Aussi, observe-t-on fréquemment des otites moyennes graves, consécutives aux maladies infectieuses qui se localisent dans la région naso-pharyngienne.
Le tamponnement postérieur des fosses nasales, dans les épistaxis difficiles à arrêter, n’est pas sans causer parfois des inflammations de la trompe et de la caisse. Ces inflammations sont dues à la présence un peu prolongée des bourdonnets de coton imbibés de sang devenant rapidement septique, et qui se trouvent justement appliqués sur le pavillon.
Du reste, ce tamponnement postérieur est le plus souvent inutile et peut être remplacé par un tampon-
nement direct dans les cavités nasales, ainsi que je l’indiquerai dans l’appendice.
C’est dans le pharynx nasal que se montre l’hypertrophie adénoïde, pouvant compromettre la santé générale des enfants, et amener en outre de sérieuses complications du côté des oreilles et du nez.