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BAINS D’OREILLES — ENVELOPPEMENTS

Les bains d’oreille sont un moyen excellent pour combattre les douleurs si vives des otites aiguës, externes ou moyennes (avec ou sans perforation). Autrefois oh employait l’eau de guimauve; de pavot, les cataplasmes, etc. L’antisepsie a modifié cette pratique.

Quelle que soit du rèste la solution employée, voici le procédé le plus simple. On fait .chauffer une cuillerée à caféde la solution, au-dessusd ? unelampeou d’une bougie. La température convenable (chaude sans être brûlante) est atteinte rapidement, ce dont on doit s’assurer avec le bout du doigt. Puis on verse cette cuillerée dans l’oreille malade, en faisant incliner la tête du côté opposé. La durée de ce bain doit être de 10 à 15 minutes; on peut le renouveler fréquemment. Pour vider l’oreille, il faut la recouvrir d’une serviette ou d’un mouchoir, et faire secouer légèrement la tête.

J’indiquerai plus loin les divers médicaments que cette méthode permet d’employer.

Enveloppements . — Le froid et la chaleur sont égale, ment vantés par les otologistes, contre les affections inflammatoires de l’oreille. Dans la majorité des cas, je préfère la chaleur, que j’emploie sous forme de pansements humides, ou plutôt d’enveloppements. Voici ce qui réussit le mieux. Un large morceau de gaze aseptique ou

antiseptique (salolée, boriquée,) plié en plusieurs doubles épais, est trempé dans l’eau boriquée chaude. Après l’avoir un peu pressé pour enlever l’excès de liquide, on l’applique sur la région, et on le recouvre d’un carré de baudruche imperméable qui maintient l’humidilé et la chaleur. Un foulard noué sur la tête immobilise ce pansement.

Les applications froides m’ont donné de moins bons résultats.

6° — ESSUYAGE ET SÉCHAGE DU CONDUIT BADIGEONNAGES MÉDICAMENTEUX. - INSTILLATIONS POUDRES

a. Essuyage et séchage. — Les moindres pelits détails ont leur importance, et les élèves ont besoin d’être mis au courant des procédés les plus usuels, qu’ils auront à employer journellement.

Pour essuyer et sécher un conduit auditif qui vient

Fig. 59. — Essuyage de l’oreille.

d’être lavé, il faut se servir de coton antiseptique roulé autour d’une pince. Rien n’est plus facile, mais cela demande un peu d’habitude. (Voir fîg. 59.)

On doit toujours appliquer le petit doigt de la main droite, au-devant de l’oreille, ou en arrière (suivant le côté), afin d’avoir un point d’appui, et d’éviter les faux mouvemenls. Pour essuyer la caisse, s’il existe une perforation assez large, il faut se servir d’un stylet très fin et que la mèche de coton dépasse, d’un demicentimètre au moins, l’extrémité de l’instrument, ce qui permet un contact doux.

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