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I° — CORPS ÉTRANGERS DU PAVILLON

Ils se voient assez rarement, et les auteurs les mentionnent d’un façon fort succincte.

Je n’ai eu, pour ma part, que trois cas de ce genre à observer. Deux de ces cas se rapportent à des chasseurs qui avaient reçu l’un, deux grains de plomb n° 7 dans le pavillon, à la naissance du lobule et l’autre un grain de plomb n° 5 au niveau de la conque. Chez le premier malade les corps étrangers furent retirés peu de temps après; chez le second la peau avait été labourée dans une étendue d’un centimètre. Enfin, dans le troisième cas, il s’agit d’un paysan qui vint me trouver pour un fragment d’aiguille implanté au voisinage du tragus.

PATHOLOGIE

2° — CORPS ÉTRANGERS DU CONDUIT AUDITIF ET DE LA CAISSE 1 - ACCUMULATION DE CÉRUMEN

Cette question demande à être traitée avec un certain développement, car dans la pratique on est souvent appelé à faire l’extraction des corps étrangers. Beaucoup de médecins ont en général sur ce sujet,, des données bien peu précises,, et on n’en est plus à compter lés cas où des manœuvres maladroites ont amené de tristes résultats. Il ne faut pas perdre de vue que si, le plus souvent, les corps étrangers ne produisent que de légers désordres, cependant ils peuvent causer la mort. Qn doit donc toujours agir avec une extrême prudence.

Étiologie. — C’est surtout dans le jeune .âge que les enfants, inconsciemment, en jouant, introduisent dans leurs oreilles les objets divers qu’ils ont sous la main, petits cailloux, grains de café ou de chapelet, boulettes de papier, membres ou tête de poupée. Parmi les adultes, beaucoup de personnes ont la mauvaise habitude de se gratter le conduit auditif avec un crayon ou une plume dont la tête est garnie d’une boule ou d’un petit chapeau en os, en ivoire ou en métal. L’appendice se détache quelquefois subitement, et reste dans l’oreille.

Certains sujets ferment leurs conduits avec un tampon de ouate qui s’enfonce petit à petit, et devient le noyau d’une accumulation de cérumen.

On sait aussi que des mouches peuvent venir déposer leurs larves dans les conduits auditifs de malades peu soigneux, en puissance d’otorrhée chronique, avec ou sans odeur.

1. Les corps étrangers de l’oreille sont étudiés avec soin dans le très intéressant ouvrage de Poulet : Traité des corps étrangers : Paris, 1879.

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