‹ Manuel d'une mère chrétienne: ou, Nouvelles lectures chrétiennes en forme d'instructionsChapitre 28 sur 29 · X£ JOUR I>£ LA DÉDICACE DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

X£ JOUR I>£ LA DÉDICACE DE L'ÉGLISE

£]f ces joun-b, f e vis la tSle siiîtfte, la uoaYdle Xënualeniy ^V^, vtilaDt de Oiea, descendait dtt êieft, élanf |>arë« oomma «ne iépoMS . i|tii se pare poar soba éfwuz^ Ml feDtemdia une glande wmx f[tà venait du trône , et qui. disait : Voioi Je tab^^acle de Piemavec les hoiiimes« et il demeurera avec eux , et ils seront son peuple, et Dieu, demeurant avec eux , sera leur Dieu. Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux , et la mort uë «era plus. Les plenrs-, les cris ,.les travaux cesse- Mttl, parce f oe ee ^ui a précédé vera pMsé. Et ed«i qm 4tait assiasor ie trâae dit» Je m/eii vais, faîpcie tootea chosea youvellea^. ,

' L'ÀPocittBSS ou la^ réfélatton failc^ à sltkit Jean , it faqnelle est tirée cette épttre^ contient, au senti- Ibent des pères y trois parties bien distinctes. Dans ies trob premiers chapitrcfï( des vingt-^eux dont elle est composée 5 Tange donne des instrtictions aux

(*) Cette ëglise , comme beaucoup révolutionnaire. Uoë sonacriptioft d'Mfre^ aioanmeas pi«ux y fbt abat- ê*mt oavcrtt pour It rtfiabUr. tue sons l'influença dn vandalisma

IT LIS ivAHCUBS. SlQ

é^éque» de TAiie mineure, et reprend la conduite de quelques-uns d'eux ; dans les chapitres suivant depuis le quatrième jusqu'au dix-huitième inelust-* vement, le livre est entièrement prophétique : il contient la description des persécutions qiaerÉ^lise aura à souffrir de la part des hévéti<|iies et des empereurs romains» de la ven^feance que IHeu en tirera y et de la punition de Eome idolâtre 9 désignée sous le nom de la grande prostituée de Babylone. Les quatre derniers chapitres sont em*ployés à dépeindre le triomphe de relise, la vic-^ toire remportée sur les ennemis du nom chrétien ; à faire connaître les noms de TAçneau et la Jérusa* lem céleste, c*est-à-dire rÉglise telle qu'elle sera dans le ciel, et à donner une id^e de la béatitude étemelle.

Dieu , dans une vision , daigna montrer k TA* pdtre cette ville sainte appelée ia JéêUêo/knh nou^ velie i parce que, de même qu'il daignait habiter l'ancienne Jérusalem et s'y montrer voilé d'une nuée , c'e9t*à-dire de seau humanité , de UEième il habite la Jérusalen» nouvelle, y déploie sa gloiref et s'y montre sans nuage et tel qu'il est aux anges et aux saints, qui en sont les pierres vivantes.

Cette Jérusalem est le tabernacle où Dieu habite avec les hommes : c'est ta que sont essuyées toutes les larmes, que sont guéries toutes les plaies, que toutes les a£f}ictions sont consolées (1) ; là il n'y a plus ni pleurs, ni cris, ni douleurs, parce que tout est renouvelé par celui qui est assis , (^est-^f^

(i)Apoe.,XXI.4*

9lO INSTRUCTIONS SUR LES £ptTRE9

dire par celui dont la puissance est fondée sur Tessence des choses , et qui ne change point. Il n^ a ni soleil ni lumière pour éclairer cette ville mystérieuse 9 mais la lumière qui réclaire est Dieu luimême, d*où vient qu*il n'y a jamais de nuit. Il n*y a point non plus de temple , parce que c'est Dieu qui est le temple. Aussi rien de souiilé n'y entre , ni aucun de ceux qui conunettent les abominations , mais seulement ceux qui sont écrits au livre de la vie.

La dédicace , ou consécration des temples ^ est de toute antiquité. Dans le désert , lorsque IMeu ordonna à Moïse de construire un tabernacle 9 qui était comme un temple ambulant , il voulut que ce tabernacle fut consacré : Vous prendrez de l'huOe^ dit le Seigneur (1)^ vous en oindrez le tabernacle ainsi que tous les vases destinés aux sacrifices. On voit aussi que Salomon , après avoir bâti le temple» le consacra avec beaucoup de solennité et avec des cérémonies qui durèrent sept {ours. Ce saint usage s'est continué après Tétablissenfient de la religion chrétienne; et quoique dans les premiers temps, surtout quand l'Église était persécutée, on ne 8*assembMt point dans des temples, mais qu'on célébrât les saints mystères dans des lieux cachés , et souvent dans les catacombes sur les tombeaux des martyrs, on doit croire néanmoins que la cérénionie de la consécration ne fut pas négligée ; c'est ce qu'on doit présumer de ce qui se passa lorsque » sous Constantin ^ le culte fut devenu libre. Ce

BT LES BVANttILES. i%l

prince bâtit alors beaucoup 4'églises 9 notamment celle de Tyr et celle du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Eusèbe.nous apprend que Constantin convoqua pour leur dédicace tous les évéques d*Orient. De* puis il est d*usage que toutes les églises soient consacrées avec de grandes et pieuses cérémonies. Chaque année on célèbre le jour anniversaire de leur dédicace avec octave» c^est- à- dire pendant huit jours.

Cette consécration des églises doit augmenter notre respect pour les femples. Jésus-Christ nous a appris jusqu'où ce respect devait être porté» en chas* sant de celui de Jérusalem ceux qui y trafiquaient et qui y Csiisaient le change. Dieu nous avertit par la bouche d'Isaie (1) que la maison du Seigneur est une maison d*oraison ; et par celle de Jéré« mie (9) que Dieu chasse de sa face quiconque pro* fane son temple, et en fait, pour ainsi dire» une t)a« yeme dé voleurs. Nos temples sont bien plus saints que celui de Salomon. Dieu y habite réellement» et chaque jour son fils y est mystiquement immolé comme une victime sans tache. Quel ehàtiment n^attend donc point ceux qui y commettent des irrévérences et des immodesties ! En entrant dans DOS temples, songeons à la sainteté du lieu et à la majesté du Dieu quirhabite $ pénétrons-nous de sa pré* sence. Les anges tremblent devant lui. De quels profonds sentimens ne devons- nous pas être animés» nous autres pauvres et faibles mortels I

(i) baïe , LVI. 7. («) Jérém, , TII. 11 .

Sa» insmucnon sva us Mtebs

ÉVÂJNGILE.

Sttint liiCt «b. XIX» ▼. r.

Jlàh ce temps-là, Jésus passant par Jéricho, Il j avait un homme nommé Zachée , chef des pubticains, et ibrt riche, qui, ayant envie de toir Jéiiis pour ie oonaaitre, en était cmpécbè par la foule, parce qn'il était fort petit : c'e«t pourquoi il courut devant , et monta tur un sycomore pour le voir , parce qu'il devait passer par là. Jésus, étant venu en cet fiadroit, leva les yeux en haut, et l'ayant vu , il dit : Zachée, Bâti'z-vous de descendre, car c'est chez vous qu'il &iit que ft loge aujourd'hui. Zachée descendit aussitôt , et ie reçut •vec joie. Tous ceux qui le virent disaient en murmurant : Il est allé loger ehea un homme de mauvaise vie. Cependant Zachée, se présentant devant le Seigneur, lui dit : Seigneur, Je m'en vais donner la moitié de mon bien aux pauvres, et fi j'ai fait tort à quelqu'un en quoi que ce soit, je lui en rendrai quatre fbis autant. Sur quoi Jésus dit : Cette famille • reçu aujootfd'hat le salut , parce que celui-ci est aussi enfant d'Abraham. Car le fila de l'homme est venu pour cher* cher et pour sauver ce qui était perdu.

.Zaqsbb était un des chefs des publicains , c*e8t-à< âive^ de ceux qui étaient préposés pour lever les tiibuts> Nous avoQS déjà dît que les Juifs avaient cette profession en horreur i parce que, outre les •vexations qui accompagnent ordinairement la levée des impôts 9 elle leur rappelait que , libres autrefois ^ ils ne Tétaient plus, et qu*ils étaient soumis à une puissance étrangère dont les publicains étaient les agens. Pour peu qu'on sott familier avec Tliivangîle , on sait qu'un des reproches que les pharisiens faisaient à Jésus était d'avoir commerce avec les

Vt IM iVAKGIUS. 3^s9

hommes cle cette profession , qu'ils confondaient avee les péebeiirs. Le Sauveur voulait sans doute faire entendre à ces {rtiarisiens org;ueilfeux , qtie c'est liien plus par les mœurs et les principes et vertu qu'on doit {«iigier les hommes que par ta pro*' fsssioft qu'Us exercent, et qu'on peut être religieux,' qu'on peut se sauver dans tous les états , pourra qu'ou-y soit fidèle à ses devoirs. Aussi voit-on Jésus prendre parmi les pubHcains un de ses apétres (saint Matthieu). Aussi Jésus oppose-t-^1 à la prière pleine d'orgueil du pharisien, la prière pleine d'humilité du publicâin, et nous apprénd-'il que celiii-^ ei sortie dû ten^le fustiflé , mais que l'autre rit le fat ]»oint (i).

Cet évangile nous fournit plus d^nn sufet d'in-» iMMkm» Remarquons d'abord dans Zackée une grajMie envie de s'approcher du Sauveur; â avait entendu ponrler dëë merveilles quil opérait , de la docftrine qu'il prêchait , il cherchait à le voir. Pe--» tit dé taille , et }it4ttfat\e qui entourait Jésus lui en dérobant la vue ^'il ne trouve d'autre moyen de sa-^ fisfaire son déshr que de monter sur un sycomore; c'est de là qu'il contemple celui qu'il brftlait de contMilf^è.

Combien le zèle de Zachée accuse notre indifférence etnotre tiédeur? Celui que Zachée cherchait avec tant dfempresseraent , rien ne nous empêche atijourd'hni de l'approcher. Il daigne habiter parmi nous. C'est lui qui nous cherche, qui nous invite , qui' ne demande pas mieux de se donner à nous.

(i) Luc , XVUI. 14.

3ft4 TKSTBVGTlOlfS 81TA LES BPiTRKS

Il s^jmmole chaque jour sur oof» autels , il y renouvelle, d^iine ntaniëjre admirable le saorifiœ qu'il a ia^i de sa, vie paur nous sauver. Il veut bien nous nourrir de sa chair sacrée , et nous abreuver de ion aang précieux dans la sainte eucharistie. Ce que Z^chée cherchait av^c tant 4e soin , chrétiew faibles de foi et de ohari^é , nous le nég;Ugeons 1 >

Jésus lève les. yeux ^ et aperçoit Z^chée : tant d'empressement touche le Sauveur. Jésus presse Zaqhée de dejscendre. Il veut , dit->il , aller loger chez lui ; et les J^iis murmurent' de. ce qu'il fait cette grâce à ii^i pécheur; mais ces niiunnures ne détournent' point Jésus, 4^ son pro|f3t. Utile tleçon pour nous I Elle nous apprend encore par là à ne point ôti» ébranlé par ks murmures et les railleries des pervers», qui quelquefois» semblables aux Juîfs mécontens de toutes les. jetions de Jésus» quelque louables qu'ellcp. fussent , blâment et ridiculisent la pratique des devoirs religieux pour i^^us en dé* tourner. Enfin nous fivon» à -admirer dans la con« duite de Zacfaée l'effet de la gftieçp^ Dibtf qu'il en est touché» c'est un homme nouveau» embrasé du feu de la charité , et animé de l'espr^ de justice* U abandonne la moitié de son bien pour les pauvres» et s'il a fait tort à quelqu'un» il offre » 4it-il » de le réparer en lui rendant quatre fois autant. Aussi Jésus le déclare-t-il véritable fils d'Abraham. Ainsi il ne suffit pas d'être issu d'Abraham pour être enfant de ce patriarche ; il faut encore qu'à l'exemple â*Abi;aham » on soit plçin de foi et obéissant aux ordres de Dieu. U ne suffit pas non plus d'avoir

ST LES éyA56ILES. Sa5

été baptisé pour être chrétien, et pour être appelé aux espérances chrétiennesr On n'est véritablement chrétien , on ne peut compter sur les promesses qu'autant qu^on accomplit les commandemens y et qu'on marque tous les instans de sa vie par à% bonnes œuvres.

Fin DU SECOND ET DBBRIEB VOLUME.

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