X. Cliarmo>, o. c, I, p. cxxi et suiv
'2. Ibid., II, p. ±2.
3. « Dresser le catalogue, aussi complet et aussi exact que possible, des monuments de tout "[enrc et de tout ;l«re disséminés sur la surface de la France, dans les plus humbles bameaux comme dans les plus grandes villes; donner de ces monuments une indication sommaire, mais précise et proportionnée à leur importance, en ayant soin de mentionner k'ur âge, certain ou seulement présumé, et les principaux caractères de leur architecture; en un mot, composer, sous forme de dictioimaires faciles à consulter, des guides archéologiques qui fassent connaître l'esisteiKC des monuments de chaque localité, en renvoyant aux ouvrages spéciaux où ces monuments sont décrits plus amplement, tel est l'important objet qu'ont eu en vue le Ministre de l'Instruction publique et, sur son invitation, la section d'archéologie du Comité des travaux historiques, lorsque fut décidée, en 1858. la publication dos Répertoires archéologiques des départements, complément nainrel des Dictionnaires topograpbiques entrepris par les membres de la section d'histoire et de pliilologie.... I.es inscription*, les objets d'art et le mobilier ayant une valeur
historique ne devront point être omis » (X. Charmes, o. c, ï. p. ccui et II,
Beaux-Arts, eut plus tard (1874) assez d'iiinuence pour le faire adopter, - n'a rien d'ailleurs qui ne soit d'exe'cution facile. » Mais revénement ne devait pas justifier tant d'assurance. Les deux entreprises concurrentes des a Répertoires archéologiques » et de 1' a Inventaire des richesses d'art » ont eu à peu près le même sort. Il n'a été public depuis 1861 que huit « Répertoires arche'ologiques », conformes au type défini en 1858 : Aube, Hautes-Alpes, Morbihan, Nièvre, Oise, Seine-Inférieure, Tarn, Yonne'. Quant aux 16 vol. in-8 de Vlnventalre des richesses cVart de la France, parus de 1877 à 1902, trois ont été employés à la publication des «Archives » du Musée des Monuments français, installé par Lenoir, pendant la Révolution, au couvent des Petits-Augustins et dispersé depuis, c'està-dire à tout autre chose qu'à la destination primitive de la Collection; treize seulement contiennent des inventaires de (( richesses d'art )) conservées dans quelques « monuments religieux » ou (( civils » de Paris (6) et de province (7 vol.) -. Encore dit-on que la plupart des volumes publiés l'ont été « sans profit appréciable » ; la Collection languit, et « on ne sait même plus s'il faut continuer ou s'arrêter » '".
376. — Le roi Louis-Philippe eut des ministres persuadés que l'Ktat doit mettre sa gloire à aider les études historiques, non seulement en faisant exécuter des inventaires de documents, mais aussi en publiant les documents eux-mêmes. En 1855 déjà, M. Guizot, ministre de l'Instruction publique, déployait à cet égard un zèle extraordinaire ; il écrivait au roi : (( Au Gouvernement seul il appartient,
1. X. Cliarmes, o. c, II, p. 580, i.'jl. — Des fragments de Répertoires archéologiques départementaux ont été puljliés, en outre, dans les Mémoires de quelques sociétés locales : Marne [Travaux de i Académie nationale de Reims, t. LXXVI); Meurthc [Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 2* série, t. IV et suivants) ; etc.
2. a La Commission, en donnant place, dans ses monographies, aux oîuvres d'art de tous les temps sans tenir aucun compte de leur valeur esthétique, s'était imposé un programme singulièrement vaste. Elle l'a étendu encore en insérant dans son Recueil des catalogues de Musées ou de Rihliothèques, voire même des extraits de documents relatifs à l'histoire des arts.... » (R. de Lasteyrie, Bibliographie des travaux historiques et archéologiques, III, p. 167).
5. Gerspach, U Inventaire des richesses d'art de la France, dans le Magasin pittoresque, 1000, p. 215. Cf. R. de Lasteyrie, o. c, n<" 4i282 et suiv.
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selon moi, de pouvoir accomplir le grand travail d'une publication générale de tous les matériaux importants et encore inédits sur l'histoire de notre patrie. Le Gouvernement seul possède les ressources de tout genre qu'exige cette vaste entreprise. Je ne parle même pas des moyens de subvenir aux dépenses (ju'elle doit entraîner ; mais, comme gardien et dépositaire de ces legs précieux des siècles passés, le Gouvernement peut enrichir une telle publication dune foule d'éclaircissements (jue de simples particuliers tenteraient en vain d'obtenir^... » Le 18 juillet 185-i, M. Guizot fit instituer au Ministère un (( Comité chargé de concourir à la direction et à la surveillance des recherches et publications... sur les documents inédits relatifs à l'histoire de France » ; et, le 10 janvier 1855, un second Comité qui reçut mission de rechercher et de publier « les monuments inédits de la littérature, de la philosophie, des sciences et des arts considérés dans leurs rapports avec l'histoire générale de la France -)). Les débuts furent embarrassés. On lit dans une lettre que Prosper Mérimée, membre de ce dernier Comité, adressait à un ami, le 25 janvier 1855 : « Autre embêtement : M. Guizot m'a nommé membre d'une commission chargée de diriger les travaux historiques. A la première séance, il nous dit que nous devions nous occuper de tous les monuments actuellement existants. Je me récriais. Il nous dit : « Figurez-vous que ni le temps ni l'argent ne 0 vous manqueront » En attendant, nous nous réunissons fréquemment pour blaguer. Ce ne serait rien ; mais il faut faire de menus rapports, etc.; et c'est à mourir »''.
Les « Comités » de M. Guizot furent réorganisés, le 18 décembre 1857, par M. de Salvandy et divisés en cinq sections, correspondant aux (Àn([ classes de l'Institut (Langue et littérature françaises, Histoire positive ou des chroniques, Chartes et inscri[)tions, Sciences, Arts et monuments. Sciences morales et politiques). Cette première transformation a été suivie de beaucoup d'autres : les ministres Cousin, Fortoul, Rouland, J. Ferrv, crurent devoir modifier les noms