X. Charmes, o. t., II, p
2. Les « cncounigcrncnls » sonl nécessairement de deux sortes : pécuniaires (subventions) et lionorifiqucs. Les encouragements pécuniaires sonl limités par le budget (1750110 Ir. en ]905). Les encouragements honorifiques ont été présentés, à une certaine époque, sons la l'orme de concours et de prix, comme pour les Sociétés de pompiers et d'orphéons.
5. La pensée de Guizot était de « faire publier, chaque année, sous les auspices du Gouvernement, uu recueil contenant quelques-uns des mémoires les plus importants i)résentés aux principales Sociétés savantes » : « Ce recueil serait un véritable monument de l'activité intellectuelle du pays, en tant du moins ([u'elle se manifesl(! par la voie des Sociétés savantes. » Eireclivement, la Section d'histoire a lait imprimer, pendant plusieurs années, un choix des lectures «lu'ellc avait entendues au Congrès annuel des Sociétés savantes à la Sorbonne sous les auspices du Comité, institué par M. Rouland {Mémoires lus à la Sorbonne dans les séances exlraordinaiics du (]omUé impérial des travaux hislorifiues et des Sociétés savantes. Histoire, philologie et sciences morales. De 1861 à 18G8,
d'oublier le grand service que le Comité a rendu aux Sociétés savantes locales comme à la Science en procurant la Bibliographie générale (les travaux hiatoriquea et ai'cltéologifjiies publiés par les Sociétés savantes de la France (p. p. R. de Laslcyrie et d'autres, depuis
Il leur eu a rendu un autre, de premier ordre, en publiant des Instructions aux Correspondants du Ministère de l Instruction publirjue qui sont, pour différentes s|)écialités, des modèles d'introduction aux méthodes, de nature à épargner bien des Jaux pas aux commençants et aux amateurs ^
Enfin, en proposant des sujets d'enquête et des questions à étudier, il « dirige », dans la mesure où c'est possible et légitime, les investigations des érudits qui lui sont affiliés en qualité de correspondants, et des Sociétés dont les membres se réunissent chaque année, en Congrès, sous ses auspices^.
7 vol. in-8). « Si elle y ;i renoncé dopuis 1860, c'est ffu'elle a reconnu qu'il était <liriicilc de faire des choix équitables, et qu'au lieu de simposer des sacrifices considérables pour l'impression de ménaoires dont les auteurs ne tardaient pas à donner dans les recueils provinciaux de nouvelles éditions, souvent améliorées, il valait mieux réserver les ressources du budg^ct pour la publication de documents inédits. » (X. Charmes. II. p. 445.)
1. >5 158. La 2* livraison du t. IV a paru en 1905. 11 est question de compléter cet ouvrage, dès qu'il sera achevé : 1° par un Supplément de 1885 à 1902: '2° par des continuations annuelles.
2. Bibliographie du Comité, n" 117. La Collection des lus fructions se com\)Osc, jus((u'à présent, de 4 fascicules : Lillératiire latine et Instoirc du moyen âge, par L. Delisle (1890); L'ÉpigrapItie chrélicnnc en Gaule et dans l'Afrique romaine, par E. Le Blant (1890); Reclierctie des Antiquités dans le Nord de l Afrique (1890); ^numismatique de la France, par A. de Barthélémy (1891). Comparei- ces Instructions si précises avec celles de Guizot (X. Charmes, II, p. 28), celles de 1845 i Bibliographie du Comité, n'" 112, 114) et de 1857 [Ibid.' n" 115). Cf. R. de Lasteyrie, Bibliographie des travaux historiques et arclicologiques. n" 45 765.
5. Depuis quelques années, le « Congrès des Sociétés savantes » se tient alternativement à Paris Sorijoiine) et dans une grande vdle de province. — Voici, à litre de spécimen, la liste des questions portées au « programme » du Congrès de 1905 (la plupart de ces questions sont portées tous les ans au programme et sont comme l'énoncé des enquêtes permanentes du Comité) :
Section d'histoire et de ptdlologie . — 1° Indiquer les manuscrits exécutés au moyen ii^ii dans un établissement ou dans un groupe d'élablissements d'une région déterminée. Rechercher les parlicularitûs d'écriture et d'enluminure qui caracté-
50 i LES ETUDES HISTORIQUES AU XIX^ SIECLE.
11 faut reconnaître, d'autre part, sans s'en étonner, que les collaborations bénévoles, eiricaces, que le Comité a eu la bonne fortune
riscnt ces manuscrits. — 2° Etudier les aulhcnliqucs de reliques conservés dans les trésors de diverses égli.-es. — 5° Signaler les cartulaircs, les obituaires et les pouillôs conservés en dehors des dépôts publics — 4" Critiquer les actes apocryphes conservés dans les archives publiques et particulières. A quelle date et pour quels motifs les fraudes de ce genre ont-elles été commises? — 5" Rechercher dans les textes diplomatiques antérieurs au milieu du xui^ siècle les surnoms ou sobriquets qui peuvent accompagner les noms de personnes. — Q" Relever dans les chartes antérieures au xni" siècle, et pour une région déterminée, les noms des témoins; les classer de manière à fournir des indications précises pour aider à la chronologie des documents qni ne sont pas datés. — Établir et justifier la chronologie des fonctionnaires ou dignitaires civils ou ecclésiastiques dont il n'existe pas de listes suftlsammcnt exactes. — Ces listes seront utiles pour fixer la chronologie des tlocunienls dépourvus de date et pour identifier les i)ersonnaKes simplement désignés par le titre de leurs fonctions. Les documents financiers peuvent aidera les établir. — 7" Signaler dans les archives et dans les bibliothèques les pièces manuscrites ou les imprimés rares qui contiennent des textes inédits ou peu connus de chartes de communes ou de coutumes. — Mettre à la disposition du Comité une copie du document, collationnée et toute piéparée pour l'impression selon ies règles qui ont été prescrites aux cori'espondants, avec une courte notice indiquant la date certaine ou probable du document, les circonstances dans lesquelles il a été rédigé, les dispositions qui le dillerencient des textes analogues de la méiuc région, les noms modernes et la situation des localités mentionnées, etc. — 8" Etudier l'administralion communale sous l'ancien régime à l'aide des registres de délibérations et des comptes communaux. Définir les fonctions des officiers municipaux et déterminer le mode d'élection, la durée des fonctions, le traitement ou les privilèges qui y étaient attachés. — 9" Établir, à l'aide des anciens registres de comptes, des registres cadastraux et autres documents, et pour une période déterminée antérieure à la Révolution, quelles étaient les sources de revenus d'une commune ou d'une communauté? — lO" Signaler, pour les xni^ et xfv*= siècles, les listes de vassaux ou les états de fiefs mouvants d'une seigneurie ou d'une église quelconque; indiquer le parti qu'on en peut tirer pour l'histoire féodale et pour la géographie historique. — 11° Registres paroissiaux antérieurs à l'établissement des registres de l'état civil; mesures prises pour leur conservation; services qu'ils peuvent rendre pour l'histoire des familles ou des pays, pour les statistiques et pour les autres questions économiques. — 11° Chercher dans les registres de délibérations communales et dans les comptes communaux les mentions relatives à l'instruction publique : subventions, nominations, listes de régents, matières et objet de l'enseignement, méthodes employées. — 15" Étudier les procédés employés dans les petites écoles, antérieurement au xix* siècle, pour enseigner aux enfants la lecture et l'écriture. — 14" Origines et histoire des anciens ateliers typographiques en France. — Faire connaître les pièces d'archives, mentions historiques ou anciens imprimés qui peuvent jeter un jour nouveau sur la date de rétablissement de l'imprimerie dans chaque localité, sur les migrations des premiers typographes et sur les productions sorties de chaque atelier. — 15" Recliercher à quelle époque les administrations civiles ou religieuses ont commencé à faire imprimer les pièces dont elles devaient se procurer de nom-
d'obtenir de ses correspondants, n'ont jamais été très nombreuses. Ses correspondants ont enrichi d'intéressantes communications occa-
IjfL'ux exemplaires (afiiclios. tirculaiics. inan'loineiits, formules d'actes fiiiannt'rs, elc). — 16" Étudier les documents qui pourraient servir à l'histoire de la presse sous l'ancien réprime fraudes, contrefaçons françaises ou rlrangères, impressions clandestines, imprimeries de famille, etc. '. — 17"^ Donner des renseignements ^ur les livres liturgiques (bréviaires, diurnaux, missels, antiphonaires, manuels, processionaux, etc.) imprimés avant le xvn'' siècle, à l'usage d'un diocèse, d'une église ou d'un ordre religieux. — 18" Recueillir les renseignements qui peuvent jeter de la lumière sur l'état du théâtre, sur la production dramatique et sur la vie des comédiens en province depuis la Renaissance. — 19" Exjjoser, d'après les registres versés récemment par l'Administration de l'Enregistrement aux archives dé|)artementales. comment était organisé et fonctionnait, à la fin de l'ancien régime, le service de la perception des droits domaniaux du Roi contrôle des actes, insinuations laïques, centième denier, etc.). — 20" Étudier pour une région déterminée le rapport des mesures anciennes avec celles du système métrique. — ^ll" Organisation et fonctionnement dune des assemblées municipales établies conformément à l'édit de juin 1787. — 2*2" Etudier les délibérations d'une ou de plusieurs municipalités rurales pendant la Révolution, en mettant particulièrement en lumière ce qui intéresse l'histoire générale. — 2.3'" Étudier les variations de l'esprit publie dans un département sous le Consulat et l'Empire, d'après les procèsverbaux d'opérations électorales et d'après les autres sources imprimées ou manuscrites. — 24" Exposer l'histoire d'une administration municipale de canton sous le régime de la Constitution de l'an III.
Section d'archéologie. — !" Faire, pour chaque déparlement, un relevé des sépultures préromaines en les divisant en deux catégories : sépultures par inhumation, sépultures par incinération. — Étudier particulièrement cette question, en se référant, comme point de comparaison, aux ouvrages de M. le général Pothier : Le^ popitlalions primilife* ; essai d' interprétât ion de documents archéologiques par la géologie et les textes. — Les Tumulws du plateau de Ger. Cf. aussi l'étude de M. G. Ch luvet publiée dans le Bulletin archéologique du Comité des Travaux historiques et scientifique^^ , 1899, p. 491 et suiv., sous lo titre de Statistique et bibliographie des sépultures préromaines du département de la Charente — 2" Signaler dans chaque arrondissement les monnaies gauloises que l'on y recueille habituellement dispersées sur le sol. — Cette question a pour but de préciser l'attribution des monnaies recueillies à tels ou tels peuples gaulois. Se référer, pour la traiter, à V Allas des monnaies gauloises publié par M. H de La Tour — 5" Signaler les monnaies celtibériennes trouvées au nord des Pvrénées. — Se référer aux ouvrages suivants : Monnaies antiques de l'Espagne, par .Vlois Heiss, el Medallas autonomas de Espana. par .Vntonio Delgado. — 4* Etudier les divinités indigèles et en particulier les divinités pyrénéennes d'après les monuments figurés et les monuments épigraphiqucs. Signaler ceux de ces monuments qui seraient «•ncore inédits ou imparfaitement publiés. — Signaler en particulier les autels portant les images de plusieurs divinités et étudier leur giou|jenient. Pour lépigraphie, se référer à la liste donnée par .M Allmer dans la Revue épigraphique du midi de la France (III, p. 298 et suiv), sous le titre de Les dieux de la Gaule, et aux diverses publications de M Julien Sacaze. — 5° Cataloguer et décrire les bas-reliefs gallo-romains conservés dans une région. — 0" Faire connaître ce que les textes et les monuments antiques de tout genre
sionnelles l'organe périodique et les archives du Comité: mais on a rarement reçu beaucoup de réponses satisfaisantes aux (juestions
peuvenl apprendre sur l'industrie et le commerce des différentes régions «le la Gaule à l'époque romaine. — 7" Décrire les mosaïques antiques non relevées jusqu'à présent en France, en Espagne et dans l'Afrique française et dont on possède les originaux. Relever aussi et étudier les anciens dessins conservés ilans les collections publiques ou j)articulières et qui reproduisent des mosaïques aujouid'hui détruites. — 8° Rechercher les centres de fabrication de la céramique dans la Gaule et dans l'Afrique ancienne : voir si les anciens établissements de potiers n'ont pas survécu à l'époque antique et persisté à travers le moyen âge. — Dresser la liste des noms de potiers inscrits sur les vases ou fragments de vases, lampes et statuettes, conservés soit dans les musées, soit dans les collections privées. — O** Décrire les pièces de* verrerie antique les plus importantes conservées dans les musées ou les collections particulières et en indiquer la provenance; relever les inscriptions qu'elles portent. — 10° Étudier les pierres gravées qui sont enchâssées dans les pièces d'orfèvrerie anciennes; en faire connaître les sujets, les inscriptions, les dimensions et la matière. — Cette étude devra être accompagnée des empreintes des pierres gravées, de préîérence à des dessins ou à des images quelconques. — 11° Décrire et classer les ])lombs monétiformes portant des sujets figurés ou des inscriptions et trouvés en Gaule, en Espagne ou en Afrique. — Se référer au Catalogue des plombs de Vanliquité conservé'! au Déparlemeut des méduille.s el antiques de la Bibliothèque nationale, par 3IM. Michel Rostovtsew et Maurice Prou. — 12° Signaler les documents d'archives, les manuscrits anciens ou la correspondance des antiquaires des derniers siècles qui peuvent servir à établir l'âge ou l'histoire d'un monument archéologique déterminé. — 15° Décrire les monuments grecs qui se trouvent dans les collections publiques ou privées, en préciser la provenance. — Un grand nombre de nos musées provinciaux ou collections privées renferment des inscriptions, des bas-reliefs, des vases peints, des terres cuites que des voyageurs ont rapportés des pays helléniques: il serait très -utile de faire connaître ces monuments. — 14" Relever sur les monnaies romaines et expliquer historiquement les types et les légendes se rapportant à la Gaule ou à des événements qui se sont passés en Gaule. — 15° Rechercher le tracé des voies romaines; étudier leur construction; signaler les bornes milliaires. — 16° Dresser des cartes générales ou partielles des monuments et des vestiges de monuments gallo-romains détruits ou conservés. — 17" Doimer, avec plans et dessins à l'appui, la description des édifices chrétiens, réputés antérieurs à la période romane. — 18" Signaler les montiments chrétiens antérieurs au xi"' siècle; rechercher en particulier les inscriptions, les sculptures, les verres gravés, les objets d'orlévrerie et les pierres gravées. — 19" Cataloguer et décrire les monnaies mérovingiennes conservées dans les collections pidjliques ou privées. — Se référer au Catalogue de la Bibliothèque nationale dressé par M. Maurice l'rou et au livre de M. Jullian intitulé Inscriptions antiques de Bordeaux. — 20° Étudier les monnaies féodales de la France, surtout à l'aide des documents d'archives; faire comiaîlre ceux de ces documents qui seraient inédits el les commenter. — 21° lîelever les noms des chapitres, abbayes et prieurés ayant eu sur la fabrication de la monnaie des droits complets ou restreints; déterminer la date de ces droits et leur origine. — 22° Étudier les jetons des municipalités, des corporations el des Etats provinciaux. — Se référer, à titre de comparaison, au