‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 112 sur 186 · English hislovical revieiv, 1899, p · texte numérisé non relu

English hislovical revieiv, 1899, p

!2. Note communi(jucc |)ar M. le colonel Coulanceau, chef du Service. — Los ouvraues qui ont servi de type aux publications, déjà nombreuses, de la Section, sont, paraît-il, ceux de M. le capitaine Foucart [Campagnes de Pologne, 1806- IH07, d'après les Arcliivea de lagxierre. Paris, 1882,2 vol. in-12; et Campagne de Prn.sse, 1800. Irna. Paris, 1887, iii-8). Les derniers travaux entrepris par la Section ne comprennent plus de texte didactique mêlé aux dociiments; une Introduction placée en tête de chaque volume en résume le contenu, conformément au type inau<>in-é par l'ouvrage de 3I?iI. Alombcrl et Colin, La campagne (le 180Ô en Allemagne (t. I et II, Paris, 1902). — Ainsi que l'avait déjà fait rttat-major de l'armée pour la Correspondance du maréchal de Moltke, la Section historique a entrepris une traduction des « Documents relatifs à la Campagne de 1812», publiés par rEtat-major russe : le t. P"" de cette traduction est sous j)resse. — Voir sur les publications historiques de l'Elat-major la Pxevue critique d'Iiisloire cl de liiléralure, 24 nov. 1901.

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vaux d'érudition. Sans j)arler des villes qui contribuent financièrement à laire vivre des Sociétés d'histoire locale ou qui ont fondé des cliaires dans les Universités, (juil sui'lise de citer celles qui ont organisé un (' Service » ou une o Commission » de <• travaux )> ou de « publications historiques w . La Ville de Paris entretient depuis \ 806 * une Commission de ce genre, ])resque aussi bien dotée et aussi active que le Comité du Ministère, qui a fait ])araître sous ce titre : Histoire yénérale de Paris, une Collection célèbre de documents et de monograpliies (49 vol. en 1905)-; elle a fait commencer en i?^78 un Inventaire (jenëral des œuvres d'art appartenant à ta Ville de Paris, symétrique à Y Inventaire des richesses d'art de la France''. Bordeaux publie, de son côté, une importante Collection de docunïents sur son histoire, les Archives nuinicipahes de Hordeaux, uù figurent des recueils tels que les Inscriptions romaines de Bordeaux de M. C. Jullian. Amiens a entrepris une Collection de documents relatifs à son histoire pendant la Révolution. Etc.

380. — La Convention, qui avait voté, le 8 août 179,"), la suppression des Académies de lancien régime, créa, le 5 fructidor an III (2l2 août 1795), un a Institut national chargé de recueillir les découvertes, de perfectionner les sciences et les arts )>. L'organisation de ce grand corps a été plusieurs fois remaniée ; sa forme actuelle date

1. Voir 1,. -M. Ti-seiand. liilroduclion à t' Histoire gi'-néinlr de Paris. Ptan de ta CoUectioii. Précédents fiistorir/ues (i'aris, 1866. in-4;.

2. C'est dans la Collection de l'Histoire générate de Paris qu'a paru le cIk 1- (l'œuvrc de M. L. Delisle, Le Cabinet des manuscrits de la Bib/iothègue nalionate. Elude sur la formation de ce dépôt (Paris, 1868-1881, 5 vol. in-4 . Rc.ppelons encore la Topographie historigue du Viev.r Paria, par A. Bcrtv (Pari>, 18(36-1807, 6 vol. in-4 . V Al tas des anciens plans de Paris et l'nlition do Ptcnistrcs du Bureau de la Ville. Itecueit des délibérations de ianrienne municipalité parisienne [depuis 1499] (Pari<. 1880-1896. 8 vol. in-4. — A l'occasion du Centenaire de 1889. la Ville a pulilit> plu-ieur> >olnni<-s de docunimlrelatifs à l'Iiistoire de la Révolution à Paris.

5. Inventaire général des œuvres d'art appartenant <i la Ville de Paris, dressé parle Service des lieaux-Arts 'Édifices] civil-:, rcliiricnx, drjjartementiux . Paris, 1878-1889, 9 vol. in-8.

d'une Ordonnance royale du 26 octobre J852 '. — L'instiliit, (|ui se compose, depuis \^7}'2, decinij Académies, occuj)e, parmi les Sociéte's savantes de France, non seulement la première place, mais une place tout à iait à part-.

Trois des cinq Académies de l'Institut accueillent des historiens ou des érudits et s'intéressent aux études historiques: l'Académie française, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, l'Académie des Sciences morales et politi(|ues.

Toutes les Académies du monde qui s'intéressent aux études historiques n'ont, du reste, que deux manières de contribuer à leur avancement: 1" en décernant des récompenses à des travaux historiques, soit à des travaux composés pour répondre à des questions suggérées ou posées par l'Académie (Concours), soit à des travaux, spontanément exécutés, dont l'Académie reconnaît et désire attester le mérite^ ; 2", et surtout, en faisant ou en faisant faire des publications savantes. Les Académies, a-t-on dit, ne sont pas seulement des réunions de personnes qui se retrouvent une fois par semaine pour conférer de leurs études, et, de temps en temps, pour se donner le plaisir de procéder à des élections ou de choisir des lauréats : elles ont une mission à remplir : doter la science de ces grandes œuvres de très longue haleine dont des Compagnies perpétuelles sont seules en mesure d'assurer la continuation indéfmie^. —

1. Voir la Collection des lois, statuts et règlements concernant rinslitiit^ p. p.L. Aucoc, Llnslilul de France (Paris, 1880, in-8).

2. Voir rilisloire générale de l'Institut depuis sa l'ondalion, avec la liste et la bio-bibliographie sommaire de tous ses membres, suivant l'ordre chronologique des élections, p. p. M. de Franqiieville, Le 2)rcmier siècle de l InstiiuL de France, 1795-1895 (Paris, 1896, 2 vol. in-4).

3. M. Aucoc (o. c, p. 529 et suiv.) dorme le tableau des fondations laites jusqu'en 1889 pour permettre soit à l'Institut tout entier, ou à chacune des Académies, de distribuer des récompenses, soit « aux auteurs qui auront le mieux rempli les programmes et traité les sujets proposés », ou aux travaux les plus méritants qui se seront produits « pendant une certaine période. » — M. de Fran- (pieville (t. II) doruuî la liste des sujets proposés et des ouvrages couronnés [)ar l'Institut et par chacune de ses Académies jusqu'en 1895.

4. Cette idée, qui prévaut ou tend à ))révaloir aujourd'hui partoul, n'est pas exprimée dans les plus anciens actes relatifs à l'Institut. Les auteurs de la Constitution de l'an III avaient conçu d'une manière assez puérile un « Institut enseignant », régulateur des études et dispensateur de couronnes : « IL faut que touj

De nos jours, toutes les Académies sont estimées à l'étranger, sinon dans le pays où elles siègent, non pas tant en raison des sommes plus ou moins considérables qu'elles distribuent chaque anne'e en « prix », ni même de la réputation persomielle de leurs membres, qu'en proportion de leurs travaux colleclifs et de leurs entreprises scientilitpies'.

I. — (/Académie française ne publie que son célèbre Dictionnaire de la langue française, dit Dictionnaire de l'Académie, dont les quatre premières éditions sont antérieures à 1789 (la dernière est de 1878)-, et, depuis 1805, un Dictionnaire liislorique, qui en est au tome IV.

II. — L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, qui porte ce titre depuis 1816, a continué les publications de l'ancienne Académie du même nom (§ 7)60), c'est-à-dire le Recueil des Mémoires'' et les Notices et Extraits des manuscrits de la Bibliotkèfjue du Roi''. — Elle a continué aussi les grandes Collections entreprises,

ce que les homme savent y soit cnseijï'né dans sa plus haute perfection.... Tem|)le uationnl dont les portes, toujours fermées à l'intrigue, ne s'ouvriront qu'au bruit d'une jusie reuonmice, il raccordera toutes les branches de l'inslrucfion, il leur imprimera la seule unité qui ne contristc pas le génie; et qui n'en entrave pas l'essor... J,à des mains habiles diviseront, répandront, renverront partout les tréfjors de la science I.à, d'éclairés dispensateurs des couronnes du talent, allumant de toutes parts le feu de l'émulation, appelleront les prodiges que l'activité française a la puissance et le besoin de produire. Là, se verront, s'animeront et

se compieniiront les uns les autres les hommes les plus dignes d'être ensemble »

(L. Aucoc, o. c. p. 5).

1. La plupart des libéralités testamentaires faites au profit des Académies qui coni|)osent l'Institut (ci-dessus, p. 572, noie 5] sont malheureusement destinées à des « prix ». Quehpies-unes. cependant, ont été faites avec l'intention de provoquer ou de subventionner des recherches : telle est la Fondation l'iot (1892) à l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres (17 000 francs de rente annuelle «pour subvenir aux frais de missions archéologiques et de publications ».)

2. Bibliographie des éditions dans la Bihliorjrap/iic des travaux historiques rf archeologiquefi. n'" 44 880 et suiv.

5. Ibidem, n'" 48245 et suiv. — A l'ancienne série des Mémoires, réservée aux travaux personnels de ses membres, l'Académie des Inscriptions a joint : l'une série de Mémoires présentés ])(ir divers savants [H)id., n"* 48 826 et suiv.), dont la publication s'est ralentie; 2" une série de domptes rendus des séances ordinaires, l vol. par an depuis 1S57 (n'" 48 905 et s.); 5" une série de Com|)tes rendus des séances publiques (n" 50 115 et suiv.).

4. L'art. 25 de la loi du 15 terminal an IV confia à l'Institut la mission de

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nu xvm'" siècle, par divers nicnihres de ladite Aeadéiiiie : les Ordonnances (les rois de France, la Table chronologujiie des diplômes relatifs à ihisloire de France, et les « Instrumenta ad res gallul'rancicas spectantia ». Nous avons déjà dit (p. 516) ce qu'il est advenu de ces deux dernières Collections, depuis longtemps suspendues et qui ne seront jamais achevées. Au contraire, le Recueil des Ordonnances A été conduit par deux membres de rAcadémie, MM. de Pastoret (t. XV [18111 à XX [1840]) et Pardessus (t. XXI [1841)]), jusqu'au terme (jui lui avait été d\abord assigné, l'avènement de François I* ' ^ — Un outre, elle a continué avec éclat deux des œuvns des Rénédiclins de Sainf-Maur, le Recueil des Historiens des Gaules et ï Histoire littéraire de la France (^ o57, F et G.).

L'Institut décida, dès le 4 mai 1790, sur le rapport de Camus, de poursuivre l'achèvement des Historiens des Gaules et de la France. Après la mort de Dom Brial, qui avait assumé la tâche de poursuivre, comme membre de l'Institut, les travaux qu'il avait commencés comme moine de Saint-Maur, les tomes XIX (1855) et XX (1840) ont été publiés par MM. Daunou et Xaudet. Le tome XX contient (( la première livraison des monuments des règnes de saint Louis, de Philippe le Hardi, de Plulippe le Bel, de Louis X, de Philippe V et de Charles lY, jusqu'en ir)!28 ». Depuis, trois nouveaux volumes (t. XXI-XXIII, 1855-76) ont paru, publiés par divers membres de l'Académie des Inscriptions^ : ils forment la 2*', la o'^ et la 4^' livraison desdits « monuments ». Mais il faut observer ici qu'à

conlinucr ce Recueil. Depuis, la publication des Nofices et Extraits s'est poursuivie sans interruption. Voir la Hihlioqraplne (tes travaux historiques et archrotogi(/ues, n"* 50401 et suiv. La table méthodique des t. I à XV se trouve dans les t. XV (1801) et XV lus (1870); celle des t. XVI i XXIX dans le t. XXX (189.')). On en est au t. XXXVl (iOOl). — Le titre est désormais : Notices et extraits des manuscrils de la Bibliotlièquc nationate et autres t)ibliollièques. 11 y a, depuis 1804, deux séries : orientale et occidentale. — Cette Collection, où des savants étrangers à l'Académie sont admis à collaborer, est probablement le plus beau Recueil d'anecdota qui ait été exécuté au xix* siècle.

1. M. Pardessus a publié eu outre une Table chronologique des Ordonnances des rois de France de la. troisième race jusqu'au ri'qne de Louis XII inctnsivement. suivie d'une table atphabétique (Paris, 1847, in-fol.).

2. Le t. XXIV, qui doit contenir entre autres choses les Enquêtes des enquèl(,'urs de Louis IX, <!st depuis lonjrtemps en bonnes feuilles.

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partir du tome XXI, le caractère primitif du Recueil a été modifié : «•"était une ('ollection de sources hisloriojirapliii|ues, c'est-à-dire <rAniiales et de Chroniques; on a cru bon d'y insérer, à partir du tome XXI, en même temps que des annales et des chroniques, des (( Comptes royaux »', des documents tirés des archives de l'ancienne Cliambre des Comptes (Scripta de feodis, etc.), des extraits d'Obiluaires <'t jus([u'aux a Itinéraires)) des derniers Capétiens directs; de sorte (juc notre Recueil national d'Historiens a cessé d'être, à proprement parler, un recueil d' Historiens pour devenir un spicilège de textes de toute espèce (|ui intéressent Thistoire de France. Les premiers volumes en sont vieillis et la fin en est disparate. L'Académie des Inscriptions a tait très sagement en décidant (|ue le tome \XIV sera le dernier d'une Collection qui serait à recommencer de fond en comble.

Le 27 mai 1807, M. de Champagny, ministre de l'intérieur, appela l'attention de l'Institut sur l'intérêt qu'il y aurait à reprendre ÏHistoire littéraire des Bénédictins. Une Commission fut formée, qui publia le tome XllI en 1814. La a Commission de V Histoire littéraire )) de l'Académie des Inscriptions a depuis terminé, conformément au plan primitif, l'histoire des écrivains du xii<^ siècle (t. XIV-XV), composé celle des écrivains du xni*^ (t. XVI-XXIII), et commencé celle des écrivains du xiv' (t. XXIV et suivants;. Le dernier volume paru (t. XXXII, 1898) ne concerne encore que des écrivains morts dans les premières années du xiv- siècle; mais il laut considérer (jue beaucoup d'articles insérés dans les tomes XXV à XXX. 1 se rapportent à des auteurs et à des ouvrages des siècles antérieurs qui, à leur place chronologique, avaient été omis ou traités dune manière insuflisante-. « Dès que nous avons fait un pas en avant, nous sommes arrêtés par le nombre toujours croissant des écrivains qui se présentent à nous ; nous le sommes encore par la nécessité de combler les lacunes. Les bibliothè([ues étant maintenant beaucoup mieux explorées qu'elles n'avaient i)u l'être, de regrettables omissions nous

1. Les (( Comptes royaux » occupent les pp. 512 à 570 du t. XXf. 505 à 775 du t. XXII, cl le dernier tiers du t. XXIII.

2. Voir L. Deli^le, Table générale des articles contenus dans les tomes \XV à WXH de /'Histoire littéraire de la France, t. XXXII. p. G25.

sont chaque jour signalées par quelque découverte inattendue....* )> Les Bénédictins avaient pensé, nous l'avons dit (g 357 J), à former un corps des documents relatifs aux Croisades. L'Académie des Inscriptions reprit, en 1808, ce projet, et en commença aussitôt l'exécution. Comptant parmi ses membres des médiévistes et des orientalistes, elle était encore mieux qualifiée que Saint-Maur pour mener à bien la réfection nécessaire des Gesta Dei per Francos de Oongars. — Le Recueil de^ Hisforiens des Croiutdes est divisé en cinq séries : IJistoriens occidentaux (t. I-V, 1844-95,5 vol. in-fol.); Uistoriens ovieutau.r (t. I-V, 1872-98, 5 vol. in-fol.); Document arméniens (l. 1, 1869): Historiens grecs (t. l-ll, 1875-81, 2 vol. in-fol,); Lois (t. [-11, 1841-45, 2 vol. in-lol.)-. On regrette généralement que les premiers volumes de cette Collection ne soient pas aussi satisfaisants que possible et que la publication ait été dei)uis longtenq)S ralentie.

La liste des entreprises nouvelles de l'Académie des Inscriptions s'est réduite, jus(|u'à ces derniers temps, au Corpus inscriplionum sentit icaru m et à la publication des OEuvres complètes de Bcirtolonieo Borghesi. — C'est le 17 avril 1S67 (|ue l'Académie institua, sur la proposition de M. Renan, une Commission chargée de préparer le Corpus inscriptionuni seniiticaruni, un des derniers grands

1. Aveiiis>einent du t. XXVIII. — - M. 15. llauréau, « éditeur » de VHistoire tiltérairc, enlreliiil quelque temps le projet de « refaire le xiii*' siècle », c'est-à-dire les volumes XYÏ à XXIII. avant de continuer le xn"". Mais, en ce cas, il y aurait eu lieu, à plus forte raison, de « refaire » les siècles antérieurs et de reviser toute l'œuvre des Bénédictins du xvni". On y renonça, en posant le principe que la Comnùssion de V flisloirr littcraire ne doit pas viser, parce que cest impossible, à faire U!i recueil complet et (léfinilif : « Llie doit borner son aml)ition à résumer exactement l'état de la science à un moment donné » sur les sujets que l'ordre clironoloçicpic l'amène à considérer. Pourtant, « sans avoir le dessein do corrijïcr toutes les omissions et les erreurs qu'elle a été conduite à reconnaître dans les premiers volumes », la Commission n'a pas pu ^e résoudre « à ne pas saisir, quand elle Se pré>cntait, l'occasion d'en réparer du moins (juehjues-unes ». De là, un certain (lottement dans la composition des derniers volumes. L'Histoire littéraire, surchargée de suppléments, est devenue un monument très mal \n\iportionné et, pour ainsi dire, informe. Mais c'était inévilai>le; el il importe peu, car les derniers volumes contiennent des notices qui sont parmi les œuvres les plus acbevées de l'érudilion contemporaine.

2. Gontcîuu des 15 volumes dans la Bit)ti(>f/roj)/iir des hacan.c liistoriqucfi et arcliéotogiques, n"" 5.5551 et suiv.

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Iiccueils d'intérêt général ({iii n'eût pas encore été accaparé par les Académies d'Allemagne. Cet ouvrage doit être divisé en quatre parties : 1" Inscriptions phéniciennes; 2° Inscriptions araméennes; r>*^ Inscriptions hébraïques; 4" Inscriptions liimyaritiques. Il a été publié : le tome I'' et deux lascicules du tome II de la Première Partie (1881-99); trois fascicules de la Seconde Partie (1889-1905); et deux fascicules de la Quatrième Partie (1889-92). — Napoléon III ordonna en 1800 de publier aux frais de la liste civile les Œuvres complètes du célèlu'c antiquaire italien lîorghesi (7 la même année). Six volumes (Œuvres numismatiques. Œuvres épigraphi({ues, Lettres) avaient paru eu 1870. Après la chute de IKmpire, l'Académie a Iiérité de cette publication et apporté quebjues modifications au plan primitif. Les tomes VII à X (Lettres-, Fastes consulaires. Préfets de l'iome et Préfets du Prétoire) ont paru de 1872 à 1897. — Citons encore les Monurnenls et Mémoires publiés depuis 189i aux Irais de la Fondation Piot'.

Mais l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a récemment décidé de multiplier ses entreprises scientifiques, comme le font la plupart des Académies étrangères. — A la place des a Instrumenta ad res gallo-francicas spectantia », l'Académie se propose de pubher un Corps des « Diplômes des souverains fiançais )> du moyen âge. Des érudils travaillent simultanément, sous la direclion dun membre de l'Académie, M. d'Arbois de Jubainville, aux « Diplômes » des rois et des empereurs carolingiens et à ceux des premiers Capétiens. Un lascicule est déjà terminé (1900), celui de Philippe 1". — A la place du Recueil des Historiens des Gaules et de la France (in-fol.), ([ui sera considéré comme clos lors({ue le tome XXIV aura paru, elle a résolu de publier un nouveau Recueil (in-i), subdivisé en sections. Quelipits séries sont déjà amorcées : Diplômes, Pouillés, Obituaires, Documents financiers. Au conmiencement de 1905 plusieurs volumes de ces séries étaient imprimés ^ — On a mis enfin sur le chantier un Recueil d'InscripUoaes grœcœ ad res romanas pertinentes (T. I, 1, 2, 1901-1905: T. 111. 1, 2, 1902-1905).

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