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Ibidem, n" 47(i

i04 LES ÉTUDES HISTORIQUES AU XIX° SIÈCLE.

Belgique^. — On lui doit en outre une série d'Inventaires méthodiques : Inventaire des cartidaires conservés dans les archives de VÉlal en Belgique (1895); Inventaire des cartidaires conservés en Belgique ailleurs que dans les dépôts des archives de l'État (1897); Inventaire des cartulaires belges conservés à i étrange)' (1899); Inventaire des obituaires belges (1899). Ces Inventaires et les autres publications in-8 de la Commission sont pour la plupart tirés à part du Compte rendu des séances de la Commission royale (r histoire ou Recueil de ses Bulletins (72 vol. de 1854 à 4902, dont il existe des tables générales jusqu'à 1890). Le titre de cet organe périodique, le meilleur Recueil de travaux relatifs à l'histoire de la Belgique, a été simplifié à partir de 1902 : Bulletiii de la Commission royale dliistoire.

Dans sa séance du 9 janvier 1899, la Commission royale d'histoire de Belgique a élaboré un nouveau programme de travaux, où se trouve prévue, entre autres choses, la publication de d Catalogues det; actes de nos anciens souverains »-. On a déjà fait imprimer a la liste de tous les ouvrages cpii devront être dépouillés en vue de la rédaction des Catalogues d'actes », dressée par J. Brassine'.

Les (( Commissions royales d'art et d'archéologie » publient un Bulletin depuis 1862 et les procès verbaux de la « Commission royale des Monuments )) ; les attributions de ces Commissions sont à peu près symélri(iues à celles de la « Commission des Monuments historiques » en France (§ 577).

412. — Il ne faut pas confondre la Commission royale d'histoire de Belgi(tue, membre de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Helgique, avec cette Académie elle-même. — L'Académie, érigée par l'Impératrice Marie-Thérèse en déc. 1772, réorganisée en 1845%

1. Le t. X (le cette Table, cormnciiCc par A. Wauters. est sous presse, par les soins de M. Bormans. FiC t. IX va jusqu'en 1589.

2. « Ces Catalogues eontiendr(jnt l'indication des acics émanés des souverains ayant régné en Belgique jusqu'en 1506 comme aussi tous ceux qui leur l'urenl adressés soit |)ar une autorité supérieure, soit par ((uelque autre prince étranger, soit par leurs propres vassaux ou sujets. »

3. La Commission a décidé aussi de s'associer à l'entreprise allemande des (Irundkarien (§ 403).

4. A.Quételet, Premier siixle (Je. rAcad(^mic.... 1772-1872 (Bruxelles, 1872.

BELGIQUE. 46à

publie, outre ses Mémoires^ un Biilleùa et un Annuaire : l'^ la Biblinçiraphie nationale de Belgique (§ 56), qui en est (1905) au t. XVII (lettre P); 2*' une « Collection des chroni<|ueurs et trouvères beliies » (de 1865 à 1885), dont le principe ne diffère pas sensiblement de celui de la « Collection de Chroni([ues belges inédites )) : c'est là (|ueM. Kervyn de Lettenbove fit paraître ses grandes éditions, aujourd'bui surannées, de Froissart, de Commines, de Chastelain, etc.; 5*^ « Anciens Monuments de la littérature llamande » (de 1857 à 1872).

L' « Académie royale flamande de linguistique et de littérature )> {Kon. Vlaamsche Académie voor Jaal- en Letterkunde), créée à Gand |)ar arrêté royal du 8 juillet 1886, est aussi une institution otficielle. Elle publie, outre un Annuaire {Jaayhoek), des Rapports (Versiigen) et des « ouvrages couronnés » : i'^ Middelnederlandsche uityaven (18 vol.); 2<^ Ijitgaven der Commissie voor (jeschicdcnis hio- en bibliographie (c'est dans cette Collection qu'a paru la Vlaamsche Bibliographie, 1880-00, de M. Fr. De Potter); 5° Uilgaven der Cominissie voor nieuirere Taal-en Lellerknnde (11 vol.).

L'Acadt'niie royale d'Arcbéologie de Belgique, dont le siège est à Anvers depuis 1842, a iait paraître en 190,") le t. LV àa s^s Annales- .

413. — La Société de Hiistoire de Belgique, fondée en 1858, a publié ii vol. in-8 de textes relatifs à l'bistoire de Belgique, surtout pendant le xvi*', le xvn*' et le xyiii*^ siècles. Elle a malheureusement cessé d'exister en 1872^. — La Maatschappij der Vlaamsche BibliophUen et la Maatschajjfjij der Antwerpsche Bibliophilen (1878-96) ont aussi publié ou réimprimé quantité de documents \

iu-8). CI". E. Miiilly, Uisloirc de l'Académie iinp. et roij. des Sciences el des Belles-Letlrea de Bruxelles (Hriixelles, 1885, "2 vol. iii-8 .

1. Voir Toble (jé né ni le des Mémoires de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1772-1797 (nnivcllos, 1898. in-8).

2. Voir (lins les Annales de l Aca'lèmie royale d'Arc/iéolof/ie de Belgique t. XLVH; un inlc'ressant tal)lcau, par P. Wouwerniaiis, d(>s éludes arclicoloyif)ues

en Hclp^i(|uc depuis 1850.

5. Annuaire de l' Académie de Belgique, 1905, p. i)5. — La Société des bibliophiles de Belgique a disparu de même après avoir pul)lié 18 vol. ia-8 de textes pn'cieux entre 18G7 et 18SG.

4. Liste déiaittéc de leurs |)ul)lications dans le Catalogue oflicinal [Fondscalalogus) de M. Nijliod, à La Haye.

Parmi les Sociétés savantes de second ordre (|ui n'ont [)as le caractère de Sociétés d'histoire provinciale on cantonale, on ne peut guère citer maintenant que la Société d'anthropologie de Bruxelles ( 188'2) : la Société d'archéologie de Bruxelles (1887) ; la Société de l'ait ancien en Belgi(jue (Bruges, 188^2); la Société royale de numis)nali(/U'i de Belgique (18il).

Une Société d'histoire provinciale doit être mise hors de pair, car son œuvre a été presque aussi considérable que celle de l'Académie nationale : c'est la * Société d'é)nulation pour l'étude de l'histoire et des antiquités de la Flandre (Bruges, 1859)^ Citons encore la * Société d'histoire et d'archéologie de Gand, à laquelle on doit un excellent Répertoire archéologique local ou « Catalogue descriptif... des monuments, œuvres d'art et documents antérieurs à 1850 » (Gand, 1897-1901, 20 fasc. in-4).

La (( Fédération archéologique et historique de Belgique », formée en 1885, tient des Congrès ambulatoires et publie chaque année le compte rendu de ses travaux.

414. — « L'histoire de l'antiquité, du moyen âge, de l'époque moderne et l'histoire nationale étaient enseicrnées namière dans nos Universités; mais elles n'y faisaient l'objet que de cours tout à fait élémentaires, destinés aux seuls étudiants de première année, qui, presque tous, traversaient la Faculté de philosophie comme un vestibule conduisant au Droit » ^ Cet état de choses a changé lorsqu'ont été introduits dans les Universités belges les « cours })ratiques )) ou séminaires à l'allemande. Dès 1852, Warnkônig avait essaye de naturaliser cette institution à Gand. Une nouvelle tentative de G. Kurth à Liège en 1874 fut plus heureuse. On trouvera l'historique des « Cours pratiques d'histoire » qui ont fonctionné depuis à Liège, à Bruxelles, à Gand et à Louvain, avec l'exposé et la bibliographie

1. Voir Feys cl llommel, Soixante années de travaux historiques. La Société (Vémulation pour l'étude de l'Iiistoirc et des antiquités de la Flandre, 1839- 1898 (liruj^cs, 1899, in-8 . — Comparez la Table méthodique des matières contenues dans les }>uhlications de la Société historique et littéraire de Tournai (Tournai, 1900, in-8). — Voir l'arlicle de M. Pireiine, précité (p. 462, note 1).

•2. 1'. Fre(l('ric(|, L'c/iseignemerd supérieur de r histoire (Gand, 1899, in-8 , p. 500.

coinplîle des rcsultals oblciius de 187i à 1898, dans un opuscule de W Frcderiecj : L'origine et les développements des cours pratiques dans l'enseignement supérieur en Belgique^

Le sénnuaire de M. P. Fredericq à Gand a produit une série eoiisidéral)le de monographies relatives à l'histoire de l'inipiisition dans les i*ays-Bas et un Corpus documentorum Inquisitionis herelicœ pravilalis Neerlandicie, dont le t. l'^'" [depuis 1025] est daté de 1889 et le t. V de 1902.

414 his. — « Nous n'avons aucune école où l'on puisse dire (ju'il se donne une éducation complète aux futurs arcliivistes, et... une excu!sion scientifique à l'étranger demeure toujours le complément indispensable des études universitaires.... » C'est pour ces motifs que M. A. Caucliie recommandait en 180G la création, à Rome, d'une « Ecole belge » sur le modèle de l'École française ou des Instituts prussien et autrichien^. Ce vœu a été satisfait en 1905. (( L'Institut historique belge » de Rome sera placé sous la direction de Dom U. Berlière, bénédictin de Maredsous^.

415. — Les entreprises privées ne sont pas très nombreuses, comme l'on s'en convaincra en consultant les répertoires spéciaux (g§ 56, 57), et pour des raisons évidentes : de grands ouvrages historiques, d'un caractère général, n'auraient pas un public assez vaste s'ils étaient en flamand, et ils soutiendraient difficilement la concurrence des ouvrages juibliés en France s'ils étaient en français. Citons seulement, comme instrument de travail, la Bibliotheca belgica de M. Vander Ihcghen (^ 157), et, comme livre de haute vulgarisation, VHistoire de Belgique de H. Pirenne (Bruxelles, Lamertin, 1900-1905, 2 vol. in-8). — Pour les monographies, voiries Répertoires courants (§56).

415 bis. — La Belgique a possédé une Revue exclusivement consacrée aux études historiques depuis 1825 : le Messager des sciences historiques (Gand); elle est morte en 189G. — Des Revues

1. Dans louvragocilé, pp. lOD-TiOô. — Cf. Université catliolique de Loiivain. BiOliograp/iie, i8">4-1900 ■Louvaiu, 1809, iu-8). Avec ua h' supplément (1901).

2. A. Gauchie, De la création d'une école belge à Home (Tournai, 1896, in-8), p. 66.

5. Voir, sur ses projets, la Revue bénédictine de Maredsous, 1905, n" 2.

408 LES ÉTUDES HISTOrilOUES AU XIX' SIÈCLE.

générales réservent une largo place a Tliistoire, par exemple le Miiséon à Thistoire orientale et la Revue de ï Instruction publique en Belgique aux anticjuités classiques. ■ — Les Revues ou périodiques spéciaux sont : Le Musée belge, revue de philologie classique (Louvain, l(S97); Revue des humanités en Belgique {Wàsseli, 1897); Revue d histoire ecclésiastique (Louvain, 1900); Revue néoscolastique (IjOuvain, 1894); Analectes pour servir à Vhistoire ecclésiastique de la Belgique (2^ série. Louvain, 1881); Revue des bibliothèques et des archives de Belgique (Bruxelles, 1905). Il a déjà i^i (§ 259) des Archives belges, revue d'histoire nationale.

Pays-Bas ^

Les Archives puhliques ont été depuis le miheu du xix^ siècle l'ohjet de la sollicitude particulière du Gouvernement des Pavs-Bas. Non seulement des Rapports officiels (Verslagen) sont puhliés chaque année sur l'état des archives du royaume-, mais le Gouvernement « donne des marques d'intérêt à l'étude de l'histoire nationale en faisant examiner les archives des autres pays au point de vue de cette histoire. » Des missions dans les archives d'Allemagne, d'Autriche, de France, de Russie, d'Angleterre, d'Italie, d'Espagne, de Belgique et des Pays Scandinaves ont été confiées à divers érudits, qui sont tenus de rédiger des k rapports ». En général, les rapports rédigés à la suite de ces missions relativement courtes ne contiennent que des listes et des inventaires très sommaires; quelques-uns seulement, comme ceux de M. G. Busken Il net sur les collections des Archives du Ministère des Atfaires

1. Voir p. J. niok, dans la Revue historique. LIX (1895), p. 155 (Cf. il)., II (1870), p. 597, et LXXXI (1905), p. 142); cl dans la Westdeutsche Zeilschrift fur Geschichte iind Kunsl, 1888, p. {-li. — M. G. lliiet a bien voulu lire les ùpreuves de ce chapitre.

2. Voir, sur radniinistration des Archives hollandaises en général et du Dé()ôt central d(îs Archive^; du royaume à la Haye eu |)arliculicr les articles de MM. Blok et vau Riemsdijk dans De Gids, 1891 et 1893.

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