‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 139 sur 186 · Liste complète dans le (Catalogue d'Eyre et Spottiswoode · texte numérisé non relu

Liste complète dans le (Catalogue d'Eyre et Spottiswoode

GRANDE-BRETAGNE. 41».j

documents, consacre expressément tontes ses ressources à pousser ces nouveaux inventaires sommaires ou Calendars (des Patent liolla, des C/o.sT' Rolls, etc.) et ces Lists and Indexes du Public Record Orrice dont nous avons noté plus haut la brusque multiplication.

440. — Les bibliothèques et les musées de Grande-Bretagne, qui sont propriété publique, ont pour la plupart des cataloijues, mais il n'existe rien de comparable à notre Catalogue général des manuscrits des hibliothèques puhVujnes de France ou même à Tancien recueil an;ihiis de Bernard {Catalogi librorum manuscriptorum Anglue et Iliberniœ. Oxford, 1697, in-fol.)'.

441. — « Comme l'Anglfterre est le pays du laisser-faire, le Gouvernement y laisse beaucoup de marge à l'initiative des particuliers et surtout, dans l'espèce, aux associations scientifiques, dont il existe un grand nombre » -. Et il est vrai que le Gouvernement anglais ne -est jamais préoccupé d' « encourager » ni de diriger les Sociétés savantes. Les Sociétés savantes anglaises vivent, travaillent et meurent sans son a})pui.

Depuis que N. H. Nicolas a écrit ses Observations on the state of liistorical literature and on the Society of Antiquaries and other institutions for its advancement in England (London, 1850, in-8), il s'est formé un grand nombre de Sociétés cpii s'intéressent à l'histoire, à l'archéologie et à la philologie, et quelques-unes ont disparu, faute de combattants (« from lack of sup|)ort »>). Dans la liste classifiée qui suit, les noms des Sociétés mortes sont précédés d'une croix et ceux des Sociétés qui publient, outre des a Transactions », Mémoires ou Bulletins annuels, des Bibliothèijues de documents ou de monographies sont précédés d'un astérisque"'.

1. Liste des principaux Catalogues du Qihinehles manuscrits du Brilisli Muséum dans Ch. Gross, o. c, n"" 505 et suiv. Voir la Liste officielle des publications du Brilish Muséum (Catalogues. Editions et Fac-similés , en distribution par les soins des librairies Frowde et Quarilcli.

2. Fr. llarrison. Rapport sur les publications anglaises d'histoire diplomatique, dans les Annotes internationales d'histoire. Congrès de La Haye, 1808 Paris, 1899,. p. Lxxi.

5. Le Year Book of tlic scientific and tcarned Societies of Greal Britain

Il n'existe point, pour les sciences historiques et })hilologiques, d'Académie nationale, comparable à l'Institut de France S ni de Sociétés importantes qui cultivent réellement toutes les parties de riiistoire universelle. Même la ^ lioyal Hklorical Societij (fondée en 1808) et la célèbre *5oc/e//y of Antufuai'iesof London (vers 1572)-, malgré leurs titres très généraux, exercent surtout leur activité dans le domaine de l'histoire et de l'archéologie nationales.

Pour les diverses Antiijuités orientales : Royal Asialic Society (1827); Society of Biblical Archseology (1870); *E(fypt Exploration Fund and Archœoloyical Survey Fund (I88r)), qui a une (( (iraîco-Roman Branch w^; Palestine Exploration Fund (1888); Pâli Text Society (1882).

Pour les Antiquités classiques : la Society for the promotion of hellenic studies (1880), dont le Journal of hellenic siudies (t. XXI, 1002) est l'organe.

Pour l'histoire nationale en général, des trois grandes Sociétés fondées au commencement du règne de Victoria, deux, V*-^English historical Society et la *-^ Carton Society ont disparu après avoir publié de belles Collections de chroniques; la troisième, *the Camden Society y établie en 1858 « in order to perpetuate and render accessible whatever is valuable, but at présent little known, amongst the materials for the civil, ecclesiastical and literary history of the United Kingdom », vient de conclure une entente avec la Royal Historical Society pour des publications conmumes : sa l>ibliotlièque de docu-

and Irrland, dont le 20° vol. aimuoi a [laru on 1003, i'ournit des indications suK la ))liipart des Sociclés vivantes, et notamment la liste de IcMirs publications [papers read) pendant l'année précédente. Pour les Sociétés mortes et les pul:)licalions anciennes des Sociétés vivantes, voir le mot « Académies » du Catalogue du Britisli Muséum (§ 24). Cf. Th. DulFus Hardy, Descriptive Catalogue of inalevials relaling to t/ie history of Great Britain and Irefand I, ii (18C2), j). ()8l et siiiv. : et Cli. Gross, o. c., p. 71.

1. On sait qu'une « Académie anglaise », sur le modèle de l'Académie française, a été créée en 1902; elle a demandé aussitôt à être admise <Ians l'Association int(;rnationale des Académies.

2. Qui publie le grand recueil périodique /lrc/<a'o/of/m depuis 1770, les Vetusta moiiuntenta (C. Gross, o. c., n'* 414; et une Dibliothèquiî de docimients et de monographies. Cf. ci-dessus, p. 520.

7). Liste d(!S publications, à jour, dans B. Quarilcli, A Calalof/ur of worli>i on Oriental History, Lanyuages and Literalure (London, 1905), p. GO.

ments est la plus considérable qui ait été publiée au \i\^ siècle en An<j;leterre, à l'exception des a Rolls Séries )) '. — Il faut en rapprocher les Sociétés assez nombreuses qui se spécialisent dans l'étude des documents ou de certains documents de l'histoire nationale : * T/ie British Record Society (1888), qui publie surtout dans son « Index Library » des indices de noms propres relevés dans les documents d'archives du xvi^ et du xvii^ siècles^; *Earhj English Text Society (1804), très florissante; * Harleian Society (1809), qui publie des obituaires et une série de « registres monastiques )) ; * Selden Society (1887), « pour encourager l'étude et promouvoir la connnaissance de l'histoire du droit .anglais » ; ^Pipe Boll Society (1884), « pour la publication des Pipe Rolls et d'autres documents antérieurs à l'année 1200, » morte en 1903; -j-* Anylia Christiana Society (1840-1848), pour la publication de textes relatifs à l'histoire ecclésiastique de l'Angleterre^; ^ Navy Records Soc /e/î/ (1894), pour la publication des archives de la marine; y * Hakluyt Society (1848- 1899), « for the printing of rare and unpublished Voyages and Travels », (jui a publié en cinquante ans cent volumes in-8; ^Huguenot Society of London (1885), pour la publication de textes relatifs à l'histoire des protestants français réfugiés en Angleterre ; ^ Henry Bradshaw Society (1890), pour la publication d'anciens textes liturgiques. — Et, parmi les Sociétés archéologiques, outre la (( Société des Antiquaires de Londres », précitée : the Royal

1. Voir J. G. Nicliols. Descriptive Catalogue of the itorks of llie Camdcn Sociefij, stating the nature of ilieir -principal contents.... (2* éd., Londres, 1872). Beaucoup de docuraents relatifs à l'histoire des trois derniers siècles.

"2. Cette Société a absorbé en 1890 V Index Society (1878) qui se proposait aussi de répertorier les séries de documents où les recherches sont difficiles faute de tables, Cf. Le Livre, t. ]V, p. 209-215.

5. On a essayé, en juillet 1895, de ressusciter cette Société sous le titre A' Anglo-Norman Record Society. Extrait de la circulaire envoyée par les promoteurs : « ^Vhile separate Chartularies of English Abbeys are occasionally printed hy independent workers, no Society yet exists to explore the Monastic Records of the Méditerai and especially Anglo-Norman i)eriod elfectually; and it is felt tliat only combined and organised effort, sucli as a strong Society <ould bring to bear. can proi)erly cope and syslematically (h^al with the mass of niatcrial to be exarained. » La Société se serait consacrée à imprimer « Monastic Records from the mss. still subsisting in England and France ».

Archœological Instihite ofGreat Britain and Ireland (1845), dont VArchœolofjtcal Journal est l'organe; la British Archœological Association (1845).

Se j)lacciit à des points de vue spéciaux : la Royal Society of Litcrature (182")), qui s'intéresse à l'histoire littéraire en général; V ■[ Arundel Society (1848), pour l'histoire de l'art; la Philological Society (1842): la * Folk Lore Society (1879); la ISumismatic Society of London (1856), dont la Numismatic Chronicle est l'organe: hi 7 * Palœographical Society (1875-1895)'; la Bibliographical Society (1892), « en vue d'encourager les études hihliographiques », notamment en tant qu'elles intéressent les travaux d'érudition.

Plusieurs Sociétés se consacrent exclusivement à l'étude d'un personnage et de son tem|)s : Chaucer Society (1868); Clifton Shakespeare Society (1876); Dante Society (1881); Gœthe Society (1886) ; Wyclif Society (1882j ; Brontë Society (1895).

D'autres à l'histoire étrangère : Palestine Pilgrinis Text Society (1884) ; The Viking Club (1892), « pour promouvoir l'étude de la littérature et des antiquités du Nord Scandinave » ; The Japan Society (1892).

Mentionnons enfin que quelques Clubs font les frais de somptueuses |)ul)iications (réimpressions, éditions, monographies) qui ne sont distribuées ([u'à leurs membres (« for private circulation only »). Tel, par exemple, ÏAlcuin Club qui a fait exécuter en 1899 sous ce titre : English Altars from illuminated manuscripts (in-fol.), le t. F' d'une Collection (A. C. Collections) a to be publislied from time to time in illustration ol" the Ecclesiological Antiquities of the l'jiglish Churcii ».

441 bis. — Parmi les Sociétés d'histoire régionale ou locale, il eu est qui, situées dans des régions jadis autonomes, ont une importance conqjarable à celle des Sociétés d'histoire nationale anglaise. Ainsi, en Angleterre même, la * Surtees Society (1851), dont l'objet est <( la pul)Hcation de manuscrits relatifs à l'histoire de l'ancien royaume de Northumbrie » (Durham, Northumberland, Yorkshire), et la

1. Il est (|iicslioii présoiitonionl de reconsliliicr l.i Pahvoqvnphical Sociclij « sur (les l»ases plus larg-cs ». Y. Revu? hisloviqiie, L\XXI\ (101)2), p. 23i.

' Chelham Society (1844), qui s'intéresse à tout ce qui concerne l'histoire des anciens comtés palatins de Lancastre et de Chester. — L'Ecosse', l'Irlande et le Pays de Galles ont leurs Sociétés d'histoire nationale : ' Scottish Hhtonj Sociefij (1886), dont les publications ne sont pas dans le commerce ; * Scottish Text Society ( 1884) ; Society of Antiquaries of Scotland (1 780) ; — Roijal Iris/i icar/em/y (1 787); the Royal Society of Antiquaries of Ireland (18i9); *Irish Text Society (1899), et surtout ^ Irish archœological and Celtic Society (1840), qui publie la Collection intitulée : a Historié Literature of Ireland » ; — Ilonourable Society of Cymmrodorion (1877) pour la philologie galloise et l'histoire du pays de Galles.

Fresque tous les comtés ont d'ailleurs une ou plusieurs Sociétés d'histoire ou d'archéologie locale, dont quelques-unes seulement sont antérieures au milieu du xix'^ siècle. On remarque que les Sociétés de création récente portent presque toutes les titres de « Record Society » (Hampshire Record Society (1888), Midland Record Society (1894), Somerset Record Society, The Wilts Record Society, etc.), ou de a Parish Register Society » (Lancashire Parisk Register Society, Shropshire Parish Register Society, Yorkshire l*(irish Pœgister Society), ce qui indique leur l)ut. Il existe d'ailleurs depuis 1896, cà Birmingham, une Parish Register Society pour l'Angleterre entière, qui publie des registres paroissiaux conservés dans tous les comtés.

442. — Les Sociétés locales d'histoire et d'archéologie qui siègent dans les villes d'Université comme Oxford et Cambridge (Cambridge

1. Les plus actives des Sociétés écossaises, qui ne sont pas mentionnées dans VOfficial Year Booli. sont des Clubs. Le lloxburgli Club ^18I2j distribue ciiaque nniiéc à ses membres, depuis 1814, plusieurs volumes de textes rares. L' Abbotsford Club a publié, de 1855 à 1859, une Collection célèbre de 51 recueils de documents rclatils à l'Iiistoire d'Éeosse (et incidemment à l'histoire d'Angleterre). Ain^i ont (ait ou font le liannatync Club, le Mailland Club, le Hunterian Club de (ilasgow dont une des destinations était expressément « the printing of early English and Scottish manuscripts and books », le Spalding Club et le y'ew Spalding Club d'Aberdeen. Voir Iji liste des publications de cc5Jiinte*"(Tans le Cataloguer rénéral du Musée britannique, au mot « Acadeniip^flTr*^ [ùfîupjkf^mènt (490U) .

anliquarian Society (1840), Cambridge pliilological Societij (187:2), Oxforthhire archœological Society (1855), Oxford architectural and historical Society (1859), * Oxford historical Society (1884), Oxford i'niversity antiquarian Society (1895)), bénéficient, naturcllemtMit d'un recrutement supérieur, puisqu'elles sont composées en grande partie de membres des Universités; mais les Universités ont une vie scientifique propre, surtout depuis leur renaisnaissance qui date de 1870 environ ^ Chacune des deux grandes Universités anciennes a son Imprimerie et sa Librairie (au sens français du mot), organisées comme des maisons de commerce, et alimentées en grande partie par les travaux des maîtres, des anciens étudiants et des étudiants-. Les travaux édités par FUniversity Press de Gaml)ridge et par la Clarendon Press de l'Université d'Oxlbrd ne sont pas tous originaux (il y a des traductions d'ouvrages allemands et français) et n'ont i)as tous le caractère d'instruments de travail à l'usage desérudits(il y a des ouvrages de vulgarisation, même de vulgarisation scolaire) ; mais l'University Press et la Clarendon Press n'en sont pas moins en Angleterre les éditeurs qui ont publié le plus d'œuvres scientifiques dans tous les domaines de l'érudition. Elles ont publié notamment, outre des Calalogues et des Calendars de documents conservés dans les magnifiques bibliothèques des Universités et des Collèges, des éditions critiques de l'Ancien et du Nouveau Testament (textes originaux et versions), et une célèbre Collection de traductions des Livres Sacrés de l'Orient, The Sacred Booh of the East ([). p. F. Max Miiller, Oxford), les grands Dictionnaires historiques de la langue anglaise de J. A. H. Murray et de W. Skeat (Oxford), le Corpus poëticurn boréale de G. Yigfusson et F. York Powell (Oxford), une foule d' « Anecdota » (Anecdota Oxoniensia.

1. On sait que les Universités anglaises ont été pendant longtemps les grands séminaires de l'Église anglicane et des lieux où Ton venait plutôt pour acquérir fhe money-slamp of a (jcnllcmon que |)()ur apprendre à travailler. C'est depuis ISTO qu'elles ont tendu à devenir, comme les Universités allemandes, des ateliers (le recherches. Voir notamment P. Fredericq, VEnsciqncmoil supérieur de t'histoire (Gand-l»aris. 1899), p. lt>l et suiv. (Écrit en 1885).

2. Ce sont ces Imprimeries universitaires qui puhlient les essais couronnés dans les Concuurs annuels d'étudiants York Prize Essay, Thirlwall Prize Essay, Prince Consort Dissertation, etc.).

GHANDE-KRETAGNE. 501

Classical,Semitic, Aryan, MedicTval and Modem Séries (0.); Sludia sina'itica ( C.)) et d'éditions savantes, une foule de monographies en séries (Contributions lo biblical and patrislic literature, éd. i)ar J. Arniitage Hobinson (C); Cambridge historical Essays (C); Rulers of India (0.)) ou séparément. C'est la qu'ont paru quelques-uns des ouvrages qui sont considérés comme la (leur de l'érudition anglaise au xix^ siècle : W. Stuhhs. The ronsfitntional history of England (Ûxi'ordj; W. Cunningham, TJie groivth of english industry and commerce during the earhj and middle âges (Cambridge); Sir Frederick Pollock et Fr. W. Maitland, The history of the english law before the time of Edward I (Cambridge); H. Rashdall, The Unirersities of Europe in the middle âges (Oxford); R. Lanc Poole, Historical Atlas of Modem Europe from tJte décline of the Roman Empire (Oxl'ord); etc. Oxford vient de commencer une grande History of Egypt from the end of the neoliihic period to the death of Cleopatra (p. p. E. A. AV. Hudge) et une Histoire générale de la Musique {Oxford History of Music, p. p. AV. H. Hadowj, et Cambridge une Histoire des temps modernes (The Cambridge modem History. Vol. I. The Renaissance, 1902 )'.

L' English historical revieu\ qui tient le premier rang parmi les périodiques anglais d'histoire, a été créée en 1886 par des hommes d'Oxi'ord et de Cambridge.

Les deux vieilles Universités et les nombreuses Universités nouvelles qui ont été établies dernièrement en Angleterre ont été plus ou moins remodelées, ou modelées, d'après les types continentaux. Leur activité scientifique, qui date d'hier, se développe normalement depuis que la période critique de transformation a })ris fin-.

442 bis. — Il est question (1905) de créer à Dublin une School ofirish leaming pour l'histoire et la philologie gaéliques, discipline

1. Voir Catalogue of boohs puhlished by the syndics of Ihe Universily Press, Cambridge, et Catalogue of books printed al the Clarendon Press, Oxford. Cf. Supplcmental Catalogue of miscellaneous books published by H. Frowde (Oxfuni Universily Press Warehouse . A jour jus<jueii 1902 dans l'édition du Jîeference Catalogue of cun-eut literature de J. ^Vhilaker pour 1902.

2. Sur les reformes nécessaires, relativement à l'apprentissage historique, dans les Universités anglaises, voir The Quarterly Review, juil.-oct. 1896.

trop négligée, au sentiment des promoteurs de cette entreprise, par la Hoijal Irish Academij et Trinity Collège, Dublin.

442 ter. — La British School at Athens, subventionnée par les Universités d'Oxford et de Cambridge, par la Society for the promotion of hellenic studies et ])arrKtat, date de 1886; voir The Annual of the British Schoot at Aihens (Londres, depuis 1891), qui contient le compte rendu des opérations de l'Kcole, notamment en Crète.

La Britiah Schoot établie à Rome eu 1901 a déjà publié un vol. de (( Papers » (t^apers of the British Schoot at Borne. London, 190'i).

443. — La Librairie anglaise, qui se conforme aux besoins et aux goûts du public anglais, est très féconde en livres de vulgarisation à l'usage du générât reader, sous forme de courtes monographies qui se groupent en séries : Seniitic Séries (Nimmo) ; Handhooks of Archœology and Antiquities (Macmillan) ; Epochs of ancient history, Epochs of modem history, Epochs of Church history (Longmans); the Story of the nations (Fisher Unwin) ; Historié Toivns (Longmans) ; Heroes of the nations (G. Putnam); Heroes of the Reformation (le même); The world's epochmakers (T. T. Clark) ; English men of action, English men of letters (Macmillan) ; Handhooks of engtish Literalure (G. Bell); Engtish writers (Cassell) ; British Empire Séries (Kegan Paul). — Elle produit aussi d'excellents répertoires de connaissances acquises sous forme de Dictionnaires : sans parler de YEncyclopœdia Britannica, les célèbres Dictionnaires d'Anti([uités grecques, romaines et chrétiennes de Sir \V. Smith (Murray), qui ont vieilli; YEncyclopœdia Bibtica. A dictionary of the Bible, de T. K. Cheyne et J. Sutlierland Black, en cours (Adam et Black); et surtout l'admirable Dictionary of national Biography de Leslie Stephen et Sidney Lee (Smith, Elder and C'*), la meilleure, sans contredit, des Biographies nationales. — Citons encore des ouvrages généraux comme VHistory of Egypt from the earliest times (Methuen), p. p. W. M. Flinders Pétrie; Social England (Cassell), p. p. H. I). Traill et J. S. Mann, sorte d* (( Histoire générale » de l'Angleterre depuis les origines ; et la New History of the English Church (Macmillan) de Stephens et Hunt.

(iRANIiE-IIRETACNE. 505

Les monographies isolées sont indiquées clans le Référence Catalogue of current Literature de J. Whitaker pour 100'2 *.

443 bis. — Les éditeurs an,i.dais,qui publient volontiers des «livres dhistoire »), ne se risquent guère, par contre, à imprimer des ouvrages d'érudition qui ne sont pas de nature à atteindre le grand jjublic : à peine peut-on citer les vieilles Collections d'Henry G. Bohn {Historical Library, Anliquarian Library); les Old and Middlc English Te.vfs de Sanq)son Low; la Collection Byzantine Teats, dirigée par J. B. Bury (Methuen) ; et les belles réimpressions d'A. Constable {English Repvints, etc.).

443 ter. — De même, les Bévues sont innombrables en Grande- Hretagne; beaucoup accueillent des travaux de haute ou basse vulgarisation historique ; mais il y en a très })eu qui soient destinées aux érudits. — Les principales sont : pour les antiquités orientales, T/ie liabylonian and Oriental Record (1886)';

pour l'antiquité classique : Journal of Philology (1868); the Classical Reriew (1887) : Hermathena (Dublin, 1875);

pour l'histoire du Droit : Laiv Quarterly Review (1885);

pour l'archéologie, les études généalogiques et héraldiques, et les « antiquités » en général : Archceological Review (1888), puis Folk-Lore (1890); the Antiquary (1880); Miscellanea genealogica cl heraldica (1886); the Ancestor (1902); etc.

444. — GoLOMKS ANGLAISES. — Lc Gouvememcnt anglais des Indes a entrepris de très grands travaux sur les sources du passé de la péninsule, dont les principaux sont \' Archceological Survey of India et le Corpus inscriptiomun indicarum avec ÏEjngraphia

i. Voir surtout les Catalogues de Longmans, qui a ('dite un certain nombre do Mémoires des derniers siècles et les principaux « liisloriens » anglais du xi-V" Macaulay, Froudc, Lecky. Creighton, Gardiner. etc.), de MacmUlan, de Murray, de Nuit Moyen âge . de Samjjson Low et de Luzac Orient . — Une FJihliograpliie des œuvres publiées par les princi[)auv « historiens » anglais du xix" siècle vient de paraître : W. A. Sliaw. liihliofjraplnj of the liis/orical worhm of Dr. Crciqhlon, Dr. Shibl)s, Dr. S. fi. (lardincr and llie laie lord Arlon (London. 190). in-8. Publication de la Hoijal liistoricaL Society).

2. Les principales Ilevues anglaises d'antiquités orientales parai><ciit dans l'Inde : The hidiaii .Antiquary IJonibay, 1S74 : The Pandit^ monthly puhl. devoted to sanskrit literainre Benarès, 1876 ; etc.

:m LES ÉTUDES HISTORIQUES AU MX-^ SIÈCLE.

indicci qui en est l'annexe. La liste officielle de ses publications [Lht of Indian Government Publications) forme une brochure qui est en distribution par les soins des librairies Sampson Low, Marston and O et Luzac. à Londres.

Ces mêmes librairies sont dépositaires des publications des Sociétés savante^ du Bengale, dont la première, TJie Asiatic Society of Bengal, a des branches à Calcutta, à Bombay et à Ceylan.

444 bis. — Le Gouvernement du Dominion of Canada possède, à Ottawa, un important dépôt d'archives dont l'archiviste, M. Douglas Brymner, publie un rapport annuel (Report on Canadicin Archives) depuis 1881. Dans ce Rapport figurent en appendice, suivant la méthode anglaise, des inventaires et les comptes rendus des missionnaires envoyés à l'étranger pour explorer les collections de documents manuscrits qui intéressent l'histoire du Dominion ^

444 ter. — Dans les autres Colonies anglaises, il y a des Sociétés d'histoire locale. Mais on n'en est pas encore, dans ces pays neufs, à cultiver les études historiques comme dans les vieux pays civilisés. M. J. Franklin Jameson, ayant institué une enquête sur « ce que les Gouvernements étrangers dépensent pour l'histoire », s'adressa, en 181)1, au Gouvernement de la Nouvelle Galles du Sud, il en reçut cette réponse : « The only works of an historical nature undertaken by the Government of New South Wales are The Officiai Histonj, A Hîstory of the Post Office and Postage Stamps Issues, and The Scliool History^ ».

États-Unis.

445. — Dans V Annual Report of the American Historical Association [Wdshin^ion, 1895) pour[rannéel894, on trouve (p. 549-62) une

1. Voir G. Sicwavi, Notes on historical studics in Canada, au t. III (1880) (les Papers of t/ie American Historical Association, p. 215. Cf. J. IN. Lanied. The Literature of american hîstory (Boston, 1902), p. 595 et suiv.; et le Réperloiit' cité au § 200, qui esl; une publication de l'Université de Toronto.

2. J. Franklin Jameson, Tlic expenditures of foreign Govcrnnicnts in bclialf of historij ^Vashingtoll, 1892], p. GO.

étude, par A. Howard Clark, sous ce titre : « What the United States Government has doue for History ». Ce que le Gouvernement fédéral des Étsls-Unis a fait et fait pour les études historiques (relatives à l'histoire nationale) y est exposé en détail. « Aucune nation, dit M. Clark, n'a jamais entrepris d'œuvre historique aussi magnifique que celle qui s'achève chez nous par les soins des bureaux des Ministères de la Guerre et de la Marine, le n Record Index of Service »> des soldats ((ui ont pris part à la Révolution américaine, à la auerre de 1812 et à la guerre de Sécession (deux millions et demi d'enlistments en plus de cent cinquante volumes) )> '.

Le Gouvernement fédéral et le Gouvernement de plusieurs États de rUnion subventionnent en outre des Sociétés savantes, et c'est par l'intermédiaire de ces Sociétés que s'accomplissent aux Etats- Unis certains travaux que les autorités pubhques font exécuter, en Europe, sous leur surveillance directe-.

446. — La plus considérable et la plus caractéristique de ces (( State-supported Societies » est V American Historical Association, fondée à Saratoga le 10 septembre 1884. « incorporée >) par un Act du Congrès en janvier J889. Aux termes de lAct d'incorporation, l'A. H. A. est établie « for the promotion of historical studies, the collection and préservation of historical manuscripts and for kindred purposes in the interest of American history and of history in America ». Affiliée ii la Smithsonian Institution^ et au National Muséum, son siège est à Washington; mais elle tient ordinairement des meetinirs annuels dans d'autres villes de l'Union^.

Page 1