‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 141 sur 186 · J. Franklin Jameson, o. c, p · texte numérisé non relu

J. Franklin Jameson, o. c, p

3. Voir H. H. Bancrofl et O'', dans Questions d'histoire cl d'enseignemenU

cil. VIII.

CÏIAPITIiE VII ITALIE

451. — L'État italien, de date réjente, n'a rien institué d'analogue M notre Collection des Inventaires-sommaires des archives départementales, communales et hospilaiières pour ses archives, ni au CjLlalogue général des manuscrits deî^ bibliothèques publiques de France pour ses bibliothèques. — (Chacun des grands dépôts d'archives (Archivi di Slato) publie directement des inventaires de ses documents, suivant la méthode qu'il pre'tère^ C'est un particuher, G. Mazzatinti, qui a entrepris de faire connaître les archives de second ordre, municipales et rurales, en formant une collection systématique d'inventaires de ces dépôts : Gli archivi délia sforia d'Italia^. — Le Ministère de l'Instruction publique publie, sous le titre général Alndici e Cataloyhi, une Collection où figurent les catalogues de quelques grandes bibliothèques de manuscrits"'; mais c'est encore M. Mazzatinti qui s'est appliqué à jirocurer l'inventaire systématique des bibliothèques de second ordre : Inventari dei manoscritti délie biblioteche dltalia {ForW, 1890-1901, 11 voL in-8)\

Quant aux Musées, ils ont un organe officiel, publié sous les

1. Voir 1 historique sommaire de tous les Archivi di Slnlo au t. IV de Mincrva [Jalubuck dcr gelr/irlrn Well] et létal à jour de leurs principales publications au t. XII (I90Ô). Le Ministère de l'Intérieur a pnblié, à locrasion du Congrès liistorique international de Rome (1903). une [Seconda] Refazione siigli Archivi di Stato dltalia '1882-1900).

2. Cf. § lOo. Le t. III du Recueil de M. Mazzatinti vient de paraître Rocca San Casciano, 1905 .

5. Biblioteca nazionale de Florence (n"' 4 et 7 des Indici r (Uifaloghi , : Ribliot"Ca nazionale de Milan (n° 15); Riccardiana de Florence (n° 15 . — Le n" 5 des /. e C. est un Invcnlarin dei îuanoscrilti ilaliani dette biblioleche di Francia.

i. Un Guida dette biblioleche e raccolle bihtioqraficlie pricale ilaliane est

Ieii préparation, sous les auspices de la « Società biblio^ralica ilaliana ». par les soins de G. Fumagalli et A. Bertarelli (1905).

aiis})ices du Ministère : Le Gallerie nazionali italiane. Notizie e DociwienI i (Worna, 1894-190^^, 5 vol. in-4)*. Quelijues inventaires de Collections des Lffizi de Florence ont pris place dans la série des Indici e Cataloghi.

En 1890, on n'avait fait encore en Italie que des tentatives isolées et avortées pour inventorier les « richesses d'art » du pays-. Il existe en Italie des Olfices régionaux [Uffici regionaii) pour la conservation des monuments, qui publient des Rapports (Relazioni). Mais il n'est pas aisé de se procurer Tensemble de ces Rapports. La « Oirezione générale délie Antichità e Belle-Arti » au Ministère de l'Instruction publique essaie de former présentement une Collection de Caialoghi délie opère d\irte en faisant fondre et reviser ces répertoires partiels^.

452. — C'est par l'intermédiaire d'instituts spéciaux que l'État italien, héritier des petits Etats indépendants de la péninsule, contribue au progrès des études relatives à l'histoire nationale.

Le plus ancien de ces instituts fut créé le 20 avril 1855, près de la Secrétairerie d'État pour l'Intérieur, à Turin, par le roi Charles- Albert, sous le nom de Regia Depitiazione sopra gli studii di Storia patria, « pour travailler à la publication d'une Collection d'œuvres inédites ou rares qui intéressent l'histoire nationale et à un Codex diplomaticus de nos États » ^. On doit à ce Comité des œuvres très importantes : 1° Moniunenta historiœ patriœ (Aug. Taurinorum, 1 850-1 901, 20 vol. in-fol.)^; 2° une Blblioteca stovica ita-

1. Ardiivio slorico ilaliano, u*" série, XX, p. 155. — Cette belle publication est rare; les deux premiers volumes sont totalement épuisés.

2. Voir la notice de A. Venturi dans les Atti del quarto Congresso storico ilaliano (Firenze, 1890), p. 84 et suiv.

5. « Il Ministero dell' Islruzione pubblica ba dato aile stampe l'elenco degli odilizi monumentali d'Italia, compilato dagrli Uffici reg-ionali pcr la conservazionc (Ici moiiumenli, col proposito di aver cosi il primo abozzo di un lavoro utile e in ^M-ado di riceverc lutte quelle aggiunte e correzioni, le <|uali ne possano renderc compléta c priva di mcnde una seconda edizione » [Ardiivio storico ilaliano. 5« série, XXX (1002) p. 406.).

4. Miscellanea di Storia italiana, XX (Torino, 1882), p. 7 et suiv.

5. Voir le conspectus général de la Collection des Moniunenta historiée patria>, ibidem, p. 53 et suiv. — Principales séries : Cliarta', Loges municipales, Scriptores, Libri jurium Reipublictc Genuensi^. Edicta rcgum Langobardorum, Codex diplomaticus Sardinitc, Comitiorum, Codex diplomaticus Ecclesiensis.

Uana : c'est là (ju'a paru la magnifique Bihliogrcifia storica degli Stati délia Monarchia di Savoia de Manno et Promis (§ 195), aujourd'hui terminée^; ô'^ le Recueil des Miscellanea di atoria italidun, londé en 1860 « pour étendre h l'étude de la péninsule entière l'inlluence de la Deputazione )) piémontaise.

C'est en 18G0 seulement que l'exemple donné par Charles-Albert dès 185Ô fut suivi. Cette année là, L. C. Farini, dictateur des provinces de rKmilie, établit trois nouvelles « Deputazioni di storia patria )), à BoloLino, à Modène et à Parme. La B. Deputazione per le provincie di Roniagua (Bologne, Ferrare, Forli et P»avenne) a divisé depuis ses publications en cinq séries ( 1 . Statnti; 2. Carte; 7). Cronache; \. Atti e Memorie; h. Documenti e Sludiy. La U. deputazione de Modène (Modène, Reggio-Emilia , Massa-Carrara) a publié les Monumenti di storia patria délie provincie Modenesi (1'^ série, Cronache; 2. Statuti; 5. Atti e Memorie). La R. Deputazione de Parme (Parme et Plaisance) a publié des Monumenti (l. Cronache; 2. Statuti; T). Codice diplomatico) et une Bibliografia storica e statutaria delh- provincie Parmemi^.

Un décret royal du "21 nov. 18(V2 institua une B. Deputazione sopra gti studi di Storia patria per le provincie toscane e per ri'mhiia. en fondant ensemble deux établissements préexistants : la Commission historique de la B. Accademia Lucchese, et la célèbre Société florentine privée qui éditait depuis vingt ans \ Archivio storico italiano. — Le libraire G. Vieusseux avait fondé en 1842 \\\r~ chivio storico italiano, qui, comme M. Del Lungo l'a dit de l'œuvre de L. A. Muratori, « riconquistando ail' Italia il suo passato, le preparo nella coscienza di se medesima il primo awiamento a restituirsi nazione ». La Deputazione per le provincie toscane, définitivement organisée en 1804, a continué jusqu'à présent cette excellente

1. Le t. VII. qui contient l'Index général, est daté de 1902.

'i. Voir La II. Deputaûone di storia patria per le provincie di Romagna dat 186U al 1894 (Bologna, 1894. in-8 .

5. Le même Farini créa, en même temps que les trois Deputazioni d'Emilie, une C.onnnissione dei testi di lingua pour la publication danciens textes italiens des xni", xiv« et xv« siècles. Cette Commission a publié depuis 1861 une « Colle-

kzione di opère inédite g rare dei prirai tre secoli délia lingua » (72 vol.), et la revue // l'ropugnatore jusqu'en 189."».

publication, dont le rôle politique avait été comparable à celui de la Société des Monumenta Germaniœ historica en Allemagne, et dont le rôle scientifique est resté de premier ordre. Elle édite en outre, depuis 1867, une lUbliotbèque de Documenti di storia italiand, qui intéresse surtout l'histoire de Tltalie moyenne (Toscane, Ombrie et les Marches).

Vers 1878, la Deputazione de Turin et celle de Florence étaient les seules auxquelles le nouveau Gouvernement « italien » accordât des subsides relativement considérables; mais il existait en Italie quantité d'autres Compagnies analogues, entretenues par l'initiative privée ou par les autorités provinciales ou communales, « pour l'histoire du pays ». Les unes portaient aussi le nom de « lî. Deputazione )), comme la R. Deputazione dl storia patria de Venise (1875), qui publie, depuis 1876, l'importante Collection des Monumenti di storia veneta^. Les autres, sous des titres divers, faisaient les mêmes fonctions; Soc ietà ligure di storia patria [Gènes, 1857)^; Società siciliana di storia patria (Païenne, 1875); Società napoletana di storia patria (Naples, 1875); Società storica lombarda (1876); R. Società romana di storia patria (1877); etc."\ Or, on

1. Cinq séries : 1. Documents et regestes; 2. Statuts et lois; 5. Clironiqucs; 4. Mélanges; 5. Actes de la Société. Les Diarii de Marino Sanudo, qui intéressent l'histoire de l'Italie et de l'Europe entière (56 vol. in-8, de 1879 à lîlQO) ont été édités par ses soins (v., sur cette entreprise, Hivista dette hibliolecJie e dogli arcliivi, XIX, 1903, p. 61 et s.). — L'organe périodique de la R. Deputazione veneia, VArchivio veneto [J^uovo Arcliivio veneto depuis 1891), est une <ies meilleures publications historiques d'Ilalie. — Voir G. Occioni-Bonallbns, ïai r. Deputcnioiie venela net primo Irentennio dalla sua l'onda<ione (Yenezia. 1902, in-8).

2. G. Cogo, l^a Società ligwe di Storia patria (Genova, 1902, in-8).

3. Les publications périodiques de ces Sociétés [Atti delta Società ligure..., Archivio slorico siciliano, Arcliivio storico per le provincie napolelane, Archivio slorico tonihardo, Arc/iivio délia H. Società roîtiana, iiullettino delta Cotmnissione arclieologica comunale di lioma, etc.), sont très importantes. La Bibliothèque de l'Institut et la Bil)liothèque de l'Université de Paris on possèdent des Collections complètes. — Plusieurs des Sociétés nommées au texte publient en outre des Bibliothèques de documents. La Società siciliana a ses Documenti per servire alla storia di Sicilia (4 séries : 1. Diplomatica; 2. Fonti de) diritto siculo; 5. Epigraha; 4. Cronache). La Società romana a sa Uibliotcca et ses Monurnenti paleografici di Roma [Dip/omi imper iali e reali délie cancclleric d'ilalia). La Società napoleiana a ses Monurnenti slorici. EtCi

regrettait généralement que l'État ne fît rien pour ces Sociétés très méritantes, et, d'autre part, que leurs forces ne fussent pas combinées pour entreprendre, sous une direction convenable, des travaux d'intérêt national'. Mais comment faire pour créer un organisme national avec les éléments de tous ces organismes réjïionaux? Deux méthodes ont été presque simultanément essayées.

453. — D'abord, on a fait appel aux pouvoirs publics. Entre toutes les disciplines, l'histoire est celle qui a le plus contribué à et le plus bénéficié de la renaissance de l'ItaHe pendant le troisième quart du XIX'' siècle; il ap})artient donc au Gouvernement de doter l'Italie unifiée d'un Institut qui s'occupe de l'histoire italienne en général, assez haut placé pour coordonner les recherches des Sociétés régionales dont chacune, jusqu'à présent, a fait ce qu'elle a voulu-. Ainsi raisonnèrent les promoteurs du mouvement qui, assez vif dès 1 S 78-70, aboutit le 25 novembre 1885 à la fondation de l'Islituto storico italiano.

Vhtituto storico italiano, installé dans le Palazzo dei Lincei alla Longara, à P»ome, correspond à la fois au a Comité des travaux historiques » qui fonctionne près du Ministère de l'Instruction [)ubli(jue français et au Comité de direction de la Société des Momimenta Germanise historica. Il publie un Bullettino (depuis 1880) et une Collection de sources : Fonti pev ta storia d'italiay divisée en quatre sections (I. Scrittori; II. Kpistolari e regesti; m. Statut! ; IV. Leggi). — Les Fonti per la storia d'Italia, inaugurés en 1887 par l'édition princeps des Gesta FredericiP in Italia (E. Monaci), qui a servi de modèle pour les volumes suivants au point de vue de la disposition matérielle de l'appareil critique, avaient

1. Très abondante littérature à ce sujet, surtout depuis 1860 environ. Voir notamninil M. Tabarrini. Degti studi storici in Ilatia e (tel pin fruttuoso loro indin'<zo. dans VAtchivio .storico italiano, 2" série. IV, 2, p. 105; et A. Cosci, Gli sludi storici in Italia dopo il 1859, dans la Bivista europca, 1870. Cf. G. Komano. GU sfudi slorici in Italia allô stalo piesente..., dans lu liivista filofiofica. II 1000,, p. 510.

2. " Ciascuna aveva voiuto lare da sl' Di lutta questa operosità individuale cra

stata aliéna queli' unità di disegni grandiosi, qualità indispensabile in questa specie di studi... ». Etc. — Voir Ibistorique de la fondation de l'Islituto storico italiano par C Cipolla. L' I. S. I. e le sue pnbblicazioni, dans la Rivista storica italiana, VII (1800,, p. 640.

été courus d'abord comme une Collection destinée à remplacer les Scriptores rerum italicaruni de Muratori (§565); mais on a dû renoncer à ce projet : il n'est plus possible aujourd'bui d'enfermer une Collection soi-disant « complète » de SS. RR. II. en un nombre raisonnable de volumes et il ne serait pas sensé d'y réimprimer des écrits dont on a déjà publié, à part, des éditions satisiaisantes (cf. p. il 4). Les Fonti sont devenus promptement une « Collection de documents inédits » (ou dont une réédition critique était urgente), relatifs à Thistoire de l'Italie au moyen âge. C'est ainsi que la section des Scrittori, la plus riche jusqu'à présent, contient de très bonnes éditions de Procope, des (( Annales » de Caffaro et du « Journal » de Stefano Infessura. Les trois dernières sections sont à peine amorcées (1905). — Quant au BuUeltino, les premiers numéros contiennent surtout des documents relatifs à VIstitiito storico italiano luimême. Il remplit maintenant par rapport à la Collection des Fonli un rôle symétrique à celui du Neues Archiv par rap])ort à la collection des Monumenta Germanise ou à aalm A(iY Ephemeris epigraphica par rapport au C. I. L. '.

En tant que trait d'union entre les Sociétés plus anciennes d'histoire régionale, on dit que VIstitiito storico italiano a échoué, fondé pour renforcer l'action de ces Sociétés a con un mutuo scambio di notizie, d'indirizzi, di raffronti, ed, occorrendo, anche con sussidi d'oj)era e di mezzi diretti ad incoraggiare le utili iniziative ed avviarle ad un fine comune », on se plaint qu'il n'en ait rien fait. Les premiers numéros du BuUettino contiennent des renseignements biblioiïraphiques sur l'activité des Deputazioni et autres Sociétés « di Storia patria ))^; mais c'est une rubrique qui a disparu bientôt de cette publication^.

1. Voir notamment (n° 25) L. Schiaparelli, l dijdomi dci rc d'Italia. Bicerche storico-diplomaticJte.. . .

2. >'° 4 : Heldzinni dette RR. Deputazioni e Società di Storia pnl?'ia stii tavori pub1)licati uegti anui 1886-87. — >'" 12. Documcnli di Slo)-ia mcdievatc itatiana. liibliogvafia degli anni 1885-91.

3. « In générale le rr. Deputazioni e le Società di Storia patria preferiscono <li far (la se e non rinunziano volentieri. neppure in parte, ail' indipendenza délie proprie iniziative. Cosi avvenne che fin da principio qualcuno de' più important!

454. — D'autre part, quelques-unes des principales Sociétés ré^ïionales se sont efforcées de se syndiquer elles-mêmes, en dehors dr toute intervention supérieure. De là l'institution des Congressi storici italinni.

Le premier « Con^TÙs des HH. Deputazioni et Società italiane di Storia patria ') s'est tenu à Naples en septemiîre 1879, sur liniliative de la Société de Naples*. Le second à Milan en 1881-. L' troisième à Turin en 1885*. Le quatrième à Florence en 189U*.

sodalizi ruppe ogTii lesame con l'Istituto. e che anche sugli altri laziono di questo si esercili debolmente. riducendosi ad un vincolo più formale che etleltivo. più accademico che fccondo » [G. Romano. o f., p. .325].

L'Islitufo storico i ta lia no agit surtout* par l'exemple de l'excellente méthode que ses collaborateurs emploient. Voir, dans le n'' 6 du bullettino : « Norme per la pubblicazione degli epistolari t>.

1. Archivio storico per le province napoletane, IV (1879, p. COi-688. — But de l'assemblée (p. 612) : « Aimodare in tal modo gli studii intesi a discoprire i legami délia storia dclla nostra nazione che i)05sa. nella varietà di glorie e sventure, distinte le una dalle altre secondo i luoghi ove accaddero. splendidamente apparirc l'unità dell' Italia ! ». — Principaux vœux émis : i. « Che le Società di storia patria vogliano attendere alla compilazione di un Cataloo'o délie fonti édile dalla Storia italiana dal 476 al 1000. » 2. « Perché possa al più presto possibile compilarsi una compléta bibliografia di tutte le pubblicazioni storiclie concerncnti l' Italia, propone che le varie Deputazioni e Società comiocino intant») ciascuna per la propria regione a compilare un indice esatto di tutte le pubt)licazioni storiche avvcnule nell anno corrente. )

2. Atti del secondo Congresso (telle Deputazioni e Società italiane di Storia patria (Milano, 1881,. Toujours d'énormes projets bibliographiques à l'ordre du jour. On propose de constituer a uno spoglio di tutte le tonti storiche italiane c una specie di immensa enciclopedia storica dove per ogni nome di persona, di città, etc., fossero indicati i luoghi di tutte le varie lonti nei quali esso si trovasse rammenlato. » Ou bien : a Compilare un indice, diviio per regioni. di tutli i tabularî c depositi di mss. storici, nolando la natura e il numéro dei documenti, le pubblicazioni l'aile sugli slessi, e in ullimo lo slato présent».* di conservazione di otrni Archivio o Biblioleca. o Le Congrès adopte un vœu qui consiste à « reconnaître l'importance particulière des archives communales comme sourcr de l'histoire des artistes italiens a.

5. Atti del terzo Congresso... Torino. 1885). « Che una rete storicobibliografica si estenda su lutte le regioni dllalia per unire e informare lo Società v gli sludiosi di storia. .>

4. Atti del quarto Congresso (Firenze, 1890). Thèmes à l'ordre du jour : < 1 . Di un possibile coordinamenlo dei lavori e dclle pubblicazioni délie sin^ole Deputazioni c Società storiche. e délie relazioni di qucste Ira loro e coH' Istituto storico italiano. 2, Délie scuole di paleografia e del loro ordinamento

:.20 LES ElUDES HISTORIQUES Al XiX" SIÈCLE.

Le cinquième à Gènes en 1890*. Le sixième à Home en 1895^. Le septième devait se tenir à Palerme en 1897, mais, plusieurs fois remis, il n'a jamais été tenu. — On trouvera en note l'indication des principaux a thèmes » qui ont été traités dans ces assemblées et des vœux qu'elles ont émis. C'est à cela que s'est dépensée toute leur activité, sans résultats appréciables.

Cette institution des « Congrès historiques » a paru néanmoins si heureuse, en Italie comme en Allemagne (g 40")), qu'on lui a donné récemment un caractère international. Le premier « Congrès international des sciences historiques ». tenu à Rome en 1905 (§497) a émis des vœux qui ont le plus grand air de l'amille avec ceux des Congressi storici ifaliani^.

rispolto ail' amminislrazionc dcgli Archivî c agli studî storici universitarî. 5. In (jual modo le DD. e SS. possaiio venirc in aiuto al 11. Governo ncUa compilazionc del Catalogo générale dei monumenti e dogli oggclli d'arto del Regno. » — Vœux : « 1. Clio tulle le singolc DD. o SS. propariuo carte lopografiche sloriclic dclle loro respcttive regioni. 2. Che il R. Governo cmani (lis|)osizioni efficaci ])er la tutela dcUo Stato sugli Arcliivî dei Comniuni e degli Enti morali. ô. Clie sieno complolali per ogni regione d'Ilalia gii studi comparalivi sui diversi sisleini di Cronologia usati uel medio evo. y> Etc.

1. Atti del quinto Congrcsso... (Genova, 1895). A. Gaudcnzi fait observer que les Congrès ont rendu jiis((u'ici peu de services elFectifs, « parce que les thèmes ont été trop vastes ». On renouvelle le vœu n" 2 du Congrès précédent. Pourparlers au sujet d'un relevé des voies romaines en Italie, d'une « Ribliograpliie générale des écrivains italiens », de la méthode à suivre pour la publication des documents du moyen âge (Cf. ci-dessus, p. 448, note 2).

2. Sesln Congresso..., d'Aus VArchivio slorico italiano^b" série, t. XVI. Nouvelles discussions au sujet de la méthode à suivre pour la publication des documents du moyen âge et du vœu n" 2 de la quatrième session. Renvoi des autres propositions à la session suivante.

5. « La Sezione II del Congresso Internazionale di scienze sloriche (Roma, 1903', plaudendo all'inizialiva del Ministero di Grazia e Giustizia e délia Istruzione pubblica per la esplorazione degli archivi ecclesiaslici ilaliani, confida ohe mercè l'intesa e l'opéra délie varie Deputazioni e Società locali, coordinata daU'Istiluto storico, il lavoro sia fecondo di pratici risullali e possa servirc di preparazione al desiderato Cnj^pxi.^ charlnriim iLaliae. » Cf. L. M. Hartmann, Corporis charlariun llaliac apecimcn (Roma, 1902, in-8). Le Corpus rhartanini llaline projeté irait jusqu'au xui* siècle, [v., au sujet de la méthode jjroposéc pour cette |)ublicalion, ycue>> Arc/nv, XXVIII, p. 258.] — « Che il Rcgio Islituto storico italiano provvcda alla compilazione di una compléta bibliogralia dei documenti di storia italiana già i)ubblicati con la indicazione délia data cui si rilériscono, servcndosi all'uopo dellc Régie De^Julazioni e Società di Storia patria, degli Archivi

455. — Les RR. Deputazioni et les Società di Storia patria, dont k' nombre a augmenté sensiblement depuis vingt ans, notamment dans les provinces méridionales qui en avaient été' longtemps dépourvues, ne sont pas les seules Sociétés savantes qui existent en Italie.

Les Académies des Étals souverains d'autrefois ont survécu à l'ancien régime. Telles i^ont ÏAccademia dei Linc e i [Womc}, la R. Acca- (lemia délie scienze (Turin), la H. Accademia Lucchese (Lucquesj, la R. Accademia dei Rozzi (Sienne), la Società Colomharia (Florence), le R. htituto cenelo di scienze, lettere ed rt?-^/ (Venise). Ces Académies s'occupent, entre autres choses, d'histoire, d'archéologie et de philologie. Toutes alimentent des {)ublications périodiques. Quelques-unes se sont chargées par surcroit d'entreprises considérables. L'Académie des Lincei a sa Collection de Monumenti Anlichi (I, I81)0-18'.)2, in-4) et publie depuis 1894 le « Codice Atlantico » de Léonard de Vinci, conservé à l'Ambrosienne de Milan'. Le R. htituto veneto a commencé l'inventaire systémati(|ue des monuments vénitiens du Levant par l'exploration de la Crète.

L' Accademia di conferenze storico-yiuridiche (Rome) publie un des recueils périodiques les plus importants pour les études historiques qui paraissent en langue italienne : !^tudi e documenli di storia e diritto (depuis 1880)-, et une Bibliothèque de documents et de monographies (« Hiblioteca dell' Accademia storico-giuridica »).

D'autres Sociétés savantes s'intéressent exclusivement à des provinces spéciales de l'histoire : Società italiana di Antropologia, Elnoloyia e Psicologia comparata (Florence, 1871); Società asiatica italiana (F'iorence, 1886); Società italiana per la difjusione e

di Stato c dc'lle liCgie liibliotecho, nondiL' dellc Socielà storiche locali. » — « Riunir»' in un sol corpo le isciizioni italiane dei hassi secoli VII-XIV). Una î^pecialê Coinmissione. soUo la presidenza dei capo dei Lincei. raccoglierebbe il niateriale per rnezzo délie varie DD. e SS. storiche ». — Voir aussi plus loin, p. 564, note 4.

1. Les Sotizie degli scavi di anticiiilà coinmunicate alla R. Accademia dei Lincoi per ordine di S. E. il Ministro délia Puljblica Islruzione) sont jointes depuis 1891 rx\\\ Atti de la Classe des Sciences morales, philologiques et historiques de

Académie des Lincei (avec pagination séparée . — Sur l'Académie royale des Lincei et ses publications, voir le Journal des Savants. 1903. p. 471.

2. Il existe une table des 20 premiers volumes des Sludi ( 1880-1900 par E. Celani ,1902 .

V incoraggiamento degli studi classici (Florence, 1898), dont h\ revue Atene e Ronia est l'organe; la Società bibliografîca ifaliana (Florence), (|ui l'ait i)araître la Rivisfa délie Biblioleche e degli

Archivi, periodico di paleografia e di archivistica (1888); la

Società numismatica ital'iana (Milan), ([ui publie la Rlvista italiana di Numismatica e scienze affini (1888); la * Società dantesca italiana (Florence, 1888).

456. — L'enseignement supérieur est organisé en Italie sensiblement comme en France, avec des résultats analogues*.

Il n'y a pas d'Université à Florence, mais le R. htitiito di studi siiperiori, pmtici e di perfezionnmento, fondé en 1859', en tient lieu. La section liistorico-philologique de cette « École des Hautes Etudes )) à laquelle une « École de paléographie », grossièrement modelée sur l'École des chartes de Paris, a été annexée par un décret de juillet 1880', publie depuis 1875 une BibHothèque de documents et de monographies (Pubblicaiioni del R. Istituto di studi... in Firenze), dont le dernier fascicule (n*' 55) a paru en 1902.

Le Centenaire de l'Université de Bologne en 1887 a provoqué un grand nombre de publications historiques. Les études relatives à l'histoire de la littérature juridique du moyen âge sont, d'ailleurs, un patrimoine de cette Université : c'est un professeur de Bologne, A. fiaudenzi, qui a fondé en 1888 la Bibliotheca juridica medii œvi, dont le t. 111 (Bononitb, in-fol.) est daté de 1902.

457- — La Librairie itahennc a produit, récemment, des œuvres très importantes. On doit citer, parmi les Recueils de "textes, la réimpression des Rerum ilalicarum scriptores de Muratori

i. Au sujet de la valeur scientifique des « tesi di laurea » (Mémoires présentes pour l'obtention de certains grades dans les Universités italiennes), voir Rivisla atorica italiana, X (189.j), p. 45.

2. 0. Andreucci, Dell' Istituto superiore di studii pratici e di perfezionamcnto in Firenze (Fircnze, 1870, iii-8).

5. Sur cette École, C. Paoli, dans les Atti del quarto Comjresso..., p. 79 et suiv.

(S. Lapi, Città di Castello)'; la Biblioteca avaho-sicula de Mich. Aiiiari (E. Lœscher) ; la Scella di ciiriosilà letterarie inédite o rare del secolo XIII al XI II, fondée et dirigée par Fr. Zambrini (Roniagnoli, Pologne j. Et parmi les travaux de haute vulgarisation scientifique : Storia polilica dltalia, tcritta da tina Socielà di profes>iori (Fr. Vallardi); Storia del dirillo italiano, dirigée par P. Del Giudice (L. Hœpli) ; Manuale délia lelteratura italiana, par A. d'Ancona et 0. Bacci (Barbera); Storia delC arte ilaliana, par A. Venturi (U. Hœpli); Biblioteca storica délia letleratura italiana (Istituto italiano d'arti grafiche), publiée sous la direction de Fr. Novati; Biblioteca critica délia lelteratura italiana (G. Sansoni), publiée sous la direction de Fr. Torraca; Italia artistica (Istituto d'arti grafiche), publiée sûus la direction de C. Ricci. — On trouvera l'indication des monographies dans l'excellent Catalogo générale delta libreria italiana de 18i7 à 1900, p. p. A. Pagliaini(^ 74), dispose par ordre alphabétirpie de noms d'auteurs, mais (jui sera muni d'une table méthodique. Le Catalogo générale en est présentement (décembre 1905) parvenu au t. III et à la lettre P-.

Signalons encore une grande Bibliographie nationale dhistoire locale (cf. ^ 210), en 10 vol. in-8, dont la « Libreria Editrice Nazionale )) de Milan vient de faire paraître le premier i'ascicule : Dizioiiario topografico-storico-bibliografico dei coniuni e dette frazioni del régna d'Italia, p. p. A. Ferrari.

457 bis. — L'intensité de la vie scientifique en Italie, tout à fait comparable à ce qu'elle est en France, principalement dans le domaine de la philologie et de l'histoire nationales, se marque enfin par l'abondance des Uevues spéciales d'une excellente tenue :

Bessarione (1896), pour les philologies orientales.

Rivista di filologia e d'istruzione classica (1875); Rivista di storia antica (1895)'\

1. Voir, au sujet <lc ceUe entreprise, YArchivio slorico italiano, 5* série. XXVII M90i). p. 556 et suiv.

2. Ou trouve, paraît-il. une esquisse générale de riiistoriograpliic italienne îui xis« siècle dans P. Dolci, Sintcsi di storia storica (1887); mais je n'ai pas pu me procurer cet ouvrage.

5. Depuis le l"""" avril 1005, un Biillettinn bibliografico di storia 7iioderna est annexé, comme appendice, à la Hivista di storia antica.

Rivista storica italiana (1884), dont le caractère actuel a été iudicjué plus haut (p. 189); Studi storici (1891); Giornale storico délia le 1 1er alur a italiana (1885); VArte (auparavant Archivio storico deir Arte, 1898); Archivio per lo studio délie tradizioni popolari (Palerme, 1882).

Bulletlino di hibliografia e storia délie scienze matematiche (1898), p. p. G. Loria, qui remplace le Bttllettino di hibliografia c di storia délie i^cieiize matematiche e fîsiche (18G8-1887), p. p. B. Boncompagni.

Revue napoléonienne (1902).

458. — Les organisateurs du Congrès international d'histoire à Rome (1903) avaient annoncé qu'ils prépareraient à cette occasion une (( Mostra libraria storica italiana )), complète quant aux travaux collectifs (des Deputazioni, des Società, des Académies, des Universités, etc.), et aussi ample que possible quant aux travaux individuels et aux contributions de la Librairie. 11 semble que ce projet n'ait pas été réalisé*.

1. L'exposition organisée à l'occasion du Congrès fut restreinte à l'histoire lopographique de la ville de Rome : « Mostra di topografia romana ». — Plusieurs Sociétés savantes d'Italie, ont du reste, présente au Congrès des tables générales de leurs publications, dressées pour la circonstance : Indice dei lavori storici contciiuli nette pubblicazio7ii del r. Isliiuto lo?nbardo di scienze e leitere datla fondazione a liitto it 1901 (Milano, 1903, in-8) ; G. La Mantia, Indice (jenerate detto Archivio storico sicitiano (Palermo, 1002, in-8).

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