CHAPITRE PRÉLIMINAIRE
de pagination ou de tomaison, présence ou absence d'index, disposition des tables, etc.). Au reste, le nombre des Recueils énumérés est si grand que les notices consacrées à chacun sont nécessairement très brèves : les avertissements critiques se réduisent le plus souvent à des réflexions sans portée*.
M. Gavet annonce (p. 758) que son livre sera prochainement complété par un volume d'Addenda : « renseiprnements qui nous ont semblé utiles, sans l'être assez pour figurer dans notre Guide réduit au strict nécessaire ». Mais la notion du « strict nécessaire » est, ici, difficile à définir.
310. — Le cadre de l'histoire nationale, qui est encore trps vaste, a été adopté pour des Guides analytiques, historiques et critiques.
Dès 1856, J. Desnoyers publia dans V Annuaire-Bulletin de la Société de l histoire de France pour* 1857 (p. 255-524) un article intitulé : « Indication des principaux ouvrages propres à faciliter les travaux relatifs à l'histoire de France )). Son but était, comme il dit, de (( donner un aperçu des ressources presque infinies, et la plupart non encore utilisées, qu'offrent à l'étude les principaux travaux de nos prédécesseurs )), et de « présenter le résumé des travaux qui ont exercé la patience et le savoir de plusieurs générations », afin de G diminuer l'embarras où l'on est pour se reconnaître au milieu des nombreux recueils de documents originaux ». Cette « sèche notice », où l'auteur s'était vu a forcé de ne s'attacher qu'à quelques sommités )) n'était, d'ailleurs, « en quelque sorte qu'une petite partie de l'introduction ou de la tal3le [?] d'un travail de longue haleine dont la rédaction nous a été confiée par M. Guizot, ministre de l'instruction publique, sur l'appréciation des sources de l'histoire de France et des nombreux travaux d'érudition positive qui ont eu cette histoire
1. Les descriptions bibliographiques sont sensiblement supérieures aux avertis sements critiques: c'est que, pour donner des avertissements de cet ordre, il ne suffit pas d'avoir vu et feuilleté les volumes, il faut avoir pratiqué personnellement les ouvrages. Chose impossible pour qui parle de plusieurs centaines d'ouvrages. — Comparer, sur les Collections conciliaires, l'exposé de M. Gavet (p. 554 et suiv.) et celui d'un spécialiste, le P. Quentin, dans son livre précité (§ 507].
pour objet ». — L'opuscule publié de J. Desnoyers est divisé en deux parties : ï. Moyens généraux d'étude (c'est-à-dire « instruments bibliograpbi(|ues ))) ; II. Les principales collections de documents originaux. — L'bistori([ue et l'analyse critique des principaux Recueils sont exposés, dans la seconde partie, d'une manière très sommaire, mais avec ordre, exactitude et sobriété.
311. — M. A. Franklin a publié (Paris, 1877, in-8) un livre dont le titre (Les sources de Vkistoire de France) est obscur et inexact, et dont le sous-titre (« Notices bibliographiques et analytiques des inventaires et des Recueils de documents relatifs à l'histoire de France ») est encore insuffisant. En réalité, cet ouvrage contient une série de notices historiques sur une cinquantaine de Recueils de documents relatifs à l'histoire de France, dont chacune est accompagnée de la reproduction des titres et des tables générales (c'est-à« dire de la première et de la dernière page) de tous les volumes du Recueil.
Le plan de ce livre, divisé en sept parties, est très défectueux : I. Inventaires de documents*; II. Recueils de documents^; III. Histoire ecclésiastique^; IV. Recueils de lois; V. Histoire généalogique; VI. Histoire financière; VIL Histoire littéraire. — D'autre part, on ne voit pas pourquoi l'auteur, qui s'est occupé de la Revue rétrospective de J. Taschereau et àeV Annuaire-Bulletin de la Société de l'Histoire de France, a négligé une foule d'autres publications périodiques qui ont le même caractère. — Mais ce qui ôte au travail de M. Franklin presque toute valeur pratique, c'est la méthode employée pour l'analyse des Recueils. Transcrire purement et simplement,
1. L'auteur entend par là des répertoires bibliographiques proprement dits comme la Bibliothèque historique de la France du P. Lelong et le Catalogue de l'Histoire de France de la Bibliothèque nationale de Paris, des recueils d'inventaires comme les Inventaires et documents publiés par l'administration des Archives nationales et les Calendars of State Papers, etc.
2. Titre incomplet et inexact, car toutes les collections cnumérées dans les parties III et suivantes sont aussi des « recueils de documents » et dans cette II' partie sont analysées des Collections, comme celles de L. Leber, qui ne sont point des recueils de documents originaux.
5. L'auteur a rangé, sous cette rubrique, non seulement les Collections conciliaires, mais celles qui sont relatives à riiisloirc de l'Orient latin.