‹ Manuel de bibliographie historique (volume 2)Chapitre 68 sur 186 · CHAPITRE PUELDIINAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PUELDIINAIRE

d'histoire et de littérature religieuses (g 274), L. Lejay a écrit sur les instruments de travail relatifs à cet ordre d'études quelques pages qui sont un modèle de ce que devraient être les Guides à l'usage des étudiants *.

316. — Une seconde famille d'ouvrages propres à faciliter la connaissance et l'apprentissage des instruments du travail historique comprend les Histoires des études, oîi des recherches, ou de la littérature historiques [Historia historiœ).

317. — Dès le xviii^ siècle on a enseigné en Allemagne, comme introduction aux études historiques, l'histoire de l'érudition. Il suffira de citer les écrits de J. A. Fabricius {Abriss einer allgemeinen Historié der Gelehrsamkeit. Leipzig, 1752-54, 5 vol. in-8), de J. G. Meusel {Leitfaden zur Geschichte der Gelehrsamkeit. Leipzig, 1799, in-8), de C. M. Wieland {Geschichte der Gelehrteit (Frauenfeld, 1891, in-8)^. — L'ouvrage le plus considérable en ce genre est la cinquième partie d'une Encyclopédie, pubhéc à Gœttingen, Geschichte der Kûnste und Wissenschaften. Cette cinquième partie, par L. Wachler, est intitulée : Geschichte der historischen Forschiing und Kunst seit der Widerherstelliuig der litterarischen Kultur in Europa (Gœttingen, 1812-1820, 2 vol. en cinq parties in-8).

L. Wachler, comme presque tous ses prédécesseurs, n'a guère fait que dresser une liste méthodique des noms des principaux érudits {Historische Forschung) et des principaux historiens [Historische Kunst) de tous les temps et de tous les pays, avec la nomenclature abrégée de leurs travaux. Les détails biographiques, les appréciations

i. Comparez les Guides à l'usage des étudiants en philologie. § 222. 2. Cours professé en 1757.

critiques et les considérations générales sont réduits à la plus simple expression. On sait qu'il n'y a rien de plus aride et de plus décharné que les Lehrbilcher allenmands de ce temps-là : « Eine blosze Zusammenslellung einer Reihe von Namen ».

318. — Au xix^ siècle, les historiens des études historiques ont cru devoir limiter leur champ d'exploration. Mais, pour cela, ils pouvaient s'y prendre et ils s'y sont pris, en efFet, de plusieurs façons.

Histoires des études historiques à cadre régional, national ou local

319. — Le cadre national, si commode dans une foule de travaux de Bil)liographie pure est, ici, assez artificiel. En effet, l'auteur qui se propose d'écrire l'histoire des études historiques en général dans un pays déterminé (Allemagne, France, etc.), ne saurait être personnellement au courant de toutes les spécialités historiques ; et, d'autre part, le fait que les érudits et les historiens dont il s'impose de faire connaître l'activité, ont vécu ou publié leurs œuvres dans le même pays ne suffit pas à créer entre eux un lien naturel solide. Aujourd'hui, on n'en est plus heureusement à parler de la « science allemande » ou de la « science française ». Néanmoins, bien des historiens ont été séduits par l'idée d'exposer l'histoire des études historiques dans leur pays : la piété envers les anciens maîtres de leur profession et la piété patriotique les ont invités à adopter cette division : « Nous nous trouverons en état, dit J. Desnoyers, de payer ainsi [en écrivant une histoire des études historiques en France] de fréquents tributs d'admiration à tant d'hommes savants et modestes, dont on connaît généralement moins la vie et les œuvres, malgré l'auréole de célébrité qui les entoure, qu'on ne connaît les légers écrits de nos poètes ou de nos romanciers »

Il convient d'observer, du reste, que pour les périodes anciennes, un des principaux inconvénients du cadre national est réduit à presque rien. En effet, avant le xix^ siècle, on ne s'occujiait guère de l'histoire d'Allemagne en dehors de l'Allemagne : une « Histoire des études

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