‹ Manuel de bibliographie historique (volume 3)Chapitre 26 sur 62 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

108. — Après les sources, les travaux d'après les sources. Il est évident, a priori, que l'on peut faire, de ces travaux, des répertoires très divers. Mais mettons d'abord en relief una première dichotomie.

D'une part, il y aura des répertoires de travaux historiques où seront indiqués ensemble, méthodiquement, des travaux de même nature, en quelque pays qu'ils aient été faits, en quelque langue qu'ils soient rédigés.

D'autre part, on peut imaginer des répertoires où seraient indiqués ensemble les travaux sur n'importe quels sujets d'histoire dont le caractère commun serait d'avoir été publiés dans le même pays ou écrits dans la même langue.

C'est à cette seconde catégorie de répertoires que le présent chapitre est consacré. Il sera court, car il existe fort peu de ces « Bibliographies nationales de Bibliographie historique » . Aussi bien, on n'aperçoit pas, au premier coup d'œil, l'utilité de pareils répertoires. La science est internationale. Il n'est aucun savant, et même aucun homme cultivé, qu'il soit Allemand, Anglais ou Français, qui puisse avoir aujourd'hui la prétention de se servir exclusivement des livres publiés dans son pays ou en sa langue. Il n'y a pas de littérature scientifique nationale qui se suffise à elle-même. Dès lors, à quoi bon dresser des répertoires particuliers de la littérature historique pubUée en Allemagne, ou de la littérature historique publiée en Angleterre,

ou de la littérature historique publiée en France? De tels répertoires ont l'air d'être établis sur une idée fausse.

109. — Distinguons. L'existence des répertoires de ce type où ne sont indiqués que des livres ne se justifie guère, en effet. Mais il y en a d'indispensables, pour des motifs qui seront énoncés tout à l'heure : ce sont les répertoires analytiques de publications périodiques.

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