En cours de publication, à Paris, depuis
DIBLIOGRAPHÏE HISTORIQUE (UÉTROSPECTIVE). 135
placer au premier rang la célèbre Collection des Grundriss de Strasbourg : le Grundriss der indo-arischen Philologie und Allerthumskunde (commencé sous la direction de feu G. Bûhler, en cours de publication depuis 1896), et le Grundriss der iranischen Philologie (publ. sous la direction de W. Geiger et E. Kuhn, en cours de publication depuis 1896). — U y a une Introduction bibliographique à l'étude des antiquités égyptiennes au t. I (Gotha, 1884, in-8) de ïjEgyptische Geschichte de A. Wiedemann, et une Introduction bibliographique à Tétude des antiquités assyriennes en tête de la Babylonisch-Assyrische Geschichte de G. P. Tiele (Gotha, 1886, in-8). Cf. louvrage précité de C. Wachsmuth (g 150).
170. — Moyen âge. — Un homme s'est rencontré pour entreprendre un répertoire bibliographique général de l'histoire du moyen âge, c'est-«H-dire de l'histoire de tous les pays, à tous les points de vue, f)endant mille ans, entre 500 et 1500 de notre ère.
M. Ulysse Chevalier a divisé en trois parties son Répertoire des sources historiques du moyen âge. — La première, intitulée Biobibliographie (Paris, 1877-1886, gr. in-8. Supplément, 1888, gr. in-8), fournit la réponse à cette question : « Quelles sont les sources [non pas les sources originales, mais les livres ou les dissertations modernes] à consulter sur tel ou tel personnage historique ayant vécu entre le iv« et le commencement du xvi« siècle? » — La seconde, inexactement intitulée Topo-bibliographie (Paris, 1894-1900, 4fasc. gr. in-8, de A à NO), est destinée, dit l'auteur, à fournir la réponse à cette question : « Quels sont les travaux dont telle localité, tel fait, telle institution du moyen âge a été l'objet, tant au point de vucî politique que littéraire? » — La Bio-bibliographie , dit encore M. U. Chevalier, renseigne sur les hommes, la Topo-bibliographie sur les lieux et sur les événements du moyen âge. — Quant à la dernière partie du Répertoire y ce sera ce futur « Dictionnaire des auteurs du moyen âge » dont nous avons dt^jâ parlé (§ 152).
La Bio-bibliographie de M. Chevalier, qui est une œuvre de premier ordre, laisse à désirer : ce n'est pas tant parce qu'il s'y trouve des erreurs et des lacunes, chose inévitable*; c'est parce que M. Che-
4. Il faut remarquer, toutefois, que M. Chevalier vise à ôtre complet. C'est mCmc sa seule excuse pour citer, comme il le fait, dû-s» Vvstçs» ^'î«Jc»as»ssc\. \ss^:^
valier n'a fait que transcrire et ranger par ordre alphabétique des noms d'auteurs les titres des ouvrages qu'il indique, sans distinguer ceux de ces ouvrages qui sont utiles de ceux qui n'ont aucune valeur (livres anciens et totalement annulés, livres pour l'enseignement élémentaire Ou de pure édification, etc.). Le lecteur, mis en présence d'une quantité de titres bruts, est exposé à perdre beaucoup de temps en recherches inutiles que le devoir du bibliographe aurait été de lui épargner (cf. § 6). — Il est bien entendu, du reste, que M. Chevalier n'a prétendu faire qu'un Catalogue de titres. Le Répertoire des sources historiqiies du moyen âge n'est pas un index. Si un personnage est nommé dans le titre d'un livre ou d'un article, ccî livre ou cet article, si insignifiant qu'il soit, sera indiqué dans la Bio-pibliographie ; mais les livres, même importants pour l'histoire d'un personnage, dont les titres ne mentionnent pas expressément ce personnage, sont, en règle générale, omis (cf. § 7).
Les défauts de la Bio-bibliographie ne sont pas moins sensibles dans la Topo-bibliographie \ mais là, ils sont aggravés par cette circonstance que le plan de ce second recueil n'est ni clair, ni rationnel.
Si, dans la Topo-bibliographie ^ M. Chevalier s'en était tenu à la bibliographie des lieux, comme il s'en est tenu, dans la Bio-bibliographie, à la bibliographie des personnages, il n'y aurait rien à dire. On pourrait observer seulement que la plupart des ouvrages publiés sur l'histoire des « localités » ne traitent pas spécialement de leur histoire au moyen âge, de sorte que l'auteur d'une Topo-bibliographie du moyen âge est exposé à signaler une foule d'écrits où, du moyen âge, il n'est pas ou presque pas question. C'est là une difficulté qui n'existait point pour la Bio-bibliographie, Elle est grave. En fait, M. Chevalier, qui l'a vue, n'a pas réussi à en triompher*.
ou dépassés, qu'il serait non seulement inutile, mais dangereux de consulter. 1. Dans la Topo-bibliographie de M. Chevalier sont indiqués quantité d'écrits qui ne touchent qu'incidemment à l'histoire du moyen âge, ou qui ne la concernent pas du tout. L'auteur, n'ayant pas été en mesure d'éviter cet inconvénient, n'est pas loin de s'en féliciter : c Pour certains points, il [ce répertoire] constituera même la bibliographie de tous les teiq» : tandis que les ouvrages relatifs aux personnages compris entre la innjgancp dn Christiaiiisnie et Tan 1500 touchent rarement à l'anti-
t qpie' par comparaison, les monographies des ; restreintes à la période du moyen âge... »
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436 JNSTIUIMENTS DE BIBLIOGRAPHIE lIISTORIQrE.
inexpérimentées : il les induirait trop souvent en recherches superflues.
171. — Philologies modernes. — Le Répertoire des sources historiques du moyen âge est, en somme, une Encyclopédie bihliographiquc de l'histoire du moyen âge à la manière des vieilles « Bibliothèques » de Martin Lipenius (§ 16). Mais la science du moyen âge est trop vaste, elle a trop peu d'unité pour être l'objet de Manuels à la façon du Manuale de Valmaggi (§167) ou du Handbuch d'Iwan V. Mûller (§ 168). Il n'y a pas une « Philologie du moyen âge », comme il y a une « Philologie classique ». Il y en a plusieurs.
L' « Encyclopédie » des principales « Philologies » du moyen âge et des temps modernes a, d'ailleurs, été récemment exposée dans des ouvrages généraux, dont la partie bibliographi(|ue est assez considérable : le Gi^undriss der germanischen Philologie de Hermann Paul (Strassburg, 1891-1892, 2 vol. in-8; 2« éd., en cours de publication depuis 1896); et le Grundtnss der romanischen Philologie de G. Grôber (Strassburg, en cours de publication depuis 1888). Pour la Philologie slave, voir l'introduction bibliographique de Fr. Pastrnek, Bibliographische Uebersicht ûber die slavische Philologie ^ 1876-1891, dans VArchiv fur slavische Philologie (Berlin, 1892, in-8), dont voici les divisions : « Bibliographie générale. Langue et ])hilologie. Histoire littéraire. Littérature populaire. Antiquités slaves. Histoire et sciences auxiliaires. »
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