‹ Manuel de bibliographie historiqueChapitre 67 sur 77 · CHAPITRE PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

préface, « l'indication des recueils et collections de documents qu'il n'est pas permis de ne pas connaître, et celle des répertoires divers à l'aide desquels on peut trouver dans ces recueils et dans tous autres les documents utilisables ». Mais il faut en voir l'économie : « Nous ne voulons pas tenter ici, ni une étude critique des sources documentaires de l'histoire de France ou de celles du droit français..., ni même dresser une simple bibliographie complète....» Qu'est-ce donc que l'auteur a voulu? Le fait est que la troisième partie de son livre est subdivisée, à son tour, en quatre sections.

Trois de ces quatre sections n'ont pas d'intérêt pour nous*. -— La deuxième, intitulée : « Principaux recueils ou groupes de recueils de documents » (p. 216-548) passe en revue (p. 179) « les grands recueils documentaires qu'il n'est pas permis d'ignorer (en y ajoutant quelquefois des recueils secondaires qui les complètent), et un certain nombre de listes et bibliographies de documents auxquelles il y aura lieu de se référer à l'occasion » .

Ainsi une des sections de la troisième partie du Manuel de G. Gavet traite des instruments — autres que les « instruments bibliographiques » proprement dits — du travail historique. Non pas seulement des recueils et des répertoires qui sont utiles pour les travaux relatifs à l'histoire de France (p. 217-440), mais aussi de « ceux (jui ne concernent en principe qu'un pays étranger » *. — Cependant

1. La première [p. 179-216] (où l'auteur a passe en revue celles des dénominations de documents que l'on rencontre le plus souvent à la lecture des historiens ou des actes eux-mêmes, ou qui désignent des groupes de sources particulièrement utiles... ))) contient en réalité des Éléments de Diplomatique, où l'on ne voit rien qui ne soit dans l'excellent Manuel de Diplomatique d'A. Giry.

La troisième [p. 549-565] (où sont passés en revue, a très rapidement, les principaux dépôts et répertoires de documents manuscrits utilisables ») contient quelques notions du genre de celles qui se trouvent dans les Archives de l'histoire de France de MM. Langlois et Stein.

La quatrième [p. 565-571] (où sont passés en revue a les principaux encore des ouvrages qui devront nous servir d'instruments de recherche dans ces recueils et dépôts ») est consacrée à l'énumération de quelques-uns des Guides cités dans le présent Chapitre préliminaire.

2. A la vérité, quoique l'auteur s'exprime ainsi (p. 216) en termes tout à fait généraux, il n'est réellement question dans le Manuel en fait de a recueils de

If lilHî dii livre est : Sources de rhistoire des institutions et du droit français; l'auteur n'a «rarde d'oublier qu'il s'adresse à des étudiants en droit; en conséijuence, il l'ait une large place aux recueils de (( docuin<'nts juridiques », sans s'interdire de parler : !•* « des recueils <(énéraux dans les(juels on jieut trouver des documents de ;;enres divers » ; 2^ a des recueils s|)éciaux à certaines classes de documents non juridiques ».

Lt; plan de la section du livre de G. Gavet qui traite des Recueils de documents, instruments du travail historique — surtout, mais non [)as seulement en vue de l'histoire du Droit — n'est pas irréprochable*. Mais les détails fournis sur chaque Recueil (titre, définition, éditions, indication du contenu des volumes, avertissements, cri ti- <pies), sont en général exacts. L'auteur a consciencieusement vu, ou lait voir, tous les volumes dont il parle, et il a pris soin d'en noter les particularités, surtout les particularités extérieures (anomalies

(iocumenls étranp^ers », que «te Rt^cuoils relatifs à l'histoire de l'Angleterre (p. 440), «Irs Pays-Bas, de la Belgique et «lu Luxembourg (p. 480), de rAUemagnc (p. 512), (l«î la Suisse (p. 527), de l'Italie (p. 535) et «le l'Espagne (p. 543).

1. Disons seulement «pie les Recueils g«*nêraux, relatifs à l'histoire de France, sont «'nunu'rt's dans l'onlre suivant, ni ehronologi({ue, ni rationnel, dont il est tri's (linicile «l«î «lisc<Mner le principe : Historiens des Gaules, Historiens des Croisades, (Collection de documents inédits, Publications de la Société de l'histoin» d(; France, Collection de textes pour servir à V étude et à renseignement de l'histoire, Xotices et extraits des manuscrits, Revue l'étrospective de Taschereau, Archives curieuses île Cimber et Danjou, Miscellanea «le Baluze, Spicile- (jium «le d'Achery, Analecta «le Mabillon, Thésaurus anecdotorum et Amplissima Collectio «le Martène et Durand, Nova Bibliotheca de Labbe. Lectiones nnticptie «le Canisius, Statuts et privilèges des Universités françaises de M. Fournier, Gallia christiana. Annales ecclesiastici de Baronius, Annales ecclesiastici Vrancorum «lu P. Le (A)inle, Annales Ordinis Sancti Benedicti, Histoire généalogique «lu P. Anselme, Cérémonial français des Godefroy, le Traite des fiefs de Chantereau Le Févre, VUsage des fiefs de Brussel, le Manuel de paléographie de M. Prou, l«i Musée des Archives départementales, les Monuments historicptes de J. Tardif...; — et que les ca<lres delà classification adoptée sont si peu rigides «ju'il est «jueslion des mêmes recueils à plusieurs reprises, sous «les rubri(pies diverses. — Malgré la multiplicité des divisions et des subdivisions, limprt^ssion que laissent li;s énuméralions de M. G. est celle d'une polymathie un peu naïve et de la confusion. Si les gens «lu métier éprouvent cette impression, quelle est celle «les ign«)rants, à «pii l'ouvrage est destiné? — La clarté de la toniposilion et ch; l'arrangement, sans parler de la propriété du langage, sont ilwio importance capitale en des matières si arides.

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