‹ Manuel de bibliographie historiqueChapitre 68 sur 77 · CHAPITRE PRÉLIMOAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRÉLIMOAIRE

de pagination ou de tomaison, présence ou [absence d'index, disposition des tables, etc.). Au reste, le nombre des Recueils énumérés est si grand i[ue les notices consacrées à chacun sont nécessairement très brèves : les avertissements critiques se réduisent le plus souvent à des réflexions sans portée*.

M. Gavet annonce (p. 758) que son livre sera prochainement complété par un volume d'Addenda : « renseignements qui nous ont semblé utiles, sans l'être assez pour figurer dans notre Guide réduit au strict nécessaire ». Mais la notion du « strict nécessaire » est, ici, difficile à définir.

310. — Le cadre de l'histoire nationale, qui est encore très vaste, a été adopté pour des Guides analytiques, historiques et critiques.

Dès 4856, J. Desnoyers publia dans V Annuaire-Bulletin de la Société de V histoire de France pour 4837 (p. 235-524) un article intitulé : « Indication des principaux ou\Tages propres à faciliter les travaux relatifs a l'histoire de France » . Son but était, comme il dit, de « donner un aperçu des ressources presque infinies, et la plupart non encore utilisées, qu'offrent ù l'étude les priftipaux travaux de nos prédécesseurs », et de « présenter le résumé des travaux qui ont exercé la patience et le savoir de plusieurs générations », afin de (( diminuer l'embarras où l'on est pour se reconnaître au milieu des nombreux recueils de documents originaux ». Cette « sèche notice », où l'auteur s'était vu « forcé de ne s'attacher qu'à (juehiues sommités » n'était, d'ailleurs, « en quelque sorte qu'une petite partie de l'introduction ou de la taljle [?] d'un travail de longue haleine dont la rédaction nous a été confiée par M. Guizot, ministre de l'instruction publique, sur l'appréciation des sources de l'histoire de France et des nombreux travaux d'érudition positive qui ont eu cette histoire

4. Les descriptions l)il)liograplii<jiies sont sensiblement supérieures aux avertissements criti(pies : c'est cpie, pour donner des avertissements de cet ordre, il ne suffit pas d'avoir vu et feuilleté les volumes, il faut avoir pratiqué personnellement les ouvrages. Chose impossible pour qui parle de plusieurs centaines d'ouvrages. — Comparer, sur les Collections conciliaires, l'exposé de M. Gavet (p. 534 et suiv.) et celui d'un spécialiste, le P. Quentin, dans son livre précité (§ 307).

2!i» HISTOIRE ET ORCAMSATIrt.N DES ÉTUDES HISTORIQUES.

|Kiiir objft ►). — l/o|iiisciile fuihlit^ de J. Desnoyers est divisé en deux pcirtirs : I. Moyens généraux tVétwle (c'est-à-dire « instruments t»ihli(><;ra|)lii(|Uf>s ») ; II. Lea principales collections de documents originau.r. — L'histori(|n(> et l'analyse critique des principaux Recueils sont ex|Kis4S, dans la seconde partie, d'une manière très sommaire, mais avec ordre, exactitude et sobriété.

311. — M. A. Franklin a publié (Paris, 1877, in-8) un li\Te dont le titre (Les sources de r histoire de France) est obscur et inexact, ci dont le sous-litre (« Notices bibliographiques et analytiques des inventaires et des IU»cueils de documents relatifs ;i l'histoire d(î France r>) est encore insuHisant. En réalité, cet ouvrage contient nuv série d(^ notices histori(|ues sur une cinquantaine de Recueils de d(Mnnnents relatifs a l'histoire de France, dont chacune est accompagnée di» la reproduction des titres et des tables générales (c'est-àdire <le la |)remière et de la dernière page) de tous les volumes du HeeutMl.

\a* |dan d(^ ce livre, divisé en sept parties, est très défectueux : ï. Inventaires de documents*; II. Recueils de documents*; III. Histoire erelésiaslicpie'; IV. Recueils de lois; V. Histoire généalogique; VI. Histoire linaneière; VII. Histoire littéraire. — D'autre part, on nt^ voit pas pour([uoi l'auteur, qui s'est occupé de la Revue rétrospectirc di» J. TasrlitTeau et de V Annuaire-Bulletin de la Société de l'Histoire dc^ Frani*(\ a négligé une foule d'autres publications périoliiques ([ni ont le même caractère. — Mais ce qui ôte au travail de M. Franklin pres([ue toute valeur pratique, c'est la méthode emphtycH» pour l'analyse des Recueils. Transcrire purement et simplement.

t. l.*antonr ontoiul par là dos rô|HTtoiros bibliographiques proprement dits (oiunu^ la liihiiothf'f/ur histortifue de la France du P. Leloug et le Catalogtu: iic t'Hiatoirr de France t\o. la Ribliothèque nationale de Paris, «les recueils tl'iuvonlairos tH>nuno les Inventaires et documents publiés par radministratioii dos Aivhivos nalioiialos ot les Calendars of State Papers, etc.

*2. Titre im\MU|>lol et inexact, car toutes les collecti<Mis ênumêrées duis les parties 111 et suivantes s*>nt aussi «les « recueils de documents » et dans cotte 11' partie sont analysées des Gdlections. txHume celles de L. Leber. qui ne sont |H>iiit dos nvnoils de diKnnnents ori^rinaux.

.*. 1. a\itour a ranjré. sous cette rubrique, non seulement les GolloctioDS conciiiAuv>. mais celUn> qui sont relatives à riiistoirc de r(.>nent latin.

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