CI 2. Ci
Library Journal, v . Library Journal, vol.
NULL 188R, p. 213, 217-218, 343, NIV, 189, p. 30-34 (avec fig.), 173-174.
La bibliothèque du Congrès peut contenir environ 2.500.000 volumest et possède en outre une galerie de peinture et des salles d'exposition.
iothèque du Congrès, — Plan définitif.
Fig. 11.
Comme nous le voyons, dans cex deux bibliothèques, les salles
de lecture sont indépendantes; il n'en est pas de même dans la plupart des autres bibliothèques américaines, où l'on s'est con-
1. D'après une note du Library Journal (vol. Il, 18x6, p. 56°, la « boukcapacity » eût été, si l'on avait exécuté intégralement le plan de Smithmeyer, de 3.554.760 volumes.
60 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONMIE
tenté ordinairement d'installer la salle de lecture dans l'espace resté libre au centre du grand magasin de livres. En dépit de leur apparence magmiique, ces bibliothèques aux salles immenses présentent de graves défauts. C'est avec raison que PooLe déplore la perte d'espace considérable produite par la grande salle centrale ; l'inutilité de cette dernière est particulièrement manifeste dans la bibliothèque du Peabody Institute, qui, comme nous l'avons dit, possède une salle de lecture séparée. Toutes les autres observations présentées par le bibliothécaire américain et relatives aux imperfections et à la cherté du chauffage, aux difficultés qu'il y aurait à agrandir les bâtiments, sont également de la plus grande justesse. La disposition des galeries rend le service extrêmement pénible pour les emplovés. On est obligé, en effet, pour chercher les livres, de monter une quantité considérable d’escaliers et bien souvent de faire le tour de la galerie centrale, ce qui augmente encore la fatigue. En outre, lorsque la salle est chauffée ou éclairée au gaz, l'air chaud se concentre naturellement dans la partie la plus élevée, et les reliures des livres placés dans les galeries supérieures en souffrent beaucoup; ajoutons qu’en cas d'incendie ce genre de construction offre les plus grands dangers. Enfin, l'installation de la salle de lecture au centre des magasins de livres est une cause de dérangement permanent pour les travailleurs et porte préjudice à leurs études. Pour tous ces motifs, l'Association des bibliothécaires américains a décidé qu'à l'avenir le mode de construction que nous venons d'examiner devrait ètre abandonné.
Voici le projet que Poole ! a présenté pour le remplacer : nous laissons la parole au bibliothécaire américain.
1. Déjà dans son essai intitulé « Library buildings » et reproduit dans l'ouvrage plusieurs fois cité : Public libraries in the U. S. of Ameries (Bureau of education:;, part. I, p. 465-175, Justin W'ixson avait préconisé une réforme de l'architecture dex bibliothèques américaines et proposé de nouveaux plans; mais Île grand champion de cette réforme a été William Pooze (sa biographie se trouve publiée sous la signature de W’. J. Frarcuxm dans le Library Journal, vol. XII, 1887, p. 281-288; XIX, 1894, p. 81-83), d'abord bibliothécaire de la Public Library cten dernierlieu de la Newberry Library de Chicago, qui est son œuvre ct sur laquelle nous reviendrons plus loin. Les travaux que Pooe a publiés au sujet de cette réforme sont : «“ The construction of library buildings », reproduit dans le Library Journal, v. VI, 1881, p. 69-77, dans les Circulars of information of the baress of education, 1881, n°1, et dans l'American Architect, sept. 17, 1881 (vol, X.