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L'édifice devra s'élever sur un terrain parfaitement dégagé et, si possible, isolé. Sur le milieu du côté qui conviendra le mieux, on construira Île bâtiment central exclusivement consacré aux bureaux de l'administration et aux salles de travail des employés. De chaque
p. 131, et traduit en français sous le litre de « La construction des bibliathèques publiques d'après le plan du bibliothécaire William F. Poole » Rerue des Bibliothèques, a. LIT, 1K93, p. 278-291: — « Progress of library architecture » : Library Journal, v. VII, 1K82, p. 130-136 ; — « emarks on library construction. To which is appended an eraminalion of Mr J. L. Smithmeyer's pamphlet entitled : Suggestions on library architecture, American and foreign. Chicago, 18K{. » Cenfralbla(l f. B., L, 1884, p. 99- 200,et Library Journal, v. VIT, p. 270et suiv.;; —« Small library buildinges » : Library Journal, vol. X, 1885, p. 250-256. — Citons encore les articles suiant relatifs à l'architecture des bibliothèques : William Ancuen, « Suggestions as to public library buildings»: Transactionsand proceedings of the 4. and 5. annual meelings of the library association U. K. London, 1nx4, p. 51-58; — VW. Hexuax, « Free library buildings, their arrangement and fittings » : Transarlions and proceedings of the 6. meeting ofthe library association U. K. London, 1NK6. p. 100; — VW’. J. Fiercnen, « Library buildings » : Library Journal, v. XIV, 1889, p. 39-40; — Normand S. PaTTos, « Architects and librarians » : thid., p. 139-161; — Addison vax Nase, « Reporton library architecture » : ibid., p. 162- 174; — I. M. Urrex, « Report on library architecture » : thid., vol. XV, 1890, n° 12, p. 12-14, 35-43; — C. C. Soure, « Points of agreement among librarians as to library architecture » : ibid., vol. XVI, 1891, n° 12, p. 17-19; — E. E. Cranke, « Considerations on the card catalogue and library construction » : 1hid., vol. XVIT, 1892, p. 229-232. Dans la conférence tenue en 1841 à Washington et dont nous avons déjà parlé, les bibliothécaires américains, après s'être prononcés, ainsi que Poor le fit de nouveau plus tard (18841 dans le lravail que nous venons de citer, contre le projet présenté par SMITHMEYEn pour la construction de la bibliothèque du Congrès, prirent, sur la proposition d'Evxaxns de Philadelphie, une décision de la plus haute importance, exposant « that in the opinion of the Association, the time has come for
and the adoption of a style of construction better suited to economy and practical utility ». Un an plus tard, la conférence de Cincinnati approuva <ette déclaration. Pooce dit, des constructions'faites jusqu'alors, qu'elles sont « absurd, extravagant, combustible and inconvenient ». — Le palais élevé tout récemment à Boston pour la bibliothèque publique présente de æuuveau les mèmes défauts (Centralblatt f. B., an. VIII 191, p. 225; Library Journal, vol. XV, 1890, p. 297-302, et n°12, p. 161-166).
Citons en terminant, le travail de Eirikr Macxéssox, publié dans le Library Journal, vol. XI, 1886, p. 331-339, sous le titre de « Spiral Library duildings », et dans lequel il propose de bâtir les bibliothèques de telle Haçon que les locaux affectent une forme spiroïde autour d'une salle de ure circulaire formant centre, afin fque l'on puisse toujours et sans té ajouter de nouvelles constructions. Cf. Poor, Library Journal, “vol. XL. p. 359-362.
t [4 Ÿ | a radical modification of the prevailing typical style of library building, ; Æ $
mn. |
côté de ce bâtiment central, ainsi que par derrière, seront construites des ailes adjacentes et indépendantes, mais réunies les unes aux autres, el dont le centre sera, ainsi que le montre notre plan (fig. 12), occupé par une grande cour intérieure qui distribuera à
Fig. 12. Plan de bibliothèque présenté pur Poor,
chaque pavillon une lumière abondante. En admellaut que l'on ehois sisse pour ÿ élever les constructions un terrain quadramgulaire Us 60 mètres de côté, le bâtiment central pourra former un reclanglelé 18 mètres de largeur sur 22 mètres de profondeur: quai aux salle latérales, que l'on voit disposées autour de la cour du milieu, elles auront environ 16 mètres de largeur et 5 mètres de hauteur el seronk aussi longues qu'il le faudra. Chacune de ces salles correspond] l'une des divisions spéciales du catalogue méthodique, L'une conlier” dra, par exemple, tous les ouvrages concernant les benux=agls, iii autre les livres d'histoire, une troisième ceux de géographie, ete, Un long corridor vitré, de forme rectangulaire, donnera accbsW différentes salles, qui, par mesure de précaution contre l'incendilés seront séparées les unes des autres par des murs à l'éprouxe du Cette disposition permet de supprimer les | i les com
ments adoptés dans les autres bibliothèques américaines. Les livres Seront disposés sur des ravons le long des murs ou dans des casiers doubles en profondeur placés dans la salle elle-méme, et à une hauteur telle que l'on puisse toujours les prendre facilement avec l« main sans avoir besoin d'échelle. Chaque salle, éclairée, comme le montre le plan, de deux côtés (par des fenêtres prenant jour sur la rue et par de larges baies s'ouvrant sur la cour intérieure), renfermera des tables et des sièges placés près de la porte d'entrée et se trouvera ainsi transformée en une salle de lecture, dans laquelle les livres relatifs à la science spéciale à laquelle elle est consacrée pourront être étudiés. Le bibliothécaire préposé au service de chaque salle pourra, en outre, connaissant parfaitement le dépôt qui lui est confié, aider et conseiller ceux qui s'adresseront à lui. La grande salle de lecture sera donc supprimée et remplacée par une série de petites salles, qui, au besoin, se préteront mutuellement leurs livres et où les travailleurs pourront étudier en toute tranquillité, sans aucun dérangement, puisque tout le mouvement sera concentré dans le corridor. Toutefois, les encyclopédies ct les ouvrages de référence d'une grande importance devront être réunis dans une salle spéciale. Lorsque la nécessité l'exigera, on pourra donner au bâtiment une hauteur de trois ou quatre étages ou méme davantage, mais il faudra alors installer un ascenseur près des escaliers afin de faciliter les communications.
Ce genre de construction offre, particulitrement au point de vue de la garantie contre l'incendie, des avantages incontestables sur le svsteme jusqu'ici adopté; en effet, le bâtiment devant être bäti en matériaux incombustibles (fer, pierre, terre cuite, béton) et chaque salle se trouvant séparée des salles voisines par de gros murs, il serait extrémement facile de localiser le feu s'il venait à éclater. En outre, la perte de place est réduite au minimum; comme il n'y a pas de galeries, ainsi qu'il a déjà été dit, les inconvénients d'un surchauffasc dans la partie la plus élevée de l'édifice se trouvent évités!; enfin,
1. Voici ce que dit au sujet de ce surchauffage, dans la conférence de Washington, le bibliothécaire du Congrès, Srorronp, en prenant comme exemple la bibliothèque mème du Congrès, « If ÿyougo intothe upper gallernies of the Library of Congress, on any day of the winter, and take à bouk from the shelves, the chances are that it will almost burn your hand. It has often occurred to me that if these warped and shrivelled and overheated volumes were not inanimatc beings,if they could only speak, they would cry out with one voice to their custodians : « Our sufferings are intolerable. » In the library [ speak of, moreover, there is on!v the injury resulting from the rising heat to which the books are subjected, since no
gas is burned. When to the fearful and almost incandescent heat, that kathers underevery ceiling, is added the wellknown dentructive influence of coal-gar, burned through many hours of each day, the effects upoa lhe books and bindings are simply deplorable. « En outre, pendant l'été, la
pendant l'hiver il est facile de donner à tous les locaux une température égale et régulière en économisant la plus grande partie des frais considérables que nécessite actuellement le chauffage. Ajoutons à vela que le service des livres sera rapide et facile et qu'aucun déran- «ment ne viendra troubler la tranquillité des salles.
PaoLe a eu la chance de pouvoir réaliser les plans qu'il avait proparés. La « Newberrv Library! », élevée récemment :1891- IN931 à Chicago et dont il fut jusqu'à sa mort le bibliothécaire, a été construite sous sa direction ‘fig. 143).
La Newberry Library est un batiment de cinq étages. Le rez-dechaussée est exclusivement réservé aux locaux de l'administration -t contient en outre un vaste « auditorium »; les autres étages sont tous divisés en larges salles, séparées les unes des autres par des murs épais et à l'abri du feu, et donnant sur des corridors spacieux “uxquels viennent aboutir les escaliers et les ascenseurs, Le premier ctlage a 16 pieds de hauteur, le second 15, les autres 1% chacun. La zrande salle de lecture (fig. 1+) occupe la partie centrale du second vtage. Toutes les autres salles, soit à cet étage, soit à l'étage supé- ‘icur, constituent des bibliothèques séparées, organisées conformément aux données que nous avons reproduites plus haut. Chacune de ces salles a 30 pieds sur 50 et peut contenir environ 2,300 volumes. La contenance totale dépasserait un million de volumes. Telle qu'elle est, la Newberry Library est susceptible d'agrandissements considérables, et, lorsque toute la place qui lui a été réservée sera occupée jar les bâtiments projetés, le nombre des volumes qu'elle pourra recevoir sera cuviron de 4.0)0,000,
‘haleur emmagaxinée par la toiture vitrée produit, elle aussi, des effets lplorables. « Books cannot live where men cannot live », remarque avec raison Poe. « In excessive heat the leather of bindings slowIY consumes, and its life departx. In libraries bindings have no such agressive and ‘“{ructive an enemy as excessive heat. A wellknown arehitect of Boston trentis called upon me, and, conversing upon the subject, Whieh was “ww to him, said that he frequentis went into (he galleries of the Boston \thenæum to consult books, aud when he came down found his clothes ‘nered with a fine red powder. He asked if knew what that powder “4, T replied that L'had often observed the same fact in The same localits nd had no doubt that it was the ashes of the bindines which had been -"stimed bv excessise heal.
EL CE The Newberry Library. Chicago. Certificate of incorporation el anenrporalion actet Particle de 6. €. Sous. dans le Librari Journal td NN pe LE,
oraosbe. ee Manuel le Jjiblinth connnr, D
66 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
L'ancien système de construction a persisté en Europe ces derniers temps; c'est ainsi, par exemple, que dans la
DE LA COXSTRUCTION DES BIBLIOTHÈQUES 67 biothèque Sainte-Geneviève (fig. 151, bâtie à Paris par
uorers, de 1843 à 1858, Lout le premier étage es occupé par
Fig. 15. La Bibliothèque Sainte-(reneviève, à Paris.
> immense salle de lecture. Cette salle, d'un très beletfet et bien airée mesure 1780 mètres carrés de superficie et offre place à Mecteurs. Des casiers doubles placés dans la salle et isolés du
68 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
public par une balustrade en fer, des rayons formant tout le pourtour et au-dessus une galerie utilisant les parois jusqu'à la naissance des fenêtres, permettent d'y loger 100.000 volumes. “Malheureusement cette disposition, intéressante au point de vue architectural, présente de très nombreux inconvénients pour la conservation des livres : « La poussière les ronge, dit M. Mou- « NIER, la lumière du gaz décolore les reliures et la chaleur, exces- « sive l'été, produit des effets déplorables; c'est ainsi qu'à la « longue elle décolle les pièces portant les titres et l'indication « des tomes au dos des volumes et les étiquettes indiquant pour « chacun la lettre et le numéro‘. » C'est dans cet édifice que le fer fut employé pour la première fois comme élément principal de construction et de décoration. La Bibliothèque Sainte-Geneviève a coûté 1.692.000 francs dont 123.000 ont servi à une acquisition de terrain *.
L'architecte parisien QuesTeL a récemment construit à Grenoble une bibliothèque dans le style américain. La seule différence est que l'on a converti en musée la grande salle centrale, au lieu d'en faire une salle de lecture.
“La bibliothèque universitaire de Bordeaux, située dans le nouveau monument des Facultés des lettres et des sciences inauguré en 1886, a été encore aménagée d'après le plan adopté pour la bibliothèque Sainte-Geneviève. Une vaste salle, longue de 30 mètres, large de 13 mètres, et d'une superficie de 390 mètres carrés, sert tout à la fois de salle de lecture et de principal magasin pour les livres. « Les parois ont été utilisées pour le place- « ment des volumes partout où l’espace a permis d'en loger, « c'est-à-dire jusqu'à la naissance des plafonds. Ainsi, au-dessus « des rangées de livres qui forment en longueur tout le pourtour » du rez-de-chaussée de la salle, il s'élève trois étages de travées, « auxquels corrrespondent trois galeries, qui règnent dans « l'intervalle des entre-pilastres, le long des murs de la salle, et « ne sont interrompues que par les doubles pilastres soutenant « les plafonds et par les escaliers placés aux quatre coins de la « salle. » M. V. Morrer, bibliothécaire universitaire, a consacré à cette bibliothèque une intéressante notice, dont sont extraits les
*1. Gde Encyclopédie, vol. VI. Bibliothèque. Installation des Bibl., p. 659.
renseignements qui précèdent et dans laquelle, après avoir loué « l'aspect monumental et décoratif » de la nouvelle installation, l'insiste à son tour sur les graves inconvénients qu'elle présente au point de vue pratique !*.
Parallèlement au système que nous venons d'examiner s'en est développé unautre, qui répond mieux à tous les desiderata exigés pour l'installation d'une bibliothèque. Laissant de côté toute prétention esthétique, ce système, appelé « système à magasins », présente la plus grande sécurité, réduit au minimum la perte de place, offre la possibilité d'agrandir les bâtiments si la nécessité s'en fait sentir, réunit enfin toutes les conditions voulues pour la surveillance et toutes les commodités nécessaires pour le service.
Le British Museum a été le premier à mettre ce système en pratique; depuis, il a été appliqué sur le continent à un grand nombre de bibliothèques et a toujours donné les meilleurs résultats.
Voici quelsen sont, d'après TisbEmaAxx ? et M. PascaL3, les traits caractéristiques. Etant donné que dans toute bibliothèque l'espace doit être parcimonieusement économisé, les casiers destinés à contenir les hvres sont, dans le système à magasins, aussi rapprochés que possible les uns des autres. de façon à ne laisser que la place strictement nécessaire pour passer, soit environ deux mètres. Ces casiers ne dépassent jamais une hauleur moyenne variant de 2" 10 à 2 50, ce qui permet d'atteindre sans échelle ni escabeau les livres placés sur les rayons les plus levés ; un couloir ou une galerie d'une largeur suffisante met en
1. Note sur la nouvelle installation de la Bibliothèque universitaire de Bordeaux, par V. Monter, Paris, 187.
2. TrEebEuANN, « Die Universitäts-Bibliothek in Halle a. d. S. » Zeitschrifl für Baurwesen, an. XXXV. 1885, col. 331-354, pl. 47-19 de l'atlas. Cf. également dans le Centralblatt f. B.. an. IT. 1885, p. 198, d'autres sbservations du même auteur.et « Anstalten und Einrichtungen des üffenthchen Gesundheitswesens in Preussen ». Festschrif{ sum 10. internalionalen medizinischen Kongress, herausyegeben von Pisrouw. Berlin, 1N90, pp. 414-422.
4. Pan:ar. Les Bibliothèques el les Facultés de médecine en Angleterre. Paris, 1NN4, pp. 40 et suiv.
ere
communication les casiers les uns avec les autres et les rend facilement acces
les (fix. 161.° « Les épaisseurs des plancher
Fig. 16. Len magasins de livres du British Museum.
« étant autant de places perdues pour le classement des volumes, « le desideratum est d'éclairer par le haut des pièces où son! « disposés des meubles dans lesquels on peut atteindre aisément « à de grandes hauteurs. Si l'on suppose donc des meubles ou
s doubles en profondeur, élevés à une très grande hauà Paris ils ont plus de 11“ 50) remplis de tablettes sans uption ; que dans les intervalles laissés entre ces casiers isse circuler, sur des surfaces horizontales transparentes, minces que possible, on aura résolu le problème de supr Îles espaces perdus. L'éclairage horizontal du haut s'imnaturellement. Les verres transparents, portés sur des ures en mélal appuyant sur les montants des casiers , peuvent donner ce résultat; mais on y a préféré, d'une “énérale, de simples grilles en fonte, à divisions parallaissant des canaux d'environ 30 millimètres de largeur, lesquels le talon ne puisse s'engager et qui donnent passage * quanlité suffisante! de lumière.” » — Dans les biblioconstruites, tant en France qu’en Angleterre, l'éclairage esque toujours exclusivement d'en haut; mais l'expérience é que dans ce cas il est bon, en règle générale, de ne pas us de trois étages mezzanines les uns au-dessus des si l'on veut que celui de la partie inférieure reçoive un jour suffisant. Cette limite n'a pas de raison d'être nm peat joindre l'éclairage latéral à celui d'en haut. rrands couloirs destinés à faciliter le service entre les doivent avoir, eux aussi, un plancher à claire-voie. C'est sulairs qu'aboutissent les escaliers de communication qui nt les uns aux autres les divers étages. Lorsque la lumière iquement d'en haut, il est utile de laisser, près des escagrandes ouvertures par lesquelles le jour puisse abondaminétrer ; cette perte de place peut être évitée lorsque l'on de fenêtres placées sur les côtés.
âtiments occupés par le British Museum? furent construits à 1826 sur les plans de sir Robert SwinkE et d'après l'ancien fig. 47 et 18). 11 furent agrandis plus tard, en 1838. C'est de que que date Loute la partie située au nord. La façade prinu monument a {#0 mètres de longueur et est décorée de #4 s ioniques. Un escalier de quelques marches donne accès au
SEAL, op. CL p.11.
le British Museum, cf. entre autres, le Centralblatt f. BI, 167 et FAnzseiger de Prtznosbr, 1861, n° 26.
een
72 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
portique dont le fronton est orné de bas-reliefs sculptés par R. Wesrwacorr. Les grandes salles d'exposition contiennent, dans la partic
ir. 17. Le British Museum, à Londres.
orientale, la bibliothèque Grenville et la bibliothèque royale di Georges II, et, à l'ouest, la précieuse collection des Antiques!.
1. Jusqu'en 18#2, c'était là qu'était également placée la riche collectior d'histoire naturelle.
ssement de la bibliothèque ayant été extrémement ra S nouveaux locaux, eux-mêmes, devinrent bientôl insuffisants. est alors qu'en 4454 le grand bibliothécaire sir Anthony Panrzzt
Fig. 18. Plan du British Museum.
posa d'utiliser la grande cour qui occupait le centre des bâtiments sur ses propres plans!, dont l'exécution fut confiée à sir Sydne:
drawn by Jones on the
self on April 1x, 1852 . et Henry Enus, ns une lettre du 1 157 ibid. za Without lessening Che merits of M' Smirke and M Fielder ing out its plans, the contriver and real architect throughout has sn Antonio Panizzi. »
gathers underevery ceiling, is added the wellknown destructiv of coul-gas, burned through many hours of each day, the elfeci
DL LA CONSTRECTION DES BIBIIOTIIQTI< (5.
adant Phiver 1 est facile de douner à tons les locaux une tempérare égale et régulière en économisant la plus grande partie des frais msidérables que nécessite actuellement le chauffage. Ajoutons à la que le service des livres sera rapide et facile et qu'aucun déranment ne viendra troubler Ja tranquillité des salles.
Pooe a eu la chance de pouvoir réaliser les plans qu'il avait nposés. La « Newberry Librarvi …, élevée récemment 1891- 93; à Chicago et dont il fut jusqu à 4 mort le biblothécarre. été construite sous sa direction fig. 13.
La Newberry Library est un batiment de cinq étages, Le rez-deaussée est exclusivement réservé aux locaux de l'administration contient en outre un vaste « auditorimm 2 les snutres étages sont us divisés en larges salles, séparées les nues des autres par des urs épais et à l'abri du feu, et donnant sur des corridors spacieux xquels viennent aboutir les escaliers et les ascenseurs, Le prenne: age a 16 pieds de hauteur, le second 15, les antres #4 chscun, La ande salle de lecture (fig. {#5 occupe la partie centrale dus seen ae. Toutes les autres salles, soit à cet Gtasree, soit à l'étage sup. eur, constituent des bibliothèques séparées. croisées conforme: ent aux données que nous avons reproduites juss hant. Chacune ‘ces salles a 30 pieds sur 50 et peut contetis cross 2,708 soins. ‘ contenance totale dépasserait un mien de vefunes, Felie queade t, la Newberry Library est susceptible d'agsarueissciments cons. bles, et, lorsque toute la place qui Ini 2 été péecrs es asp ee pie ir les batiments projetés, le nombre ses senigies oguucile out “evoir sera environ de 3.0KM).ONN.
leur emmagasinée par Ja toiture vatrée proc t sile e ee, es ete ‘plorables. « Books cannot live where tue sir set te ie purge nes ion PooLe. « In excessive heat he leisthus ct nee et verse eee
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elle se trouvait alors, dans une de ses maisons de la rue Vivienne.
Cette maison devint bientôtinsuffisante : elle ne présentait pas d'ailleurs toute la solidité désirable, Les planchers pliaient sous le poids des livres et les murs offraient si peu de résistance qu'il avait fallu les étayer. L'hôtel de Nevers, dans la rue de Richelieu, étant devenu libre en 1721 à la suite de la ruine de la fameuse banque de Law, l'abbé Bicxox le demanda immédiatement pour y installer la bibliothèque du roi ct il fut assez heureux pour l'obtenir.
« Le nom d'hôtel de Nevers avait été donné à toute Ia parlie du palais de Mazaiux qui était échue au marquis de Mana, le mari de la nièce du cardinal. Le palais Mazarin se composait de l'ancien hôtel de Charles Durer, seigneur de Chivry, élevé à l'angle de la rue de Richelieu et de la rue des Petits-Champs, de l'ancien hôtel Tubeuf, encore existant, élevé en 1633 par Pierre Leuver, à l'angle de la rue des Petits-Champs et de la rue Vivienne, et du hâtiment appelé galerie Mazarine que le cardinal avait fait construire par Maxsann. La galerie voûtée du rez-de-chaussée reçut des œuvres de sculpture et la galerie proprement dite, au premier étage, fut occupée par des collections de meubles, de tapisseries et de tableaux. Les peintures de la voûte avaient été exécutées en 1641 par Rowanezz: et Grimazntr. L'hôtel de Chivry était mitoyen avec l'hôtel Tubeuf et servait de communs au cardinal. La bibliothèque de Mazarin était placée dans les bétments qu'il avait fait construire en 1650, le long de la rue de Richelieu, jusques et au delà de la rue Colbert, qui, de ce côté, se trouvait passer sous une arcade dont on voit encore les amorces. Cette partie des bâtiments, restée vide après le transport de la Bibliothèque de Mazaux au collège des Quatre-Nations, fut cédée par le duc de Nevers en 1698 à la marquise de LamserT. En 1719, Law avait acheté pour un million, des héritiers du cardinal, la totalité du palais et avait installé dans l'ancien hôtel Tubeuf les bureaux de la compagnie des Indes. Il avait décidé la prolongation de la gde rie Mazarine jusqu'à la rue Colbert, mais les travaux qu'il fit com mencer ne furent pas poussés bien loin.
« L'hôtel de Nevers, dans lequel fut installée la bibliothèque, con-
prenait donc tous les bâtiments longeant la rue de Richelies, à
l'exception des appartements de la marquise de Lassænr et de
l'ancien hôtel de Chivry. Le trésor public et l'administration ces
trale des finances furent installés dans l'ancien hôtel Tubeuf et
restérent jusqu'en 1826. Lagalerie Mazarine fut affectée à la Boursé
de Paris, qui n'entraen possession de son nouveau local qu'en 18#-
Les travaux commencés par Law furent repris sous la direction d8
DE LA CONSTRUCTION DES BIBLIOTHÈQUES 79 ‘architecte RoserTt DE Corte. On songea, en même temps, à contruire, du côté de la rue Colbert, une galerie pour relier les bâtinents dont nous venons de parler à ceux de la ruc de Richelieu ; mais a marquise de Lausenr s'opposa à l'exécution de ce projet. On lut attendre sa mort (1333) pour le reprendre. C'est en 1745 scuement, que Jules Roserr D£ Cotre, fils du précédent, put faire ‘onstruire le pavillon qui longe la rue Colbert. Ce pavillon ne préntait plus, dans ces dernières années, d'assez bonnes garanties le solidité; il a été démoli, mais la façade refaite en 1878 n'est qu'une copie de l'ancienne. Le fronton, qui en était la partie la plus ‘emarquable, a été soigneusement reproduit. On a en méme temps culpté un bas-relief moderne dans Île fronton, entièrement nu, du atiment élevé par Roserr De Corte. La salle où se trouvent ‘ncorc placés les deux énormes globes de Conoxez11, faits pour le ardinal d'Ésrnéss et offerts par lui à Louis XIV, en 1683, fut contruite en 1731 pour les recevoir ; ils étaient restés jusque-là au chàeau de Marly.
Les travaux qui ont été exécutés à la Bibliothèque de 1854 à 18375 ous la direction de M. Larnousre et depuis 1875 sous celle de M. Pascaz en ont complètement changé l'aspect. En 1854, on a -efait les murs de l'ancien hôtel Tubeuf donnant sur le jardin; en -#55,on a restauré la façade de la galerie Mazarine et démoli le mur ‘tles arcades qui longeaient la rue Vivienne. On a approprié, la neme année, ce qui restait des arcades de l’ancienne Bourse pour : installer les bureaux de l'administration. En 1857, on a préparé es appartements actuels du directeur ; en 1859, on a démoli, rue les Petits-Champs et ruc de Richelieu, l'ancien hôtel de Chivry ct -onstruit sur son emplacement la salle dite de Labédoyére et la -otonde d'angle qu'on a quelquefois appelée pavillon Voltaire ; en IS60, on a commencé l'installation des premiers égouts de la Bibliohéque pendant qu'on poursuivait la construction des bâtiments jui longent la rue de Richelicu ; en 1863, on travaillait déjà au magasin central. La grande salle de travail fut ouverte au public Île 16 juin 186%.! » Toutefois, ce n'est que beaucoup plus rd, en 1884, que les travaux furent à peu près terminés; la salle de svail du département des manuscrits ne fut même accessible au iblic que dans les derniers mois de 1887, et la grande porte
"1. Grande Encyclopédie, t. VI, article « Bibliothèque Nationale », ar CG. Covpenc, $ IL, Bätiments, pp. 674-680. Voir à la fin de cet article 4 bibliographie des ouvrages publiés sur la B. N.
80 MANUEL DE RIBLIOTHÉCONOMIE Rue Neure es Petits-Champs
Vig. 20, Bibliothèque Nationale, — Nésde-chainéde.
teier. DK. Appartement de
"Anciens buresox de l'adiminiat
Fig, #1, Salle de travail dt
bliothèque Nationale.
Fig. 21 Salle de À
d'entrée qui donne sur la rue de Richelieu et le square Louvois ne fut achevée qu'en 1888.
En résumé, on peut dire, sans exagération, que la Bibliothèque Nationale a été refaite de fond en comble. En effet, sur une surface de 912$ mètres occupés par les bâtiments, 1080 mètres seulement sont couverts par les parties restaurées et 8044 par les parties neuves!. Nous publions ci-dessous trois plans de la Bibliothèque Nationale (fig.20, 23, 25), qui permettront de se rendre parfaitemeñt compte de l'aménagement actuel des locaux.
« Les bâtiments ont été faits avec la plus grande économie, sans négli- « ger cependant les lois générales de la bonne construction. Les façades « sur les rues et sur la cour d'honneur sont en pierre de taille; mais « les myrs intérieurs de tout le reste des constructions neuves de la « bibliothèque sont en moëllons divisés de &= 60 en #" 60 d'axe en « axe par des piliers en pierres de taille portant harpes et recevant « le poids des poutres des planchers et des fermes du comble. La « hauteur verticale des murs est divisée tous les 2 30 par un ban- « deau également en pierre de taille, destiné à recevoir les solives « des planchers qui sont toujours à des hauteurs représentées par un « multiple de ce nombre; tous les arcs sont en briques ou en fer, « tous les planchers et tous les combles sont en fer; sur les combles «“ existe un chemin de ronde avec garde-corps permettant de circu- « ler facilement en cas d'incendie. Les plafonds laissent la construc- « tion visible pour en tirer un parti décoratif ; les fenêtres, un grand « nombre de portes et d'escaliers sont également en fer ; donc, toutes « les mesures ont été prises contre l'incendie.
« Ces dispositions générales sont très sensibles dans la grande « salle de travail des imprimés (fig. 21), où la décoration accuse très « franchement cette construction sage et économique. En effet, de “« gros piliers, supportant les arcs en briques, forment l'ossature de « la maçonnerie, dont les grands espaces en moëllons, compris dans « les arcades, ne forment que les remplissages. Ces piliers sont déco- « rés de barreaux ornés qui alternent avec des parties lisses, et sup- « portent les galeries espacées de 22 30, plancher compris. Cette : hauteur a été jugée convenable pour supprimer les anciens, incom- ! modes et bruyants escabeaux roulants. Les colonnes, les arceaux
et les coupoles en fer sont indépendants de la maçonnerie; leurs assemblages permettent la dilatation ou l'extension qui peut se
° 1. Léon Lasnocsrs, La Bibliothèque nationale, ses bâtiments el ses »nstractions; Paris, 1885, p. 80.
Gnansaz. — Manuel de Bibliothéconomie. 6
rée qui donne sur la rue de Richelieu et le square Louvois ne chevée qu'en 1888.
résumé, on peut dire, sans exagération, que la Bibliothèque onale a été refaite de fond en comble. En effet, sur une surface de mètres occupés par les bâtiments, 4080 mètres seulement sont erts par les parties restaurées et 8044 par les parties neuves. s publions ci-dessous trois plans de la Bibliothèque Nationale 20, 23, 25), qui permettront de se rendre parfaitemenñt compte de énagement actuel des locaux.
Les bâtiments ont été faits avec la plus grande économie, sans néglircependant les lois générales de la bonne construction. Les façades r les rues et sur la cour d'honneur sont en pierre de taille ; mais s myrs intérieurs de tout le reste des constructions neuves de la bliothèque sont en moëllons divisés de #= 60 en #" 60 d'axe en e par des piliers en pierres de taille portant harpes et recevant poids des poutres des planchers et des fermes du comble. La uteur verticale des murs cest divisée tous les 2 30 par un banau également en pierre de taille, destiné à recevoir les solives S planchers qui sont toujours à des hauteurs représentées par un altiple de ce nombre: tous les arcs sont en briques ou en fer, us les planchers et tous les combles sont en fer; sur les combles iste un chemin de ronde avec garde-corps permettant de circu- "facilement en cas d'incendie. Les plafonds laissent la construc- "n visible pour en tirer un parti décoratif ; les fenêtres, un grand ’mbre de portes et d'escaliers sont également en fer ; donc, toutes s mesures ont été prises contre l'incendie.
Ces dispositions générales sont très sensibles dans la grande lle de travail des imprimés (fig. 21), où la décoration accuse très inchement cette construction sage et économique. En effet, de os piliers, supportant les arcs en briques, forment l'ossature de maçonnerie, dont les grands espaces en moëllons, compris dans arcades, ne forment que les remplissages. Ces piliers sont déco- : de barreaux ornés qui alternent avec des parties lisses, et suprtent les galeries espacées de 22 30, plancher compris. Cette iteur a été jugée convenable pour supprimer les anciens, incomdes et bruyants escabeaux roulants. Les colonnes, les arceaux les coupoles en fer sont indépendants de la maçonnerie; leurs emblages permettent la dilatation ou l'extension qui peut se
Léon Lasrouste, La Bibliothèque nationale, ses bätliments et ses “uctions; Paris, 1885, p. 80.
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« produire, de telle sorte que la fatigue ‘se répartit toujours égale-
Vim. 22. Mamasin contrat don Imurimde.
« ment, Ces éléments viennent former nervures dans la salle et sup- « portent la toiture, qui n'est pas reliée à la pierre, évitent ainsi l'in- « timité de deux matières, si diverses, employées sur une vaste
. échelle. Le fer, demeurant apparent dans la salle de travail, est en ‘* harmonie avec tout le reste des magasins et donne à cette partie