‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 30 sur 114 · Réserve des Imprimés · texte numérisé non relu

Réserve des Imprimés

. Selle pro le lecture publique Salle de travail des mn

Escaliers et vestibule. — 6. Galerie des

saries. — 7. Salle de lecture. — X. Cabinet des médailles, — 9. Magasin central. — 0. Mauain des imprimér. — 11. Groxraphie. — 12. Cour de 3 vorrayhie. — 11. Salle de lecture d plans.

— 15. da à disparaitre dans le projet de constructions sur la rue

$. Appartements de l'adrinists 9. Salle à moitie démolie desti Firienne.

La « Réserve » est le trésor de la Bibliothèque : elle renferme les ouvrages particulièrement précieux incunables,impressions sur velin,

qu: $

Fig. 24. La Réserve.

livres à reliures historiques ou remarquables par leur beauté, ele. ete. Il y en a environ 80.000.

« Matériellement, la Réserve (fig. 24) est une belle et longue salle « occupant le premier étage de la Bibliothèque, entre La place Lou-

et la Cour. Elle est refendue par des bibliothèques et, dans uteur, partagée en deux étages par une galerie à plancher de Dans le promenoir du milieu, contre chacun des corps de othèque, est une vitrine fermant à clef. La Réserve est ferpar des grilles comme une gcôle. Toutes les fois que son othécaire spécial y pénètre, il doit refermer à clef sur lui, et, çu‘il en sort, refermer derrière lui. Les livres de la Réserve nc communiqués qu'à une table spéciale, sous la surveillance tante et attentive d'un bibliothécaire. | «Galerie Mazarine » est le musée de la Bibliothèque. C'est la e d'Apollon du Livre. Dans un local superbe, cst exposé is 4858 un choix transcendant, effectué par M. Taierny, qui dressé un catalogue instructif, de sept cents ouvrages : essions xylographiques, origine de l'imprimerie dans les: -Bas, à Mayence, à Strasbourg, en Italie, en Espagne, en Alleie, etc... à Paris et dans les diverses villes de France, hisdu livre à figures, histoire de la reliure !. » ; donnons ci-dessous (fig. 25) un plan des combles de la hèque. Sur la rue de Richelieu, ils vont de bout en bout de > (de la rue Colbert à la rue des Petits-Champs) et sont en deux étages. « Un corridor de 180 mètres de long (fig. 26) ‘rse Chaque étage formant une perspective presque indéfinie haque côté du corridor le comble est divisé par une soixande cloisons à rayons, donnant ainsi 120 fractions de magapar étage ; en tout 240 bibliothèques partielles. Vers son u le corridor s'assombrit en tunnel : il passe sous les réser- . d'eau 2.

itelier de photographie, indiqué sur le plan, a été installé en il ne se passe pas de jour sans qu'il ne soit fait de demande d'une reproduction. Tous les départements sont mis à con- >n, mais le département des estampes est celui auquel on se le plus souvent.

ystème général des casiers de la Bibliothèque nationale cest #é, comme au British Museum, de montants en bois. Les sont mobiles, mais au lieu d'être supportés, comme dans les es bibliothèques, par des tasseaux adaptés à des crémailce qui présentait de sérieux inconvénients, ils reposent sur

[enri Beracni. Voyage d'un livre à travers la Bibliothèque nalio Paris. La Nalure. 1893, 2° sem., n° 1059, p. 250. lenri Benarbi, op. cit. La Nature, 2* sem., n° 1052.

Fig. 21. Salle de trax

ML. 1 {p. 80-81)

ibliothèque Nationale.

DE LA CONSTRUCTION DES BIBLIOTHÈQUES 8f

d'entrée qui donne sur la rue de Richelieu et le square Louvois ne fut achevée qu'en 1888.

En résumé, on peut dire, sans exagération, que la Bibliothèque Nationale a été refaite de fond en comble. En effet, sur une surface de 912+ mètres occupés par les bâtiments, 1080 mètres seulement sont couverts par les parties restaurées et 8044 par les parties neuves!. Nous publions ci-dessous trois plans de la Bibliothèque Nationale ‘fig.20, 23, 25), qui permettront de se rendre parfaitement compte de l'aménagement actuel des locaux.

« Les bâtiments ont été faits avec la plus grande économie, sans négli- « ger cependant les lois générales de la bonne construction. Les façades « sur les rues et sur la cour d'honneur sont en pierre de taille; mais « les myrs intérieurs de tout le reste des constructions neuves de la « bibliothèque sont en moëllons divisés de #® 60 en 4" 60 d'axe en «“ axe par des piliers en pierres de taille portant harpes et recevant « le poids des poutres des planchers et des fermes du comble. La « hauteur verticale des murs est divisée tous les 22 30 par un ban- « deau également en pierre de taille, destiné à recevoir les solives « des planchers qui sont toujours à des hauteurs représentées par un « multiple de ce nombre; tous les arcs sont en briques ou en fer, « tous les planchers et tous les combles sont en fer; sur les combles “ existe un chemin de ronde avec garde-corps permettant de circu- « ler facilement en cas d'incendie. Les plafonds laissent la construc- « tion visible pour en tirer un parti décoratif ; les fenétres, un grand « nombre de portes et d’escaliers sont également en fer ; donc, toules “ les mesures ont été prises contre l'incendie.

« Ces dispositions générales sont très sensibles dans la grande « salle de travail des imprimés (fig. 21), où la décoration accuse tres “ franchement cette construction sage et économique. En effet, de “ gros piliers, supportant les arcs en briques, forment l'ossature de “ la maçonnerie, dont les grands espaces en moëllons, compris dans « les arcades, ne forment que les remplissages. Ces piliers sont déco- . rés de barreaux ornés qui alternent avec des partics lisses, et sup- « portent les galeries espacées de 2% 30, plancher compris. Cette « hauteur a été jugée convenable pour supprimer les anciens, incom- « modes et bruyants escabceaux roulants. Les colonnes, les arceaux « et les coupoles en fer sont indépendants de la maçonnerie; leurs

assemblages permettent la dilatation ou l'extension qui peut sc

* 1. Léon Lasrocste, La Bibliothèque nationale, ses bätiments el ses ‘onstructions; Paris, 1885, p. 80.

Gnansiz. — Manuel de Bibliothëéconomie. ô

« produire, de telle sorte que la fatigue ‘se répartit loujours égale-

Wie. 2m. Macnsin montent den tmntonte

« ment, Ces éléments viennent former nervures dans la salle et sup « portent la toiture, qui n'est pas reliée à la pierre, évitant ainsilir- « timité de deux matières, si diverses, employées sur une vas

ichelle. Le fer, demeurant apparent dans la salle de travail, est en 1armonie avec tout le reste des magasins et donne à cette partie le l'édifice une grande légèreté, tout en restant dans des hauteurs ossibles à chauffer. Cette proportion n'aurait pu être obtenue, >robablement, sans la division du vaisseau général en neuf couroles. | : Le magasin central des imprimés (fig. 22), qui fait suite à la salle de ravail, est entièrement semblable, comme mode de construcion, à cette salle ; son mobilier seul a dû subir les modiications réclamées par la nature même de ses planchers à clairesoies. Cette partie est particulièrement curieuse. C'est un paralélogramme énorme fermé par quatre murs laissant entre eux un ‘space occupé par les corps de bibliothèques, disposés dans le sens lu petit côté. Les rayons sont formés de fers en X verticaux, monants de fonds, espacés de 4, 60, et bandés entre eux par des irants en fer plat, posés horizontalement à hauteur des planchers. Æs tirants, placés sur champ, sont raidis par des plaques en fonte à laires-voies servant à la circulation. Le tout est éclairé par le haut + la lumière passe à travers les plaques à jours des quatre étages upérieurs pour se répandre dans le sous-sol, où elle arrive encore uffiante pour les besoins du service. Le milieu du magasin est ibre et les côtés, à droite et à gauche, sont occupés par les livres. Jes passerelles en fer à jours relient ces côtés, tandis que des scaliers en fer à claires-voies donnent accès aux différents étages. En eflet, le programme que s'était donné l'architecte avait té : dans un quartier où il.est dificile de s'étendre, sur un terrain imité, créer le plus grand emplacement possible pour les collecions. D'où la suppression de la plus grande partie des cours et ‘éclairage par le haut!. »

tevenons à la salle de travail.

son y accède par un vestibule donnant sur la cour d'honneur. e vestibule est en pierre d'Euville ; les parois verticales figurent ne draperie d'une sculpture très sobre et décorative offrant une érie de 5$ médaälons alternés de marbre Campan vert et de Sarancolin des Pyrénées. Le dallage est fait de carreaux de liais de srimault avec coins ronds en marbre rouge antique et encadrenents de marbre vért de meri. » A gauche se trouvent le dépôt cannes et parapluies, les cabinets d’aisances et les lavabos ; à

Léon Lansrousres, op. cil., p. 59-62.

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