SU LL LU LU LL
Fig. 31. Plan de la nouvelle Bibliothèque de Wolfenbüttel.
L'édifice est construit dans le goût de la Renaissance italienne. La partie inférieure est en dolomite, la partie supérieure en grès just de Langelsheim; les colonnes qui encadrent les fenêtres sur la façade antérieure sont en grès rouge du Main.
Avec son large perron donnant accès à l'entrée principale 4 décoré de deux lions couchés, en bronze, avec ses hautes fenêtres cintrées et l'ensemble de sa riche décoration architecturale, l'édifice, produit un effet aussi agréable qu'imposant.
Sur la corniche de la partie centrale se détachent en lettres ap tales dorées les deux mot : Bibliothrea Auguxla, nom que portait anciennement la bibliothèque. droite et à gauche, entre ks. colonnes qui supportent la corniche, se trouvent deux inscriptüoss votives ; d'un côté : Condita a. D. Augusto Domus Brunswico-Lune-
burgensis Lineæ Senioris Salore; de l'autre côté : Ædifirala a. D, Guillielmo Domus Brunswico- Luneburgensis Line Senioris Ultimo.
Dans la disposition intérieure des locaux (fig. 3%; on s'est efforcé, par un sentiment de picux souvenir, de rappeler le plan de l'ancienne bibliothèque aujourd'hui disparue. Au centre de l'édifice se trouve là grande salle (7) haute de deux étages; quatre paires de colonnes en marbre soutiennent la voûte décorée de peinture, et une galerie à balustrade dorée fait le tour de la salle. Deux immenses fenêtres percées dans les parois longitudinales donnent sur les cours intérieures ; ces fenêtres sont décorées de chaque côté de tableaux reproduisant les célèbres figures allégoriques de Raphaël: la poésie, la théologie, la jurisprudence et la philosophie, qui symbolisent ici les trésors conservés dans la bibliothèque. Dans le fond (8) se trouve le grand escalier conduisant au premier étage.
Les magasins des livres (12), organisés suivant le système français, sont disposés tout autour de cette salle centrale, ce qui facilite beaucoup les communications. Ces magasins sont simples, mais cepeudant remarquables cet installés avec un goût et une perfection architecturale que le système lui-même ne comporte pas nécessairement. Par mesure de précaution contre l'incendie, les planchers à chires-voies n'ont pas été installés partout; le second étage, par exemple, est séparé du premier par un plafond voûté à l'épreuve du feu,
Outre les différentes salles dont nous venons de parler, nous devons encore mentionner le maguifique vestibule {2j au milieu duquel a été placé, sous sa forme primitive, le monument de Lisuxe sculpté par Düie, le premier qui ait été élevé à la mémoire du yrand homme! .
À gauche du vestibule se trouvent la salle du prèt (51 et le bureau du biblivthécaire en chef, décoré de riches boiseries (61; à droite, la sülle de lecture (3) et la salle des revues (4. Toutes les autres salles Spéciales peuvent, en cas d'incendie, être isolées les unes des autres au moven de portes de fer. Parmi celles nous citerons encore la salle Coutenant les manuscrits (11) et celle où se trouve conservée Hi collection de la Bible {9:, collection qui, dans son genre, n'est pas moins importante, La salle 10 n'a pas encore de destination spéciale.
. Sur l'activité déployée par LEssisé comme bibliothécaire à Wolfenbüttel, voir K. LaxpaTeixER, Gotthold Ephraim Lessing als Bibliothekar. Literarisch-historische Skizse, Wien, K. K. of und Staatsdruckeroi, 1x61 Progr. d. K. K. Josephstädter Gvmnasiums in Wien.
108 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIR
Au premler étage Il y a deux salles magnifiques, meublées dans goût du premier empire, avec des armoires où sont conservés
trésors de la Bibliothèque et les collections rares. C'est là que: trouvent les incunables, les ouvrages imprimés sur parchemin et st soie, ete. Enfin, au-dessus du vestibule, une galeric de peinture ret ferme les portraits de tous les ducs de Brunswick et deux beat tableaux à l'huile représentant l'ancienne bibliothèque. C'est dat
Fig. 36, Bibliothèque de l'Unive
PL. it, (p 108-109)
Leiprig. — Rez-de-chaussée
Fig. 37. Bibliothèque de l'U
mL. IV (p. 108-109)
é de Leipzig. — 1" étage.
L at
cette salle que sont également conservées les collections d'estampes, dessins, gravures, portraits, ete., ete.
Ce bätiment,que l'on s'est efforcé par tous les moyens possibles de mettre à l'abri du feu, et que l'on a cherché à construire de façon telle qu'il satisfasse à toutes les exigences du temps présent ct permetile d'admirer les trésors qu'il contient, fait le plus grand honneur au gouvernement, qui y a consacré la somme de 330.000
mark, ainsi qu'aux architectes qui en ont dirigé les travaux.
La bibliothèque de l'Université de Leipzig, récemment construite, est l'une des plus belles et des plus grandes de toute l'Allemagne (fig. 35). Voici, sur celte bibliothèque, quelques détails dûs à l'obligeance de M. l'architecte Arwed Rosssacu, de Leipzig, auteur du projet.
Le projet du nouveau bâtiment terminé en 189.1 fut adopté à la suite d'un concours ouvert en 1885 entre les architectes allemands et dans lequel il obtint le premier prix. Ce qui distingue la nouvelle bibliothèque de toutes celles qui ont été bâties précédemment, c'est que, au lieu de s'élever sur une hauteur de plusieurs étages séparés les uns des autres par des planchers à claires-voies, les magasins de livres sont au contraire disposés dans une série de salles basses cet éclairées de deux côtés.
Ces salles ont 3 mètres de hauteur et 10® 75 de largeur. Les plafonds voùtés et massifs sont soutenus par deux rangées de colonnes en fer distantes de 2 mètres les unes des autres. Les parois longitudinales de ces salles sont percées de grandes fenêtres qui en occupent toute la hauteur. Directement en face de chaque fenêtre, et perpendiculairement aux gros murs, sont placés les corps de bibliothèque, doubles en profondeur, et qui, grâce à la disposition adoptée, sont parfaitement et également éclairés. Une sorte de corridor, formé par les colonnes dont nous avons parlé, traverse Îles magasins de livres et permet d'accéder facilement aux casiers aussi bien qu'aux escaliers en fer ou aux monte-charge qui réunissent entre eux les magasins de livres et les différents locaux. La hauteur des casiers est calculée de telle façon que l'on puisse atteindre facilement Ie ravon le plus élevé sans escabeau et sans échelle.
Le plan suivi pour la construction des magasins présente ce grand avantare qu'il permet, grâce aux portes de fer qui les séparent des autres parties de l'édifice, de mettre les livres à l'abri de tout danger et particulièrement du danger du feu. Un autre avantage sur Île systeme des étages superposés, c'est qu'ici la poussière ne risque
[ELU MANURE DIE BIBAOTHÉCONOMRE
es sur ceux qui sont silods nn-
res supéric
pas de tomber des
dessous.
-n pensée dominante chez l'auteur du projet a été de dispuserties ue sux de la bibliothèque de telle façon que tous les sorvicus Anté rieurs, services des magasins, des salles de manipdation, de la salé du Catalogue, des bureaux, de l'administration, aussi bien quelé service de communication des livres, puissent se faire sans qu'il sui
nécessaire de passer par des endroits publics comme le sont, mple, la salle de lecture, les corridors, le grand escalier, ete.
Fig. 39. Bibliothèque de l'Université à Leipzig. — Grand escalier.
Jans que nous donnons permettront de se rendre compte des ions adoptées (fig. 36 et 37).
emier étage, sur la façade principale, 1e (fig. 38) et les locaux de l'administration qui y sont !, la salle de lecture des professeurs, la salle des manuscrits, 5 cartes, ete.
e trouvent la salle du
Au rez-de-chaussée, à droite et à gauche du vestibule, sont les logements des employés.
C'est dans le bâtiment central, entre les deux grandes cour: rieures, que se trouve le grand escalier (fig. 39) conduisant à l de lecture. Cette salle (fig. 40) est éclairée par d'immenses fe et par en haut. Les magasins de livres placés dans les deux latérales et dans les constructions transversales occupent 5 ayant chacun 3 mètres de haut (fig. #1). La place a été calcul
« sorte que la bibliothèque puisse dès maintenant contenir -000 volumes; mais, en donnant à chaque casier seulement un on de plus, il serait facile d'en loger 1.000.000. Plus tard, si
erilé à Leiprig. — Coupe verticale.
Fig. 41. Bibliothèque de l
agrandissements devenaient nécessaires, il sernit facile, sans changer aux dispositions générales de l'édifice, de prolonger deux ailes latérales À et B. Tous les magasins, ainsi que les de et les locaux de l'administration, sont chauffés par des
rife 1 dépeuse totale, tant pour le gros œuvre que pour l'aménageit intérieur, s'est élevée à la somme de 2.250.000 mark.
Unussre. — Manuel de Bibliothéronomies x
+ Le ru es.
114 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIH
* Nous terminerons ce chapitre en donnant quelques détails sur le projet présenté en 1891 par M. le bibliothécaire en chef D. Cmrovi et par l'architecte Cav. Alexandre Part pour la construction d'un édifice nouveau destiné à recevoir la Bibliothèque nationale centrale de Florence.
** Ce! projet très intéressant n'a pas. encore été mis à exécution, mais les plans que nous donnons ci-dessous permettront de se rendre compte de la façon, dont on cherche, en Italie,à résoudre les nombreuses difficultés que soulève la construction des : bibliothèques.
Si l'on examine les trois figures (fig. 42-44), il est facile de voir que toute la partie antéricure du nouveau palais cst destinée à l'usage public, tandis que l'autre sert uniquement de magasin pour les livres. Ce magasin est subdivisé en huit étages ayant chacun 3= 50 de hauteur environ. Il est ainsi facile de prendre les livres sans avoir besoin d'escabeaux.
Dans tous les casiers, la longueur intérieure des rayons est exactement de 1 mètre. Les magasins ne sont pas éclaîrés par le haut, mais latéralement, ce qui évite les grilles à claires-voies. On a ainsi suivi l'exemple donné récemment par M. l'architecte Arved Rosssacu dans la construction de la splendide bibliothèque de l'Université de Leipzig.
Pour la transmission mécanique des livres des magasins à ls grande salle de distribution, on a résolu d'adopter le système inventé par M. Bernard R. GREEN, surintendant et directeur des travaux de construction de la grande bibliothèque du Congrès à Washington.
La ville de Florence a fait don du terrain où doit s'élever la bibliothèque, mais en stipulant l'obligation de construire sur l'un des côtés du nouveau palais des portiques destinés au passage du public. I] ÿ avait là une grosse difficulté à surmonter ; une difficulté non moiss grande provenait de la nécessité de pourvoir aux besoins multiples d'une grande bibliothèque publique, ouverte, à tout le monde sans exception.
L'entrée principale est via Porta Rossa (fig. #2). De l'entrée (1) où accède au vestibule (2); une porte latérale, à gauche, conduit à
*1. Nous empruntons la description qui suit à La traduction italienne M.le D" A. Cara, p. 33-41.
bE LA CONSTRUCTION DES BIBLIOTHÈQUES 115
l'escalier de service (3) et au logement du gardien (#) de la bibliotheque. Non loin de l'escalier de service se trouve un autre escalier donnant accès aux appartements du préfet de la bibliothèque.
Le vestibule est éclairé par une petite cour (5). À droite se trouve la salle des périodiques (6) où seront mis à la disposition des lecteurs les derniers numéros parus. Du mème côté, et faisant face à la cour précitée, s'ouvre le grand escalier (3) éclairé par le haut et qui conduit au second étage.
Vis-à-vis l'entréc principale, et réunie au vestibule par une galerie de communication, se trouve la grande salle de distribution des livres (8) avec un plafond vitré.
Si le lecteur désire consulter le catalogue alphabétique qui est public (9) ou le catalogue méthodique (10) qui cst réservé, il tourne à yauche en passant devant la salle du prêt à domicile (11) : c'est par là que passent également les dames qui veulent se rendre dans la salle de travail (12) qui leur est expressément destinée. Les deux autres salles (13 et 14) sont réservées aux employés attachés au scrvice des catalogues.
Le lecteur, après avoir demandé le livre dont il a besoin, dans la salle de distribution, tourne à droite pour se rendre à la grande salle publique de lecture (15). Cette salle a deux entrées voisines l’une de l'autre (la seconde pour le service du soir). L'éclairage se fait par en haut et par quatre grandes fenêtres placées au second étage, du côté opposé aux portiques.
Cette salle de lecture diffère de toutes celles qui ont été consitruites jusqu'ici, en ce que les tables de travail ne sont pas au même niveau, mais sur une espèce de plan incliné. Les auteurs du projet sont convaincus que, de cette manière, le lecteur n'ayant pas en face de lui un autre lecteur qui puisse ou veuille regarder ce qu'il lit ou écrit jouit d'unc liberté plus grande, que la surveillance, exercée d'en haut, est plus facile, enfin que la lumière, soit naturelle, soit artificielle, ne rencontrant aucun obstacle, éclaire mieux les tables de travail.
Le long du ur dans lequel sont percées les grandes fenètres de la salle se trouve placée une bibliothèque de références de plus de 1990 volumes. Entre les casiers de cette bibliothèque et les tables de travail, un passage reste libre pour les lecteurs et les employés.
Retournons maintenant à la salle de distribution (8). Les employés qui sy trouvent ont toute facilité d'accès aux deux catalogues (9 et 10;. à la salle du prêt des livres à domicile (11) à celle du prèt des livres en dehors de la ville (16), à la chambre où aboutissent les porte-voix et téléphones (17) au moyen desquels le bureau de distri-
116 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
= DD MN rD° LI - 2
e-Ltet — + PORC Fig. 42. Projet d'un nouveau palais pour la Bibliothèque nationale centrale de Florence. — Rez-de-chaussée.
bution est en communication avec tous les magasins et tous le services de la bibliothèque, et enfin au grand ascenseur (20). Il y a encore trois dépôts spéciaux pour les livres : dans l'un son!
CAR NEC 4PAe Fig. 43. Projet d'un nouveau palais pour:la Bibliothèque nationale centrale de Florence. — 2=* étage.
mis de côté les livres pour la lecture du soir el ceux qui reviennent de la salle de lecture (18); dans l'autre, les livres dont le lecteur
118 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
Fig. 4. Projet d'un nouveau palais centrale de Florenc
la Bibliothèque nationale
étage. « déclare vouloir continuer l'étude le jour suivant ; dans le troisième enfin, de l'ascenseur :20), les livres qui doivent êtn ins.
acé pi retournés aux ma;
Nous continucrons notre description en passant immédiatement second étage (fig. #3) auquel conduit le grand escalier dont nous »ns déjà parlé. En arrivant dans un grand vestibule (1), on trouve ‘auche le bureau de la direction (2), deux petites chambres pour préfet de la bibliothèque (3), et la salle de travail du préfet et des res employés (#4). Une galerie de communication (11) conduit du stibule au catalogue des manuscrits (5); de celui-ci on peut passer ns le bureau du conservateur-adjoint des manuscrits (6), et, de ce reau lui-même, dans la salle (3) où sont réunis les livres envoyés r les libraires et que la direction de la bibliothèque se réserve ‘xaminer avant d'en décider l'achat. La salle de travail des manuits {8i est contiguë à celle du catalogue et, à côté, se trouve la salle
sont communiquées les œuvres rarissimes (9). Entre ces deux les se trouve celle du conservateur des manuscrits (10), Par la lurie de communication (11), les visiteurs de la bibliothèque, accomnés d'un employé, peuvent passer dans la galerie des manuscrits ?,; qui donne sur la terrasse découverte destinée aux reproductions otographiques (13), puis à la tribune (1#), du haut de laquelle on ‘ut, sans déranger les travailleurs, embrasser l'ensemble de la salle
* lecture, et exercer la surveillance.
De cette tribune, le visiteur passe dans la salle des « Archives littéires » (15) où seront conservés les cartes, documents ou fragments anuscrits, etc., etc.
Le musée bibliographique (16) occupe toute la longueur des porques et est destiné à recevoir les bibliothèques spéciales, les vunables, les collections précieuses et le musée bibliographique roprement dit : reliures artistiques, musique ancienne, etc. Au nd de cette galerie se trouve une tribune en l'honneur de Galilée : où seront renfermés les 300 volumes autographes écrits par lui u ses disciples, les éditions de ses œuvres, etc., etc.
À l'autre extrémité, une tribune en l'honneur du Dante (18) conendra plus de 100 manuscrits et plus de +00 éditions diverses de la irine Comédie.
be cette tribune on passe cnfin dans la salle des miniatures (19) u complète le musée bibliographique.
Le premier étage, dont nous n'avons pas encore parlé, est exclusi- -ment destiné à l'installation des différents services de la biblioque et aux magasins des livres. Le public n'v a pas acces (fig. #4).
H semble tout d'abord que l'espace réservé aux bureaux soit trop rand. On changera d'avis si l'on veut bien réfléchir au nombre et à \ variété des services que nécessite le fonctionnement d'une hblionthéque nationale centrale obligée de recevoir, du dépôt légal,
tout ce qui se publie en Italie, et de tout conserver, depuis le gros volume jusqu'au programme théâtral, sans avoir la liberté de choisir. Le travail qui en résulte est considérable et ne pourra, avec le temps, qu'augmenter encore. ;
Comme nous l'avons déjà dit, on arrive à cet étage en prenant au rez-de-chaussée l'escalier qui se trouve à gauche de l'entrée. Cet escalier aboutit à une salle d'attente (1); on traverse ensuite les bureaux de l'économat (2) pour entrer dans les archives de la biblio- : thèque (3). A côté de l'économat se trouve la salle d'inventaire des ! livres (#). Le bureau d'enregistrement des acquisitions ($) est voisin du bureau de la rédaction du catalogue sur cartes (6) des livres anciens italiens ou étrangers. De ce dernier bureau on a accès à la galerie (7) qui fait le tour de la salle du catalogue slphabétique situé au rez-de-chaussée.
Une galerie (8) met en communication entre eux le bureau des dons, de l'échange international et de la statistique (9), celui de la rédaction du catalogue des livres modernes italiens (10) et la direction du Bollettino delle pubblicazioni italiane (11), que la bibliothèque publie deux fois par mois. La même galerie conduit eneore au buress où s'organise le placement des livres et au dépôt des ouvrages mis de côté pour la reliure (13).
De là on passe au burcau des suites (14) et des publications of8cielles.
En face se trouvent les bureaux des revues (15) scientifiques et littéraires de l'Italie et de l'étranger, de tous les journaux politiques imprimés en Italie, des feuilles volantes, avis, etc., etc.
Le bâtiment une fois construit mesurerait 80 mètres de longueur, 52 mètres de largeur ct occuperait une superficie de £.160 mètres carrés. Si l’on s'en rapporte aux calculs qui ont été faits, la longueur des rayons serait de 63.000 mètres, sans compter ceux qui pourraient être placés au second étage, dans l'espace actuellement destiné eu musée bibliographique.
Si l'on admet qu'un casier d'une superficie verticale de 4 mètre carré puisse contenir facilement 100 volumes, la bibliothèque pourrait recevoir 1.894.200 volumes ct, en tenant compte des locaux du musée bibliographique et des livres de références déposés dans les : différentes salles, on atteindrait le chiffre de 2.000.000. |
S III Aménagement intérieur de la bibliothèque.
En ce qui concerne l'aménagement intérieur de la bibliothèque ‘. si l'on parvient à joindre le beau ct l'agréable à l'utile, cela n'en vaudra que mieux, le confort qui en résultera ne pouvant qu avoir une influence favorable sur les études et les travaux des bibliothécaires et du public. Ce sont naturellement les locaux destinés aux travail qui seront aménagés avec le plus grand soin; ils devront être chauffés en hiver, et l'été, au contraire, soigneusement protégés contre la grande chaleur. Il est bien entendu, toutefois, qu'il ne faudra jamais, sous prétexte d'élégance ou de luxe, sacrifier l'utile et le nécessaire.
Le conservateur ou bibliothécaire en chef étant obligé, comme représentant de la bibliothèque, de recevoir des visites chaque jour. et pour ainsi dire à toute heure, son bureau doit ètre la pièce la plus élégamment meublée de celles qui sont réservées à l'administration.
Les salles de travail des bibliothécaires adjoints seront pourvues de tables solides avec tiroirs fermant à clef ou, si cela est possible, de bureaux ministre surmontés de rayons pour les livres et les catalogues, et enfin de pupitres si le besoin s'en fait sentir. Des casiers, placés le long des murs, contiendront les ouvrages de références et de bibliographie d'autant plus nombreux, naturellement, que la bibliothèque elle-même sera plus importante.
Si l'on rédige le catalogue méthodique, suivant le système allemand, c'est-à-dire sur fiches de grandes dimensions, il sera nécessaire que les casiers destinés à le contenir soient élevés et profonds. En Allemagne, dans un grand nombre de bibliothèques, une salle spéciale est réservée à ce catalogue; 1l faut alors que cette salle soit très grande, car le nombre des volumes de fiches augmente très rapidement. Nous reviendrons, du reste, plus
1. Setnr-BLoxDeL, « Des bibliothèques au point de vue de l'ameublement », Le Livre, n° 84 (Déc. 1887), p. 353-366. — James D. Browx, « Library äppliances, descriptive guide to the complete technical equipment of libranes. » London 1892 (Library Association series, n° 1).
122 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
loin sur cette question dans le chapitre consacré à l'étude du catalogue méthodique. Quant au catalogue alphabétique, sil est lui-même en volumes, il sera bon de le placer sur des pupitres afin d'en faciliter le maniement. Dans la salle du prêt, l'employé chargé du service sera séparé du public par une barrière derrière laquelle sera placée sa table de travail. Cette salle sera munie de casiers, ou de tables, destinés à recevoir les livres qui ont été demandés en prêt, ou ceux qui ont été rendas. On se sert souvent de cette salle pour y placer les catalogues que le public est admis à consulter; dans ce cas, et pour que le maniement en soit plus facile, il faut que ces catalogues soient disposés sur des pupitres. Dans les constructions modernes, des monte- . charge, et même des ascenseurs, réunissent la salle du prêt avec les magasins et facilitent les communications ; l'employé chargé du service du prèt n'a, dans ce cas, qu'à demander avec un porte-voix les livres dont il a beséin, pour les recevoir immédiatement.
Dans la salle de lecture, le bibliothécaire chargé de la surveillance devra être placé de manière à voir tout ce qui se passe. Les tables de travail seront disposées de façon que le service soit facile et que le public, entrant ou sortant, ne sait pas gêné ; 1l faudra enfin que chaque travailleur ait à sa disposition une place suffisamment large. Dans la nouvelle bibliothèque de IJalle chaque table a 5 mètres de longueur sur 1" 25 de largeur: dix personnes peuvent y travailler, chaque place a donc 1 mètre de longueur. À Gôttingue les places ont 1" 05 de longueur sur 0®62 de profondeur ; au British Museum 1" 27 de longueur et également 0" 62 de profondeur; dans ce dernier établissement, l'élévation des tables est de 0 ® 76 et la häuteur des chaises de 0“ 45. Dans les bibliothèques très fréquentées, il est bon de numérater les places et d'établir, sous la table, entre chacune d'elles, une sorte de séparation, ainsi que cela a été fait à la Bibliothèque nationale à Paris.
Pour la lecture des livres d'estampes de grande valeur, il est nécessaire d'avoir des tables spéciales, munies de pupitres d'appui et sur lesquelles l'usage de l'encre sait interdit.
Des rayons disposés le long des parois de la salle de lecture permettront de mettre à la disposition du public les encyclopédi
FFT
St lt
lexiques, manuels, etc., et,d'une façon générale, tousles ouvrages de références. Comme dans les autres salles de travail, des
Fig. 45. Disposition des casiers.
jalousies ou de légers rideaux protégeront les lecteurs contre les rayons du soleil, si toutefois les verres opaques des fenêtres ne sont pas suffisants. Enfin, des tapis de liège, de linoléum, ou de toute autre matière, à l'abri de la poussière, amortiront le bruit des pas, évitant ainsi tout dérangement aux travailleurs.
Fig. 46. Disposition des casiers.
Après ce que nous avons déjà dit plus haut au sujet de la construction de la salle de lecture, il est évident que cette salle, en raison même de sa destination, doit ètre élégamment décorée. 1] faut que le travailleur y trouve toutes les commodités nécessaires,
y soit en un mot à son aise; c'est à cette condition seulement qu'il y reviendra avec plaisir.
Dans les magasins de livres,. les corps de bibliothèque, les casiers constituent les meubles principaux ; ils méritent donc, à ce titre, de retenir un instant notre attention. Dans le passé ces casiers étaient, en général, placés le long des murs, comme on peut s'en rendre compte en examinant les figures 45 et 46. La lettre a indique les portes; b, les fenêtres; c, les casiers, et et enfin d, les tables-comptoirs.
Fig. 47. Disposition des casiers.
PerznoznT, dans son Catéchisme, recommande les casiers doubles en profondeur, disposés perpendiculairement aux piliers qui séparent les fenêtres (fig. 47); mais il spécifie que ce moyen ne doit être employé que lorsqu'on est dans la nécessité d'économiser l'espace dont on dispose. Dans ce dernier cas, il préconise également la disposition indiquée sur la figure 48. Mais il était bien entendu, suivant lui, que le manque absolu de place pouvait seul justifier un pareil expédient dont le principal tort était d'empêcher que l’on puisse embrasser d'un seul coup d'œil les casiers et, par conséquent, les livres contenus dans la salle. C'était là un grave inconvénient, nous l'avons déjà fait observer, et il est encore aujourd'hui très sensible dans les bibli construites sur l'ancien modèle; mais, depuis que la nécossilé, de plus en plus impérieuse, d'épargner la riens, à l'adoption du « système à magasins », il a! sible, tout
do 4 SO
conservant la vue d'ensemble des livres, d'utiliser la totalité de l'espace disponible. Le plan (fig. 49) dressé par M. le bibliothécaire STEFFENHAGEN el qui indique comment sont placés les casiers dans les magasins de la bibliothèque de Kiel permettra au lecleur de se rendre mieux compte des dispositions adoptées. L'introduction des étages mezzanines a présenté, en outre, ce très grand avantage de limiter la hauteur des casiers et de rendre, par le fait, inutile (v. fig. 31) l'emploi de ces dangereuses
Fig. 48. Disposition des casiers.
échelles, nécessaires dans les anciennes bibliothèques et qui ont causé un si grand nombre d'accidents.
De son temps, LEGER avait conseillé, pour éviter l'usage d'échelles trop élevées, de donner aux casiers une hauteur variant de 2" 83 à 3" 39, hauteur qu'il considérait comme étant la plus commode. Lorsqu'on était forcé de la dépasser, Prrzmozor recommandait de construire à 2" 26 d'élévation des galeries en fer légères et élégantes garnies d'une balustrade. ou des galeries en bois si l'on était obligé de viser à l'économie;
plusieurs galeries superposées étaient-elles nécessaires, il fall toujours conserver entre elles cette même distance de 2%:
Ainsi que nous l'avons montré dans le deuxième paragrap de ce chapitre, les galeries, surtout lorsqu'il y en a plusieurs : unes au dessus des autres, présentent de si grands inconvénier que, dans les constructions modernes, on les a complèteme
Fix. 9. es ondes casiers dans les magasins de livres de la Bibliothèque universitaire de Kiel,
abandonnées et remplacées par les planchers à claires-voies dot nous avons parlé. Juxqu'ici on n'a pas encore fixé d'une façu précise et définitive la hauteur qu'il convient de donner aux di férents étages des magasins de livres et, par conséquent, au casiers eux-mêmes. Tandis, par exemple, qu'à la Bibliothèq nationale de Paris et à Greifswald cette hauteur est de au British Museum, elle n'est que de 2 44 et à Halle « 230, M. S *, bibliothécaire en chef de la Bibli
1 E. Srérreviiacex, Ueber Normalhôhen für Büchergeschosse. Ei bibliothektechnische Erürterung. Kiel, 1885.
thèque universitaire de Kiel, a cherché à déterminer avec certitude Ta hauteur normale que doivent avoir les casiers; c'est là, en effet, un point d'une grande importance, une perte de quelques centimètres par casier, insignifiante en apparence, mais répétée un grand nombre de fois, arrivant à produire une perte lotale considérable et qui, dans une grande bibliothèque, représente l'espace qu'occuperaient plusicurs casiers.
Après avoir pris la peine de mesurer une quantité de livres et “ètre livré à de nombreux calculs, M. STEFFENNAGEN est arrivé aux conclusions suivantes. Les étages doivent avoir uniformément 2% 50 de hauteur et les casiers 2" #7. Cette hautçur présente un inconvénient, c'est que Îles rayons supérieurs sont presque inaccessibles aux personnes de taille movenne. Pour v remédier, M. STEFFENHAGEN conseille des marchepieds en fer vissés sur les montants des casiers.
A Halle, où les casiers sont, comme nous l'avons vu, beaucoup moins élevés, on a adopté le système employé déjà à la bibliothèque de Leyde (fi. 50;. Une barre de fer disposée parallèlement aux corps de bibliothèque et maintenue par der supports à une certaine hauteur au dessus du plancher, ainsi que le montre notre gravure, sert de marche-pied, el une poignée également en fer, fixée sur la hauteur des montants, permet de prendre les livres des rayons supérieurs sans risquer de perdre léquilibre. Au British Museum, au contraire, on se sert, ainsi que nous lapprend l'architecte Kortiu, de petits escaheaux très légers, pouvant facilement glisser sur les planchers en fer et qui ont été également adoptés à Gôttingue.
La profondeur des casiers devait, d'après Perznoivr, être considérable, de 57 à 85 centimètres pour les rayons inférieurs destinés à recevoir les gros volumes, les iu-fv, et de {2 à 57 centimètres pour les rayons inférieurs. Dans les nouvelles con- Struclions, au contraire, partant de ce principe qu'il faut écouomiser, autant qu'on le peut, l'espace dont on dispose, on à adapté des profondeurs beaucoup moindres.
A Halle, par exemple, pour Les doubles casiers, la profondeur nest que de 0" 50: elle peut être portée pour les in-folios à 0% 70 au moven d'un avant-corps. À Gôttingue on sest arrété aux mesures suivantes : 20 centimètres pour lin-8",
30 centimètres pour l'in-4e, 40 centimètres pour l'in-folio.
rayons spéciaux sont affec
s aux formats de dimensions
tionnelles.
Fig. 50. Magasins de la Bibliothèque de Leyde.
Il serait particulièrement à souhaiter que la longueu ravons fût partout la même: c'est là, en effet, un point : grande importance, aussi bien pour la mise en place de | nouveaux que pour le transport dans un nouveau local de
ns déjà existantes. D'après M. Korrüx cette longueur doit le 1 mètre, à peu de chose près la même, par conséquent, elle de 0® 9,0, prise dans œuvre, fixée par M. STEFFENHAGEN !. distance entre les différents rayons, prise dans œuvre, doit ellement varier suivant la hauteur des volumes et aller en uant de bas en haut. Donner à tous les rayons la même ur serait un simple gaspillage de place, absolument inutile, à prend soin de séparer les livres suivant leur format, en ant les rayons du bas pour le grand format, ceux du 1 pour le moyen format et ceux du haut pour le petit t.
a cherché dans ces derniers temps à déterminer d'une re certaine la hauteur normale correspondant au minimum rte de place. Perznoior indiquait dans son Catéchisme aitimètres pour les in-f°, 42 centimètres pour les in-4°, et atimètres pour les in-8°. Les expériences et les recherches par M. STErFENHAGEN ont montré que l'on ne pouvait fixer ateur normale que pour les in-8, et que cette hauteur poutre réduite, prise dans œuvre, à 25 centimètres. Dans la thèque de Kiel on est mème descendu, dans certains cas , à 23 centimètres, par suite de manque de place; là, au ire, où l'espace le permettait et ne pouvait ètre plus avansement utilisé, on a donné aux casiers une hauteur qui t jusqu à 27 centimèlres. Quant aux dimensions pour les 6 les in-4°, elles sont essentiellement variables. On donne urement 45 centimètres de hauteur aux ravons destinés i-f° et 33 centimètres aux rayons des in-4°. Mais on trouve des hauteurs de 37, 39, 41, 43, 47, 49, 51, 53, 55 centis pour les in-f° et de 31, 35, 37, 39 centimètres pour les . toutefois, dans aucun eas, on ne dépasse 95 centimètres les in-f° et 39 centimètres pour les in-4°. Cette question suve, du reste, extrêmement simplitiée lorsque, ainsi que
üù British Museuin, d'apres KorTËs, la longueur des ravons est de liimétres: à Leyde, où chaque corps de bibliothèque à # rayons, ongueur n'est, d'après une note du Centralblaltf. B. 11, 333, que centimètres.
Gnaërrz. — Manuel de Hiblinthéconomnte. 9
cela se fait maintenant dans un grand nombre de bibliothèques. on lasse de côté le format réel pour ne tenir compte que du format apparent. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet, lorsque nous nous occuperons de la mise en place des hvres.
Ain que les emplovés ne se faliguent pas trop, en prenant ou en replaçant les livres sur les ravons mférieurs, 1l est bon que ces: ravons soient légèrement surélevés au dessus du sol. Perzhoiprt recommandait une hauteur variant de 7 à 10 centimètres. KorTiM propose d'établir le premier rayon inférieur sur un soubassement de 20 centimètres de hauteur et de donner à la barre d'appui destinée à servir de marchepied la même élévation. Cette disposition occasionnerail une perte de place, maiselle serait largement compensée par la facihté plus grande que l'on aurait pour prendre Îles livres. Il arrive, en effet, très fréquemment, que la barre d'appui en question arrive à mi-hauteur du dernier ra von, ce qui est très gênant, parce que Fon ne peut alors prendre les bvres ou les remettre en place sans risquer de les abimer. Ce “rave inconvénient disparaît aussitôt que l'on adopte la disposition recommandée par Korriu. À Halle, par exemple {comme le montre la fig. 31°, les barres d'appui sont parallèles aux rayons inférieurs et situées à la même hauteur, c'est-à-dire à 25 centimètres. Afin de ne pas perdre trop de place, ces 25 centimètres sont utilisés par un ravon profond, sur lequel sont déposés, à plat, les ouvrages de très grand format qui ne sont pas fréquemment demandés. À Kiel, au contraire, le rayon inférieur n'a pas de soubassement: pour sortir les livres de ce rayon, 11 faut alors les faire passer par dessus la barre d'appui, et pour les remettre en place Îles introduire par dessous en utilisant l'ouverture ménagée le long du easier eU dont nous avons déjà parlé. Dans ce cas, la barre d'appui doit être naturellement placée aussi haut que possible, et à une assez grande distance du rayon.
L'épaisseur à donner aux ravons dépend, en premier lieu, du bois que l'on emploie, en second lieu de la portée qu'ils doivent avoir. PETZHOLDT qui avait admis une longueur supérieure à celle que nous avons indiquée plus haut comme étant la meilleure. proposait de donner aux rayons inférieurs, qui ont à soutenir le poids considérable des in-f” et des'in-{", une épaisseur de 4 cen- Eunetres réduile à 2 centimètres pour fous les autres rayons. Les
1 nm - =
s trop longs devaient être maintenus par des supports. A l'épaisseur des rayons est uniformément de 3 centimètres : ‘galement l'épaisseur qui a été donnée à Halle aux rayons jui sont au nombre de 2 ou 3 par casier.
nploi des-rayons mobiles a été reconnu comme préférable | des rayons fixes, en raison même des grands avantages présentent. [ls sont, en effet, infiniment plus commodes, la Lé des tablettes permettant, suivant les besoins, de diminuer augmenter leur hauteur sans aucune difficulté. On a * contre les rayons mobiles leur prix de revient un peu evé que celui des rayons fixes ; mais l'objection n'a pas de nent sérieux, car l'augmentation de dépense est largement nsée par la place gagnée. Dans les casiers doubles il est aire que les deux faces soient absolument indépendantes e l'autre ; la largeur des tablettes devra donc correspondre joilié de la profondeur des casiers !.
ultivement les rayons mobiles étaient portés par des ix adaptés à des crémaillères, il suffisait alors pour fuire - ou descendre les rayons de monter ou de descendre les IX, mais cette opéralion, en apparence si simple, ne se fais toujours sans difficulté; très fréquemment, en effet, le uait et ce n'était alors qu'avec beaucoup de peine que l'on L sorlir le tasseau de la crémaillère. En outre, ce système au point de vue de la conservation deslivres, de multiples énients. Plus tard on remplaça les crémaillères par des es, sortes de pitons en fer ou en cuivre sur lesquels nt s'appuyer les ravons et dont les tiges pénètrent dans des rous circulaires percés dans les parois de chaque travée s 3 centimètres, comme à Halle, ou tous les 4 centimètres, à Kiel. Ce système est aujourd'hui adopté à peu près . Afin d'éviter que la solidité des parois ne soit comproir cette succession pour ainsi dire ininterrompue de trous ement rapprochés les uns des autres, on peut les percer en nt, sur deux files parallèles, ou mieux, comme les bois
aura bien soin d'avoir toujours en magasin une provision de + supplémentaires. On peut, en effet, en avoir besoin à chaque soit pour des changements, soit pour une augmentation de
qu'on emploie pour les casiers ne sont pas, en général. résistants, dans des liteaux en bois dur ou en métal encas l'aide d'une entaille dans {oute la hauteur des panneaux. Les clavettes réalisent incontestablement un progrès co rable sur les crémaillères. Le maniement en est beaucoup facile et plus rapide que celui des tasseaux el cependant, d jours, on a trouvé ce système encore trop compliqué et long. En admettant que tout marche bien, dit Esranrn, encore six mouvements à faire pour changer de place un r: on doit, en effet, soulever alternativement la tablette à dro à gauche ct enlever les quatre clavettes. Mais ce n'est pas ei principalement que réside la vraie difficulté. Pour po déplacer les deux clavettes du fond, il faut qu'il y ait «c tablette un espace assez grand pour qu'on puisse y glisser l'a bras, or cela n'est possible que si, dès le début, on'a laissé les rayons un intervalle considérable el représentant une én perte de place; dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsqu rayons sont très rapprochés les uns des autres, on se trouve f pour atteindre les clavettes en question, de débarrasser le 1 situé immédiatement au dessous de tous les livres qui y son gés. Et ces désagréments ne sont pas les seuls; pour retir: clavettes, l'appariteur chargé du travail est obligé de soule de soutenir le rayon chargé de livres et généralement assez l La fatigue qui en résulte est supportable lorsqu'il ne s'ayi de monter ou d’abaisser quelques rayons, mais il n'en est p même lorsqu'on entreprend une transformation profonde ei nant de nombreux changements, et l'on se voit alors oblis débarrasser de tous leurs livres les rayons que l'on veut dépl I faut bien reconnaître que ces inconvénients sont série c'est pour x remédier que bibliothécaires et constructeurs se ingéniés depuis quelque temps à trouver des modèles nouvx Récemment on a mis au jour. particulièrement en Allem: un grand nombre d'inventions ayant toutes pour but le ren cement des clavettes actuelles par un autre système rendant facile le déplacement des rayons. Dans un travail qui vieï paraître sous le titre : Die modernen Systeme von Büchergest mit verstellbaren Legcbwden. Leipzig, Spirgatis, 1895 : Sammi biblicthekswissenschaftlicher Arheiten herausgegeben von Dziarzko, 9. Heft), le D' Paul Jirces de la bibliothèque uni
e de Marbourg décrit et compare entre eux les différents mes proposés. Nous nous contenterons donc ici de les énu-
Fig. 51. Rayons mobiles, système Sranxoan.
ren donnant quelques renseignements sur les plus imporet en renvoyant pour les autres à l'ouvrage que nous ms d'indiquer.
Le directeur de la bibliothèque royale et universitaire de Breslau, M. le professeur D' SrArxDER, a pris un brevet pour un nouveau système de rayons mobiles en usage maintenant à la bibliothèque universitaire de cette ville, ainsi que dans quelques autres établissements, particulièrement à la bibliothèque consistoriale du prince évêque de Breslau. La gravure cidessus (fig. 51) permettra de se rendre compte des dispositions adoptées. Chaque rayon est muni à ses deux extrémités de pitons en métal montés sur tourillons (a) mobiles. Ces pitons pénètrent dans des trous carrés percés dans les montants de chaque travée. On peut aussi remplacer à l'une des extrémités du rayon les pitons mobiles par des pitons fixes (b).
A Francfort, le bibliothécaire de la ville, F. Ernanr! et l'inspecteur des bâtiments civils, C. Worr, oùt fait également breveter un nouveau système de casiers, installé déjà à la bibliothèque de la ville où on l'a exécuté tout en fer, iandis que la bibliothèque universitaire de Giessen, qui l'a également adopté, s'est servie de préférence du bois. Chaque rayon est muni de quatre pitons fixes s'emboitant dans quatre crémaillères dont deux sont appliquées en avant sur les perements des panneaux et deux à l'intérieur du casier, le long des panneaux eux-mêmes (fig. 52)
Le système de Lipuax, de Stresbourg, a la plus grande analogis avec le précédent, de même que le système Rora employé à Gras (fig. 53). Le système de Green dont on se sert en Amérique un grand nombre de petites bibliothèques et qu'on a « récemment pour la bibliothèque du Congrès à Washington
également fondé sur le même principe.
Fig. 52. Système Enrann.
1. Cf. Esnann, « Verstellbare Lagerung der Tragebretter an regalen », Centralblalt f. B., X, 1893, p. 23-28,
> Wexker!, bibliothécaire de l'Université, à Marbourg, a é un nouveau genre de casiers employé maintenant à la hèque universitaire de Marbourg et à la bibliothèque de ainsi que dans différents établissements. Jusqu'ici il a partout d'excellents résultats et c'est, croyons-nous, l'un eux compris et des plus pratiques. La construction en est atière en fer et très légère. Grâcé à un ingénieux système maillères, les rayons qui sont munis à chacuné de leurs sités d'un butoir conquel viennent s'aples livres, peuvent eret se déplacer avec ; grande facilité (fig.
resde, l'ébéniste Leua fait breveter un e que l'on a adopté
à la bibliothèque publique de la ville?, ‘lequel celui de Suirn “ands rapports. Menns encore les deux esdu D'O.Uuiworx, sel, et de Mïzcer, de u, puis les systèmes ains de Srikemax Fig. 53. Système Roru, »5; (perfectionné à Marbourg par l'ingénieur von A l'inspecteur général des bâtiments civils Knücxex), de déjà ancien, de Kocu et enfin du Library Bureau.
est de tous ces systèmes celui que l'on peut considérer : le meilleur? Les expériences faites jusqu'ici ne sont pas
G. Wexxen, « Marburger Repositorium mit verstellbaren Trag- Centralblatt, f. B. X, 1893, p. 532-537°, et « Das « Marburger testell» und der Versuchsbau an der Merburger Universitätsbiblio- “entralblatt der Bauveriraltung, 1894, n° 474, p. 494-95. * F.Seusonn v. Canozsreun, «Dresdner Erfindung einer verstellbaren 1x der Einsatzbretter in Bücherregalen », Centralblatt f. B. X, 1893,
136 MANUEL DE BIBLIOTRÉCONOMIE
assez concluantes pour que l'on puisse se prononcer en connais sance de cause, et il faut s'en remettre à l'avenir du soin de trancher cette question.
Lorsque les casiers seront placés le long des murs, ce qui arrive
Fig. 51. Système Waxuea,
généralement pour les casiers simples, on devra avoir soin de laisser, entre l'extrémité des tablettes et le mur, un certain espace vide permettant à l'air de circuler librement et empêchant ainsi le développement des insectes et des vers. Les casiers doubles tent naturellement la circulation d'air qui se fait aiod le-même sans que l'on ait besoin de recourir à une dispos: le, mais ils présentent un grave inconvénient, c'eh que les livres glissent d'un rayon sur le rayon opposé; pour ÿ
médier, il suflit de garnir le milieu des casiers parallèlement ix faces par un grillage métallique à larges mailles, ainsi que la a été fait au British Museum.
Il nous reste à dire quelques mots des bois à employer de prérence pour la construction des casiers el de la couleur que l'on «ra leur donner. Il n'y a pas à ce sujet de règle précise. L'emploi ou du chêne s'imposera plus ou moins suivant , de toutes façons, le bois choisi devra être fort
Fig. 55. Système Srxenax.
durable et se laisser difficilement attaquer par les vers. En < derniers temps on a substitué assez fréquemment, comme “us venons de le voir, le fer au bois, et, pour les tablettes, on st parfois servi de plaques de tôle ou d'ardoise! .
Ain de protéger les livres contre les vers qui se mettent dans bois, Lkarr avait déjà proposé, de son temps, que l'on recouvre stablettes de plaques de fer, de verre, d'ardoise, de porcelaine,
1. D'après ce que nous dit Konrfx, à la nouvelle Bibliothèque Royale à Ukholm les parois latérales des travées sont en fer; loujours d'après lui u British Museum les rayons sont formés par des plaques en Lôle montées ur cadres en bois el recouvertes de cuir rouge, tandis qu'au Vew Record Mfice de Londres, on s'est servi, de préférence, de plaques d'ardoise de centimètres d'épaisseur recouvertes de toile cirée.