UT TAIENT
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de faïence ou de toute autre matière analogue. D'autres moyens ont encore été mis en avant; on a conseillé, par exemple, de percer les Lablettes de trous très nombreux ou de les remplacer par une série de tringles en bois légèrement séparées les unes des autres.
Toutes ces mesures sont inutiles lorsqu'on a soin de nettoyer régulièrement les rayons et de battre les livres : c'est là, en effet, la meilleure précaution à prendre contre les vers.
S'il est nécessaire de peindre les casiers, il faudra choisir une teinte à la fois peu salissante et suffisamment claire pour ne pas nuire à l'éclairage des salles. Ce choix est d’une grande importance, le ton plus ou moins heureux de la nuance choisie contribuant pour une large part à l'aspect de propreté et d'élégance des locaux.
D'accord avec la plupart des bibliothécaires, nous ne couseillons pas de mettre des portes aux casiers, d'abord parce que cela est coùteux, sans être utile, ensuite parce que l'obligation d'ouvrir et de fermer constamment ces portes occasionne une perte de temps considérable et gêne le service. Les portes vitrées ou à treillis ne peuvent être recommandées que pour les armoires contenant des manuscrits ou des ouvrages précieux que l'on veut ainsi mieux mettre à l'abri. Des rideaux placés devant les casiers pourraient jusqu'à un certain point, préserver leslivres de la poussière, mais ils empêcheraient d'embrasser d'un seul coup d'œil l'ensemble des collections, et cet inconvénient doit suffire à les faire rejeter.
Après les casiers, les meubles auxquels on doit apporter la plus grande attention sont les tables-comptoirs destinées à la conservation et à la consultation des grands in-f° et des cartes. Certains ouvrages de format considérable ne peuvent trouver : place sur des rayons de hauteur et de profondeur ordinaires, d'où la nécessité de construire, pour les recevoir, des meubles spéciaux, sortes de tables à hauteur d'appui entre les pieds desquelles sont installés des rayons horizontaux ou verticaux. Lorsque les rayons sont verticaux, il faut qu'ils soient suffisersment étroits pour que les livres restent d'aplomb et ne risques. | pas de s'abîimer en tombant soit d’un côté, soit de l'autre.
Si l'on veut exposer des manuscrits ou des livres très rares, i faut les mettre dans des Vitrines disposées sur des tables, 08: 1
simplement dans des pêtiles boîtes munies d'un treillis métallique, en ayant bien soin de les protéger contre la lumière par un rideau d'étoffe. On peut aussi se servir, mais c'est là simple alfaire de goût sans utilité immédiate, d'appareils dans le genre de celui qui est représenté ci-dessous et qui se compose de
quatre vitrines mises en mouvement par une roue lournante Mig. 56).
: Fig. 56. Vitrines Lournantes, pour exposition de livres rares ou d'objets précieux.
; Les cartes et estampes sont ordinairement conservées dans des tiroirs ou encore, et de préférence, dans des « tables à rouleaux ». Ces tables sont en bois ou en fer, leurs montants sont, percés d'une série de trous (fig. 57) dans lesquels on introduit des petits rouleaux en bois ou en métal recouverts d'étoffe et qui «rvent de supports! .
Les dimensions des tables-comptoirs doivent naturellement être en rapport avec la grandeur des pièces destinées à les contenir. Si ces tables sont trop longues, elles gênent la circulation entre les deux côtés de la salle (fig. 45); si elles sont trop larges etplacées dans le couloir central, elles empèchent la communi-
1. Cf. à ce sujet dans la Deutsche Bauseitung, 1883, p. 102, un article “né C. Ik., dans lequel il est question d'autres meubles du même genre.
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cation directe entre les deux portes: lé mieux est donc mettre sur les côtés ifig. 451. On peut aussi, si toutefois dont on dispose le permet, les adosser aux piliers qui si les fenêtres (fig. 48). Inutile d'ajouter que, en ce qui cc leur nombre, il vaut mieux en avoir une de trop qu'une de (fig. 471.
Dans les bibliothèques modernes où le système à mag été adopté, il est impossible de mettre ces tables-comptoir les étroils passages qui sc les casiers; on est alors de les placer dans les larg ries centrales qui se trot chaque étage des magasi que ces galeries sont à voies, les pieds des tables = LE ceux des chaises doivent «
- Tables à rouleaux. liés entre eux par des tr. horizontales qui les empêchent de s'engager entre les be des grilles et assurent leur stabilité.
Quelques observations maintenant au sujet des éc encore employées dans un grand nombre de vieilles bibliotl Pour obvier autant que possible aux dangers qu'elles prés il faut qu'elles soient solides et en même temps légère que l'on puisse les manier facilement. Chaque échelle des munie à son extrémité supérieure de crochets en fer qi mettront de l'assujeltir solidement à une tringle égalemen disposée sur toute la longueur des casiers à la haut: l'avant-dernier rayon du haut, ou du troisième avant-deri qui l'empêcheront ainsi de glisser (fig. 58). Les meilleures sions pour ce genre d'échelles sont les suivantes : 1: 43 centimètres; distance entre les barreaux, 24 centir largeur des échelons, 12 centimètres. Les échelles roular
1. L'usage des échelles ne dixparaitra jamais complètement ; dans velle bibliothèque universitaire construite à Copenhague vers 1x sont, nous dit Ti. indispensables en raison même de la haut ges. D'autre part,le nombre des anciennes bibliothèques, où peut s'en passer, est encore considérable.
as à recommander, elles tiennent beaucoup plus de place échelles mobiles et n'offrent pas autant de stabilité; par- ‘ependant on est obligé de les r lorsque les casiers sont trop ochés les uns des autres pour ‘on puisse employer les échelles chets. Les escabeaux à 3 ou 4 es sont aussi très praliques.
minons enfin en mentionnant les inets ou petites voitures! dont sert dans quelques grandes biblio- Fig.
>s pour transporter les poids trop érables, et les monte-charge qui facilitent le service entre érents étages,
S IV ‘ntretien et de l’agrandissement des bâtiments.
s avons dit tout ce qu'il était utile de dire sur la construcl'aménagement des bibliothèques; il nous reste à présenter es observations au sujet de leur entretien et des agranents qui peuvent, à un moment donné, devenir néces- Le premier point n'exige pas de longs développements; aintenir une bibliothèque en bon état, les soins à prendre n effet, les mêmes que pour tout autre édifice. En ce qui ne les agrandissements, nous n'avons également que peu ses à dire; les dispositions à prendre varient, en effet, bibliothèque à l'autre, et ce n'est qu'après s'être rendu : de la disposition topographique des lieux que l'on peut * quel côté les agrandissements doivent ètre de préférence ês, tretien de la bibliothèque sera confié à l'employé spécialeharyé de la surveillance. Le bibliothécaire devra donner
dans l'Allgemeine Bauzeitung, IL, 1884, p. 61, sous la signature de , la description d'une de ces petites voitures, avec dessin.
cela se fait maintenant dans un grand nombre de bibliothèques. on laisse de côté le format réel pour ne tenir compte que du format apparent. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet, lorsque nous nous occuperons de la mise en place des livres.
Afin que les emplovés ne se fatiguent pas trop, en prenant ou en replaçant les livres sur les ravons inférieurs, il est bon que ces ‘ayons soient légèrement surélevés au dessus du sol. PeTzHoLpT recommandait une hauteur variant de 7 à 10 centimètres. KorTÜM propose d'établir le premier rayon inférieur sur un soubassement de 20 centimètres de hauteur et de donner à la barre d'appui destinée à servir de marchepied la même élévation. Cette disposition occasionnerait une perte de place,maiselle serait largement compensée par la facilité plus grande que l'on aurait pour prendre les livres. Il arrive, en effet, très fréquemment, que la barre d'appui en question arrive à mi-hauteur du dernier ravon, ce qui esl très gênant, parce que l'on ne peut alors prendre les hvres ou les remettre en place sans risquer de les abimer. Ce “rave inconvénient disparaît aussitôt que l'on adopte la disposition recommandée par Korrix. À Halle, par exemple (comme le montre la fig. 31, les barres d'appui sont parallèles aux rayons inférieurs et situées à la même hauteur, c'est-à-dire à 25 centimètres. Afin de ne pas perdre trop de place, ces 25 centimètres sont utilisés par un rayon profond, sur lequel sont déposés, à plat, les ouvrages de très grand format qui ne sont pas fréquemment demandés. À Kiel, au contraire, le rayon inférieur n'a pas de soubassement : pour sortir les livres de ce rayon, il faut alors les faire passer par dessus la barre d'appui, et pour les remettre en place les introduire par dessous en utilisant l'ouverture ménagée le long du casier et dont nous avons déjà parlé. Dans ee cas, la barre d'appui doit être naturellement placée aussi haut que possible, et à une assez grande distance du rayon.
L'épaisseur à donner aux ravons dépend, en premier lieu, du bois que l'on emploie, en second lieu de la portée qu'ils doivent avoir. PETZHOLDT qui avait admis une longueur supérieure à celle que nous avons indiquée plus haut comme étant la meilleure, proposait de donner aux rayons inférieurs, qui ont à soutenir le poids considérable des in-f° el des'in-4", une épaisseur de 4 centumètres réduite à 2 centimètres pour tous les autres rayons. Les
rayons trop longs devaient être maintenus par des supports. A Kiel, l'épaisseur des rayons est uniformément de 3 centimètres; cest également l'épaisseur qui a été donnée à Halle aux rayons fixes qui sont au nombre de 2 ou 3 par casier.
L'emploi des rayons mobiles a été reconnu comme préférable à celui des rayons fixes, en raison même des grands avantages qu ils présentent. Ils sont, en effet, infiniment plus commodes, la mobilité des tablettes permettant, suivant les besoins, de diminuer ou d'augmenter leur hauteur sans aucune difficulté. On a allégué contre les rayons mobiles leur prix de revient un peu plus élevé que celui des rayons fixes ; mais l'objection n'a pas de fondement sérieux, car l'augmentation de dépense est largement compensée par la place gagnée. Dans les casiers doubles il est nécessaire que les deux faces soient absolument indépendantes l'une de l'autre ; la largeur des tablettes devra donc correspondre à la moitié de la profondeur des casiers !.
Primitivement les rayons mobiles étaient portés par des lasseaux adaptés à des crémaillères; il suffisait alors pour faire monter ou descendre les rayons de monter ou de descendre les lasseaux, mais cette opération, en apparence si simple, ne se faisait pas toujours sans difficulté; très fréquemment, en elfet, le bois jouait et ce n'était alors qu'avec beaucoup de peine que l'on pouvait sortir le tasseau de la crémaillère. En outre, ce système offrait, au point de vue de la conservation des livres, de multiples inconvénients. Plus tard on remplaça les crémaillères par des clavettes, sortes de pitons en fer ou en cuivre sur lesquels viennent s'appuyer les rayons et dont les tiges pénètrent dans des petits trous circulaires percés dans les parois de chaque travée
— tous les 3 centimètres, comme à Halle, ou tous les 4 centimètres,