A ANT
cieux de tous sont naturellement ceux par lesquels les œuvres de l'antiquité nous ont été transmises.
Suivent les documents écrits, les recueils de lettres et autres pièces analogues, puis les chirotypes, ou livres imprimés dont le texte, par suite de ratures ou d'additions faites par l'auteur, a été profondément changé ou modifié. Les chirotypes qui contiennent en même temps que le texte original le texte revisé, sont de véritables et parfois de très précieux manuscrits. Il ne faudrait pas cependant aller trop loin dans cette voie ct considérer, par exemple, comme chirotype tout ouvrage — et il y en a une quantité — contenant des remarques manuscrites ou des notes biographiques; lorsque les remarques ne modifient pas le texte, elles sont insuffisantes pour faire regarder l'ouvrage comme chirotype.
Il faut mettre presque sur la même ligne que les chirotypes les livres annotés par les savants célèbres ; les résultats des plus remarquables recherches s’y trouvent souvent consignés. Les livres d'estampes,enrichis par leurs auteurs de dessins originaux, peuvent être également placés à côté des chirotypes et ont la mème valeur.
Parmi les imprimés, les exemplaires dits eremplaires uniques méritent d'occuper une place à part entre les plus précieuses raretés, et bien que l'on soit tombé à ce propos dans de srandes exagérations, 1l n'en reste pas moins que l'exemplaire unique d'un ouvrage, surtout si l'existence de cet ouvrage a été contestée, à droit à des égards spéciaux. Nous devons reconnaître toutefois qu'il est souvent très difficile de savoir si un livre est véritablement unique ; en le désignant comme tel, on certifie que l'on n'en connaît qu'un exemplaire, mais cela n'exclut pas la possibilité d'en trouver par la suite un second et même un troisième. Ensuite viennent les xvlographes et les incunables. Ces derniers ne sont pas seulement précieux en raison de leur ancienneté, ils possèdent encore une valeur particulière en ce sens qu'ils peuvent être considérés, pour la plupart, comme des reproductions à peu près parfaites des
manuscrits. C'est à cette conscience et à cette fidélité dans la repro- & duction des textes d'après les manuscrits, que les éditions princeps
* , e e. , 1. Cf Gust. Brauvrr. Lirres perdus el eremplaires uniques: Bordeaux. 152,
des auteurs classiques doivent leur valeur et leur réputation. Nous citerons aussi les «euvres importantes ornées d’estampes ou de gravures sur bois. Faisons remarquer à ce propos que les exemplaires non coloriés doivent toujours être préférés à ceux qui le sont, excepté toutefois lorsque les enluminures sont dues au pinceau d'un artiste célèbre ou lorsqu'il s'agit d'ouvreges ayant trait à l'histoire naturelle ou à l'histoire du costume et pour lesquels le coloriage a une importance capitale.
Mentionnons encore les ouvrages rares ayant une intportance scientifique, et enfin les livres singuliers et les curiosités qui ne rentrent dans aucune des catégories susindiquées, tels que les livres présentant quelque particularité remarquable ou Lirés avec des encres de couleur peu fréquemment employées, ou imprimés sur des matières dont on ne se sert que rarement, ainsi que les livres d'un format exceptionnel. À la première espèce de ces curio- . sités appartiennent, par exemple, les livres gravés tout entiers sur cuivre, les chalcographes ; à la seconde, les impressions en caractères dorés ; à la troisième, les impressions sur parchemia et sur soie, et les ouvrages tirés sur des papiers de très grandes dimensions. Les impressions sur soie ont toujours été rares ; par contre, celles sur parchemin le sont moins : cela vient de ce qu'une quantité relativement considérable de livres anciens furent tirés sur parchemin; pour certains d'entre eux même, le nombre des exemplaires sur parchemin est plus considérable que celui des exemplaires sur papier.
Nous ne parlerons pas ici de certaines curiosités auxquelles les collectionneurs ! attachent généralement un grand prix: pour: une bibliothèque, elles ne sont jamais que d'une importancs secondaire. Disons enfin que le terme de « Cimelien », assæ fréquemment employé dans les bibliothèques allemands ne désigne pas une espèce particulière de livres, s'applique indistinctement à tous les ouvrages rares dont venons de parler et qui constituent véritablement les trésors, joyaux (xeturku) de la bibliothèque ?.
182 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
1. Dans son ouvrage : The book fancier or the romance of book ting. London, 1886, Percy FirzGrraLn les juge de la façon la plus et la plus amusante.
On peut se demander aussi si les acquisitions de gravures détachées ou de collections entières d'estampes, de médailles, qui ne font pas à proprement parler partie d'une bibliothèque, sont d'une utilité réelle. Tout dépend du but que la bibliothèque se propose.
En indiquant ainsi que nous venons de le faire quels sont les ivres qu'il est utile de se procurer, nous avons résolu du même coup la question de savoir quels sont ceux qu'ilest inutile d'acheter et nous n'insisterons pas, par conséquent, sur ce dernier point. Toutefois, puisque nous parlons des achats, nous ferons remarquer ici que c'est en quelque sorte un devoir pour toute bibliothèque d'acheter les œuvres qui, en raison de leur importance, de leur prix élevé ou de leur rareté, ne sont pas à la portée de tous; si elle négligeait de le faire et se contentait uniquement d'acheter des livres, à la vérité utiles, mais accessibles à toutes les bourses, elle risquerait d'encourir le reproche mérité de ne pas employer convenablement ses ressources. Il ne faudrait pas cependant, en partant de ce principe, tomber dans l'exagération, et il est bien évident, par exemple, que les bibliothèques qui ont pour but non seulement de satisfaire aux besoins présents des travailleurs, mais encore de réunir et de conserver our l'avenir les livres nécessaires à l'étude d'une science quel- ‘onque, n'ont pas à se préoccuper du prix, mais bien uniquenent de la valeur des ouvrages.
Lorsque le bibliothécaire reçoit un livre, son premier soin doit tre de le marquer d'un signe distinctif qui le fasse reconnaître ‘omme propriété de la bibliothèque. Cette précaution empêche que le livre ne soit échangé el prévient dans une certaine mesure es détournements ; elle a en outre l'avantage, lorsque le livre a té volé, de mettre en garde contre une acquisition illicite ceux qui voudraient en faire l'achat, et de permettre dans tous les cas à la bibliothèque de le revendiquer comme sa propriété. On peut employer deux systèmes pour marquer un livre. Le premier, dont on se servait surtout précédemment, consiste à faire graver ou coller à l'extérieur ou à l'intérieur de la reliure un ex-libris, armes, figure, ou dessin allégorique, accompagnés d'une légende,
œ méme une légende seule; le second,que l'on préfère générakment aujourd'hui, consiste à timbrer le livre lui-même. Les
182 MANUEI. DE BIBLIOTHÉCONONIE
des auteurs classiques doivent leur valeur et leur réputation. Nous citerons aussi les œuvres importantes ornées d’estampes ou de gravures sur bois. Faisons remarquer à ce propos que les exemplaires non coloriés doivent toujours être préférés à ceux qui le sont, excepté toutefois lorsque les enluminures sont dues au pinceau d'un artiste célèbre ou lorsqu'il s'agit d'ouvrages ayant trait à l'histoire naturelle ou à l'histoire du costume et pour : lesquels le coloriage a une importance capitale.
Mentionnons encore les ouvrages rares ayant une inrportance scientifique, et enfin les livres singuliers et les curiosités qui ne rentrent dans aucune des catégories susindiquées, tels que les livres présentant quelque particularité remarquable ou tirés avec des encres de couleur peu fréquemment employées, ou imprimés sur des matières dont on ne se sert que rarement, ainsi que les livres d’un format exceptionnel. À la première espèce de ces curio- . sités appartiennent, par exemple, les livres gravés tout entiers sur cuivre, les chalcographes ; à la seconde, les impressions en caractères dorés ; à la troisième, les impressions sur parchemin et sur soie, et les ouvrages tirés sur des papiers de très grandes dimensions. Les impressions sur soie ont toujours été rares ; par contre, celles sur parchemin le sont moins : cela vient de ce qu’une quantité relativement considérable de livres anciens furent tirés sur parchemin; pour certains d'entre eux même, le nombre des exemplaires sur parchemin est plus considérable que celui des exemplaires sur papier.
Nous ne parlerons pas ici de certaines curiosités auxquelles les collectionneurs‘ attachent généralement un grand prix: pos une bibliothèque, elles ne sont jamais que d'une importance secondaire. Disons enfin que le terme de « Cimelien », asæ fréquemment employé dans les bibliothèques allemandes ne désigne pas une espèce particulière de livres, s'applique indistinctement à tous les ouvrages rares dont venons de parler et qui constituent véritablement les trésors, joyaux (xeturAtæ) de la bibliothèque 2.
1. Dans son ouvrage : The book fancier or the romance of book ting. London, 1886, Percy Frrzéerasn les juge de la façon le plus et la plus amusante.
cs dibiatiéinnn.
peut se demander aussi si les acquisitions de gravures ées ou de collections entières d'estampes, de médailles, > font pas à proprement parler partie d'une bibliothèque, ‘une utilité réelle. Tout dépend du but que la bibliothèque pose.
ndiquant ainsi que nous venons de le faire quels sont les qu'il est utile de se procurer, nous avons résolu du même à question de savoir quels sont ceux qu'ilest inutile d'achenous n'insisterons pas, par conséquent, sur ce dernier Toutefois, puisque nous parlons des achats, nous ferons quer ici que c'est en quelque sorte un devoir pour toute hèque d'acheter les œuvres qui, en raison de leur imporde leur prix élevé ou de leur rareté, ne sont pas à la de tous; si elle négligeait de le faire et se contentait ment d'acheter des livres, à la vérité utiles, maïs accesà toutes les bourses, elle risquerait d'encourir le reproche de ne pas employer convenablement ses ressources. I] ne it pas cependant, en partant de ce principe, tomber dans ration, et il est bien évident, par exemple. que les biblios qui ont pour but non seulement de satisfaire aux besoins ts des travailleurs, mais encore de réunir et de conserver ‘avenir les livres nécessaires à l'étude d'une science quel- », n'ont pas à se préoccuper du prix, mais bien uniquele la valeur des ouvrages.
que le bibliothécaire reçoit un livre, son premier soin doit le marquer d'un signe distinctif qui le fasse reconnaître ‘ propriété de la bibliothèque. Cette précaution empêche livre ne soit échangé el prévient dans une certaine mesure ournements ; elle a en outre l'avantage, lorsque le livre a é, de mettre en garde contre une acquisition illicite ceux 1draient en faire l'achat, et de permettre dans tous les cas blinthèque de le revendiquer comme sa propriété. On mployer deux systèmes pour marquer un livre. Le premier, u se servait surtout précédemment, consiste à faire graver ler à l'extérieur ou à l'intérieur de la reliure un ex-libris, ligure, ou dessin allégorique, accompagnés d'une légende, ème une légende seule ; le second,que l'on préfère générail 'aujourd'hui, consiste à timbrer le livre lui-même. Les
er-libris présentent ce grand inconvénient qu'il suffit d’enk la reliure du livre, ce qui est très facile, pour faire disparaitr même coup la marque de propriété, aussi les bibliothà publiques doivent-elles préférer le timbrage. 11 n'en est pa mème des biblinthèques privées : celles-ci, ne prêtant pas étrangers, n'ont pas à craindre de soustractions de livre peuvent parfaitement employer le premier système. Lors après la mort de leurs propriétaires, ces bibliothèques, ainsi cela arrive ordinairement, sont mises en vente, les er-li collés généralement à l'intérieur des reliures (et qui. une détachés, sont recherchés par les collectionneurs ! ) ne dimin en rien la valeur des livres, comme le ferait, par exemple timbrage. Mais, pour les bibliothèques publiques, ce der inconvénient n'existe pas, puisque les livres ne sont pas ach
4. De RetFENDERG, « Des marques et devises mises à leurs livres p: grand nombre d'amateurs: Le Bibliophile helge, tome I, 1845, p. 169: — À. PoureT-Marassis, Les er-libris français, depuis leur origine ja: nos jours, nouv. éd. 175: cet ouvrage avait été publié en 1874 sans d'auteur : voir l'Anseiger de PETznoLDT, 1874, n° 532, qui renvoie article du Polybiblion. VIH, t. XI, p. 301-302 : — H. Borcaor. Les er-l et les marques de possession du livre, Paris. 1891: — W'. Ilawr French Book plates for er-libris collectors, London. 1892; — En 1x9. Sociélé française des collectionneurs d'ex-libris a été fondée à ! Cf. Jevue des Bibliothèques, IL, 1893, p. 303-304: : elle passèd. organe indépendant intitulé : A{rchires de la Société française des « f{ionneurs d'er-libris. Rerue mensuelle illustrée, Paris ; — M. Hann: « Exibris », Centralblalt [. B.. 1, 188$, p. 303-306; — Do même. « L Bibliothekszeichen als Gegenstand des Sammelns » : Der Sammiler. VIH, 21 et 22: — G. Büux, « Die neueste Sammelleidenschaft ‘ex-libr Zeitschrift des Münchener Allerthumsrereins, an. 1887. fasc. *-i F. W'anxecke, Die deutschen Bücherseichen ler-libris: ron il Ursprunge his zur Güegenwart, Berlin, 1890 : — A. M. Hivepn: Heraldische Bücher=eichen, Berlin, 1893, 1° et 2° collections, Berlin, 14 — G. Orro, 20 Bücherzeichen, avec préface de F. Wanxecxe, Berlin. | — F. Wanxeckr, Bücherzseichen er-libris,des XV. u. XVI. Jahrhund Berlin, 191. — L'Allemagne possède, elle aussi, une Société de collec neurs d'ex-libris, fondée à Berlin en 1x91, ct dont l'organe est intit Er-libris-Zeitschrift [für Bücherzeichen, Bibliothekenkande und Gelehr geschischle. —J, Leicester WARREx, À Guide to the stady of bookpl er-libris. London, 1X80:; — L. Fayax, Collector's marks iez-libris. | don, 1883: — W.J. Hanpy, « Book-plates, » The Library, vol. II. ‘
pour être conservés seulement pendant la courte durée d'une vie humaine, mais, pour ainsi dire, à titre perpétuel.
Dans quel endroit du livre doit-on apposer le timbre? Il n'y a pas à ce sujet de règles bien précises. D'une façon générale cependant, on est d'accord pour reconnaître qu'il faut d'abord timbrer le titre. Le timbre ainsi placé saute immédiatement aux veux et rend la vente d'un livre volé très difficile, en obligeant le voleur à faire disparaître le titre, c'est-à-dire l'une des parties les plus importantes du livre. Un grand nombre de bibliothèques appliquent le timbre sur le recto du titre, sous prétexte que de cette façon il se voit mieux; d'autres, au contraire, préfèrent le mettre au verso. Lorsqu'on craint que le titre ne soit abimé par le timbrage, ainsi que cela peut arriver lorsque l'impression n'est pas faite du premier coup proprement et légèrement, et si l'on pense que le timbrage du verso présente les mêmes garanties que celui du recto, on peut lui donner la préférence. Il va sans dire que, lorsqu'un ouvrage a plusieurs titres, chacun d'eux doit être timbré séparément; de même, pour les atlas, les recueils d’estampes, les fascicules et les feuilles volantes gardées dans des cartons, chaque carte, chaque estampe et chaque pièce doivent ètre timbrées à tour de rôle.
La plupart du temps, du reste, on ne se contente pas de timbrer le titre, on timbre encore la dernière page du volume et une page déterminée à l'intérieur. Ces précautions offrent une sécurité plus grande et permettent de mieux identifier le volume en cas de vol. La forme du timbre cest d'une grande importance pour ne pas abimer le livre; c'est pour cette raison qu'en France où le timbrage triple est obligatoire dans toutes les bibliothèques
p. 43-53. 9398: — KE. Casrre, English book-plates. An illustraled Handhook for students of er-libris. London, 1892, new cd. 1K93 ; — W. OH. Fixcnam and J. R. Browx, A Bibliography of hook-plates :erlibris, Plymouth, 1892: — VV. J. Hauny, Book-plates, London, 1893; — W. Hamcrox, Dated book-plates :Er-libris', pt. 1, New-York, 1891. — Depuis 1491 existe en Angleterre l'Er-libris Society : The Bookworm, 1891. n° 46 :« The ex-libris society »}, qui publie à Londres un journal intitulé : The Bookplate annual and armorial yearbook. —C. M. CanLaxpen, Svensk, Bibliolek och ezx-libris, Stockholm, 1889-91 ; — K. F. Weuxen, Tillägg
cr Râällelser till C. M. Carlander « Svenska Bibliothek och ex-libris », psala.
publiques, une circulaire ministérielle ! a recommandé d'employer des timbres oblongs et de faible diamètre, de telle façon qu'on puisse les appliquer sur les marges des volumes sans risque de couvrir le texte. Les timbres dont il s’agit ici sont des timbres humides. (On les a préférés aux timbres secs qui ne sont pas assez apparents.) Il faut veiller à ce que l'impression en sait bien nette, s'assurer que l'encre est indélébile et sèche rapidement, faire attention enfin que les timbres soient fréquemment nettoyés et que les tampons soient toujours modérément el également imbibés d'encre, afin que les livres ne risquent pas d'être tachés.
En terminant, nous aurions encore quelques observations à présenter au sujet de la reliure des livres que l'on acbète brochés: mais, comme nous aurons à traiter cette question au chapitre suivant, en parlant des accroissements de la bibliothèque, nous y renvoyons le lecteur et passons de suite à l'étude des règles à suivre pour la rédaction du catalogue.
$ II. De la rédaction du Catalogues.
La rédaction du catalogue constitue l’un des plus importants travaux de la bibliothèque, non seulement parce qu'il est un des plus difficiles, mais encore parce que, de la perfection plus os moins grande avec laquelle il est exécuté, dépend pour le publie la possibilité de se servir plus ou moins commodément des col lections. Il n’est donc nullement étonnant que, sur ce point ples : que sur tout autre, les avis émis par les théoriciens de la bibliothéconomie aussi bien que par les bibliothécaires de profession présentent entre eux des différences aussi nombreuses et aussi profondes.
Tout le monde est d'accord sur la nature même du travail : d° comprend l'inventaire général de tous les livres contenus das
1. Cette circulaire datant du 24 décembre 1884 fut adressée par M. Fur: iÈnEs, alors ministre de l'Instruction publique, aux maires des différesiés : communes. Elle se trouve reproduite cn allemand dans l'Anseiger de PETzHoLDT, 1885, n° 1198.
othèque et la transcription des titres sur des fiches que ut ensuite classer pour en former les différents catalogues, grosse question est de savoir comment le travail doit être première vue, cela paraît extrêmement facile, et cepens difficultés que l'on a à surmonter sont nombreuses. Que léchisse un instant, par exemple, à la rapidité avec lâäquelle nces se développent de nos jours! Le catalogue méthoobligé de les suivre pas à pas dans toutes leurs transfors, se trouve par le fait dans une sorte d'état instable qui ndra fin, au moins momentanément, que le jour où ces s elles-mêmes éprouveront dans leur marche un temps
‘est pas ici le lieu d'énumérer et de passer en revue, soit :s approuver, soit au contraire pour les critiquer, les $ opinions émises jusqu'à ce jour au sujet de l'inscription es aux catalogues et de leur mise en place; notre seul but »peler l'attention du lecteur sur les principes fondamen- 10 la théorie et la pratique ont mis en lumière et que l'on jamais perdre de vue si l'on veut mener à bonne fin les « dont nous nous occupons. Quant à l'application spéciale principes, elle est, étant donnée l'incertitude actuelle de ice, forcément sujette à des modifications, et, dans ces ons, le mieux, croyons-nous, est de laisser à ceux qui ent de ces questions d'une façon pratique leur entière d'action.
qu'il s'agira de dresser l'inventaire de la bibliothèque, il s'appliquer à transcrire, de la façon la plus complète et exacte, les titres de tous les ouvrages! contenus dans la
mi les instructions imprimées qui traitent de la manière de cataes livres, nous citerons pour la France : 1° L'Instruclion génélive au service des bibliothèques universilaires du 4 mai 1878, qui our la confection des catalogues des instructions détaillées en actuellement dans toutes les bibliothèques universitaires de , 2* les « Instructions élémentaires et techniques pour la mise aintien en ordre des livres d'une bibliothèques » par L. DeLisie in des Bibliothèques. année 1889, n° 2, p. 113-183.\ Il en a été fait axe à part, Lille, 1890. — En Allemagne, les bibliothèques nementales prussicnnes suivent comme règle oîflicielle l'Instruc-
bibliothèque et ce sans aucune distinction. La transcription des titres de tous les livres sans exception est d'une nécessité si
lion für die Herstellung der Zettel des alphabetischen Katalogs, Burg b, M., 1892, reproduite par le Centralblatt f. B.. IX, 1892, p. 172- 179. L'ordre à suivre pour le classement alphabétique des livres a été étudié par Carl Dzratzxo, Instruction für die Ordnung der Titel im alphabetischen Zettelkalalog der Kôniglichen und Universitäts-Bibliothek zu Breslau, Berlin, 1886 (Centralblatt{ [. B. 1II, 1886, p. 289-293; IV, 1887, p. 118-121 ; Anzeiger de Perzunoznr, 1886, n° 2647). Cette instruction
a été traduite en italien par A. Bauscui, Firenze, 1887 (Centralblatl f. B. IV, 373; et en anglais par K. A. Livourrer (voy. plus bas\. Cf. aussi v. H&iNemaNx, /nstruction für die Bearbeitung des alphabetischen Zettelkstalogs der Herzoglichen Bibliothek zu Wolfenbüttel, Wolfenbüttel, 1893. — En Angleterre, nous citerons tout d'abord les fameuses règles adoptées pour le catalogue du British Museum. Elles sont au nombre de 91 ; rédigées en 1841 par un comité de bibliographes éminents présidé par Paxizn, elles furent publiées sous le titre de Rules for the compilation of the catalogue of printed books in the library, et reproduites dans le Catalogue of. printed booksinthe British Museum, vol. I, 1841, p. v-1x. Revues en 1862, elles furent de nouveau reproduites dans le travail de Henry Sreruexs, Catalogue of the American books in the library of the British Museum, London, 1866, dans Crrren's Rules (v. ci-dessous) et dans The Library Association, Series, n° 5. Cataloguing Rules, London, 1893. Mentionnons encore ici les anciennes et les nouvelles règles de la Library Association of the U. K.: ; les premières, parues dans les Monthly Notes, II, 1881, p. 81 et suiv., dans le Library Journal, vol. VI, 1881, p. 315-316, et traduites en allemand dass l'Anseiger de Prrznoinr, 1882, n° 115; les secondes, publiées dans k Library Chronicle, vol. II, 1885, p. 25-28, dans The Library Associsties, Series. n° 5.1893, dans Curren's Rules, et traduites en allemand dans l'4szeiger de PrrznocnTt, 1885, n° 1715: et enfin les Compendious cataleguing rules for the author-catalogue of the Bodleian Library |[prepsrt by E. B. Nicnorsox], Oxford, 1842, reproduites dans The Library Jourssl, vol. VIII, 1883, p. 298-301, dans The Library Association, Series, n° 5, 18, : et dans Curren's Rules. Cf. aussi l'ouvrage de H. B. Wanarier, How catalogue a library. London, 1x89.
Parmi les travaux parus en Amérique, nous citerons en premier lieu règles de cataloguage proposées par JRWETT pour la Smithsonian tion de Washington : elles ont été publiées dans un Smithsonian 1852: nous en reparlerons dans l'Appendice VI: puis le travail Ch. A. Crrren, « Rules for a printed dictionary-catalogue », publié Public Libraries in the U. S. Special report, Pt. II, 1876, 2. ed., W on, 1KX9, 3. ed., 1891 : lex règles de l'American Library Association sous letitre de « Condensed Rules for an author andtitle catalogue, by the cooperation committee A. L. A.» Library Journal, vol. VIEIL, 1
solue que, même lorsqu'il vient à acheter une collection impornte dont le catalogue existe déjà, le bibliothécaire est obligé fanmoins de recommencer intégralement, et suivant les règles loptées dans la bibliothèque qu'il dirige, ce travail de tranription. Il lui serait, du reste, d'autant plus difficile de s'y ustraire que toutes les opérations qui ont pour but le placeent des livres sur les rayons ou la confection du catalogue sont récisément basées sur la transcription des titres.
Le titre de chaque ouvrage doit être copié sur une fiche ou arte indépendante. La forme et les dimensions de ces cartes arient d'une bibliothèque à l'autre et dépendent principalement u système que l'on adopte pour les conserver. De nos jours, on
pris l'habitude de les réunir pour en former un catalogue sur ches. Nous en reparlerons d'une façon plus détaillée dans le hapitre que nous consacrerons plus loin au catalogue alphabéique !.
L'ordre à suivre pour l'inscription des ouvrages est indifférent : m n'a qu à les prendre à tour de rôle, dans l'ordre où ils se résentent, en ayant soin de munir chacun d'eux d'un numéro provisoire, et progressif à partir de 1, que l'on répète sur la iche correspondante. Grâce à ce système, 1l est ensuite facile, lorsqu'on a terminé le classement et le numérotage des fiches,
p. 251-254 ; (cf. aussi vol. III, 1878, p. 12-19; VI, 1881, p. 193; VII, 1882 p. 63 et sq.) et reproduites dans Currer's Rules, et enfin les trois ouvrages suivants : F. B. Penuixs, San Francisco Calaloguing for public libraries, ? Pls. With classification, San Francisco, 1884: M. Dewey, Rules for aathor and classed catalogue, as used in Columbia College library, Boston, 188N, en 2. éd. comme Library school rules, Boston, 1889 ; K. A. Lixpenrer, Écleclic card catalogue rules. Author and title entries based on Dzialzko's « Instruction » compared with the rules of the British Museum, Cutter, Dewey, Perkins and other authorilies, Boston, 1890. Cf. encore W.C. Laxe, « Cataloguing » (Library Jonrnal, vol. XVILE, 1893, p. 238-2401.
Sur la manière de cataloguer les livres orientaux, cf. IT. Frice, «Bemerkungen zu Dziatzko's Instruction ». iCentralblalt [. B., IV, 1887, p. 118 V1: L. Monoxa, « Catalogazione e Schedatura diopereorientali in biblioleche italiane ». (Rivista delle Biblioteche, 11, 1849, p. 113-134),el enfin lrstruction für die Herstellung der Zettel… etc. (citée au commencement de celte note), Anlage À, Schema zur Transcription anderer Schriftarten.
190 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
de classer les ouvrages eux-mêmes et de transcrire sur chacun d'eux le numéro définitif porté sur la carte qui le représente au catalogue, à condition bien entendu que l'ouvrage soit complet.
La transcription des titres est, cela se comprend, d'une si grande importance que l'on ne saurait y apporter trop de soin. Ainsi que nous l'avons déjà dit, toute transcription doit être à la fois exacte et complète. Pour être exacte, elle doit reproduire le titre de l'ouvrage dans sa langue originale, avec son orthographe propre et toutes les erreurs ou particularités qui peuvent se présenter. Théoriquement il faudrait aussi qu'elle fût écrite en caractère correspondant diplomatiquement à ceux adoptés pour l'impression même du titre, mais il semble que de nos jours l'usage ait prévalu dans la plupart des bibliothèques de mettre tout en caractères latins à l'exception des titres grecs que l'on copie en caractères grecs. Îl nous reste maintenant à indiquer de quelle façon la transcription doit être faite pour être complète. Cette question est susceptible de deux solutions différentes : ou bien la carte reproduira le titre tout entier, exception faite de certaines indications n'ayant aucun rapport avec le sujet traité‘ dans l'ouvrage, telles que les titres honorifiques de l'auteur, les épigraphes, dédicaces !, etc. (Tableau 1. Mod. A); ou bien, ainsi que le conseille Mozsecu, on se contentera de prendre dans le titre ce qui est essentiel et nécessaire pour identifier l’ouvrage et lui constituer une sorte de personnalité indépendante permettant non seulement de le différencier de tout autre ouvrage, mais de le distiñngucr encore des autres éditions qu'il a pu avoir; et l'on ne fera alors eutrer dans la rédaction de la carte que indications dont on a strictement besoin pour se rendre com de la place qu'elle doit occuper dans les divers catalogue (Tableau I. Mod. B.)
De ces deux modes de transcription le premier, bien qu geant plus de temps, est préférable et de beaucoup. I ne las
Mis mon
1. Cf. Carl Sylvio Kôünuzen,e Die Litteræ votiyæ der Bibliographies (4% ger de Perznoi.pTr, 1886, n° 2717» . Dr MèME, « Abbrevierte Tituletures, mungsformeln und Zeitbenennungen in den älteren akademischep Scèr ibül., n°2718. |
p u ' Fr >
Le
Numéro provisoire
où [Cote définitive] Ancienne cote
BRUNET > JACQUES-CHARLES. [Mot d'ordre