‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 43 sur 114 · B. CARTE ABRÉGÉE · texte numérisé non relu

B. CARTE ABRÉGÉE

* Manuel du Libraire et de l'Amateur de Livres, contenant : 1° un nou-

eau Dictionnaire bibliographique ; 2° une Table en forme de CatalLgue raisonné ; par Jacques-Charles BauxEeT.

Cinquième édition originale entièrement refondue et augmentée d'un lers par l'auteur.

Tomes I-VT. Suppléments {1}. i11;.

Paris. Didot frères, fils et Ci-, 1860-80, gr. in-x°, 9 vol. Avec nombreuses gravures sur bois.

SSSs -JLEAU Ï. Modèles de cartes : A. Carte complète, B. Carte abrègée,

nous l'avons déjà fait remarquer, doit être transcrit de la f: la plus complète et la plus exacte, et avec toutes ses partic rités orthographiques !. On doit, en outre, y ajouter datfér renseignements el indiquer, par exemple, si le livre qu'e devant les veux n'est que le résumé ou la traduction d'un a ouvrawe et, dans ce cas, en quelle langue a paru l'origi

De même que pour les auteurs, il faut, pour les traducteu les éditeurs, chercher à l'aide de bibliographies à compléter noms ou prénoms, si ceux-ci ne sont pas complets.

Certains ouvrages, particulièrement les ouvrages allema: portent parfois un double titre sous le nom du même aut Dans ce cas, le titre le plus général sera considéré cor titre principal, et on le fera suivre du second titre, ce qui aucun inconvément puisque les deux litres sont destinés à cataloguës au nom du mème auteur.

Lorsque le titre est imprimé en deux langues et sur deux p différentes, il faut choisir comme titre principal celui qui rédigé dans la mème langue que le texte, ou dans la langue “inale de l'écrivain si le texte lui-mème est imprimé en d langues. Dans ce cas. les cartes de rappel ne sont pas nécessa S'agit-il de travaux anonymes sur un même sujet et ré ensemble, on fait pour chacun d'eux une carte que l'on cl au catalogue d'après le mot d'ordre que l'on a choisi, soi transcrivant chaque titre intégralement, soit en se contentan transcrire seulement le premier titre en entier et d'y renv: ceux qui le suivent en les reproduisant en abrégé. La même r peut être appliquée aux journaux qui ont à plusieurs rept changé de titres. Le titre emplové le plus généralement sert, c ce cas, de titre principal; on le fait suivre, sur la carte, de! les autres titres, el l'on rédige, en outre, pour chacun de derniers, une carte de rappel renvoyant au titre principal.

Pour les recueils factices composés de travaux divers re ensemble par raison d'économie ou de commodité, il faut fi pour chaque traité une carte complète, en n'oubliant pas de m tionner que le travail en question fait partie d'un recueil fac

LL VoirE. Honx,e ZurOrthographie von Uund V, L'und J.» (Centralb [. B., XL, 1K95, p. 383-400).

eten indiquant quelest le titre du premier ouvrage du recueil.

3° Sur chaque carte on doit noter, en allant à la ligne, si le livre qu'on a devant les yeux est en première, seconde, troisième, etc., édition, et, lorsqu'il s'agit d'uneréimpression nouvelle, indiquer si elle a été augmentée ou corrigée, ou, au contraire, si aucune modification n'y a été apportée, en mentionnant également si elle est en première, seconde, etc., édition.

4° I] faut spécifier le nombre de volumes, de parties ou de fascicules dont l'ouvrage se compose, et ne pas oublier de reproduire la date de sa publication. Lorsqu'on a affaire à des livres très anciens, remontant aux origines de l'imprimerie, l'indication du leu où l'ouvrage a été imprimé et édité!, et celle des noms de limprimeur? et de l'éditeur, qui ne sont (rès souvent du reste qu'une seule et même personne, sont indispensables. Pour les ouvrages modernes, au contraire, il suffit, en général, de menhonner la ville où le livre a été publié, en indiquant le nom de l'éditeur; cependant, pour les livres de grand luxe, il est bon de rappeler le nom de l'imprimeur et le lieu d'impression. Ces dernières indications sont également nécessaires lorsqu'il s’agit d’un livre imprimé aux frais de l’auteur, à moins que l'on ne préfère donner simplement le nom du libraire chargé de la vente, en mentionnant la ville dans laquelle il réside.

5° Quand l'année de l'impression ne coïncide pas avec celle de la publication, il est indispensable de le faire remarquer. Parfois, ni le nom de la ville où l’ouvrage a été publié, ni la date de sa publication ne se trouvent portés sur le titre. Dans ce cas, il faut . chercher à les restituer au moyen des répertoires bibliographiques, et, lorsqu'on les trouve, les inscrire entre crochets carrés ; si, au contraire, les recherches sont infructueuses, on se sert pour sinaler ces omissions des signes abréviatifs suivants : s. L.

1. Cf. J. C. Th. Græsse, Orbis lalinus oder Verzeichniss der laleinischen Benennungen der Städte, Dresden, 1861; Bruxer, Manuel du libraire. Suppl. ! ; A. Orsrenzey, Hislorisch-geographisches Wôrterbuch des deutschen Mitlelalters, Gotha, 1883; E. Waczen, Die falschen und fingirten Druckorte, 2. Aufl., Bd. 1. 2., Leipzig, 1864.

2. Cf. E. Wezren, Repertorium lypographicum, Nôürdlingen, 1%64, et Supplement 1. 2., 1874-85.

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en effet, aucune place au bon plaisir du transcripteur et ne L permet pas de se livrer à un choix trop souvent arbitraire, bic que toujours présenté, naturellement, comme fait en connaissance de cause, etil a, en outre, l'avantage de mieux répondre au bi bibliographique que chaque bibliothèque doit chercher à atteindre D'une façon générale, du reste, il ne faut pas craindre de donne des indications trop détaillées, au risque même de tomber dans] superflu ; cela vaut certainement mieux que d'être trop conci: Aussi ne suffit-il pas toujours de copier le titre tel qu’il est écr ou même de le reproduire intégralement à l'aide de la machin à écrire! ; car 1l arrive assez fréquemment qu'il contient de lacunes, soit en ce qui concerne le nom de l’auteur, soit en cequ concerne le sujet de l'ouvrage ou la manière dont ce sujet a él traité. Dans ce cas, il faut, en se servant du livre lui-même. o: en recourant aux sources bibliographiques, suppléer dans | mesure du possible à ces renscignements défectueux et cherche à rendre la carte plus complète que le titre lui-mème.

Une brève énumération de toutes les indications qu'une cart bien faite doit contenir, fera mieux cbmprendre ce que nou voulons dire. Notre intention, toutefois, n'est pas d'augmente d'une instruction nouvelle le nombre déjà suffisamment considé rable d' « Instructions » publiées sur ce sujet ; il est probable, ez effet, que celle que nous pourrions donner recevrait Je méme accueil que celles parues précédemment ; aussi nous contenterons nous d'exposer ici les principes fondamentaux dont toutes ca instructions s'inspirent, en indiquant, en quelques mots. méthode que l'on doit suivre.

1° La carte, comme nous l'avons déjà dit, doit d'abord munie d'un numéro provisoire, ou de l'ancienne cote portée l'ouvrage. Afin d'être parfaitement visible, ce numéro sera dans un des angles supérieurs, de préférence à gauche, et par une raie du reste de la carte. L'angle de droite restera pour recevoir ensuite la cote délinitive.

1. A. Horruaxx et E. WextTscuEn, Schreibmaschinen, Berlin. 1893, Abdr. aus Papier-Zeitung. an. 1N92, n°* 40-97); W. Enxax et H.° « Uecber die Verwendungder Schreibmaschinen für bibliothekarische logisirungsarbeiten » Centralhlalt f. B., IX,1892, p. 180-185 :.

Immédiatement au-dessous, et aussi en évidence que le permet la grandeur de la carte, doit venir Je mot d'ordre qui est le nom d'auteur, à moins bien entendu qu'il ne s'agisse d'un ouvrage anonvme. Îl faut loujours, et quels que soient les caractères emplovés dans le texte, qu'il soit transcrit en caractères latins. Ce détail est de la plus haute importance pour le classement alphabétique des cartes. Le nom de famille doit précéder les prénoms et être écrit en gros caractères, de façon à se détacher nettement du reste de la carte; quant aux prénoms, il est nécessaire de les transcrire intégralement !. Si le nom vient à manquer ou n'est pas complet, il faut le rechercher ou le compléter ? à l'aide des répertoires bibliographiques ou des dictionnaires biographiques, ainsi que cela se fait pour les œuvres anonymes ou pseudonymes, à condition, bien entendu, que ces recherches ne prennent pas ‘trop de temps. S'il s'agit d'une publication qui, en raison même de sa nature, ne porte aucun nom d'auteur, d'un journal par exemple, on doit mettre en vedette comme mot d'ordre le substantif principal du titre. Mais comment reconnaître le substantif principal? C'est là une question dif- Gcile à résoudre, et sur laquelle nous reviendrons plus Join dans k chapitre consacré au catalogue alphabétique.

2 Après le mot d'ordre vient le litre du livre, qui, ainsi que

L On peut, à la rigueur, les abréger lorsqu'on est certain qu'il n'en ris aucune erreur. Cf. E. F. L. Garvss, « Some popular errors in the Mering and cataloguing of books in libraries » {Library Journal, vol, XVIII,

k ? Uutreles répertoires bibliographiques mentionnés dans l'Appendice IV,

Ppelons ici le très remarquable travail de Chas. H. Hurz, « Helps for cata-

ers in finding full names » Library Journal, vol. XI1V,1889, p. 7-20), au

jet duquel Karl Pirrseu écrit avec raison dans le Library Journal, 1893, R 357 : « [ wish to call the attention of carnest catalogucrs to it again and Bain. . Lorsque les prénoms manquent, Pirscn recommande de se servir

* Préférence. pour les trouver, du Cataloque of the Peabody Institute rary et du British Museum Catalogue of printed books, qui donnent les Oms dans leur entier. Ces deux catalogues sont complétés par le travail E Pisrscn, « Additions and corrections to author-entries in the catalogues F the Peabody Institute Library and of the British Museum » :Library Bernal, vol. XVIII, 1893, p. 37-40'. Cf. également W. P. Dicxsox, « How to

üure full naines for author entries» (The Library, vol. V, 1893, p. 16-191. Gaarsez. — Manuel de bibliothéconomie. 13

publiques, une circulaire ministérielle ! a recommandé d'emplover des timbres oblongs et de faible diamètre, de telle façon qu'on puisse les appliquer sur les marges des volumes sans risque de couvrir le texte. Les timbres dont il s'agit ici sont des timbres humides. {On les a préférés aux timbres secs qui ne sont pas assez apparents.) Îl faut veiller à ce que l'impression en soit bien nette, s'assurer que l'encre est indélébile et sèche rapidement, faire attention enfin que les timbres soient fréquemment netioyés et que les tampons soient toujours modérément et également imbibés d'encre, afin que les livres ne risquent pas d'être tachés.

în terminant, nous aurions encore quelques observations à présenter au sujet de la reliure des livres que l'on achète brochés: mais, comme nous aurons à traiter cette question au chapitre suivant, en parlant des accroissements de la bibliothèque, nous y renvoyons Île lecteur et passons de suite à l'étude des règles à suivre pour la rédaction du catalogue.

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