Hermann Lrnewio, Zur Bibliotheconomie, Dresden
que la bibliothèque possédait sur tel ou tel sujet, mais encore tous ceux qui lui manquaient, et cité, en les accompagnant de remarques critiques, les passages relatifs au sujet en question publiés incidemment dans des travaux consacrés à l'étude d'une autre science. Ces monocatalogues auraient ainsi formé des espèces de répertoires bibliographiques accompagnés d'une sorte de résumé historico-littéraire de chaque science. Nous pourrions tout d'abord faire remarquer que, par principe et en raison même de sa nature, le catalogue, bien loin d'outrepasser les limites de la bibliothèque. ne doit faire, en quelque sorte, que la refléter; mais , à quoi bon entrer dans une critique approfondie de ces monocatalogues? il suffit d'un moment de réflexion pour se convaincre que ce sont, comme nous l'avons déjà dit, de véritables chimères, et que nulle force humaine ne serait capable de les mener à bonne fin.
Dans les bibliothèques très importantes et très riches, il est nécessaire de dresser, pour les manuscrits, les incunables et les ouvrages de grand prix, des catalogues spéciaux; il en faut un également pour les thèses et les écrits académiques, que l'on doit bien se garder de mélanger avec les autres livres. On peut enfin se voir obligé de faire un catalogue spécial pôur une collection reçue en don par la bibliothèque, lorsque le donateur spécifie que tous les ouvrages concédés par lui devront être placés et catalogués à part. Disons en terminant que, dans quelques bibliothèques, on inscrit les ouvrages rares et les incunables au catalogue général, tout en les réunissant séperément pour en former une collection distincte, que l'on place dans une salle indépendante et pour laquelle on rédige, es outre, un inventaire particulier.
Les autres catalogues spéciaux, sans être toujours nécessaires, peuvent souvent être utiles. Lorsqu'une grande bibliothèque, par exemple, se trouve obligée de réunir tous les ouvrages paraissant dans ou sur une région déterminée, il serait bon qu'elle fit dresser un catalogue à part des collections ainsi formées; peut-être mème, dans ce cas, pourrait-on considérer cette mesure comme indispensable. Inutile de dire que les petites bibliothèques: n'ont pas besoin de catalozues spéciaux.
Dans quel ordre doit-on entreprendre la rédaction des cats-:
es? De tout temps, il y a eu à ce sujet de longues discus- 15, les uns donnant la préférence au catalogue méthodique, autres au catalogue alphabétique. Plus tard même, lorsqu'il question du catalogue topographique, certains n'hésitèrent à déclarer que ce dernier devait passer avant les deux autres. cependant il nous semble que la question est loin de présenter ant de difficultés, surtout lorsqu'il s'agit d'une bibliothèque anisée, comme devraient l'être, du reste, toutes les biblioques, suivant l'ordre méthodique.
Jne fois que l'on a transcrit sur cartes les titres de tous les ages, il importe d'abord de prendre une décision au :t du catalogue alphabétique. Se contentera-t-on d'un cataue sur fiches, catalogue dont les avantages sont si considéles que nulle bibliothèque un peu considérable ne saurait ourd'hui s'en passer, ou rédigera-t-on, en outre, un catalogue habétique en volumes. Si l'on considère que le catalogue habétique sur fiches est suffisant, on n'a plus alors la liberté choix ; il faut commencer par le catalogue méthodique, en se vant. pour le faire, des cartes que l'on a à sa disposition et > l'on reclasse ensuite dans l'ordre alphabétique. invisageons maintenant la seconde éventualité. Il a été décidé outre le catalogue alphabétique sur fiches, on aurait encore catalogue alphabétique en volumes. Quelle est alors la marche uivre? Un plan qui pourrait séduire au premier abord serait classer alphabétiquement les cartes pour les faire copier sur ratalogue en volumes, quitte à les ranger ensuite dans un Ire différent, lorsque l'on voudrait s'en servir pour entremdre la rédaction du catalogue méthodique. Mais cette façon procéder serait extrêmement défectueuse. Une fois le cataue méthodique terminé, en effet, il faudrait de nouveau lasser alphabétiquement les cartes pour en former le catarue sur fiches; or, ce travail, très fatigant, exige une grande actitude et de nombreuses recherches ; aussi en résulterait-il, tout s'il s'agissait de collections considérables, une grande rte de temps et de peine. Il y aurait, en outre, un très grave onvénient à adopter cette manière de faire : c'est que le talogue alphabétique en volumes, rédigé de cette façon, contiendrait que les numéros ou cotes provisoires donnés x ouvrages, de telle sorte qu'une fois ceux-ci définitivement
ET PTT REPEER 206 | MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE
classés, on se verrait obligé de reprendre le catalogue d'ur à l'autre, pour y substituer les cotes définitives aux cotes | soires.
L'expérience ayant prouvé que le catalogue alphabétiqi celui qui permet de trouver le plus rapidement les ou dont on a besoin, il est urgent pour une bibliothèque d'en un dans le plus bref délai possible. Il n’y a qu'un expédie: permette d'atteindre pratiquement ce but : c'est de faire cartes pour chaque ouvrage. De cette façon, un exempla ces cartes remplit immédiatement le rôle de catalogue : bétique, tandis que le second après avoir été utilisé pour la c« tion du catalogue méthodique peut encore, une fois reclassé : bétiquement, servir à transporter sur les premières cartes les attribuées aux ouvrages. On se trouve alors à la tête de catalogues sur fiches, et il devient possible d'en mettre u disposition du public, ce qui a été fait à Halle avec grand suc
Le catalogue topographique a avec le catalogue métho des rapports analogues à ceux qu'a le catalogue métho avec le catalogue alphabétique. Lorsque la bibliothèque d d'un personnel assez nombreux, ce catalogue doit être com: en même temps que le catalogue méthodique et le suivre ainsi dire pas à pas, classe par classe et section par sect moins qu'on ne préfère le fondre complètement dans le cat: méthodique. 1l a, du reste, une importance toute spéciale, qu'il constitue en quelque sorte l'inventaire de la bibliot et permel, mieux que tout autre, de se rendre exactement « de ce qu'elle possède.
Il faut naturellement suivre, pour la confection de chac ces trois catalogues, des règles particulières. Nous y revien plus loin ; mais qu’il nous soit permis ici de présenter que observations générales relatives aux conditions matérielle catalogues.
Parlons d'abord du format à adopter pour le catalog volumes et du papier à employer.
Le meilleur format est sans contredit l’in-f°, et ce n'est dans les petites bibliothèques que l’on peut donner la férence à l’in-4, dont le seul avantage est d'être plus fac manier. |
ne papier, il faudra choisir un bon et solide papier ve, préférable, en raison de sa durée, au papier à la », bien que celui-ci soit plus blanc et, pour cette raison, “able à l'œil. Quant à l'encre elle devra être naturelleexcellente qualité*. Nous recommandons, en outre, de se montrer par trop économe de papier lorsqu'on entrela rédaction du catalogue : il est bon de se réserver s une place suffisamment considérable pour pouvoir facilement les titres des ouvrages qui entreront par la ans être obligé de recourir à l'expédient des volumes entaires, qui est toujours une cause de confusion et de e temps. Îl ne faudrait pas cependant tomber dans l'exaà: et prodigucer inutilement le papier, car on risquerait ‘avoir des volumes contenant plus d'espace blanc que e occupé par les titres des livres, ce qui nuirait à la lu catalogue autant qu'à la facilité des recherches. ce qui concerne le catalogue méthodique et le catalogue iphique, le bibliothécaire n'aura pas grand'peine à reconles endroits où 1l faudra laisser plus ou moins d'espace Ï lui suffira d'avoir des notions précises sur l'étendue de ographie des différentes sciences, et d'être: approximatifixé sur la place qui sera faite à chacune d'elles dans la 1èque. le catalogue alphabétique, il n'aura qu'à parcourir avec on les catalogues imprimés du même genre. En voyant sont les lettres de l'alphabet qui contiennent, en général, “rand nombre de titres et quelles sont, au contraire, celles contiennent le moins, il lui sera facile de déterminer » qui devra être réservé à chaque lettre.
qu'on commence un catalogue en volumes, le mieux est scrire les titres des livres que sur le côté droit, en laissant chaque titre l'espace que l'on estime nécessaire, et de
Normalpapier. Summlung der Vorschriften für amtliche Papiernlenprüfung in Preussen, Berlin, 1892 ; « Inks for Library use», | Journal, vol. XIX, 189, p. 84-86, 124-125.
réserver la page de gauche pour être utilisée lorsque celle de droite est pleine. Nous pensons que la division des pages en colonnes n'est pas à recommander, surtout lorsqu'on a l'intention de transcerire les titres d’une façon suffisamment détaillée, Lorsque ceux-ci seraient un peu longs, en effet, ils se trouve raient répartis sur un nombre de lignes parfois considérable, ce qui serait nuisible à la clarté du catalogue. Une troisième observalion s'applique à la méthode linéaire fréquemment employée précédemment dans les catalogues et encore recommandée aujourd'hui de différents côtés. Elle consiste à diviser chaque page, par un certain nombre de raies verticales, en colonnes destinées à contenir chacune une des parties du titre, une colonne étant réservée au numéro d'ordre, une autre au nom d'auteur os mot d'ordre, d'autres enfin au titre lui-même, au lieu de publr cation ou d'impression, aux indications d'année, de format, etc,
On avait pensé que cette espèce de disposition tabellaire resdrait un réel service aux lecteurs du catalogue en leur permettant de discerner plus rapidement les différentes parties de chaqee titre; mais. comme Mozsrcu l'a déjà fait très justement remarquer, cette sorte de dispersion des parlies constitutives du titre, es attirant l'attention sur plusieurs points, fatigue le lecteur plss qu'elle ne le soulage, aussi préférons-nous et de beaucoup, à ct morcellement factice la transcription naturelle qui laisse à chaget titre sa physiononne accoutumée. On pourrait, toutefois, réserver au format et au numéro d'ordre une colonne spéciale, dans laquelle on inscrirait en outre, si la nécessité s'en faisait sentir, l'indr cation de la classe et de la section auxquelles l'ouvrage appar lient. Nous conseillons entin de séparer la rubrique, insentt au haut de la page, des titres qui la suivent, par une lg horizontale.
Nous dirons maintenant quelques mots d'une question quis une réelle importance : nous voulons parler de l'exécution “raphique du catalogue. Elle a été trop sauvent négligée, au de ne pas donner satisfaction aux plus modestes exigences, cependant, dans l'intérèt même de l'ordre qui doit partout ré dans une bibliothèque bien tenue, on est en droit d'exiger qe sans être un chef-d'œuvre de calligraphie, l'écriture soit propfé facile à lire, régulière et parfaitement nette. Des catalogues b:
rits sont l'ornement d'une bibliothèque ; ils facilitent les cherches et sont infiniment plus agréables et plus commodes consuller que des catalogues mal écrits, malpropres et parfois déchiffrables.
Les erreurs de rédaction doivent être corrigées avec grand in : la manière de gratter les fautes ou de les barrer est d’une ‘elle importance, lant au point de vue de la durée que de la ropreté du catalogue.
Le règlement officiel des bibliothèques italiennes (S 17) défend «pressément de se servir de grattoirs ou d'acides ; toutes les corctions doivent être faites à l'encre rouge et de telle façon qu'on uisse toujours lire ce qui était écrit auparavant. Nous conseilns, pour obtenir une écriture droite et régulière, de se servir > papier réglé à la machine; il revient très bon marché et est cile à se procurer.
En raison même de la grande valeur que les catalogues ont pour
bibliothèque et de l'emploi fréquent qui en est fait, on doit les rotéger au moven d'une reliure particulièrement forte et durable.
11 serait bon enfin, et c'est par cette remarque que nous termierons, que le bibliothécaire indiquât brièvement, au commenment du catalogue, les règles dont il s'est inspiré pour le rédiger. ette simple nolice aurait un double avantage : elle simplifierait s recherches du public en lui évitant des tâtonnements parfois rt longs, et fournirait, en outre, au bibliothécaire chargé plus ird de continuer le catalogue, tous les éclaircissements qui lui eraient nécessaires pour poursuivre le travail sans s'écarter du Nan primitivement adopté.
Lorsque nous aurons ajouté que les catalogues une fois hors l'usase doivent être déposés dans les archives de la bibliothèque, ous aurons épuisé le chapitre des observations générales. Il ne bus restera plus alors qu'à entreprendre l'étude de chaque Ætaloguc en particulier, et c'est ce que nous allons faire, en #mmençant par le catalogue méthodique.
A. — Du catalogue méthodique
Le catalogue méthodique ! a pour objet de diviser tous les ee 1. Cf. Giuseppe Bransoo, Dei cataloghi di una pubblica biblioteca e in
lerlicolare del catalogo reale ; Roma, 1874.
Gauss. — Afanuel de Bibliothéconomnie. 14
réserver la page de gauche pour être utilisée k sque celle de droite est pleine. Nous pensons que la division des pages en colonnes n'est pas à recommander, surtout lo...,u'on a l'intention de transcrire les titres d'une façon suffisamment détaillée. Lorsque ceux-ci seraient un peu longs, en effet, ils se trouveraient répartis sur un nombre de lignes parfois considérable, ea qui serait nuisible à la clarté du catalogue. Une troisième dbser= vation s'applique à la méthode linéaire fréquemment employés précédemment dans les catalogues el encore recommandée aujourd'hui de différents côtés. Elle consiste à diviser chaque page, par un certain nombre de aies verlicales, en colonnes destinées à contenir chacune u s parties du litre, une colonne étant réservée au numéro d'ord une autre au nom d'auteur ot mot d'ordre, d'autres enfin au titre lui-même, au lieu de publi cation ou d'impression, aux indicalions d'année, de format, ele
On avait pensé que celte espèce (le disposition {nbellaire rendrait un réel service aux lecteurs 1 ealalogueen leurpermetlant de discerner plus rapidement les différentes parties de chaque titre; mais, comme Mousrca l'a déjà l'ail très justement remnequers celte sorte de dispersion des parties conslitulives du litre, ét attirant l'attention sur plusieurs poinis, fatigue le lecteur plus qu'elle ne le soulage, aussi préférons-nous et de beaucoup, à 02 morcellement factice la transcription naturelle qui laïsse à chaques titre sa physionomie accoutumée. On pourait, toutefois. réserver) au format el au numéro d'ordre une colonne spéciale, dans laquelles on inscrirait en outre, si la nécessilé s'en faisait sentir, Mindis cation de la classe et de la section auxquelles l'ouvrage appar tient. Nous conseillons enfin de séparer la rubrique, inserité au haut de la page, des litres qui la suivent, par ame digne horizontale.
Nous dirons maintenant quelques mots d'une question quid une réelle importance : nous voulons parler de l'exécution calis graphique du catalogue. Elle a été trop souvent négligée, su de ne pas donner satisfaction aux plus modestes exigences. M cependant, dans l'intérêt même de l'ordre qui doit partout régne® dans une bibliothèque bien tenue, on est en droit d'exiger ques sans être un chef-d'œuvre de calligraphie, Décrituresoit propres facile à lire, régulière et parfaitement nelle." salogues bien
its sont l'ornement d'une bibliothèque ; ils facilitent les herches et sont infiniment plus agréables et plus commodes onsulter que des catalogues mal écrits, malpropres et parfois léchiffrables.
es erreurs de rédaction doivent être corrigées avec grand n; la manière de gratter les fautes ou de les barrer est d'une Île importance, tant au point de vue de la durée que de la »preté du catalogue.
Le règlement officiel des bibliothèques italiennes ($ 17) défend pressément de se servir de grattoirs ou d'acides ; toutes les cortions doivent être faites à l'encre rouge et de telle façon qu'on isse toujours lire ce qui était écrit auparavant. Nous conseil- , pour obtenir une écriture droite et régulière, de se servir papier réglé à la machine; il revient très bon marché et est ile à se procurer,
En raison même de la grande valeur que les catalogues ont pour bibliothèque et de l'emploi fréquent qui en est fait, on doit les otéer au moyen d'une reliure particulièrement forte et durable. Il serait bon enfin, et c'esl par cette remarque que nous termirous, que le bibliothécaire indiquât brièvement, au commenment du catalogue, les règles dont il s'est inspiré pour le rédiger. tte simple notice aurait un double avantage : elle simplfierait recherches du public en lui évitant des tâtonnements parfois t longs, ct fournirait, en outre, au bibliothécaire chargé plus d de continuer le catalogue, tous les éclaircissements qui lui raient nécessaires pour poursuivre le travail sans s'écarter du in primitivement adopté.
Lorsque nous aurons ajouté que les catalogues une fois hors usae doivent être déposés dans les archives de la bibliothèque, u- aurons épuisé le chapitre des observations srénérales. Il ne us restera plus alors qu'à entreprendre l'étude de chaque lalogue en particulier, et c'est ce que nous allons faire, en mmençant par le catalogue méthodique.
A. — Du catalogue méthodique
Le catalogue méthodique ! a pour objet de diviser tous les
l Cf. Giuseppe Bransao, Dei cataloghi di una pubblica biblioteca e in erlicolare del catalogo reale ; Roma, 1874.
Gnaxsa. — Manuel de Bibliothéconomie. li
ouvrages en groupes distincts, suivant un plan parfaitement et conforme à l'ordre logique des connaissances humaines ; but de faciliter et de hâter les recherches des travailleurs, ei permettant de se rendre compte immédiatement des ricl que la-bibliothèque possède sur les différentes branches science. Un catalogue méthodique, bien fait et rédigé avec higence, est aujourd hui pour toute bibliothèque, quelle qu son importance, d'une nécessité primordiale. Là où il exist peut dire sans exagération que la bibliothèque est access tous, et dans toutes ses parties ; qu'il vienne à manquer, au traire, et le bibliothécaire se trouvera, par le fait mème, © de laisser sans réponse un grand nombre de demandes, auxqt l'existence de ce catalogue eût permis de donner très facile satisfaction !.
On forme le catalogue méthodique, ainsi que nous l'avons dit, à l'aide des fiches de dépouillement (sur lesquelles transcrits les titres des ouvrages) que l'on dispose à cet dans un ordre déterminé. S'agit-il d'une bibliothèque p dant un ancien catalogue, deux cas sont alors à examiner: qui concerue le classement. Si l'on a l'intention d'adopter. le catalogue méthodique projeté, un plan entièrement nou\ il faut naturellement bouleverser de fond en comble la cla cation jusque-là suivie; mais lorsqu'on ne juge pas néces de s'arrêter à une décision aussi radicale, il devient pos d'utiliser, dans une certaine mesure, l'ordre dans lequel les co tions se trouvent déjà placées, expédient qui a le granda age d'épargner beaucoup de fatigue au bibliothécaire, toi lui permettant d'arriver plus vite au terme de son travail.
Toutefois, avant de prendre ce dernier parti, il importe d
1. Lorsqu'il n'y a pas de catalogue méthodique et que les autres! logues ne sont pas accessibles au public, on peut alors répéter, en p# de la bibliothèque. ce que dit Frédéric Vixrox dans ua article du Lib Journal :vol. IT, p. 59-50) intitulé « The chief need in libraries »:" great libraries, and vastiy more that of the Old Worid, are the cemel of learning, the cities of buricd knowledge. Let Schliemann, let Cat dig. In every one of them are thousands and thousands of books " have never been opened, because nobody knows they are there, for! of a catalogue, or at least a catalogue of subjects. »
1er avec soin, el sans aucune idée préconçue, l'ancien système >pté : il faut chercher à découvrir les principes sur lesquels svstème est fondé, et s'assurer qu il possède bien toutes les alités requises (qualités que nous énumérerons plus loin) ou pe. dans tous les cas, sa base présente une solidité suffisante ur supporter facilement les changements, améliorations et veloppements qui sont ou pourront, à un moment donné, venir nécessaires. Mais la question la plus importante, et dont doit se préoccuper avant tout, est celle de savoir si les difféites parties du système s ‘enchaînent les unes aux autres d'une ‘on logique. Un mauque de cohésion tant soit peu sensible ait en effet des plus graves, car les travaux et les fatigues qui seraient la conséquence annihileraient à peu près complènent les avantages qu'on s'était flatté d'obtenir en consernt dans son ensemble l'ordre primitivement choisi.
Dans l'intérêt même de l'établissement dont on lui confie la rection, le bibliothécaire qui entre en charge ne doit pas avoir prétention de toujours imposer sa manière de voir et de prendre tout sur nouveaux frais, en laissant de côté, de parti is, le svstème jusque-là appliqué. Il risquerait ainsi, par tour-propre mal placé, de retarder indéfiniment l'organisamn de la bibliothèque. Malheureusement, il arrive très souvent e le bibliothécaire ne sait pas apprécier à leur juste valeur s travaux accomplis par ses prédécesseurs: 1l les condamne mme insuffisants, conçus sans réflexion et effectués sans Sthade, alors qu'un examen plus attentif lui permettrait de Connaitre qu'ils sont le fruit d'une pensée expérimentée et reuse, et qu'ils ont atteint pleinement le but en vue duquel avaient élé entrepris. Un bibliothécaire doit, par conséent, éviter de déclarer que le système suivi jusqu'à lui est ns valeur, démodé, bon à mettre au rebut, sans l'avoir, au Éalable. étudié dans toutes ses parties, et sans avoir essayé e se familiariser avec lui en l'appliquant. Il est parfois posble d'améliorer les anciens catalogues au point de les rendre ur ainsi dire parfaits, ce qui économise une bonne partie du mp: et de l'argent que la réfection complète aurait coûtés. Ces Ciens catalogues offrent, en autre, en raison mème des longs rvices qu'ils ont rendus, le grand avantage d'être à peu près
ppt. NMANEFL TS RIR!L "THE CON eNLE
DR aCeT jar Un feuillet vouveau celur sur lequel «\!l
[5 ti runement nécessaire, comme on l'a pretendu., de tranre intecralement les titres des livres sur le catalague métholque aipst qu on le fait sur les cartes: il vaut beaucoup mieux. au retraire. is reproduire sous une forme abrégée. ce qui présente ce Asuble avanta:e de rendre le catalogue pluscnneis et plus clair et den reduire le proportions. I ne faut pas. en effet, pendre de vue que ce cataluzue est destiné à ètre relié et que. pour ètre maniahles et faciles à consulter, les volumes ne doivent pas dèpasser certaines dimensions, C'est. du reste, au catalogue sur cartes qu'incombe spécialement le soin de reproduire dans leur entier et avec l'exactitude bibhiozraphique voulue le titres des ouvrages: mais nous considérons que ce serait une perte de temps inutile et un travail superflu de sacrifier des pages entières du catalogue méthodique à copier. par exemple. certains Uilres d'ouvrages anciens. I suffit de transerire le Utre avec une précision suflisante pour qu'on puisse immédiatement reconnaitre quel est le -ujet du livre. et dans la plupart des cas cela n'exige pas beaucoup de place. On commence par inscrire le numéro d'ordre, puis le nom de l'auteur. le titre aussi abrégé que possible : s'il v a lieu, les noms du traducteur et de Féditeur, le chitfre de l'édition, le lieu et l'année de la publication, et finalement le nombre des parties ou des volumes dont se compose l'ouvrage.
Tout bien considéré, il ne serait pas nécessaire de placer en tète le nom de l'auteur, puisque dans le catalogue méthodique ce n'est pas lui, mais uniquement le sujet traité, qui décide de la place qui sera assignée à l'ouvrage; toutefois, comme on se verrait forcé d'adopter cette disposition pour certaines sections qui exisent l'ordre alphabétique. nous conseillons, pour plusde commodité, de Femplover partout. Le catalogue v sagne eu clarté, car en général l'ail parcourt beaucoup plus rapidement une série de noms propres, d'autant plus distincts qu'ils sont écrits en caractères se détachant nettement et occupent une place déterminée, qu'une série de titres uniformes n'offrant aucun point de repère. Lestravailleurs, de leurcôté, v gagneut de pouvoir retrouver plus rapidement les titres des ouvrages qu'ils connaissent déjà et qui leur servent ensuite de guides pour s'orienter parmi ceux qui leur sont inconnus.
ubdivisions, ne sont donc pas d'une grande utilité, et nt le nombre de ceux qui ont été inventés jusqu'à nos oit par des hommes du métier, soit par des gens qui it aucune compétence en ces matières, est véritablement ‘able. On s'est livré à ce travail avec une véritable pasais la plupart des svstèmes proposés n'ont eu, et cela n des motifs que nous venons d'exposer, qu'un succès moins Himité!, — Nous allons maintenant tracer les énérales qu'il faut suivre pour dresser le plan d'un te méthodique et le mettre à exéculion. Tout d'abord, “it les sciences en différentes classes que l'on désigne à e lettres majuscules ou de chiffres romains. Chacune de ses doit former un tout strictement homogène, sans intrusion d’éléments étrangers ; il faudra donc faire ion complète des affinités qui existent entre les sciences pports étroits qui les unissent, en se rappelant que, prise ent, chaque branche des connaissances humaines ne e toutes les autres sciences que comme sciences auxi- La philosophie et la théologie, par exemple, ont de IX points communs el se prètent mutuellement appui, Ven reste pas moins que ce serait un non sens de les us une mème classe. En raison même des affinités que alons il est parfois extrêmement difficile de délimiter lence d'une façon précise, aussi doit-on apporter à ce lus grande attention en évitant de tomber dans l'arbi- 1 done de considérer chaque classe comme un grouelconque n'avant rien à voir avec l’homogénéité il faudra s'attacher à n'en fixer les limites que guidé dérations sérieuses.
* détermine et délimite les classes doit en indiquer d la succession logique. On a prétendu que c'était bseuse ; au point de vue du placement des livres, -wrai, chaque classe formant un groupe indé.
Wat en quelque sorte une bibliothèque à part : même lorsqu'on considère l'ensemble du de son unité scientifique. On se voit
alors forcé de reconnaître que cette succession logique est n saire pour éviter qu'on ne fasse au catalogue le reproche d' été conçu et dressé sans aucun esprit scientifique et d'une | tout à fait arbitraire.
En procédant comme nous venons de l'indiquer, on met dur coup un terme à toutes les incertitudes et on donne à ct classe une stabilité qu'elle ne pourrait jamais autrement ob: Cette stabilité toutefois cest purement relative; la sc progressant toujours change pour ainsi dire perpétuelleme physionomie, et chaque année qui passe la marque d: empreinte en lui communiquant un aspect nouveau. E moment même nous pouvons assister dans la plupart domaines scientifiques à des transformations profondes. Ré ment, par exemple, la linguistique s'est séparée de la philo pour former une science indépendante; l'anatomie com] est devenue partie intégrante de la zoologie, le mot « z gie » étant pris ici dans son acception la plus large, t: que la physiologie a donné naissance à de nouvelles brar qui s'appellent la théorie de la perception des sons, la ps: physique, l'électrophysique, etc., etc. Faut-il enfin parler « géographie et de l'histoire soumises d'une façon toute spé aux changements en raison de l'instabilité constante des tions politiques entre les différents pays et des modification: ritoriales qui peuvent en être la conséquence.
Il résulte de cet état de choses que le système bibliograph doit être organisé de manière à présenter une élasticité s sante. Cela ne veut pas dire qu'il s'agisse de le modifi chaque découverte nouvelle, mais il faut du moins qu'on pu sans en troubler l'économie générale, subdiviser ou réorgai quelques classes, en créer d'autres si le besoin s’en fait se faire le nécessaire en un mot pour tenir le catalogue au cou des modifications importantes survenues dans les différe branches des connaissances humaines.
Les classes principales une fois déterminées, on les repre tour de rôle pour les diviser en sous-classes et en sections premières indiquées en caractères minuscules ordinaires, secondes en caractères minuscules grecs. Pour ce second tri comme pour le premier, il faut toujours bien tenir compt principe que nous avons énoncé et qui est de ne réunir ense!
que des sujets parfaitement homogènes. On doit particulièrement éviter que ces divisions secondaires ne présentent un caractère artificiel qui obligerait les travailleurs désireux de consulter le catalogue à se livrer à une étude pénible ou à faire preuve d'une perspicacité peu commune; elles doivent au contraire être simples et pratiques, de façon qu'on puisse s'y reconnaître facilement et se rendre immédiatement compte, sans aucune hésitaüon, des dispositions adoptées pour le classement des livres.
Dans quelles proportions doit-on mulliplier les subdivisions dont nous venons de parler ? Ainsi que nous l'avons déjà dit, tout dépend non seulement de l'importance actuelle de la bibliothèque, mais encore du développement plus ou moms considérable qu'elle est supposée devoir prendre dans l'avenir. Tel catalogue très détaillé, nécessaire à une grande bibliothèque, ne rendrait aucun service dans une petite; bien plus, dans la même bibliothèque, on ne peut diviser indistinctement toutes les classes de la méme façon. Suivant le but qu'il se propose, en effet, chaque établissement consacre à l'accroissement de certaines classes déterminées la majeure partie de ses fonds, et ces classes, étant parfois d'une extrême richesse, exigent évidemment une division beaucoup plus minuticuse ct détaillée que certaines autres classes laissées de côté par le service des acquisitions comme n'offrant que peu d'intérêt pour la bibliothèque, et qui pour cette raison même ne sont et ne seront Jamais représentées au cataloyue que par un petit nombre d'ouvrages.
Rappelons enfin que lorsqu'on a à dresser le plan d'une division quelconque on ne doit jamais perdre de vue ce principe que le particulier doit toujours suivre le général, n'en être qu'une déduction, et lui être non pas coordonné mais uniquement subordonné.
Le troisième point que nous avons à examiner est celui du mode de réparütion des livres dans les différentes classes, sous-classes et sections. Disons immédiatement que le contenu de l'ouvrage, le sujet traité, doit seul entrer en ligne de compte lorsqu'il s'agit de déterminer la place qui sera assignée à cet ouvrage dans le Catalouue systématique. La forme extérieure choisie par l'écrivain pour développer sa pensée étant en effet tout arbitraire, ne dépendant parfois que d'un caprice, on s'exposerait aux
plus graves erreurs si on voulait la prendre pour criterium d'une classification raisonnée. Il serait donc aussi absurde et aussi contraire à tout principe scientifique de classer dans les épistolaires tous les ouvrages écrits sous forme de lettres que de ranger dans la poésie, sans même se donner la peine d'en examiner le contenu, tous ceux qui sont rédigés en vers. Le sujel du livre est toujours, ne l'oublions pas, l'élément principal, et c'est à lui qu'il faut remonter pour reconnaitre si tel ouvrage | écrit en vers par exemple doit être classé ou non parmi les œuvres poétiques. Ce serait toutefois mal interpréter notre pensée que de prendre texte de ce que nous disons ici pour refuser toute importance à la forme ; souvent, au contraire, elle peut rendre de réels services et plus d'une fois c'est grâce à elle seulement que le bibliothécaire se trouvera à même de résoudre quelques-uns de ces cas douteux qui présentent en général tant de difficultés.
Inutile de dire qu'on ne doit jamais attribuer une place à ua livre dans le catalogue méthodique en s'en rapportant uniquement à l'énoncé du titre : outre, en effet, que certains titres sonl volontairement énigmatiques ou trompeurs, d'autres présentent de déplorables inexactitudes provenant de la maladresse des écrivains!. Quant à la langue dans laquelle le livre est éeni, elle ne peut, en général, avoir aucune influence sur son classement, exception faite cependant pour certains ouvrages présestant des particularités grammaticales et qu'on réunit pour celle raison aux grammaires, ainsi que pour les ouvrages littéraires, qu'on à l'habitude de classer par langues ct par nations.
£n terminant, nous ferons remarquer qu'il faut laisser au biblothécaire une certaine liberté en ce qui concerne l'ordre à adopter pour le classement des ouvrages. C'est ainsi, par exemple, qu'ilne devra pas hésiter à employer l'ordre alphabétique chaque fois que celui-ci lui paraîtra préférable à l'ordre chronologique et bien que, scientifiquement parlant, ce dernier soit plus rationnel. Il est certainement très scientifique — et c'est pour cette raison que best coup de bibliothécaires l'ont fait — de classer chronologiquemesi
1. CLS. Giznuar, « Some misleading titles of modern bookss, The Librsrp vol. II, 1490, p. 458-463.
s auteurs grecs et latins, bien qu'on ignore l'époque exacte le certains d'entre eux ont vécu; mais au point de vue du rue, ce classement, qui n'offre aucun avantage, présente par de sérieux inconvénients : le premier est d'obliger le biblio- ‘e à modifier l'ordre de succession adopté à chaque décououvelle précisant le temps pendant lequel tel ou tel écriexisté; le second, et de beaucoup le plus grave, est de quer inutilement les recherches. Dans l'impossibilité où . en effet, de retenir par cœur les dates de la naissance et sort de tous les auteurs grecs et latins, on se voit réduit, on veut trouver un nom au catalogue, à rechercher, au le, dans un dictionnaire biographique l'époque à laquelle un dont il s'agit a vécu. 1 faut bien reconnaître que dans jui nous occupe, l'ordre alphabétique est plus pratique, et ucoup, que l'ordre chronologique, soit qu'on dispose tous us à la suite les uns des autres, soit qu'on en forme des < distincts, en réunissant d'un côté les historiens, de l'autre «raphes, d'un troisième les poètes, etc... Il serait superouter que les éditions différentes des œuvres d'un même et qui sont indiquées sous son nom, doivent être classées logiquement.
lre alphabétique se recommande encore pour les énuméde pays, régions, provinces, pour le classement des bioet des Journaux, et dans d'autres cas similaires; mais, açon générale, on ne doit l'appliquer qu'à titre exceptionn oubliant pas que dans tout catalogue méthodique c'est ° logique, c'est-à-dire chronologique, qui doit avoir la pré- , et que ce serait une grave erreur de lui substituer, on l'a fait çà et là, le classement alphabétique !. observalions que nous venons de présenter peuvent
a bibliothèque nationale d'Athènes, E. SreFFENHAGEN a cependant l'ordre alphabétique pour le classement des différentes sections ques cf. son article « Die neue Ordnung und Katalogisirung der * Nationalbibliothek », Anzeiger de PerznornT, 1868, n° 704; 1869, 150, n° 821:, mais. ainsi qu'il l'avoue lui-même (1hid., 1874, n° 451), en quelque sorte obligé « par certaines conditions locales et par ssité de simplifier le classement, de façon qu'il fût mieux à la portée ployés chargés du service. »
plus graves erreurs si on voulait la prendre pour criterium d'une classification raisonnée. Il serait donc aussi absurde et aussi contraire à tout principe scicnlüifique de classer dans les épistolaires tous les ouvrages écrits sous forme de lettres que de ranger dans la poésie, sans même se donner la peine d'en examiner le contenu, tous ceux qui sont rédigés en vers. Le sujet du livre est toujours, ne l'oublions pas, l'élément principal, et , c'est à lui qu'il faut remonter pour reconnaitre si tel ouvrage écrit en vers par exemple doit être classé ou non parmi les œuvres poéliques. Ce serait toutefois mal interpréter notre pensée que de prendre texte de ce que nous disons ici pour refuser toute importance à la forme ; souvent, au contraire, elle peut rendre de réels services et plus d'une fois c'est grâce à elle seulement que le bibliothécaire se trouvera à même de résoudre quelques-uns de ces cas douteux qui présentent en général tant de difficultés.
Inutile de dire qu'on ne doit jamais attribuer une place à un livre dans le catalogue méthodique en s'en rapportant unique ment à l'énoncé du litre : outre, en effet, que certains titres son! volontairement énigmatiques ou trompeurs, d'autres présentenl de déplorables inexactitudes provenant de la maladresse des écrivains!. Quant à la langue dans laquelle le livre est écrit, elle ne peut, en général. avoir aucune influence sur son classement, exception faite cependant pour certains ouvrages présestant des particularités grammaticales et qu'on réunit pour celte raison aux grammaires, ainsi que pour les ouvrages littéraires, qu'on a l'habitude de classer par langues et par nations.
£n terminant, nous ferons remarquer qu'il faut laisser au bibliothécaire une certaine liberté en ce qui concerne l'ordre à adopter pour le classement des ouvrages. C'est ainsi, par exemple, qu'ilne devra pas hésiter à employer l'ordre alphabétique chaque fois que celui-ci lui paraîtra préférable à l'ordre chronologique et bien que, scientifiquement parlant, ee dernier soit plus rationnel. Il est cœrtainement très scientifique — ct c'est pour cette raison quebes coup de bibliothécaires l'ont fait — de classer chronologiques
1. Cf.J. Ginnunar, « Some misleading titles of modern books», The Librsh vol. II, 1890, p. 458-463.
es auteurs grecs et latins, bien qu'on ignore l'époque exacte elle certains d'entre eux ont vécu ; mais au point de vue du “rue, ce classement, qui n'offre aucun avantage, présente par » de sérieux inconvénients : le premier est d'abliger le bibliore à modilier l'ordre de succession adopté à chaque décounouvelle précisant le temps pendant lequel tel ou tel écriexisté; le second, et de beaucoup le plus grave, cest de liquer inutilement les recherches. Dans l'impossibilité où st. en effet, de retenir par cœur les dates de la naissance et mort de tous les auteurs grecs el latins, on se voit réduit, l'on veut trouver un nom au cataloyue, à rechercher, au ble, dans un dictionnaire biographique l'époque à laquelle ain dont il s'agit a vécu. Il faut bien reconnaître que dans qui nous occupe, l'ordre alphabétique est plus pratique, et iucoup, que l'ordre chronologique, soit qu'on dispose tous ms à la suite les uns des autres, soit qu'on en forme des es distincts, en réunissant d'un côté les historiens, de l'autre “rraphes, d'un troisième les poètes, etc... Il scrait superjouter que les éditions différentes des œuvres d'un même +, et qui sont indiquées sous son nom, doivent ètre classées louwiquement.
‘dre alphabétique se recommande encore pour les énumés de pays, régions, provinces, pour le classement des bioes et des journaux, et dans d’autres cas similaires; mais, façon générale. on ne doit l'appliquer qu'à titre exception- 1 n oubliant pas que dans tout catalogue méthodique c'est’ * logique, c'est-à-dire chronologique, qui doit avoir la prée, et que ce serait une grave erreur de lui substituer, e on Fa fait çà et là, le classement alphabétique *. observations que nous venons de présenter peuvent
la bibliothèque nationale d'Athènes, E. STEFFENHAGEN a cependant l'ordre alphabétique pour le classement des différentes sections iques cf. son article « Die neue Ordnung und Katalogisirung der ‘© Nationalbibliothek », Anzeiger de PerznornTr, 1N68, n° 704: 1869, 1850, n° 821;, mais, ainsi quil l'avoue lui-mème (tbid., 1874, n° 451), ait en quelque sorte obligé « par certaines conditions locales et par essité de simplifier le classement, de façon qu'il fût mieux à la portée nployés chargés du service. »
220 MANUEL DB BIBLIOTHÉCONOMIE
s'appliquer aux travaux de linguistique. Au point de rigoureusement scientifique, il faudrait qu'ils soient € suivant l'ordre d'apparition de chaque langue; mais dans les catalogues méthodiques on se contente de réunir en gr distincts les langues ayant une origine commune, en les sant dans chaque groupe par ordre alphabétique et en inser sous chacune d'elles les titres des ouvrages dans lesquels se trouvent étudiées. Cette manière de faire est du reste la raisonnable, car on ne peut exiger que pour organiser sa st de linguistique une bibliothèque soit obligée de se conforme données de cette science jusque dans ses plus minu détails, et de tenir compte des dissertations parues sur les insignifiants dialectes.
Une fois que le bibliothécaire a arrêté, conformémen besoins de son établissement, le plan du système bibliograp qu'il veut suivre, il doit commencer par diviser les cart groupes généraux correspondant aux classes principales di tème, puis, cette répartition terminée, diviser à son tour cl groupe en sous-classes et sections.
Le premier de ces travaux exige, comme nous avons dé l'occasion de le faire remarquer, une attention soutenue : i constamment veiller à ne pas outrepasser les limites resper de chaque classe, ce qui, en raison des affinités étroite: existent entre certaines sciences, n'est pas aussi facile et simple qu'on pourrait le croire au premier abord ; aussi co -lons-nous de ne confier ce travail qu'à un bibliothécaire, « entre tous pour son expérience et l'étendue deses connaissa et capable de le mener à bonne fin avec science et consci sans se laisser arrèter par les difficultés. Il serait du reste à haiter que ce bibliothécaire, une fois désigné, fit tout par même; il aurait ainsi plus facilement l'occasion de complé système et d'en élucider, par des notes, les points douteux, compter que l'ensemble du catalogue y gagnerait en symét en clarté.
Pour la répartition des cartes dans les sous-classes et sect on est obligé, au moins lorsqu'il s'agit de bibligihéquenin tantes et afin d'éviter une perte de temps G6nsidérable, del ser le travail entre plusieurs bi Chacun d'est
argé d'une branche spéciale, mais si l'on veut que ce oit bien fait, il faut exiger qu'ils connaissent tous, et ans ses plus minutieux détails, le système choisi et soient e temps capables de résoudre, à l'aide des répertoires iphiques, les difficultés qui peuvent se présenter. On outre veiller, afin de conserver au futur catalogue son > d'unilé, à ce qu'ils se tiennent tous mutuellement au de leurs travaux et ne se contentent pas d'une certaine lé apparente, uniquement basée sur la forme extérieure a ; au besoin mème, ils ne devraient pas craindre de faire : corrections nécessaires, de s'entendre, par exemple, procher l'une de l'autre certaines branches scientifiques tre elles d'étroits rapports et que le plan primitif aurait le réunir. Le catalogue méthodique doit, en effet, éviter 1x ces séparations contraires à la logique et qui ont pour immédiat d'éloigner les uns des autres des ouvrages qui nt entre eux les plus grandes analogies ; c'est pour cette ue nous insistons ici sur la nécessité qu'il v a à ce que thécaires chargés du travail ne se contentent pas d'acisolément leur tâche sans se soucier de ce que font leurs s: nous voudrions même les voir de temps à autre se 1 conférence afin d'examiner et de résoudre en commun tions douteuses ct de préciser les règles à suivre pour bonne fin la mission qu'on leur a confiée,
ue la mise en ordre des fiches est lerminée on commence ire sur le catalogue les titres des ouvrages suivant les ibliographiques, et en même temps on inscrit à tour de x le haut et à droite de chaque carte la cote définitive à l'ouvrage qu'elle représente, c'est-à-dire le numéro if que cet ouvrage a reçu, ainsi que l'indication de la laquelle il appartient et le format qu'on lui a reconnu. »* façon. une fois le classement d'une section terminé, es fiches qui en font partie se trouvent du mé me coup ‘es.
la rédaction de ce cataloyue, nous conseillons de se seruilles volantes : non seulement elles offrent plus de compour écrire que des volumes déjà reliés, mais encore elles extrêmement facile la correction des erreurs, puisqu'il
s'appliquer aux travaux de linguistique. Au point de vue rigoureusement scientifique, il faudrait qu'ils soient classés suivant l'ordre d'apparition de chaque langue; mais dans tous les catalogues méthodiques on se contente de réunir en groupes distincts les langues avant une origine commune, en les classant dans chaque groupe par ordre alphabétique et en inscrivant sous chacune d'elles les titres des ouvrages dans lesquels elles se trouvent étudiées. Cette manière de faire est du reste la seule raisonnable, car on ne peut exiger que pour organiser sa section de linguistique une bibliothèque soit obligée de se conformer aux données de cette science jusque dans ses plus minutieux détails, et de tenir compte des dissertations parues sur les plus insignifiants dialectes.
Une fois que le bibliothécaire a arrêté, conformément aux besoins de son établissement, le plan du système bibliographique qu'il veut suivre, il doit commencer par diviser les cartes eu groupes généraux correspondant aux classes principales du syr tème, puis, cette répartition terminée, diviser à son tour chaque groupe en sous-classes et sections.
Le premier de ces travaux exige, comme nous avons déjà « l'occasion de le faire remarquer, une attention soutenue ; il fadi constamment veiller à ne pas outrepasser les limites respectives de chaque classe, ce qui, en raison des affinités étroites qu existent entre certaines sciences, n'est pas aussi facile et aus simple qu'on pourrait le croire au premier abord ; aussi consei- ‘lons-nous de ne confier ce travail qu'à un bibliothécaire, choïs entre tous pour son expérience et l'étendue deses connaissances, el capable de le mener à bonne fin avec science et conscienct, sans se laisser arrèter par les difficultés. Il serait du reste à haiter que ce biblinthécaire, une fois désigné, fit tout par mème ; il aurait ainsi plus facilement l'occasion de compléter svstème et d'en élucider, par des notes, les points douteux, # compter que l'ensemble du catalogue ÿ gagnerait en symétrie en clarté.
Pour la répartition des cartes dans les sous-cl es et on est obligé, au moins lorsqu'il s’agit de biblit 1èques tantes et afin d'éviter une perte de temps co1 16 able, de # ser le travail entre plusieurs bibliothécaires. C 1cun d'en
chargé d'une branche spéciale, mais si l'on veut que ce il soit bien fait, il faut exiger qu'ils connaissent tous, et e dans ses plus minutieux détails, le système choisi et soient ème temps capables de résoudre, à l'aide des répertoires graphiques, les difficultés qui peuvent se présenter. On n outre veiller, afin de conserver au futur catalogue son tère d'unité, à ce qu'ils se tiennent tous mutuellement au nt de leurs travaux et ne se contentent pas d'une certaine rmité apparente, uniquement basée sur la forme extérieure hema : au besoin même, ils ne devraient pas craindre de faire ues corrections nécessaires, de s'entendre, par exemple, rapprocher l'une de l'autre certaines branches scientifiques entre elles d'étroits rapports et que le plan primitif aurait zé de réunir. Le catalogue méthodique doit, en effet, éviter L prix ces séparations contraires à la logique et qui ont pour at immédiat d'éloigner les uns des autres des ouvrages qui ntent entre eux les plus grandes analogies ; c'est pour cette 1 que nous insistons ici sur la nécessité qu'il y a à ce que bliothécaires chargés du travail ne se contentent pas d'aclir isolément leur tâche sans se soucier de ce que font leurs sues: nous voudrions même les voir de temps à autre se ren conférence afin d'examiner et de résoudre en commun uestions douteuses et de préciser les règles à suivre pour r à bonne fin la mission qu'on leur a confiée. rsque la mise en ordre des fiches est Lerminée on commence iscrire sur le catalogue les titres des ouvrages suivant les ; bibliographiques, et en mème temps on inscrit à tour de dans le haut el à droite de chaque carte la cote définitive iée à l'ouvrage qu'elle représente, c'est-à-dire le numéro essif que cet ouvrage a reçu, ainsi que l'indication de la : à laquelle il appartient et le format qu'on lui a reconnu. ette façon, une fois le classement d'une section terminé, s les fiches qui eu font partie se trouvent du mème coup détces.
ur la rédaction de ce catalogue, nous conseillons de se ser- € feuilles volantes : non seulement elles offrent plus de comité pour écrire que des volumes déjà reliés, mais encore elles lent extrémement facile la correction des erreurs, puisqu'il
tion qui assigne à chaque ouvrage sa place respective dans l'histoire de la science à laquelle il appartient, et c'est pour cette raison que les éditions postérieures, les réimpressions ou les traductions ne doivent venir qu'après.
Lorsqu'on a à cataloguer un recueil factice, on donne à chacun des travaux qui le composent une cote particulière à laquelle on ajoute l'indication de la cote portée par le premier ouvrage du recueil.
S'agit-il d'une collection d'ouvrages divers, on la catalogue en bloc, en se contentant de Îla décrire d'une façon sommaire, puis on catalogue séparément chacun des ouvrages dans la classe à laquelle il appartient, mais sans lui attribuer de cote et avec un simple renvoi à la collection dont il fait partie.
Pour les classiques on dispose, dans l’ordre chronologique, d'abord les différentes éditions de leurs œuvres complètes, puis les éditions des œuvres séparées, ensuite les traductions et enfin les commentaires.
Pour l'histoire on commence toujours par les sources.
Une fois le classement d'une section terminé, toutes les caries qui s'y rapportent doivent, si la méthode indiquée plus haut s été suivie, avoir reçu aussi bien que les livres leurs cotes défnitives, il ne reste plus alors qu'à les intercaler immédiatement dans le catalogue sur fiches.
Chaque page du catälogue en volumes doit porter dans ke haut les indications de classe et de sous-classe dont font partie les ouvrages à l'inscription desquels elle a été réservée. Es outre, il sera bon qu'au commencement de chaque volume, ot s'il s'agit d'une classe ou sous-classe très riche embrassant phsieurs volumes, au commencement du premier volume de série on rédige une sorte «le table de matières systémati reproduisant les différentes rubriques contenues dans le ou volumes, avec l'indication des pages. Cetle manière de faire lite et accélère beaucoup le travail en permettant de re rapidement la rubrique dans laquelle sont classés les ou dont on a besoin. Quant aux tables de matières alpha particulièrement à recommander aux grandes bibliothèques raison de leur utilité, elles se placent de préférence à la Go volumes, à moins qu'on ne décide, ce qui vaut : ncore de les réunir loutes ensemble dans un volume s cial. On cède de mème pour les index alphabétiques de ns propres.
l'est inutile d'insister ici, crovons-nous, sur la manière dont rédigent les tables de matières dont nous venons de parler, sUun travail trop facile et d'une trop grande simplicité ; seul dex alphabétique des noms d'auteur pourrait présenter de ips à autre quelques difficultés; or, nous verrons plus loin, en diant les règles du catalogue alphabétique, de quelle façon il L les résoudre. Rappelons seulement, à propos de la table de ières alphabétique, qu'elle ne doit contenir que les sujets ilionnés dans les différents titres effectivement inscrits au logue. Pour cette dernière table, comme pour l'index alphaque des noms d'auteurs, l'indication des pages des différents aimes constitue une des parties essentielles du travail ; aussi saurait-on y apporter trop d'exactitude et d'attention !.
‘ous venons d'énumérer les principes généraux qu'il est nécese de connaitre pour être à même de rédiger un catalogue hodique et nous pourrions passer immédiatement à l'étude atalogue topographique, mais nous tenons d'abord à dire ici Iques mots d'une réforme extrêmement importante introduite nièrement dans le catalogue méthodique et qui tout en pertant de classer très facilement les nouveaux ouvrages à la *e qu'ils doivent normalement occuper, a encore l'avantage Aimplifier le travail des bibliothécaires en leur évitant la peine rédiger le catalogue topographique devenu par le fait super- Il s'agit du catalogue méthodique avec numérotation non suiet mélange des formats.
économie générale de ce catalogue est la même que celle { nous venons de donner la description, mais avec cette disition spéciale que dès le début, on réserve, entre les ouvrages on inscrit au catalogue, une série de places, correspondant m nombre déterminé de numéros d'ordre, de façon à pouvoir uite intercaler à leur place naturelle les nouvelles acquions.
Pour nous faire mieux comprendre, nous allons donner ici, près Otto Harrwim?, la description du nouveau catalogue tématique adopté à la bibliothèque universitaire de Halle :
Cf. J. Ben Nicnors, « Indexing », Library Journal, vol. XVII, 1892, D6- 119: VV. J. Frercuen, « Indexing », thid., vol. XVII, 1893, p. 258. Voir O. HanrwiG, Schema des Realkatalogs su Halle, p. 10-11. Gaarsez. — Manuel de Bibliothéconomie. 15
En téte de chaque page, à 25m® du bord supérieur, on ti versalement une forte ligne noire (Tabl. 11). Dans la partie st droite du rectangle ainsi formé et à peu près vers le milieu une autre ligne longue de 45% environ et parallèle à la Fr Au-dessus de cette ligne on inscrit le numéro de la page logue, au-dessous la première eb la dernière cote des : inscrits, par exemple Nd. 507-760. À gauche de la page on tr: le sens de la longueur, une première ligne, à 17#% du bord, seconde à même distance de la première. Ces deuxlignes de dans le haut, de 152" la forte ligne noire dont nous avons descendent en dessous jusqu'au bas de la page. Elles form colonnes dont la première est réservée au format, et la se: numéro d'ordre. Format et numéro d'ordre s'inscrivent sur ligne que le mot d'ordre, ce dernier étant souligné afin qu'c facilement le distinguer du reste du titre. Il n'est tenu aucui de la différence des formats. A droite de la page on trace en de la ligne noire une troisième ligne perpendiculaire qui également jusqu'en bas. Dans la colonne ainsi formée on toujours sur la mème ligne que celle où se trouve ir mot d'ordre, le nombre des volumes dont se compose l'oux colonne du milicu, large de 16 centim., sert à la transcrip titres. Immédiatement au-dessus de la partie de la ligne nu respondant à cette colonne, on indique le sujet à l'étude du ouvrages catalogués dans la page sont consacrés, par ex. : de l'écriture. — Sténographie. — Tachygraphie, etc. Lors: nouvelle sous-classe ou une nouvelle section commencent, scrit très exactement le titre de cette sous-classe ou de cette dans la colonne du milieu, immédiatement au-dessous de : noire transversale, par ex. : VII. Relation de la langue ave: ture. 1. Origine de l'écriture, etc. Chaque page du catalogue nt nant qu'un très petit nombre d'ouvrages, de # à 6 environ. i ainsi assez d'espace libre pour pouvoir y intercaler plus ta des éditions postérieures de ces ouvrages, soit d'autres 0! ayant trait au même sujet ct auxquels on attribue au fur et à les numéros d'ordre progressifs qui ont été réservés. En our crainte que, si les acquisitions futures étaient très nombre place ne vienne à manquer, on laisse vides, dès le début et pa cipe, toutes les pages situées à gauche du volume ouvert, c'es le verso de chaque feuillet.
rime
£° 707 pre 112 FE 118 4o 720 Fe | 730 Fe 1931 Le 742 Re 743
relic avec Ve, 359. K° # | =60
N° d'ordre