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Numéro provisoire : 284.
CF. Hain, N. 15396. — Rel. peau.
Tancsau V, Essai de description d'incunable..
1. Cf. W. BLanes, « On paper and paper-marks », T'he Library, vol. I,
Inutile d'ajouter que lorsqu'on aura quelques données sur la rareté du livre ou sur son prix ou que l'on connaîtra quelques particularités historiques ou littéraires le concernant, il faudra | naturellement les signaler.
On ne devra pas oublier enfin de citer le Repertorium de Hax et les Annales lypographici de Paxzer'. Il sera bon même de consulter ces deux ouvrages avant d'entreprendre la descriptios d'un incunable quel qu'il soit : si le livre que l'on a à classer æ
1. Voici quels sont exactement les titres de ces deux ouvrages : L. Hax, Repertorium bibliographicum in quo libri omnes ab arte typographie inventa usque ad annum MD lypis erpressis ordins aiphabelico vel sinpliciter enumerantur vel accurate recensentur, vol. I, 1-3, IL, 1-2 ; Stuttgartiw, 1826-1838' À propos de Haïn, cf. MecxLexeurG, « Cebereinige Druckfchler u. Irrthümer in Hain's Repertorium bibliographicum », Centrelblatt f. B., LIL, 1886. p. 480-485 ; — C. Bunozgn, « Indices uberrinmi », Leipaig, 1891, Beiheft 8. :. Centralblaltf. B. ;— W. À. Corixaun, Supplément lo Haiss Repertorium bibliographicum, Pt. I.; London, 1805); — G..W. Paxem, Annales lypographici ab artis inventae origine ad annum MD post Maillairi Denisii alioramque curas : vol. I-V, ab a. MDI ad a. MDXXXVI, vol VE XI; Norimbergie, 1793-1803 (Les Annales typographiei de Marrramx, aus quels il est fait allusion ici. parurent à La Haye, Amsterdam et Londres, és 1719 à 17il, en cinq volumes, et furent complétés par Daus dans na volume de supplément publié à Vienne en 1789, Du mème Paxzen mentioet encore les Annalen der äülteren deutschen Litteratar, vol. I-IL et supoléments, Nürnberg u. Leipzig, 1788-1805, complétés el rectifiés ensuile WecLer dans son Repertorium typoyraphicum. — Pour connaître lesrèg précises à appliquer au cataloguage des incunables, cf. G. Mucæsacx, « W soll man Incunabeln verzeichnen ». Anzseiger de Perznosvr, 1882, n° 2.114 — Île remarquable ouvrage de A. Eixsze, Die Incunabeln-Bibliographi
Anleitung zu einer richtigen und einheitlichen Beschreibung der Wà drucke; Wien, 184: Publikationen des Vereins der &slerrethimiu D händler, VI: — D'F. M.. Zur Methodik des Sammelns der Ineu Wien. Verlag der Oesterr. Buchhändler-Correspondens}, 1888 ; P.14-15. — France, on s'est décidé à rédiger un inventaire complet des incunables c servés dans les bibliothèques publiques. Le 13 février 1886, le ministres d l'Instruction publique. M. René GosrLer, adresra à cet effet, à tous les des localités qui possédent une bibliothèque, une Circulaire relative au € loque des incunables des bibliothèques de France, précédés d'une instru tion de Léop. Deusee sur le calaloguage des incunables. Cette instructies # trouve reproduite dans le Bulletin des bibliothèques et des archives, È 1NS6, n° 1, p. 1-40, et V, 18X8. p. 49-52. Cf. aussi L. Dassecx, Znstrec pour la rédaction d'un inventaire des incunables conservés dans les thèques publiques de France; Lille, Danel, 1886. Depuis. ont pers
uve en effet déjà décrit dans un de ces deux répertoires biblio- 1phiques on peut se contenter de le cataloguer sous une forme
aloyues des incunables de la Bibliothèque Mazarine par Marais et FRESNE DE SAINT-Léox, de la bibliothèque de Besançon par Casrax, des liothèques publiques de Lyon et de la bibliothèque Sainte-Geneviève r Perrecuer, etc. — En Allemagne, les bibliothèques d'Aschaffenbourg, eslau. Hanovre, Cologne possèdent d'anciens catalogues d’incunables. rmi les catalogues récemment publiés, citons : R. Buscx, « Verzeichniss r Külner Inkunabeln in der Grossherzoglichen Hofbibliothek zu Darmdt», Centralblattf. B., VI, 1889, p. 97-107, 385-393 ; VII, 1890, p. 129- %: VIII, 1891, p. 30-48; — H. Nexrwic, Die Wiegendrucke der Sladtbibl. Braunschweig, 1891: — E. Vouiuuième, Die Wiegendr. der Univ.-Bibl. AR: 189$; — C. RAICHHART, Beiträge sur Inkunabelnkunde; Leipzig, 5 ces deux derniers parus comme suppl. du Centralblatt f. B.\. — a publié des reproductions d'incunables dans un certain nombre d'ouges. (:f. entre autres : O. Tnienry-Poux, Premiers monuments de l'imimerie en France au XV® siècle: Paris, 1890; — Hozrror, Monuments s0graphiques des Pays-Bas au XV siècle, 1868; — L' arte della stampa | rinascimento ilaliano: Venezia ; facsimili e marche tipografiche, vol. , Venezia, 1894: — K. Burürr, Monumenta Germaniæ et Iltaliæ typograira. fasc. Let suiv.: Berlin, 1892 et suiv. — Dans un compte rendu taillé de l'ouvrage italien intitulé Gli incunaboli della R. Biblioteca iversitaria di Bologna, Catalogo di Andrea Caronti compiuto e pubblilo da Alberto Bacchi della Lega e Ludovico Frati, Bologne, 1889, Buncer présente au sujet des inventaires d'incunables les observations ivantes, qui nous paraissent très justes : « [l faut accucillir avec faveur us les travaux qui contribuent à nous faire mieux connaître les incubles, mais nous ne pouvons nous empècher de faire à ce genre de publilions, et entre autres aux nombreux inventaires d'incunables publiés par s bibliothèques, un reproche grave, qui est de poursuivre toujours n double but. Au lieu de se contenter d'être ce qu'ils doivent être, des ilalogues hien faits facilitant les recherches des travailleurs, ils visent ncore à jouer Île rôle dehibliographies d'incunables, ce qui est une erreur. k brèves et claires descriptions, avec renvois à Ilain ou à Cambpell, tcompaynées des indications vouluces sur les particularités que présentent # exemplaires possédés par la bibliothèque, sont en général suflisantes our les travailleurs qui fréquentent la bibliothèque et même pour le ibliographe qui s'adonne d'une façon spéciale à l'étude des incunables. Il est vraiment nécessaire de décrire en détail un incunable que lorsqu'il »« trouve pas mentionné par Main. » ‘Cenfralblatt f. B.. VII, 1K90, 319-330 . Les dimensions du catalogue, ainsi que Île fait encore remarquer ner, se trouvent par le fait sensiblement réduites, lex frais d'impreson diminués, et il devient possible de publier quelques fac-similés d'écrires, de reliures, etc...
abrégée en renvoyant pour plus de détails soit à Harx, sotl PaxzER : si au contraire ni l'un ni l'autre de ces auteurs nes parle, il faudra l'indiquer en note sur la carte, afin que l'on puisse, à un moment donné, chercher en quoi l'exemplaire du livrees question diffère du ou des exemplaires du même ouvrage cé soit dans le Repertorium, soit dans les Annales.
Dans quel ordre classer les cartes d'un catalogue d’incunables? Il est bien certain, et nul ne songe à le contester, que la des incunables dépend en grande partie de la relation ples moins intime, plus ou moins immédiate, qu’ils ont avec l'histost de la découverte et du développement de l'imprimerie, et ce là, au fond, la raison principale de la distinction que l'on entre eux et les autres livres. Qu'on ne se méprenne pas tk fois «ur ce que nous venons de dire : il n'entre nullement ds notre pensée de nier la haute valeur critique que possèdenth plupart des incunables, mais il faut bien reconnaître qu'ils st sont pas à cet égard plus précieux que beaucoup d'autres li du xvi° siècle ou des siècles suivants auxquels on n'a pes jegf cependant utile d'assigner une place à part. Mozsecx a donc ple nement raison de déclarer que le seul point de vue auquel & doive se placer pour cataloguer les incunables est celui de les rapports avec l'histoire de l'imprimerie. Partant de cette idée & pourrait procéder de la façon suivante :
1° Classer les incunables dont les imprimeurs et les d'impression sont inconnus chronologiquement lorsqu'ils datés, et alphabétiquement lorsqu'ils ne le sont pas, en atle: dans ce dernier cas, que les études des bibliographes soi venues élucider le problème de leurs origines;
2° Réunir ensemble et mettre à part les incunables dont ( connaît avec certitude l'imprimeur et le lieu d'impression « classant, autant que possible, dans l'ordre chronologique et imprimeries, puis, ce travail une fois effectué, disposer géoff phiquement les groupes ainsi formés en commençant par } pays d'où proviennent les livres les plus anciens. ps
On obtiendrait ainsi une sorte de tableau synoptique pe lant de se rendre très facilement compte des progrès acct par l'imprimerie durant les premières années qui suivirest découverte, et de la façon dont elle se pro; dans les
es villes d'Europe. Malheureusement cette méthode de clasent n'est applicable qu'à des collections d'incunables très iplètes et très considérables, par conséquent très rares; aussi s la plupart des cas sera-t-il préférable d'adopter l’ordre abétique des payset des villes.
es xylographes ou livres gravés sur bois doivent naturellett précéder les incunables, et il faut autant que possible les ser chronologiquement. * orsqu on a, en se conformant aux règles sus-indiquées, teré la rédaction de ce premier catalogue des incunables, qui ainsi que nous venons de le voir, rigoureusement topograque, il faut mettre de côté les cartes à l'aide desquelles on en a tué le classement et s'en servir ensuite pour doter la biblioque d'un second catalogue des incunables, cette fois alphaque.
ais on ne s'est pas contenté de ces deux catalogues et cer- 3 bibliographes ont proposé de dresser des inventaires spéx pour les incunables non ou partiellement datés, pour ceux . le lieu d'impression n'est pas déterminé d’une façon absoent exacte ou est même totalement inconnu, ainsi que pour incunables particulièrement précieux, soit qu'ils aient été rimés sur parchemin ou qu'ils possèdent une réelle impore artistique, soit qu'en raison de leur valeur intrinsèque ou eur perfection typographique on puisse les considérer comme -aordinairement rares ; quelques-uns enfin ont conseillé de sser un catalogue des incunables « par langues », c'est-à-dire isé en sections correspondant aux différentes langues dans quelles les ouvrages en question ont été publiés. Lorsqu'on {, ainsi que cela se pratique à Leyde, faire imprimer (ou ographier) et tirer à un certain nombre d'exemplaires les cartes it on a besoin, il devient extrêmement simple et facile de nposer ces inventaires multiples, surtout si l'on prend soin de r donner la forme de petits catalogues sur fiches ; mais dans bibliothèques où toutes les cartes sont écrites à la main, et sont de beaucoup les plus nombreuses, il serait matériellent impossible d'entreprendre pour une seule classe de livres travail aussi minutieux ct aussi long. C'est qu'en effet les incu-
les ne sont pas les seuls à réclamer ce traitement de faveur. Uaazsez. — Manuel de Bibliothéconomie. 18
Lorsqu'une bibliothèque par exemple possède un assez nombre d'estampes! ou de portraits1, il est nécessaire d'ei une lise séparée; s'il s'agit d'une collection de cartes £ phiques, il est à peu près indispensable de lui consacrer ui logue spécial. En outre, il faut encore, dans les grandes thèques, dresser la liste des revues et périodiques? reçus pa blissement ainsi que celle des ouvrages de référence placé la salle de lecture, cataloguer à part les thèses, dissertations grammes des universités françaises et étrangères, et enfin 1 — last not least — le catalogue des manuscrits. Hâtons-n: dire cependant que, en ce qui concerne le mode de clas: des programmes scolaires el des dissertations étrangères, sont partagés. En Allemagne même, la question n'a pas
été tranchée et les plus célèbres bibliographes sont loin d'accord sur la solution qu'elle comporte ; tandis que les 1 effet, conseillent de classerles programmes et dissertations afin d'éviter que le catalogue méthodique ne soit encor matériaux n'ayant pour la plupart que peu de valeur, d'aut contraire, proposent de les placer surles rayons à côté des livres, et de les intercaler purement et simplement d catalogue général. Mais ici une nouvelle question se pose quelle rubrique du catalogue classer un programme ? Toi gramme étant en effet composé de deux parties absolume tinctes, l'on se trouve obligé d'en sacrifier une, soit qu sant abstraction des renseignements scolaires, on ne
tenir compte que de la dissertation qui les accompagne, : contraire que, laissant celle-ci de côté, on se contente de : les programmes chronologiquement et par collège. F MAX s'est prononcé pour la première de ces deux méthod
1. Cf Simon Laseurrzen, « Wie noll man Kupferstich- und Holn kataloge verfassen ? », dans les Mittheilungen d. Instituts für à chische Geschichtsforschung, vol. V, 1884, p. 565-617.
r. « Der Hilfsapparat zu einer Porträteamu vr, année 1882, n°312; — A. R. Bowxen, « s», Library Journal, vol. XIV, 1888, p.14
KV, 1890, p. 14-15.