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‘pendance absolue et sans contrôle, non; si capable et si qu'il soit, le bibliothécaire n'est pas infaillible, et il est iéquent nécessaire que l'on puisse surveiller In façon irige le service des achats, afin de prévenir, de sa part, quisition arbitraire ou dictée par un espril marqué me; mais il faut que cette surveillance s'exerce elligence et discrétion et ne soit pas un obstacle à ln Iministration de l'établissement. — Que le bibliothécaire, s'agit de dresser la liste des acquisitions, soit au préa-
igé de consulter ses collègues, s'il en a, de tenir compt nesure du possible et avec conscience, des propositions
missions, s'il en existe, ainsi que des vœux du public esiderata des érudits, rien de plus juste ; mais ensuite fie à son intelligence et à sa perspicacité : il esl, en meilleur juge de savoir s'il peut suivre les conseils qui :é donnés, ou accéder aux vœux qui lui ont été présentés ; inait, mieux que personne, la situation el les besoins de ement dont il a la direction. Il faut surtout bien se garder le bibliothécaire siln'a pas er stre des demandes » : outre que, neuf fois sur dix, ses ms ne satisferaient pas son interloculeur, il ne lan
exposer au public les raisons po devoir acheter tel ou tel ouvrage porté
à se trouver, par le fait même, vis-à-vis des travailleurs, fausse qu'ambiguë.
illeur système de contrôle est celui qui consiste sthécaire un rapport annuel sur son administration, en it non seulement de justifier des sommes qui lui ont été sour les achats, mais encore de prouver que ces sommes iquitablement réparties entre les dillérenles sciences ces dans la bibliothèque, de façon que l'on puisse se ompte, sans difficulté aucune, de leurs accroissements &. Ce rapport obtenu, qu'on laisse au bibliothécaire sa U qu'il ne soit pas tenu, chaque fois qu'il veut acheter d'en demauder l'autorisation à ses supérieurs hiérar- Le bibliothécaire devra enfin parcourir avec attention catalogues d'antiquaires et les catalogues des collections mel en vente aux enchères, afin de voir s'il ne se trouis des ouvrages dont la bibliothèque a besoin et qu'elle
à exiger
pourrait acheter à un prix avantageux ! ; inutile d'ajout devra aussi, pour connaître les publications nouvelles, cc avec soin les recueils de bibliographie et se tenir sur courant de tous les ouvrages qui paraissent ‘sur la biblio et la bibliothéconomie. El maintenant, est-ce se montr exigeant que de demander au public d'avoir confiance jugement expérimenté et müri du bibliothécaire, et, d'e suadé qu'il n'est guidé que par des considérations sér Surtout que les travailleurs qui fréquentent la bibliott gardent sur son compte d'appréciations trop hâtives, € l'ignorance où 1ls sont des considérations qui détermir choix, qu'ils s'abstiennent de le taxer d'ignorance ou d gence, même lorsque les nouvelles acquisitions ne réponc à ce qu'ils attendaient.
Nous nous trouvons ainsi tout naturellement am rechercher quelles sont les principales règles qui doiven le bibliothécaire dans ses achats. Il est clair qu'il ne f. laisser au hasard ni à l'arbitraire, mais au contraire sui marche déterminée, el en harmonie avec le plan qui a été dès le début. Le bibliothécaire doit donc s'efforcer de y: balance égale entre les différentes branches scientifique: sentées dans son établissement, et de les tenir toutes ré ment au courant des progrès qui s’accomplissent. S'il recon qu'au moment de la constitution du premier fonds l'i classes a été particulièrement avantagée aux dépens des sans raison spéciale, il faudrait qu'il cherche à rétablir l'éq en s'appliquant naturellement à ne rien acheter qui ne: absolument utile.
1. Inutile de dire qu'avec le système des commissions (et c'est € un argument de plus à ajouter à tous ceux que nous avons mis ! pour montrer qu'elles sont profondément nuisibles! il est impos bibliothécaire de profiter des occasions souvent précieuses qu'offi catalogues d'antiquaires. Lorsqu'on rencontre d'occasion un ou‘ valeur, il faut en effet, si l'on ne veut pas le laisser échapper. | immédiatement: or, n'avons-nous pas dit que le bibliothécaire rien acheter, füt-ce un volume de cinquante centimes, sans un ‘ mel de la commission omnipotente à laquelle il se trouve soumis dans les bibliothèques universitaires françaises, se réunit au maxim fois par mois?
Dans les bibliothèques qui ont un caractère général, le biblioécaire ne doit pas s'attacher d’une façon spéciale à une classe tôt qu'à une autre, mais considérer toujours les collections ns leur ensemble. Ces bibliothèques étant en quelque sorte cyclopédiques, les différentes sciences qui s'y trouvent repréitées ont, par le fait, la même importance, et demandent à ‘e traitées sur un picd d'égalité absolue. Ce serait donc une ave erreur que de négliger l'une pour enrichir l'autre, bien e l'on soit forcément amené, et avec raison du reste, à porter 1s spécialement son attention sur les sciences les plus imporites et les plus étudiées. Cette règle souffre cependant une ception, c'est lorsqu'il existe à côté de la grande bibliothèque e ou plusieurs bibliothèques spéciales, dirigées d’une façon element scientifique et accessibles au public'. Dans ce cas,
L. L'importance des bibliothèques spéciales n’a pas été reconnue comme e devrait l'être. Elles ont pour objectif, chacun le sait, de réunir tous travaux consacrés à l'étude d'une science déterminée, et de classer les lections, ainsi formées, dans un ordre tel, qu'elles soient facilement cessibles au public, et il est incontestable qu'elles atteignent ce double t beaucoup plus facilement et rapidement que ne pourrait le faire une iliothèque générale. Pour ces bibliothèques spéciales, tout ce qui se blie sur la science particulière à l'étude de laquelle elles sont consacrées ane réelle valeur, aussi bien les feuilles volantes que les articles de vues, les extraits de journaux que les brochures. C'est au bibliothécaire veiller attentivement à ce que rien ne lui échappe de ce qui peut intéresr l'établissement qu'il dirige ; car c'est seulement grâce à des recherches mtinues, soutenues par un zèle infatigable, que se créent et se mainennent ces bibliothèques spéciales d'histoire, de médecine, de théologie, e jurisprudence, etc., dont quelques-unes sont aujourd'hui si complètes {d'une telle richesse, qu'elles réalisent, pour ainsi dire, la perfection. La lupart des bibliothèques, du reste, pourraient, tout en conservant leur aractère propre, être jusqu'à un certain point,et à peu de frais, des biblinthèques spéciales, et notre seul regret est qu'elles ne l'aient pas jusqu'ici compris. Pourquoi, par exemple, les bibliothèques scolaires ne s ellorceraient-elles pas de collectionner les programmes scolaires et les dis- #rlalions qui s'y rattachent ” Pourquoi les bibliothèques universitaires ne chercheraient-elles pas, aussi bien en France qu'en Allemagne ou en Italie, &réunir tous les écrits académiques, thèses, programmes, mémoires, etc., Publiés par les différentes universités de leur pays respectif? Serait-il afin exagéré de demander que, dans chaque ville, la bibliothèque munici- Pale se préoccupât, sans négliger pour cela les besoins actuels du public, d& rmer une collection de tous les ouvrages ou travaux quelconques
le bibliothécaire peut se permettre de consacrer au déve ment de certaines branches déterminées une parti: ressources qui, en temps ordinaire, eussent élé réservée sciences représentées précisément dans les bibliothèques sp: dont nous venons de parler. Nous ne voulons pas dire, là, qu'il doive laisser ces sciences de côté; non, mais il ll fira de se procurer les ouvrages importants dans lesquelle se trouvent étudiées, et il pourra, sans inconvénient auc dispenser d'acheter toutes les dissertations, brochures, et: s'y rapportent, et que les bibliothèques spéciales collectic d'habitude avec un soin jaloux .
Mais, nous dira-t-on, les grandes bibliothèques ne pe: non plus, se désintéresser complètement des besoins mome:
publiés sur la ville elle-mème et la région dont elle fait partie ? Si les bibliothèques comprenaient ainsi leur devoir, non seulement
vailleurs y trouveraient leur avantage, mais encore les bibliot générales y gagneraient d'étre déchargées d'un grand poids. Au lier obligées de se perdre dans les détails, elles n'auraient plus qu'à : au courant du mouvement général de la science et à acquérir dans branche les ouvrages les plus intéressants, ceux qui, en raison valeur, seront aussi utiles aux érudits de l'avenir qu'ils le sont aux t leurs du présent. Si l'on s'en référait à l'étymologie des mots, ce dans les bibliothèques universitaires que l'Universitas, lillerarum : ainsi être conservée. Malheureusement, et étant donné les faiblesress dont elles disposent, les bibliothèques universitaires doivent se con de faire un choix, très limité hélas ! dans la riche production scientif littéraire de tous les peuples. C'est aux bibliothèques nationales qu'inc de nos jours, le soin de réunir tout ce qui paraît dans leurs pays res, et, dans la mesure du possible, toutes les œuvres de valeur qui se pu à l'étranger. Cf. aussi sur cette question l'article de S. S. Gazax,e Ac tion of libraries to constituencies » (Library Journal, voi. XVIII,
1. Ilest nécessaire, et ce dans l'intérêt même de l'histoire, de cons les feuilles volantes, mais il faudrait, pour arriver à un bon résullal. les diverses bibliothèques, dont nous avons parlé dans la note précédt se partageassent le soin de les acheter et de les collectionner, en sui une murche analogue à celle que nous avons conseillée pour les b Voici de quelle façon Charles A. Cure, dans un article du Librars X nal (vol. E, 1877, p. 51-54, « The preservation of pamphlets », consill répartir les feuilles volantes : « Local pamphlets to local lihreries. P sional or scientific pamphlets Lo special libraries, miscellaneous sx sorts of pamphlets to the larçer gencral libraries. »
LR
provoqués par l’une ou l'autre de ces circonstances particulières qui font, qu'à une époque déterminée telle ou telle science occupe une place prépondérante dans les préoccupations du monde lettré. — Nous sommes absolument de cet avis, et, si nous considérons que le bibliothécaire serait impardonnable de prendre pour criterium des achats qu'il doit faire un engouement passager du public, ou les désirs exprimés parfois de la façon la plus indiscrète par des érudits fanatiques, nous reconnaissons néanmoins que, dans certains cas, son devoir est de chercher à donner satisfaction aux véritables besoins et aux légitimes exigences du public en subordonnant aux nécessités de l'actualité les désiderata éventuels de l'avenir. I faut enfin - tenir compte, et ce même dans les grandes bibliothèques, de certaines condilions de régions, de pays, qui peuvent avoir une réelle influence sur l'accroissement plus ou moins rapide de telle ou telle branche, et faciliter plus ou moins, par exemple, - les achats de livres parus dans une langue ou dans une autre. Il y a là des circonstances spéciales, qui forcent, en quelque sorte, le bibliothécaire à favoriser telle ou telle partie aux dépens de telle autre. Il ne résulte pas de ce que nous venons de dire que l'on doive établir, pour chaque bibliothèque, des règles préaises, astreignant le bibliothécaire à consacrer, par exemple, annuellement une somme déterminée à l'achat des livres qui ont une importance particulière pour la région ou la ville dans laquelle
# trouve la bibliothèque ; de pareilles règles seraient contraires aux intérêts bien entendus de la bibliothèque, et c'est au nom de € mêmes intérêts qu'il faudrait protester si l'autorité supérieure émettait la prétention de déterminer, à l'avance, dans quelle
. proportion se ferait, chaque année, l'accroissement des différentes classes et de fixer, à un centime près, la somme à consacrer à chacune d'elles. Dans certains pays, nous le savons, on a cher- .- ché à diviser le budget annuel en un certain nombre de parts, plus où moins importantes, dont chacune était ensuite attribuée, -fuivant une progression déterminée, à l'une ou l'autre des secons. Mais, outre que ce système de répartition soulève de :#raves objections, on n'a pas tardé aussi à s'apercevoir qu'il élail impossible de l'appliquer d'un façon rigoureuse. Comment
M. déterminer, en elfet, avec une précision mathématique, que les
achats destinés à la section de physique ne devront pas année dépasser telle somme, ceux de la section d'histoire autre somme, etc. Dans l'impossibilité d'établir les prévisiot des bases certaines, on s'est vu obligé de décider que le t thécaire pourrait, selon les besoins, augmenter la part de classe ou diminuer celle de telle autre, et n'est-ce pas définitive, la condamnation même du système? Le mieux donc de s'en remettre complètement à l'initiative et au dis ment du bibliothécaire, d'avoir pleine confiance en son rience, ct de lui laisser le soin de diriger les achats au des intérêts de la bibliothèque. Qu'il soit obligé de tenir « de certaines circonstances locales et régionales, rien de n mais qu'on se garde de trop limiter sa liberté d'action. Un | thécaire scrupuleux et intelligent saura beaucoup mieux, € référant à son propre jugement el aux conseils de ses coll organiser le service des acquisitions dans un sens conforn véritables besoins du public, que ne pourrait le faire une rité étrangère forcément ignorante de ces besoins, et par « quent impuissante, malgré toute sa bonne volonté, à leur d satisfaction.
Avant d'acheter un ouvrage quelconque, le bibliothécair examiner sérieusement: 1°si l'ouvrage a une valeur réelle : la bibliothèque en a besoin. Cet examen préalable est d'a plus nécessaire, que les ressources dont les bibliothèque: posent sont, en général, plus que modiques, et suffisent à ps satisfaire aux besoins les plus urgents. Le bibliothécaire querait donc à tous ses devoirs, s’il restreignait encore, pa achats inconsidérés ou inutiles, le modeste budget qu'il peut sacrer aux acquisitions sérieuses. Dans certaines circonstar nous l'avons vu, lorsqu'il achète par exemple une coll« en bloc, il peut se voir obligé de prendre des livres qui 2 pour la bibliothèque aucune valeur: son devoir est, alors,de| fiter de la première occasion pour s'en défaire, soit qu'il pu les vendre, soil qu'il puisse les échanger contre dv ouvrages plus intéressants.
Passons maintenant aux différents modes d’accroissemen! sont au nombre de quatre. qui sont : l'achat, l'échange, le d légal, dans les pays où il existe, et enfin les dons.
ss 2 nt
DE L'ACCROISSEMENT DE LA BIBLIOTHÈQUE 333 ion des biblio-
? nous avons traité plus haut de la créa
L de la constitution du premier fonds, nous avons con-
heter des collections entières et prouvé que le système en bloc était alors, et de beaucoup, le plus avantageux : n est plus de même une fois que, la bibliothèque étant “il ne s'agit plus que de la maintenir au courant des ns nouvelles. À moins qu'il ne se présente dans des + particulièrement favorables, et n'offre des
avantages »mpensant les inconvénients qu'il entraîne toujours, 1 bloc doit être alors impitoyablement proscrit. Mais nconvénients s'agit-il? Nous en avons déjà signalé un, : faire entrer dans la bibliothèque, en nombre plus ou dérable, des ouvrages inutiles ; il y en a encore
“elui, par exemple, de faire l'acquisition de livres que de déjà, de doubles dont on ne peut ensuite se défaire , ou d'ouvrages incomplets dont il sera désormais de combler les lacunes, quelque peine qu'on se donne river, ete. Il y a cependant un cas où l'achat en bloc incore être utile et avantageux, cé serait celui où il it d'enrichir d'une collection importante une classe délaissé
mais, d'une façon générale, le sy me >plicable à une bibliothèque en voie de formation ne adopté pour les acquisitions ordinaires. Nous avons {, par exemple, que, lorsqu'il s'agissait de constituer de bibliothèque, il était en général plus avantageux de aux antiquaires, ou de suivre les ventes aux enchères, sser par l'intermédiaire des libraires, el nous en avons
les raisons: mais une bibliothèque entrée dans la “action, et obligée de se tenir au courant de Lout ce L. pourrait-elle suivre la même règle? Évidemment neuf dixièmes de ses ressources, en ellet, sont consa- ‘hat d'ouvrages récemment parus, ouvrages que l'on ne un le sait, trouver que chez les libraire très mal placée, et qui porterail une grave atle silimes des travailleurs, que de vouloir attendre, pour » publications nouwelles, qu'elles apparaissent dans les les antiquaires ou aux enchères des ventes, sous préil serait ainsi possible de les payer moins cher. Qu'arri-
Ce se
Li the 322 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE
application, du moins dans tous les cas à la seconde. Constato du reste, el c'est là un fait de nature à réjouir tous les bibl philes, que, comparé à ce qu'il était autrefois dans les vieil bibliothèques, le fléau dont nous nous occupons a beauco perdu de son intensité. La valeur de plus en plus grande « l'on accorde aux ouvrages anciens, le soin apporté aux nouvel reliures, l'usage de plus en plus fréquent des collections, u propreté plus minutieuse, une aération plus abondante, lumière répandue à profusion, enfin une administration plus gneuse, connaissant le prix des trésors qui lui sont confiés et traitant en conséquence, autant de causes qui ont contribu rendre plus favorable une situation que tout bibliothécaire; pc peu qu'il soit véritablement ami des livres, doit chercher améliorer encore.
Nous avons parlé plus haut d'une façon détaillée des auu dangers qui peuvent menacer une bibliothèque (incendie, hur dité, etc.) et montré que l'on pourrait, dans une certaine mesu: les prévenir, en apportant les soins"voulus à la construction l'édifice ; inutile, par conséquent, d'ÿ revenir encore. Il y a cep dant une question que nous ne pouvons passer sous silence, c\ celle de l'assurance contre l'incendie *. Pour assurer une bibl thèque publique, 1l faudrait d'abord en déterminer la vale approximative, ce qui ne serait pas toujours facile, surto sil s'agissait d'une bibliothèque importante : on se vem alors obligé de faire l'assurance en bloc, pour une somt globale fixée par un expert. Les seules estimations préc seraient (outre celles des acquisitions annuelles) celles des man scrits, des incunables et des estampes, que l'on ferait bien, raison de leur valeur exceptionnelle, d'assurer à part. Mais not nous éloignons de la question particulière que nous voubas examiner et qui est celle-ci : l'État doit-il oui ou non assurer
1. Cf. Perzuocvr, dans l'Anzeiger, 1872, n° 482. — Un arrêté du misiéh de l'instruction publique de Prusse, promulgué en 1881, prescrit d'asst les bibliothèques scolaires contre l'incendie; toutefois, et afin d'éviter dl frais considérables, il ordonne de ne pas spécifier la valeur réolis & livres rares et des manuscrits : ceux-ci doivent être ou bien exclus de la police d'assurance ou bien assurés pour une somme ment peu élevée. Voir Anxeiger de Perzuocnr, 1882, n° 498.
thèques ? A la question ainsi posée, nous croyons qu'il faut dre non. Élant donné, en effet, la quantité considérable de thèques que possèdent certains pays — qu'on réfléchisse seuit au nombre de bibliothèques universitaires qu'il y a en e ou en Allemagne — l’État serait obligé de payer chaque * aux compagnies d'assurances une somme considérable le total, au bout de peu d'années, finirait par représenter la r d'une bibliothèque. Nous pensons donc que, si les parti- ‘s doivent toujours assurer leurs bibliothèques, l'État, au aire, a tout avantage à ne pas le faire. Il vaut mieux pour lui r les chances de voir, à la suite d'un accident, une de ses thèques endommagée par le feu, et ce avec d'autant plus ison que bon nombre des trésors qui se trouvent renferoit dans l'une, soit dans l'autre, ne pourraient en aucun re remplacés à prix d'argent. La conséquence de cet état oses sera que les administrateurs des bibliothèques devront ibler de précautions, afin d'éviter un malheur à tous les s de vue irréparable ; il sera donc utile que sinon tous du s un certain nombre des employés habitent dans le voisile l'établissement, afin de pouvoir, en cas d'incendie, se trounmédiatement sur les lieux pour organiser les premiers rs, ct, au cas où la catastrophe menacerait de prendre de nsion, pour procéder, avec l'aide des personnes présentes, au tage des collections les plus précieuses.