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De la reliure des livres.
Une fois les livres nouveaux enregistrés et classés, il faut immétement s'occuper de leur reliure. Les publications de tout ire dont s’accroissent annuellement les collections d'une biblioque lui parviennent, en effet, pour la plupart, à l'état de lumes ou de fascicules brochés qu'il serait très difficile, pour pas dire impossible, de conserver si l'on n'avait pas soin de faire relier. I] arrive cependant parfois que, parmi les ouvrages ‘us, il y en ait un certain nombre de reliés; mais, même dans ce , 11 sera prudent de ne pas les mettre à leur place sur les rayons ant d'avoir examiné si la reliure dont ils sont munis est suflinment forte et durable.
Dans certaines bibliothèques, on a l'habitude de n'envoyer les res nouveaux au relieur qu'après les avoir mis pendant quelques irs à la disposition du public dans la salle de lecture !. Cette
. [l'en cest ainsi, par exemple, à la Bibliothèque Victor Emmanuel, à me. Cf. à ce propos l'article de G. CaxesTagzt, « Lo scaffale provisorio », 1s la Rivisla delle Biblioleche, 1893, p. 98-99, et les remarques de
Monixs, thid., p. 99-100. Au British Museum, les ouvrages précieux <nunent acquis sont exposés dans des « show-cases ». Cf. « The show- <of recent additions to the library of the British Museum », The Library, . VI. 1N96, p. 106-110.
mesure nous semble excellente, mais à la condition que le de communication soit très court ct ne dépasse jamais : jours au maximum. Ce n'est là, du reste, qu'une gracieuse! l'administration de la bibliothèque fait au public; car, en générale et par principe, le bibliothécaire ne doit jamai mettre qu'un livre broché soit communiqué en lecture. Il donc qu'il ait toujours bien soin d'envoyer sans retard à la:
ENVOI A LA RELIURE N°15. (Mürcen, r
8 Février 1890 Fr.
Report...| 915
x N° 505. Zeitschrift für wissenschaftliche Zoologie, 48, 1889,
| x N° 506 Codex diplomaticus Saxoniae
D.rel. avec modèle (47). 2 I, 2. D. rel. avec modèle I, 1 3
x N° 507 Analecta BollandianaVIlI,1889 D.rel. avec modèle VII. 2
X N° 508 Novum Testamentum e Cod.
vaticano D.rel. veau. 7
A rendre le | X N° 509 Käwrrz, Burchard III D:.rel. 15 février. | x N° 510 Reixecxe, Geschichte von
Schauen. Cart. 0 X N° 511 DirrexnerGen, Heinrich Heydemann. | Cart. ô A réparer. x N° 512 Zeitschrift für romanische Philologie. IL............. . »
Reçu les ouvrages ci-dessus, 8/II 90.
Mfzzen, relieer.
N° 512, rendu 10/I1 90: N° 509, rendu 15/II 00; le reste, 22/11 % Le Bibliothécaire,
Tanc. NX. -— Spécimen d'un registre de reliure.
les volumes nouvellement reçus, afin qu'aussitôt rentré puissent prendre place dans les magasins de livres et ètre: la disposition des travailleurs. La question dont nous nous © pons ici est si importante que, dans quelques règlement
liothèque, on a cru bon d'assigner un délai maximum pour eliure des acquisitions nouvelles; il y a peut-être là quelque rération, mais ce qu'on peut dire c'est que, généralement, les eurs yardent beaucoup plus longtemps que cela n'est nécese les ouvrages qu'on leur remet. Ce serait, nous le reconnaiss, une erreur que de leur demander d'exécuter trop rapideit le travail qui leur est confié; car ils ne pourraient alors y orter le soin et l'attention voulus; mais enfin il ya des tes, el nous eslimons que, pour un train d’une importance ‘enne, quinze Jours, au maximum, sont largement suffisants. int aux grandes bibliothèques, et afin d'éviter des retards si préjudiciables à la régularité du service qu'aux intérêts du lic, elles sont obligées de répartir entre plusieurs ateliers, et Jrorala de ce que chacun d'eux peut faire, les volumes qu'elles à reher.
xaminons, maintenant, de quelle façon est organisé dans la part des bibliothèques le service de la reliure. Toutes les jaines, et à jour fixe, le relieur doit venir à la bibliothèque, ant que possible en personne, rapporter les livres qu'il a terés el prendre livraison des ouvrages nouveaux qu'on lui a parés. Le contrôle des volumes sortants et rentrants se fait à le d'un registre spécial appelé « registre de Ia reliure », sur icl le bibliothécaire, ou l'employé chargé du service, inscrivent ouvrages qui doivent être reliés, et indiquent, en même temps, ate de leur sortie {tabl. X). A chacun de ces ouvrages corresd'un numéro faisant partie d'une série continue qui recomice chaque année à partir de 1. Avant de prendre livraison rain, le relieur doit signer sur le registre le reçu des livres | emporte. Outre le titre de l'ouvrage abrégé correctement ans la forme sous laquelle il doit être reproduit par le relicur, ut encore indiquer sur le registre la tomaison des volumes, enre de reliure qui a été choisi : reliure pleine, demi-reliure, onnage, elc., el ne pas oublier surtout de mentionner les * remis à titre de modèles; puis, à droite, dans une colonne iale, on inscrira le prix de reliure ‘ de chaque ouvrage, tandis
V. à ce sujet E. Bosqurr, Barémes ou devis de travauz de reliure, , 1592. — P. LanewiG, «a Ueber Tarifirung von Bucheinbänden », ralblatt f. B.. VII, 1891, p. 529-550,
que, dans la marge de gauche, on notera les observations div relatives, par exemple, aux volumes que le relieur devra re ner avant les autres, aux conventions établies pour la relit tel ou tel ouvrage plus ou moins précieux, etc…., etc... Loru relieur rapporte les livres, le bibliothécaire doit vérifier si les volumes sont bien présents, examiner si les reliures son faites, et surtout contrôler avec soin les titres marqués relieur sur le dos de chaque ouvrage. Ce travail de vérific achevé, il barre les numéros de sortie, ou les fait précéder signe quelconque destiné à les annuler, et donne ensuite quil au relieur de son reçu, en inscrivant sur le registre la d: rentrée des livres. Quant aux prix des reliures, c'est le b thécaire lui-même qui doit les inscrire sur le registre, s moment de la sortie des volumes, soit lorsque le relieur le: porte. Dans les bibliothèques importantes qui occupent
lièrement deux ou plusieurs relieurs, il faut avoir un re, spécial pour chacun d'eux. Au moment des règlements de com le bibliothécaire contrôle ses factures à l'aide des registres: à quelle époque ces règlements doivent-ils être effectués ?
les grandes bibliothèques une fois par mois, dans les px bibliothèques tous les trois mois, ainsi que nous avons recommandé de le faire pour les règlements de comptes libraires. Inutile d'ajouter que, chaque fois qu'un mois « trimestre aura été payé, il faudra le noter soigneusement st registre à la fin du mois ou du trimestre en question.
Nous venons d'exposer sommairement les rapports qui ex entre la bibliothèque et le relieur, il nous reste mainten: présenter quelques observations sur les principes dont le bi thécaire doit s'inspirer pour faire relier les ouvrages qu'il re et à examiner quel est le genre de reliure qui convient le m
-aux livres d'une bibliothèque publique !.
1. Voir A. Man, « La reliure des ouvrages de bibliothèque ». des Bibliothèques, 11H, 1K93, p. 479-496. — A. R. Srorronn, « Biodis preservation of books ». dans les Public libraries in the United Su America, etc. Pt. I, p. 673-678. — Justin Wixson, « Library memorti ibid... p. 711-714 — Cornelius Warronn, « On binding of books for P and private libraries, etc. » Rapport fait au Congrès internations bibliothécaires et reproduit dans le Library Journal, 1L, 1878, p. *
., er
pici d'abord quelles sont les trois grandes règles sur lesles doit se baser le bibliothécaire pour organiser dans l'étaement qu'il dirige le service de la reliure :
Ne jamais permettre qu'un livre reste à la bibliothèque ètre relié;
Faire relier chaque ouvrage séparément et éviter à tout . par conséquent, les recueils factices ;
S elforcer de donner à chaque ouvrage une reliure qui soit à la fois en rapport avec sa valeur et avec les services qu'il rendre, et veiller, dans tous les cas, à ce que cette reliure soit ble d'assurer la conservation du livre.
es règles, nous le savons, sont surtout théoriques et peuvent, conséquent, dans la pratique, subir quelques modifications; imoins, le bibliothécaire ne doit jamais les perdre de vue, et ‘en écarter que lorsqu'il lui est impossible de faire autret. La première règle ne souffre, du reste, aucune exception. un livre, si petit qu'il soit, ne doit rester broché !. La reliure qu'on ne l'oublie pas, le seul moyen que nous ayons de protr un livre contre les influences extérieures, d'en assurer la servalion, et d'en rendre la communication possible et le nement facile. Un livre sans reliure est exposé aux plus ves détériorations et, pour tout dire, voué à la destruction. is nignorons pas, certes. que les reliures sont chères et
Sir Redmond Banny, « On binding », ihid.. p. 203-207. — B. B. Paocr, 00k-binding memoranda », ibid., XIV, 189, p. 261-264. — D. V.R. SsTON, « Binding and binderies », tbid., XVI, 1491, n° 12, p. 9-16. — Du kg, « Notes on binding », ibid., XVII, 1492, n° &, p. 13-15. — B. B. LE, « Élements of good binding », tbid., p. 15-18. — D. V. R. Jonxsrox, ndin;: and repair », thid.. XVIIE, 1893, p. 246-247. — M. E. SAnGExT, nding for library use », thid., XIX, 1894. p. 262. — 1, Y. W. Macauis- ,»* Notes on binding, and a suggestion », Transactions and proceedings he #. and 5. annual meetings of the Library Association U. K. London, pr. 1N3-1K9. — C. Davexronr, « Notes on book-binding », The Library, K93, p. 217-225.
. Le principe de la reliure inimédiate de tout ouvrage nouveau n'est admis en France. On prescrirait plutôt une limite avant laquelle on ne pas relier. L'Inslruction générale relative au service des bibliothèques “ersilaires. du mai 1878, dit en effect en propres termes : « Il devra pourvu à la reliure des ouvrages une année après leur impression. »
mm ne,
pour l'aflirmative, nous reconnaissons cependant que ce : n'offre pas d'inconvénients bien graves. Nos bibliothèq posent, du reste, de ressources si minimes qu'elles sont d'y avoir recours constamment, par raison d'économi qu'on se garde bien, par exemple, de faire relier ensembl que cela s'est vu, deux années d'une revue ou d'un pér quelconque." Qu'en résulterait-il, en effet? C'est que le n'ayant la plupart du temps besoin que de l'une des année nues dans le volume, l'autre resterait inutilisée aux dépe second travailleur qui pourrait la désirer. Il n'est pas n& d'ajouter que les tables de matières, qui embrassent pl années d'une revue et qui forment ainsi des répertoires « de la revue elle-même, doivent être reliées séparément, comprend de soi !.
Passons maintenant à l'examen de la troisième des règle cées plus haut. Une bonne reliure, avons-nous dit, est c correspond tout à la fois à la valeur de l'ouvrage auquel destinée et aux services que cet ouvrage est appelé à C'est là une vérité en quelque sorte si évidente qu'elle besoin de démonstration. Tout bibliothécaire devra don cher à bien s'en pénétrer, de façon à la faire passer de la dans la pratique. La reliure est le vêtement protecteur « et doit être, à ce titre, tout à la fois élégante et Qu'on n'aille pas cependant. sous prétexte d'élégance. dans l'exagération. Si nous pensons que ce serait une fa une faute grave, de ne pas relier les livres d'une façon nable et propre à en assurer la conservation, si nous c qu'une lésinerie exagérée aboutirait ici aux-plus fâcheux lats, nous considérons, d'autre part, qu'il serait absurde une bibliothèque publique, qui n'est pas une bibliothi bibliophile, de pousser l'ornementation à l'excès 2. Ce
1. Norman C. PEnnixs, « IJow to bind periodicals », Library J: XIE, p. 351-356. — E. Parrvuno, « Norme generali per La legatura dei dici nelle pubbliche biblioteche », Rivista delle biblioteche, 1, 188%. p
2. « Les reliures de luxe ne sont pas faites pour les bibliot publiques, sauf dans certains cas particuliers; on ne demandera don ralement que des demi-reliures, très simples. et des cartonnages à veau où de toile. » Instr. générale relalive au service des bibl. ! du 4 mai 187%.
r sans profit des sommes relativement considérables, et eût pu faire meilleur usage. La solidité : voilà, ne l'ouas, la première condition et, pour tout dire, le critérium onne reliure, et il faut s'y attacher d'autant plus que le t destiné à être plus fréquemment consulté. Il est bien , cependant, qu'il est des cas où une simplicité trop grandè Lpas de mise,et nous reconnaissons volontiers qu'on!ne ter à faire les sacrifices nécessaires pour donner aux 1res, ou aux éditions de luxe, une reliure digne de leur L'on peut même dire que, dans cette occurrence, la beauté liure est une garantie de sa bonté, car c'est un fait d'expéque les reliures de luxe présentent, en général, et ce en nème du soin qu'on apporte à les faire, plus dé solidité tes les autres Ce serait toutefois une erreur que de voundre texte de ce que nous disons ici pour combattre les de simplicité que nous avons donnés plus haut: Qu'on : pas, en effet, qu'une bibliothèque n'est pas un musée de , et que la reliure n'y est, à vrai dire, qu'un élémentacceses livres : voilà l'élément principal; maintenant qu'ils reliés d'une façon plus ou moins riche, plus oumoins e, peu importe, pourvu que la reliure soit bien faite bles eflicacement contre toute détérioration.
18 reste à traiter ici d'une question qui a une très réelle once, bien que les bibliothécaires n'y aient pas toujours, dans le passé, apporté l'attention voulue : nous voulons e l'exécution technique de la reliure !. Au premierabord,
la reliure et son histoire, cf, pour la France : S: Laxonwanp, manuel complet du relieur, nouvelle édition, Paris, 485% — Mieux, Essai sur la décoralion extérieure des livres, Paris, 1818. vise, La reliure française depuis L'invention de l'imprimerie la fin du XVII siècle. Paris, 180. — Du mt, La : commerciale et industrielle depuis l'invention dé Vimprisqu'à nos jours. Paris, 1881. — Du st, L'orneméntation des modernes. Paris, 180, — La reliure moderne. Critique d'un pra- Anonyme.] Paris, 1882. — G. Bnexer, La reliure ancienne él Recueil de 116 planches de reliures artistiques dés xxi*, xvi+, aux siècles. Paris, 1878, — Do mime, Études sur la reliure des litres : collections des bibliophites célbres. Paris, 1804, A, Cuérien, ration extérieure des livres et de l'histoire dé la reliure depuis le us. — Afanuel de Bibliothéconomie, “
370 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONIE
il semble que le bibliothécaire n'ait pas besoin de s’en © et cependant il est certains soins dont il ne pourrait se ger sur Île relieur, celui-ci fût-il même des plus capabl s’exposer à de très graves mécomptes. Avant d'envoyerun à la reliure, le bibliothécaire doit le collationner pe: lement ou le faire collationner par le relieur, et e: si les différentes parties du livre sont bien à leur place e n'y manque. Un livre est-il incomplet? il ne faut pas n: ment le donner à la reliure, mais le mettre provisoirer côté ct, afin que le public n'en soit pas trop longtemp
XV: siècle. Genève, 1885. — Uzaxxe, La reliure moderne. Paris BosqueT, l'raité théorique et pratique de l'art du relieur. Paris Il. BoucnotT. De la reliure. Paris, 1891. — H. Berarnt, La re XIX° siècle. Partic I. Paris. 1894. (45 planches.) — Pour l'Aller Fnirzscur. Moderne Bucheinbände. Leipzig, 1878 et sq. — C. Bave buch der Buchbinderei. Weimar, 1881, avec Atlas. — L. Bnane, . {es Buchbinderbuch, 3 éd., par R. Merz. Halle, 1882. — G. Sro Abbildungen von Mustlereinbänden aus der Blüthezeit der Buc kunst, mit Text. Leipzig, 1884. — P. Avan, Systematisches L. Handbuch der Buchbinderei. Dresden, 1885. — Du mèus, Der, band. Seine Technik und seine Geschichte. Leipzig, 1890. — . Deutsche Bucheinhände der Neuzeit. Eine Sammlung ansgeführte (en. Leipzig, 1889. — L. Brcxzzz, Bucheinbände des 15. bis 17. J derts aus hessischen Bibliotheken. Leipzig, 1892. — H. À, Lien, ; bände aus der Kgl. ôffentlichen Bibliothek su Dresden. Leipzig. Monatschrift für Buchbinderei, hrag. von P. Anax, Berlin 1890 et sq. l'Angleterre : S. T. Prineaux, « Bibliography of works onbindin Bookmart, 1889, p. 653-659. — Du même, « À bibliography of bookbi The Library, IV, 1892. p. 15-24, 50-56, 90-95. — Du mèuz, An h sketch of bookbinding. London, 1893. — J. W. Zazuxsvonr, Th bookbinding. London, 1880, 2° éd., 1890. — J. Crxnaiz, On book ancient and modern. London, 1881. — VW, J. E. Cranx, Book-binc amateurs. London, 1885. — A collection of facsimiles from exam historic or artistic bookbinding. London, 1889. — H. B. Wumart reliures remarquables du Musée Britannique. Paris, 1889. — A. \ Bookbinding in the 16. and 17. centuries. London, 1890. — Specis royal, fine and historical bookbinding, selected from the Royal L Windsor Castle. 152 plates. With notes by R. Hozxwxs. London. ! VW. Salt BRassiNGTox, À history of the art of bookbinding. Per London 1894. — I. P. Honxe, The binding of books. London. ! Bookbindings and rubbings of bindings in the National Art I South Kensinglon. London, 1K9i.
r à combler, dans le plus bref délai, les lacunes dont on erçu. Malheureusement, c'est souvent là chose fort diffiil n'est pas rare qu'en dépit des efforts les plus patients vie dans l'impossibilité de compléter un exemplaire défec- Voici alors ce qu'il y a, selon nous, de mieux à faire, il ne marque que peu de chose, et qu'il s'agit d'un livre nandé, il ne faut pas hésiter à l'envoyer au relieur, quitte nsérer dans le corps du volume, et à la place voulue; un sur lequel on puisse plus tard faire monter les pages lanément absentes, au cas où l'on viendrait à les retrouant aux ouvrages dans lesquels on a constaté des lacunes mbreuses, et qui ne peuvent par conséquent êtré utilisés içon sérieuse, on n'a qu'à les laisser brochés, s'ils le sont u, s'ils ont paru par livraisons, à faire assembler les dilféahiers dont ils se composent. Nous n'avons pus besoin er que le bibliothécaire doit inscrire sur uné liste spéciale > de ces malheureux ouvrages, Cette précaution lui perde ne pas les perdre de vue et de les compléter au cas oût, hasard providentiel, l'occasion s'en présenterait. i que nous l'avons vu plus haut, lorsqu'on remebun livre eur il ne faut pas seulement lui spécifier le genre etle le reliure que l'on désire, mais encore lui indiquer, avec la ande exactitude, le titre qui doit y être inserit 4; Ce titre, ippelle parfois « titre de reliure », se place éngénéral'sur des volumes : loutefois, par exception et lorsqu'il s'agit ages d'un format exceptionnel qu'on disposé à plat-eur les , où de plaqueltes trop minces pour que le-dos ollee la suffisante, le titre se met sur le recto. de la reliure-dLes rès courts peuvent être reproduits en entier; mais, lors= sont d'une certaine longueur, il faut de toute nécessité les r. Il y a à cela deux raisons : la première, c'est-que, dans art des cas, on ne dispose que d’un espace fort restreint; la le, c'est que les litres trop détaillés nuisent à la clarté et at les recherches sur les rayons fatigantes et longues, Mais ation d'un titre n'est pas chose si facile qu'on le erail, et
“John Ensasns, « Lettering of books », Library dournal, XIL, 1NATe
372 NANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIE
pour arriver à la concision voulue, sans rien omettre d'essentie il faut, tout à la fois, beaucoup de discernement et beaucoup d tact. Pour certains ouvrages anciens, la Bible et les classique entre autres, qui ont eu un nombre d'éditions considérables, o peut, sur la partie inférieure du dos, indiquer le lieu d'impressioi Pour les périodiques, la mention de l'année est nécessaire, ca! neuf fois sur dix, lorsque le public les demande il indique non le tomaison mais bien l'époque de leur publication.
Parmi les reliures ‘, les plus simples et les plus économique sont le cartonnage et l'emboitage. Ce sont des reliures légère mais qui suffisent amplement pour les livres peu volumineux € pour les ouvrages sans grande valeur, qui ne sont pas destinés: être communiqués fréquemment. L'emboîtage, qui est d'origin anglaise, est peu employé en France. Il est, par contre, trè usité en Angleterre et en Allemagne, et, dans ces deux pays, « l'applique même, en le traitant avec soin, à de véritables reliure de luxe. Les reliures proprement dites se font généralement « peau, et les peaux dont on se sert le plus sont : la basane, peau de veau, le maroquin, le parchemin et le cuir de Russie. « On emploie également les toiles de lin ou de chanvre, et sur tout les percalines unies et gaufrées en toutes nuances, qu l'on désigne sous le nom de toiles françaises et anglaises. » Ily a divers genres de reliure, les principaux sont la reliure plesst et la demi-reliure. La reliure pleine est celle dont le dos et ls plats sont entièrement recouverts en peau, en toile, ou en un ts quelconque. Dans la demi-reliure, au contraire, le dos seul, # parfois les coins, sont recouverts en peau, tandis qu'on emplois pour les plats, de la percaline, ou, plus généralement, du glacé et marbré. Disons, à ce propos, qu'il faut de préf choisir des papiers de couleur foncée parce qu'ils sont sujets à se tacher que ceux de nuances claires. Le
1. Cf. Edavard B. Nicuozsox, « On buckrem es a binding- maieril Library Journal, 11, 1878, p. 207-209. — Du uêxx, « Buckrem, a palinei Transactions and proceedings ofthe $. annual meeting of le issociation U. K. London. 1KK1, p. 117-119. — F. P. Harmawav,s for a public library » (ibid. IV, 1879, p. 248-249), recommande étant « the most serviceable materials for bindings in a publie Hbeey calf parchment, 2. good marocco, 3. levant, 4. linen be rem».
adel diffère de la reliure et de l'emboîtage, « Au : fixés dans les mors en faisant corps avec le dos, éerit tosquer!, les cartons du volume s'en écartent dans une proportion pour former près du dos une rainure où 1x, permettant au papier ou aux étolfes, avec lesquels, as, on recouvre le volume, de former un pli ondulé ou qui, tout en donnant au mors une plus grande souplesse, à cette place l'ouverture à arête vive à laquelle le saurait résister. » Le cartonnage à la Bradel n'est bon it exécuté avec soin. Dans ce cas, il est très élégant et
en outre, cet avantage que , comme dans l'emboîtage, mplètement le volume, et à qui ne peut se faire avec les és.
s belle des reliures, et celle Hloie ordinairement pour les rrécieuses, est la reliure en du Levant. Le cuir de Ruson se sert encore beaucoup agne, est, tout à la fois, lide et moins riche. Inutile ici des reliures en bois; nous
Fig. 69. Reliure avec garni ture en métal,
plus haut signalé les dangers : qu'il nous suflise qu'elles sont aujourd'hui universellement abandonnées, : reliures en velours, en soie ou autres étoffes précieuses, nous en occuperons pas ici; ce sont des reliures de ss à la mode par certaines époques et dédaignées es. Les ferrures diverses sont aussi la plupart du temps ire d'ornementation; il est des cas cependant oi eur utilité, pour les volumes de dimensions exception ir exemple, pesants, difficiles à manier, et dont les
ü elles n° métal (fig. 69 ttement sur les tables.
taient pas munies d'une garniture protecseraient très rapidement détériorées
osarer, Traité théorique et pratique de l'art du relier. Ch.AW}
‘ MANUEL DE BIBLIOTHÉCONOMIS
1r arriver à la concision voulue, sans rien omettre aut, tout à la fois, beaucoup de discernement et be ct. Pour certains ouvrages anciens, la Bible et les itre autres, qui ont eu un nombre d'éditions considé eut, sur la partie inférieure du dos, indiquer le lieu d'h ?our les périodiques, la mention de l'année est néces neuf fois sur dix, lorsque le public les demande il indiqu tomaison mais bien l'époque de leur publication. Parmi les reliures ‘, les plus simples et les plus écx sont le cartonnage et l’'emboitage. Ce sont des reliure mais qui suffisent amplement pour les livres peu volu pour les ouvrages sans grande valeur, qui ne sont pas être communiqués fréquemment. L'emboîtage, qui est anglaise, est peu employé en France. Il est, par co usité en Angleterre et en Allemagne, et, dans ces deux l'applique même, en le traitant avec soin, à de véritable de luxe. Les reliures proprement dites se font général peau, et les peaux dont on sc sert le plus sont : la b peau de veau, le maroquin, le parchemin et le cuir d « On emploie également les toiles de lin ou de chanvr tout les percalines unies et gaufrées en toutes nua l'on désigne sous le nom de toiles françaises et angla a divers genres de reliure, les principaux sont la rel et la demi-reliure. La reliure pleine est celle dont plats sont entièrement recouverts en peau, en toile, o quelconque. Dans la demi-reliure, au contraire, le parfois les coins, sont recouverts en peau, tandis q pour les plats, de la percaline, ou, plus généraleme glacé et marbré. Disons, à ce propos, qu'il faut : choisir des papiers de couleur foncée parce qu' sujets à se tacher que ceux de nuances claires.
1. Cf. Ednvard B. Nicuozsox, « On buckram es a D Library Journal, II, 1878, p. 207-209. — Du mêmx, « Buc Transactions and proceedings ofthe $. annual mes Association U. K. London, 1881, p. 117-119. — F. P.% for a public library » (ibid., IV, 4879, p. 248-344 étant « the most serviccable materials for bindiny calf parchment, 2. good marocco, 3. levant, 4. line
res premières dont il se sert d'ingrédients qui puissent : les insectes et leur servir d'aliments.
sque le relieur rapporte les livres qui lui ont été confiés, le thécaire doit examiner, à tour de rôle, chacune des reliures, ï elle est bien conditionnée, si elle s'ouvre et se ferme ment, vérifier en un mot si le travail est bien fait. Mais »st pas tout et avant de prendre livraison des ouvrages L encore les collationner de nouveau avec le plus grand fin que, si l'on y trouve une erreur quelconque provenant
Spécimen d'une carte géographique montée sur Lofle
! du relieur, une interversion dans l'ordre des feuilles, par le, on puisse la lui signaler immédiatement et lui rendre ume défectueux.
mot, pour finir, sur la reliure des cartes! de géographie et lans. Lorsqu'on a affaire à une collection de cartes absoluindépendantes les unes des autres on peut, si elles sont de + dimensions ou peu consultées, se contenter de les conserles quelles dans des cartons ; mais si ces cartes sont grandes, composent d'une série de feuilles séparées qu'il est nécesle rapprocher les unes des autres pour obtenir une vue *mble de la région ou du plan qu'elles reproduisent, il est absolument nécessaire de les faire monter sur toile (fig. 70).
EL How we keep unbound maps », Library Journal, XVI, 1891, >
374 MANUEL DE RIBLIOTHÉCONOMIE | |
11 faut préférer les tranches marbrées ou jaspées à toutes les autres; les tranches dorées ne s'emploient en général que dans les reliures de luxe.
Les dos rigides valent mieux que les dos souples pour les ouvrages très volumineux et qui, en raison de leur poids, ne se tiennent que difficilement debout.
Lorsqu'on donne des livres à relier il ne faut pas craindre d'adresser au relieur toutes les observations que l'on juge nécessaires. C'est ainsi, par exemple, qu'on doit lui recommander d'apporter le plus grand soin au battage afin que cette opération soit convenablement faite. Un livre qui n'a pas été suffisamment battu s'ouvre facilement, bâille et devient ainsi un réceptacle poussière et à vermine, et, d'autre part, si on le bat trop on risque de le détériorer. 1l faut aussi veiller à ce que les marges soient rognées le moins possible et bien d'équerre. De belles marges sont l'ornement d'un livre et, abstraction faite de toute considération esthétique, elles présentent encore, au point de vue pratique, ce grand avantage que l'on peut sans inconvé nient les rogner de nouveau, ce qui permet de faire’ relier une seconde et même une troisième fois, si le besoin s'en fait sentir, les ouvrages fréquemment consultés, et dont la reliure est pr le fait exposée à s'user très rapidement {. Certains bibliographes ont proposé de s'abstenir complètement de rogner les livres. & serait, à notre avis, une exagération. Outre qu'un livre n« rogné n'est pas aussi agréable d'aspect qu'un livre rogné, il @l plus diflicile à feuilleter et les feuillets eux-mêmes courené ps de chances d'être déchirés. Nous reconnaissons cependant vokstiers que, lorsqu'il s'agit d'un livre dont les marges sont déj lrès étroites, il vaut micux ne pas les faire rogner, surtout sk papier qui a servi à l'impression est de bonne qualité. Enés faut bien recommander au relieur de ne pas employer dans
*1. Voici ce que dit à ce sujet l'Instraction du 4 mai 1878: « N la rognure que pour les ouvrages usuels; interdire de rogner pour ke en les faisant seulement rogner et jasper en tête, pour les préserver à * poussière. Veiller à ce que les plats de la reliure débordent frenchemsti" tranche des volumes : ils ne s'en conservent que mieux: faire cols papier des ouvrages usuels. s'il ne l'est pas, x
tières premières dont il se sert d'ingrédients qui puissent rer les insectes et leur servir d'aliments.
orsque le relieur rapporte les livres qui lui ont été confiés, le liothécaire doit examiner, à tour de rôle, chacune des reliures, r si elle est bien conditionnée, si elle s'ouvre et se ferme lement, vérifier en un mot si le travail est bien fait. Mais n'est pas tout et avant de prendre livraison des ouvrages aut encore les collationner de nouveau avec le plus grand 1 afin que, si l'on y trouve une erreur quelconque provenant
ha ù LP) | Lake |
Fig. 70. Spécimen d'une carte géographique montée sur toile.
‘ait du relieur, une interversion dans l'ordre des feuilles, par mple, on puisse la lui signaler immédiatement et lui rendre dume défectueux.
‘n mot, pour finir, sur la reliure des cartes! de géographie et plans. Lorsqu'on a affaire à une collection de cartes absoluit indépendantes les unes des autres on peut, si elles sont de tes dimensions ou peu consultées, se contenter de les consertelles quelles dans des cartons; mais si ces cartes sont grandes, se composent d'une série de feuilles séparées qu'il est nécese de rapprocher les unes des autres pour obtenir une vue semble de la région ou du plan qu'elles reproduisent, il est -s absolument nécessaire de les faire monter sur toile (fig. 70).
Cf. « How we keep unbound maps », Library Journal, XVI, 1891, 2-75,
378 MANUEL DE RIBLIOTHÉCONONIE
Il est naturellement nécessaire de se conformer d'u stricte, pour le classement des acquisitions nouvelles, qui a été adopté pour l'établissement du système bibliogr. Ce système peut avoir des défauts; mais, si le bibliothé juge pas à propos de le transformer du tout au tout, il va pour lui l'accepter tel quel, que de chercher à le modifi façon détournée, au risque d'en troubler l'harmonie. importe avant tout, en effet, c'est de conserver au c méthodique son caractère d'unité. Qu'on en poursuive loppement logique, rien de mieux; mais qu'on ne cher sous prétexte de l'améliorer, à y introduire des princi] veaux qui, si excellents qu'ils soient en eux-mêmes, ne : y apporter que désordre et confusion.
Le classement méthodique des ouvrages est, cela va s d'autant plus facile que les divisions bibliographiqt lesquelles on a à les intercaler sont elles-mêmes plus £ et plus larges. Mais comment doit se faire l'intercalation ment dite des acquisitions nouvelles dans les collecti existantes? C'est là une question qui parait ardue au abord, mais qui ne présente pas cependant autant de d qu'on le suppose. Nous avons vu que, dans un certain no bibliothèques, on réservait, dès le début, entre les d
authorities, and how carcful he is. His contents-table maps th: out to you, as he understands it. His appendix shows you ifh how to utilize his drippings. A taste of a chapter or two, and yo flavour as a writer ». Le bibliothécaire, ainsi que le faisait encor quer W. E. Forster dans un intéressant article du Library Jou 1885, p. 195-200), « Some compensations in a Librarian'’s Life », a ui particulière de lire les livres. S'il voulait lire un ouvrage comme un ordinaire, de la première page à la dernière, sans se préoccuper di qu'il y mettrait, on pourrait lui appliquer le‘célèbre aphorisme : + Th rian who reads is lost »; mais tel n'est pas le cas. « The librarian! to his books », dit Fonsten, « is like that of the professional «à employed by every large wine-merchant. On the other hand, the c tional reader's position is like that of a guest at the table, enjoyin same wines, and with no element of « business » intermigied ». Le thécaire ne vise qu'à se renseigner sur les données principales du sc demande uniquement ceci : « What is the essential purpose of D — what great and striking merit has the book : are there not othe!
on the same subject ? », ete,
es, une quantité déterminée de numéros d'ordre pour les sions futures : dans ce cas rien de plus simple que de clasn livre nouveau à la place qu'il doit normalement occuper, u'on n'a, pour en établir la cote, qu'à choisir dans les. ros disponibles. Nous connaissons l'objection qui a été faite système. I] ne résout pas la difficulté, a-t-on dit, il ne fait la retarder, car au bout d'un laps de temps plus ou s long il arrive forcément un moment où tous les numéros s primitivement libres sont à leur tour occupés ‘. C'est là it évident, mais qui ne se présente pas aussi rapidement le pense, si l'on a pris soin de tenir en réserve une té suflisante de numéros et si les subdivisions du cata-
méthodique sont assez nombreuses. Admettons cepenque tous les numéros d'ordre aient été employés : comfaire pour intercaler entre deux ouvrages qui se suivent : plusieurs livres nouveaux? La méthode la plus ordinaire ste à se servir de lettres minuscules latines placées à la des numéros et que nous appellerons « lettres d'intercala- ». C'est ainsi par exemple qu'un ouvrage à classer entre autres ouvrages portant respectivement les numéros d'ordre 2 recevra le numéro 1 a, entre 2 et 3, 2 a, entre 3 et 4, tc.. etc. Il faut dans tous les cas éviter l'emploi des lettres habets étrangers, proscrire l'usage des signes arbitraires : isques, petites croix (* +), etc., si communs dans les cata-
f., sur le système de numérotation dont nous nous occupons ici “vos, Über Numerirungs-Systeme fur wissenschaftlich geordnete {heken. Athen {Perris), 1874, et le compte rendu que ST&FFENHAGEX a * ce travail dans l'Anseiger de Perznozpr, 1874, n° 451. — Dans ses che Erûürlerungen. p. 90, et sq. FriebRICH avait déjà proposé d'adopnumérotation non suivie pour le catalogue topographique qui peut, ‘avons vu, être fondu avec le catalogue méthodique. STEFFEXHAGEX à ué cette numérotation à la Bibliothèque nationale d'Athènes (voir a vail déjà cité : « Die neue Ordnung und Katalogisirung der Natio- Liothek in Athen, Bericht a. d. Rectorat der Universität Athen, » dans &ger de Petzholdt, 186%, n° 704) et O. HarTw1G à la bibliothèque uniaire de Halle {cf. son Schema, etc.., p. 11). Depuis, d'autres bibliores ont mis en pratique ce système de numérotage et il est probable ‘€ le temps il recrutera encore, en raison des avantages qu'il préde nombreux partisans,
pour l'affirmative, nous reconnaissons cependant que ce sv: n'offre pas d'inconvénients bien graves. Nos bibliothèque: posent, du reste, de ressources si minimes qu'elles sont ob d'y avoir recours constamment, par raison d'économie. qu'on se garde bien, par exemple, de faire relier ensemble. que cela s'est vu, deux années d'une revue ou d'un pério quelconque."Qu'en résulterait-il, en effet? C'est que le n'ayant la plupart du temps besoin que de l'une des années nues dans le volume, l'autre resterait inutilisée aux dépen: second travailleur qui pourrait la désirer. Il n'est pas néce d'ajouter que les tables de matières, qui embrassent plu années d'une revue et qui forment ainsi des répertoires dis de la revue elle-même, doivent être reliées séparément, c comprend de soi !.
Passons maintenant à l'examen de la troisième des règles cées plus haut. Une bonne reliure, avons-nous dit, est cel correspond tout à la fois à la valeur de l'ouvrage auquel el destinée et aux services que cet ouvrage est appelé à re C'est là une vérité en quelque sorte si évidente qu'elle n besoin de démonstration. Tout bibliothécaire devra donc cher à bien s'en pénétrer, de façon à la faire passer de la th dans la pratique. La reliure est le vêtement protecteur du et doit être, à ce titre, tout à la fois élégante et « Qu'on n'aille pas cependant. sous prétexte d'élégance, to dans l'exagération. Si nous pensons que ce serait une faui une faute grave, de ne pas relier les livres d'une façon © nable et propre à en assurer la conservation, si nous cro qu'une lésinerie exagérée aboutirait ici aux-plus fâcheux r tats, nous considérons, d'autre part, qu'il serait absurde, une bibliothèque publique, qui n'est pas une bibliothèqu bibliophile, de pousser l'ornementation à l'excès ?. Ce «
1. Norman C. PErkixs, « How to bind periodicals », Library Jon XII, p. 351-396. — E. Paivuno, « Norme generali per La legatura dei pe dici nelle pubbliche biblioteche ». Rivista delle biblioteckhe, I, 1888. p. 4
*2. « Les reliures de luxe ne sont pas faites pour les bibliothè publiques, sauf dans certains cas particuliers; on ne demandera donc f ralement que des demni-reliures, très simples. et des cartonnages à d veau ou de toile. » 1nstr. yénérale relalive au service des bibl. «5 du 4 mai 185%.
iller sans profit des sommes relativement considérables, et on eût pu faire meilleur usage. La solidité : voilà, ne l'ou- 15 pas, la première condition et, pour tout dire, le critérium e bonne reliure, et il faut s'y attacher d'autant plus que le est destiné à être plus fréquemment consulté. Il est bien ent, cependant, qu'il est des cas où une simplicité trop grande ‘rait pas de mise,et nous reconnaissons volontiers qu'on ne pas hésiter à faire les sacrifices nécessaires pour donner aux s rares, ou aux éditions de luxe, une reliure digne de leur ir. L'on peut même dire que, dans cette occurrence, la beauté rechure est une garantie de sa bonté, car c'est un fait d'expé- ‘e que les reliures de luxe présentent, en général, et ce en n méme du soin qu'on apporte à les faire, plus de solidité toutes les autres Ce serait toutefois une erreur que de vourendre texte de ce que nous disons ici pour combattre les eils de simplicité que nous avons donnés plus haut. Qu'on blie pas, en effet, qu'une bibliothèque n'est pas un musée de res, et que la reliure n'y est, à vrai dire, qu'un élément acces- Les livres : voilà l'élément principal; maintenant qu'ils it reliés d'une façon plus ou moins riche, plus ou moins euse, peu importe, pourvu que la reliure soit bien faite et les +#e efficacement contre toute détérioration.
nous reste à traiter ici d'une question qui a une très réelle rtance, bien que les bibliothécaires n’y aient pas toujours, sut dans le passé, apporté l'attention voulue : nous voulons r de l'exécution technique de la reliure ‘. Au premier abord,
Sur la reliure et son histoire, cf. pour la France : S. Lenoruaxn, eau manuel complet du relieur, nouvelle édition, Paris, 1853. — 1. Micnez, Essai sur la décoration extérieure des livres. Paris, 1878. 7 mèÈvwr, La reliure française depuis l'invention de l'imprimerie u'à la fin du XVIIE siècle. Paris, 1880. — Du mue, La reliare aise commerciale et industrielle depuis l'invention de l'impri-
» jusqu'à nos jours. Paris, 1881. — Du uèsue. L'ornementalion des res modernes. Paris, 1889. — La reliure moderne. Critique d'un praun ‘Anonyme. Paris, 1882. — G. BRUNET, La reliure ancienne et
rne. Recucil de 116 planches de reliures artistiques des xvr°, xvir°, ET Aix° siècles. Paris, 1878. — Du mèur, Études sur la reliure des livres r Les collections des bibliophiles célèbres. Paris, 1891. — A. CARTIER, décoration extérieure des livres el de l'histoire de la reliure depuis le Gaausaz. — Manuel de Bibliothéconomie. 24
342 MANUEL Dit BIBLIOTIÉCONOMIE
clamer les travaux en question après celui de Scholl à 13, 13e, 13 d, où bien modilier la cote de Scholl et cataloguer l'ouvrage de Mittler à 14 x, celui d'Enslin à 13 b, celui de Schütte à 13e et celui de Scholl à 14 d, Mais qu'arriverait-il ensuite si, un benu jour, la bibliothèque recevait les deux premières éditions de Mittler, qui datent de 1818? Faudrait-il les mettre après Scholl où repouxer de nouveau tous les auteurs susdits, de façon à cœæ que ln troisième édition de Mittler devint 13 e, Easlin 134 Sehütte Le et Scholl 13/? EL, tous ces remaniements une fois minéx, comment clnsserions-nous enfin la Militärische de Sander, parue en 1815 et qui doit, normalement, être. entre Waltheret Mittler? Il y a un moyen bien simple. de parer toutes les difficultés et d'éviter du même coup toutes ces cations de classement aussi compliquées que fastidieuses, c'est, vékerver d'avance, entre chaque ouvrage, une série de places les interealations futures, et, pour revenir à nos exemples, qu'on dispose entre 13 el L{ de 650 numéros, on n'a pas besoït classer Seholl à L3 a, comme nous l'avons fait Lout à l'heure vaut mieux lui attribuer la cote 13 y ou 13 z de façon soil toujours possible de placer avant lui les ouvrages qui nalogiquement lui sont antérieurs.
terminant, nous présenterons encore ici quelques relatives à l'inscription des acquisitions nouvelles sur registres du catalogue méthodique. Si la page de droite n'est encore pleine, el qu'on puisse transerire à la place qu'il iégulièrement occuper le titre de l'ouvrage qu'on vient de soir, l'enregistrement se fait de la façon la plus simple du si, an contraire, la page de droite est déjà remplie, on l'ouvrage sur la paxe de gauche, réservée dès le principe, ainsi que nous l'avons vu ples bent, futures, La pace de gauche se trouve quelque sorte. partie intégrante
daeres rubrid
ve. servent
r l'ordre, car, si l'on se contentait de copier les titres des vrages nouveaux les uns à la suite des autres, au fur et à mesure leur entrée, on finirait par n'y plus rien reconnaître. Mais que re lorsque la page de gauche est pleine à son tour et qu'il n'y plus moyen d'y intercaler un seul titre? On se sert alors d’un 1illet supplémentaire qu’on colle entre les deux pages et qui ste là, à titre provisoire, jusqu'à ce qu'on puisse remédier à la uation. Nous savons déjà quel est le remède. 11 consiste à sopier intégralement les pages encombrées en répartissant sur ux ou {rois feuillets, suivant les besoins, les titres qu'elles con- “nnent. Afin de ne pas être obligé de remanier toute la paginam du registre on est dans ce cas obligé de donner à ces divers aillets un numéro unique, celui de la page qu'ils remplacent: ais afin de les distinguer les uns des autres, on ajoute à ce iméro une lettre minuscule, par exemple : 218, 218 a, 218 b, 8 c, etc.
Une fois les ouvrages nouveaux catalogués suivant les procé- 8 que nous venons d'indiquer, on inscrit sur le titre de chacun eux la cote qui lui a été donnée et qui se trouve, en outre, reprotite sur l'étiquette collée au dos de la reliure, puis on timbre s volumes et il ne reste plus qu'à les transporter dans les magaas de livres, et à les mettre à leur place sur les rayons.