‹ Manuel de bibliothéconomieChapitre 67 sur 114 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Æ l'usage de la biblio 1e en général et des règlements qü y rapportent.

d'étudier, dans série de cl , toutes les

Ju const des biblic ques, à leur

mise : e des livres,

te co ctions.

<æ r Iqu'à

conserver, pour un avenir lointain, des trésors dont on re la jouissance aux générations présentes, et qui, en atten décisions de la postérité, resteraient ensevelis dans les destinés à les contenir comme dans de véritables tombeau Le temps, l'argent, les travaux et les peines que coûte un thèque ont un autre but, plus conforme tout à la fois à la et au bon sens, et qui est de faire profiter les travaille richesses amassées au prix de tant d'efforts et de tant c C'est avec raison que Herner a comparé une bibliothèq organisée et bien dirigée à un capital dont les intérêts perçus par l'intelligence. La bibliothèque, a-t-on dit a le sanctuaire de la science; sans doute : mais bien loi fermée, et en quelque sorte repliée sur elle-même, il faut traire que, comme un foyer rayonnant, elle répande auto la lumière et contribue, dans la mesure de ses forces, au c pement et au progrès de l'esprit humain.

L'on a appris de nos jours à apprécier, à leur juste vale: portance et l'utilité des bibliothèques; le public qui les fr devient de jour en jour plus nombreux, et ses exigences cr naturellement, dans la proportion où se développent ses | Il est certain pays où les bibliothèques populaires ont quelques années, une extension considérable ‘ ; quant aux thèques purement scientifiques elles ne cessent elles-mé voir augmenter le nombre de leurs lecteurs. Le temps es wrâce à Dieu, où Esrrr pouvait dire en parlant des biblio:

1. C'est surtout le cas en Angleterre et aux États-Unis. Dans pays il n'est pour ainsi dire pas de petite ville qui ne possède s: thèque publique: les grands centres en ont généralement plusi dans bon nombre d'entre eux, il existe encore une bibliothèque avant des succursales dans les principaux quartiers. Cf. G. W « Delivery stations or branch libraries », Library Journal, XVI p. 480-482. — Du MËME, « Brandes and deliveries », ibid., XVII p. 220-223. Afin de faire profiter, dans la mesure du possible, les ge campagne des bienfaits de la lecture, on a proposé en Angleterre d ser des bibliothèques « mobiles » itravelling libraries). Ces biblio! seraient renfermées dans des voitures spéciales, construites ad hoc. seraient, à intervalles réguliers, dans les villages avec un assortis livres choisis qui seraient prêtés aux paysans. Voir, à ce propos, J. B. « The village library problem », The Library. VI, 1994, p. 99-105 «

ersilaires : « Les salles qui leur sont réservées sont poussié- » et déserles, jamais personne ne demande à les visiter, et quelques heures que le bibliothécaire est obligé d'y passer ue semaine, sont pour lui des heures de solitude absolue. » urd'hui les bibliothèques sont devenues « des instruments de ul», « des établissements d'enseignement public » dans iels les richesses litléraires accumulées par les siècles mises libéralement à la disposition des travailleurs, et c'est : fait dont nous ne pouvons que nous réjouir; mais, si l’on que les rapports qui existent entre les bibliothèques et le hic restent ce qu'ils doivent être et ne prêtent à aucune conion, il est absolument nécessaire de les réglementer d'une n précise !. Sans règlement, en effet, il n’y aurait plus d'admiation possible el il deviendrait, en outre, très difficile d'assufficacement la conservation des livres. Il est indiscutable, me nous Île disionsil n'y a qu'un moment, que les bibliothèques créées pour être mises à la disposition du public, mais il n'en * pas moins qu'on doit veiller attentivement, et nous sommes e point de l'avis de Morsrcu, à ce que le public n'en fasse

Le Centralblatt f. B. a publié un certain nombre d'anciens règlements bliothèéques. Celui d'Ernst KeLCuxEeR, « Eine Bibliotheksordnunxg a. 1259 ». se trouve reproduit dans le tome I, 1884, p. 307-313, et celui de “ER, « Eine Bibliotheksordnung der ehemaligen Schlossbibliothck zu gsberg :. Pr. aus dem xvi Jahrhundert », dans le tome II, 185, p. 421- Un zrand nombre de règlements modernes tant allemands qu'étranont été imprimés dans le Serapeum, Intelligens-Blalt. Voir surtout à r du n°17 de la 5° annéc. 1844, ct consulter la table des années 1840- — Les règlements des bibliothèques universitaires prussicnnes ont vproduits par JS. F. Wilhelm Kocn dans le second volume .2° partie) m œuvre bien connue : Die preussischen Universitälen Eine Samm- ! der Verordnungen welche die Verfassung und Verwallung dieser lhlten helreffen. Berlin, Posen u. Brombherg, 1839-1840. Le nouveau ement de la Bibliothèque rovale de Berlin se trouve dans le Central- {f. B.. IV. 1847, p. 165-172. Depuis ont paru les nouveaux règlements bibliothèques universitaires de Berlin 1890 et de Leipzig (1894; Mennons enfin. en terminant, le Regolamento per il prestito dei libri très illé , suivi dans les bibliothèques italiennes, et qui a été promulgué en dans le numéro d'avril du Bollettino dell Istruzione. Cf. Centratlblatt TT. 11x86, p. 331-332. Sur les principaux règlements des bibliothèques érsitaires françaises, cf. Appendice XIII.

Gnassez. — Manuel de Bibliothfeonomie. »

pas un mauvais usage. Îl ne faut pas se lasser de rappeler aux teurs que les ouvrages qu'on leur confie sont précieux, qu'il leur appartiennent pas, et qu'ils doivent, par conséquent avoir le plus grand soin!. Si nous insistons tant sur ce f c'est qu'il n'y a certainement pas d'établissements où le pt se montre aussi peu scrupuleux, et commette autant de dé; que dans les bibliothèques; il maltraite, tache ou déchin ouvrages qu'on lui communique comme s'ils étaient sa

priété personnelle, et sans avoir l'air de se douter qu'il con un acte blämable et que la plus vulgaire honnêteté répro On comprend que, dans ces conditions, le devoir strict de qui sont préposés à la direction et à la conservation des bi thèques est de veiller à ce que les services de lecture et de soient réglementés d'une façon précise qui, dans la mesur possible, garantisse les livres contre tout danger de destruci Il est parfois très difficile, nous le savons, de concilier les di de la bibliothèque avec ceux du public, et il semble mème dans certaines circonstances, il y ait entre eux antagonisme i ductible; avec un peu de bonne volonté on peut toujours, ce] dant, trouver un modus virendi donnant satisfaction aux à réts respectifs des deux partis, et permettant de communiq avec libéralité au public les ouvrages dont il a besoin, tout assurant aux collections de la bibliothèque la protection leur est due. Mais les règlements à eux seuls seraient insuflisat et en partie ineflicaces, si, au lieu d'apporter dans leurs relati quotidiennes le bon ton et la politesse qu'ils se doivent récip quement , les employés de la bibliothèque et le public se tém gnaient mutuellement une sorte de défiance, frisant jusq un certain point l'hostilité. Il faut donc que, dans son prf intérêt aussi bien que dans l'intérêt général, chaque lecteur conforme strictement au règlement de la bibliothèque qu'il quente. I doit, en outre, éviter de se montrer lrop exigeant, #4 forcer de ne pas compliquer inutilement la tâche des che déjä bien ardue et qui exige, nous le <avotsgie almégation, chercher enfin à ne pas porter pitié

1. UGS. Sur, « Library pesls », Pre annual meeting of the L. A. U. K |

illeurs en accaparant, au delà de toute mesure, le temps des iounaires chargés du service. De leur côté, les bibliothécaires nt ètre envers tout le monde pleins de prévenance et d'atten- 1; c'est là un point sur lequel nous n'insisterons pas, car l'avons traité en détail plus haut. Faut-il ajouter à tout ce ous venons de dire que le règlement doit être appliqué dans prit d'impartialité absolue, et sans aucun passe-droit en ir de qui que ce soit; c'est incontestablement le meilleur un de le faire accepter par le public. Il est des cas où cerarticles du règlement vont à l'encontre des prétentions et *xigences des travailleurs; mais, quand bien même ceux-ci mdamneraient sur l'apparence comme une atteinte portée à droits, ils ne laisseront pas cependant que de s'y soumettre, reconnaissent que toutes les personnes qui fréquentent la thèque sont traitées sur le mème pied. Par contre, si le dthécaire accordait à tel ou tel personnage plus ou moins nt, où qui lui aurait été recommandé d'une façon particudes faveurs spéciales, cela produirait, à coup sûr, un elfel rable. Le public, auquel ces mêmes faveurs auraient été es, se considérerait comme victime d'une injustice, 1] devienhostile à l'administration de la bibliothèque; en un mot, il oirait lésé dans ses droits, alors même que nul n'aurait songé restreindre: de là une défiance soupçonneuse et jalouse qu'il t ensuite impossible de faire disparaître, et qui constituerait bstacle permanent à l'établissement de ces relations amicales

of. NW, E. Fosten. Libraries and readers. New-York. 1883, — Dr ,“ Assistance to readers », Library Journal, XVTE, 1893, p. 257-258. teference work in libraries », ibid. XNVT. I89T, p. 297-300. — « Librarom the readers" point of view », tbid., XVTIL. 1893, p. 179-181, 218-219 . Fonn . p. 216-217 JS. K. [osuen), p. 217-218 G.ILes. — WW. IT. BRETT. sulations for readers », ibid. p. 230-242, — P. Cowei, « How to larize a free library ». thid., p. 361-465. Il serait à souhaiter que toute othéque un peu importante publiât une notice sur son organisation icure ; cela rendrait service à beaucoup de lecteurs. I en a du reste déjà plusieurs. Citons par exemple l'excellent guide de F. Lerrsenur, er durch die Kgl. Bibliothek su Bamberg :2° éd., 1889) et le Æandfor readers in the Boston Public Library qui, en 1890, avait déjà at sa neuvième. édition.

que nous voudrions voir exister partout entre les emplo; bibliothèque et le public.

Un règlement ne peut être immuable et ce serait un: dité que de ne jamais vouloir le modifier. De génération ration les mœurs et les besoins changent, les habitudes : forment, et ce qui pouvait suffire à nos ancêtres ne noi plus. Tout règlement doit donc, sous peine de devenir s'adapter aux nécessités du présent, et c'est affaire au bi caire d'y introduire des dispositions nouvelles lorsqu'il 1 propos. Un règlement ne doit pas être rédigé en termes que le public ou les employés de la bibliothèque pui leur gré, interpréter dans un sens ou dans l’autre; il faut traire qu'il soit net, précis et donne la solution des pri difficultés susceptibles de se présenter, tout en faisant c: à chacun quels sont ses droits et quels sont ses devoir besoin d'ajouter que puisque le règlement est fait pour | il faut le lui communiquer”? Cela va de soi, semble-t-il, e dant il existe encore des bibliothèques dans lesqu employés sont chargés d'appliquer un règlement dont teurs ne connaissent pas le premier mot. Mais c'est là l'ex En général, on affiche, dans les salles fréquentées par le p1 extrait du règlement contenant les principaux articles aux mesures d'ordre intérieur et aux services de lectu prêt. À notre avis, ce n'est pas encore assez, et nous qu'il vaudrait mieux remettre un exemplaire détaillé d ment à toutes les personnes qui viennent travailler à |: thèque. Un certain nombre d'établissements ont sui manière de faire et s'en sont trouvés bien ; outre qu'elle en effet, les relations des employés avec le public, elle ; encore toute contestation, en établissant nettement les d les devoirs des deux partis.

Il est naturellement impossible d'établir un règlement pour toutes les bibliothèques. Comme les dispositions gé et spéciales relatives aux différents services sont app varier dans chaque établissement sous l'influence de stances particulières, le mieux est de laisser à chaque bibl caire le soin de modifier, suivant les besoins, le règlement bibliothèque qu'il dirige. Tout règlement doit nécessuït

indiquer quels sont les jours d'ouverture de la bibliothèque (les petites bibliothèques et les bibliothèques spéciales ne sont en zénéral ouvertes qu'à certains jours de la semaine), quelles sont les heures où la salle de lecture est accessible au public, et à quel moment on peut emprunter les ouvrages dont on a besoin ou restituer ceux qu'on rapporte. Il faut déterminer, en outre, dans un article spécial quelles sont les personnes qui ont le droit de fréquenter la bibliothèque; tous les règlements contiennent enfin une série de dispositions relatives au service de la salle de lecture, à l'organisation et aux conditions du prêt, aux démarches à faire pour obtenir l'autorisation de visiter la bibliothèque, etc., etc. Nous étudierons plus loin, en détail, la façon dont doivent être organisés le service de la salle de lecture et celui du prêt: mais auparavant nous présenterons ici quelques observations sur la consultation des catalogues par le public, et sur la possibilité de permettre aux étrangers et aux travailleurs de visiter l'établissement.

Dans la plupart des bibliothèques les catalogues sont soumis à une surveillance spéciale, et l'on a, en outre, pour principe, de ne pas permettre à tout le monde de les consulter. En soi, ce principe est excellent, car si l'on voulait autoriser toutes les personnes qui fréquentent une bibliothèque à se servir des catalogues, ceux-ci ne tarderaient pas, en raison des détériorations qu'on leur ferait subir, à être complètement hors d'usage, et la bibliothèque y perdrait du même coup son plus précieux instrument de travail. Ajoutons à cela que tous les lecteurs ne seraient pas en état de consulter avec fruit un catalogue, surtout un catalogue méthodique, et cependant nous reconnaissons qu'il y aurait certains avantages à ce que le public pût avoir libre accès aux Catalogues et les parcourir à sa guise: il en résulterait pour les employés une économie de temps et de peine qui ne serait pas à dédaigner; quant aux travailleurs, ils ne se verraient plus obligés, pour savoir si tel ouvrage cst ou non présent à la bibliothèque, d'aller le demander au bibliothécaire, ils pourraient se renseigner eux-mêmes, et se faire remettre directement par les &arçÇons les livres dont ils auraient trouvé la cote au catalogue. Lorsqu'on dispose d'un double exemplaire du catalogue sur ” fiches rien n'empèche de suivre l’excellent exemple donné,

ts.

ainsi que nous l'avons vu plus haut, par la bibliothèque uni taire de Halle et qui consiste à en mettre un exemplaire à I: position du public (en prenant naturellement certaines pre tions pour empècher qu'on ne l'abime), et à réserver l'autre c façon exclusive aux emplovés de l'établissement. I v a encore un moyen plus simple de donner satisfaction aux légit désirs des travailleurs, ce serait, nous le savons, de faire in mer les catalogues; malheureusement cela n'est pas tou) possible ; d'un autre côté la plupart de nos bibliothèques ne sèdent qu'un seul exemplaire de leurs catalogues; doiventdonc, oui ou non, le communiquer au public? En règle gén nous n'hésitons pas à répondre que non; toutefois nous se d'avis qu'on recommandäât au bibliothécaire de se montrer rant et d'accorder, par exemple, à titre de faveur, le droi consulter les cataloyues aux personnes qui en connaisse: maniement, et qui auraient besoin de les parcourir pour : travaux *.

Quelques observations enfin sur les conditions dans lesqu on peut auloriser la visite des bibliothèques.

Le public est, de sa nature, curieux. S'il n'a pas ordinaire: un bien grand désir de s'instruire iléprouve du moins un hs instinctif de voir, et de là son goût prononcé pour les mus il n'est donc pas étonnant que, lorsqu'une bibliothèque es tant soit peu considérable, il se présente, de temps à autre. #ens qui demandent à la visiter, sans être le moins du mo cela va sans dire, poussés par le souci d'apprendre, mais uni

1. Voici ce que dit à ce propos H. Dix Hcrrox dens son travail cité, {Impressions of twelre years calaloguing in a great library : : catalogue, howewer well constructed and carefully executed, can « sede the necessits for liberal help to readers by an efficient librars : The cooperation of those gentiemen is needed not only for construt the catalogue, but for making it practically useful. The elementarr } ciples of cataloguing are simple: but their application, es in every scien art. Lo cases of more than ordinary complexity requires careful refier enlightened by experience. Even habitual readers sometimes require # tance: while occasional students, or such as live at a distance, me: " Still greater reason ask for help from those whose daily occupations rs them familiar with the contents of the librery and the rules of ils

Jogue, »

ent pour examiner comment sont distribués les locaux qu'elle coupe ct quelle est, en quelque sorte, son organisation matérielle. fin de déférer, dans la mesure du possible, aux désirs du publie, n a, dans certaines bibliothèques, fixé les jours et les heures uxquels la visite de l'établissement est permise; mais ce n'est , de la part de l'administration, qu’une mesure purement bénéole, et le public aurait tort d'y voir la consécration d'un droit ui ne lui appartient nullement. En réalité, une bibliothèque n'est as un musée, et les personnes qui ont obtenu l'autorisation de : visiter doivent bien se persuader que c'est une faveur qu'on ‘ur fait, et se soumettre par conséquent à toutes les prescripons qu'on leur impose pendant leur séjour dans l'établissement.

est en effet certaines mesures d’ordre que la direction est obli- ‘se de prendre pour éviter que ces visites ne soient une cause > dérangement et de trouble. Élle ne saurait tolérer, par cemple, qu'on visite la bibliothèque pendant que la salle de cture est ouverte aux travailleurs, car ce serait risquer de les oubler dans leurs occupations. Elle doit, en. outre, exiger que ute personne qui désire visiter l'établissement en demande, : préalable, l'autorisation au secrétariat, et soit tenue de se conrmer, en tout el pour tout, à l'horaire fixé pour la visite. Cette ‘rnière mesure est indispensable. On ne peut, en effet, laisser le ‘emier venu se promener tout seul et à son gré dans la biblioèque ; 1l est néeessaire de lui donner un guide : or les nplavés auxquels incombe occasionnellement cette fonction de cerone ont à remplir des fonctions sérieuses qui ne leur perettent pas d'être toujours, et à toute heure, à la disposition désœuvrés en quête de distractions. Ce que nous disons ici, 1 reste, n'a rien d'absolu. Il arrive souvent, par exemple, qu'un ranger de passage, ne disposant que d'un temps fort limité t ne pouvant attendre les jours el heures réglementaires, adresse à la direction pour lui demander l'autorisation de visi- »r la bibliothèque. Dans ce cas, on a généralement affaire non

un vulgaire curieux, mais à un lettré désireux de connaître Organisation de l'établissement, ct, en général, on accueille toupurs favorablement sa demande. Le bibliothécaire peut être ymené, cependant, par des circonstances particulières, à refuser & Permission sollicitée, mais il faut être bien persuadé qu'il ne

ben.

" le fait jamais par mauvaise volonté, et éviter, par cons de l'en blâämer comme d'un manque de politesse.

Nul, avons-nous dit, ne doit être autorisé à visiter la thèque sans être accompagné d'un des employés de l'ét ment. La conséquence immédiate de cette règle, c'est « nécessaire de limiter le nombre des visiteurs qu'un emp chargé de conduire. Il est clair, en effet, que cet emp pourra surveiller efficacement les personnes auxquelles il guide, et faire attention à ce qu'elles ne prennent ou ne dé. rien, que si elles ne sont pas trop nombreuses. Inutile d que les visiteurs ont pour devoir de se conformer stri aux indications de l'employé qui les dirige. Celui-ci doit surtout à ce qu'ils ne s'éparpillent pas à travers les m: et leur interdire expressément de toucher aux volumes e forte raison de les prendre eux-mêmes sur les rayons, sc texte de les parcourir. Si l'une des personnes présentes d à examiner, un instant, un livre dont le titre l’a frappé, l'e peut, sans inconvénient, le lui communiquer, à conditio: fois que cela ne prenne pas trop de temps ct ne retarde visite. Rien n'empêche, en effet, cette personne, si l'ou question l'intéresse réellement, d’aller ensuite le consult. aise dans la salle de lecture.

Dans certaines grandes bibliothèques un employé spé chargé de diriger les visites; dans d'autres c'est à un qu'incombe cette mission. Lorsqu'un personnage de demande à visiter l'établissement c'est, en général, le bi caire en chef lui-mème qui, par politesse, assume les fo de cicerone ; il le fait aussi quelquefois, par faveur, en collègue étranger ou un savant quelconque ; mais ceux a ilne croit pas nécessaire de témoigner la même compl n'ont pas naturellement à s'en formaliser.

Parfois on invite les visiteurs à inscrire leur nom et pro sur un registre spécial. C'est là une mesure que nous tn excellente et que nous approuvons sansrestriction. Avec le ce registre devient un véritable album, intéressant par le nées statistiques qu'il fournit (sans qu'on se soit donné: peine pour les obtenir), et qui peut même, dans certains c# considéré, en raison des autographes qu'il c ntient, comm lement précieux,

ste.

ious allons examiner maintenant de quelle façon le public , user des livres qui sont mis à sa disposition. L'usage des es peut ètre intérieur ou extérieur : 1l est intérieur, lorsque ouvrages sont communiqués aux travailleurs dans la salle de ure et extérieur, lorsqu'on les leur prète pour les emporter à ricile. Nous étudierons d'abord le service intérieur, celui de ommunicalion des livres dans la salle de lecture.

la communication des livres dans la salle de lecture.

‘oici les trois questions principales que l'administration de la iothèque a à résoudre, en ce qui concerne le règlement de la e de lecture : 1° quelles sont les personnes qui ont le droit itrer dans la salle de lecture?; 2° quels sont les ouvrages qui vent y être communiqués ?; 4 comment le service doit-il en ‘organisé?

» Quelles sont les personnes qui ont le droit d'entrer dans la e de lecture? Pour répondre à cette question, il est absolu- 1 nécessaire de savoir dans quel but la bibliothèque a été dée. S'agit-1l d'une bibliothèque universitaire ou scolaire? la e de lecture en sera naturellement réservée aux professeurs ux étudiants de l'université, ou de l'école, pour laquelle elle té créée. De mème, les salles de travail des bibliothèques démiques ou des bibliothèques de sociétés savantes seront ervées aux membres des académies ou des sociétés aux- Îles ces bibliothèques appartiennent. C'est là la règle généce. Toutefois, lorsque la salle de lecture est suffisamment inde, on peut, s'il n'y a pas de dispositions statutaires qui s'y posent, adoucir, dans la pratique, ce que le règlement strict sente de draconien. En fait, un bibliothécaire ne refuse nais l'accès de sa salle de lecture à une personne qui lui mande poliment de venir y consulter des livres, à moins, bien tendu, qu'il n'y soit contraint par un cas de force majeure. ins la plupart des bibliothèques universitaires, on a même pris abitude, aussi bien en France qu'en Allemagne, d'ouvrir la le de lecture à tous les travailleurs qui désirent y étudier, alors

même qu'ils n'appartiennent pas à l'université. Ce n'es reste, qu'une simple tolérance, à laquelle on pourrait court si l'on s'apercevait qu'elle devient une source d'abu à côté des bibliothèques dont nous venons de parler et des bibliothèques spéciales dans lesquelles le public n'es que par faveur, il en est d'autres qui sont ouvertes le monde, et où tout le monde, par conséquent, a le droi travailler. Disons à ce propos que, dans certains pa apporté à ce droit certaines restrictions qui ne nous pa aucunement justifiées. Les seules personnes auxquelles refuser l'entrée de la salle de travail sont : 1° les mineu vrai dire, ne font pas partie du public, au moins dans le : nous atlachons à ce mot; 2° les gens qui, par leur ten: malpropreté, ou leur inconvenance, heurtent la décenc bonnes mœurs et fournissent de justes motifs d'exclusion ; les individus qui ont la réputation notoire de ne pas sa\ tinguer le mien du tien et qui, si on leur permettait de | ter la bibliothèque, pourraient, à un moment donné. atteinte à sa propriété. Il faut donc qu’à l'exception de catégories de personnes la bibliothèque soit ouverte à monde, et que riches et pauvres, savants et ignorants accueillis au même titre et traités sur le même pied. Cetts d'accès à la salle de lecture présente, nous le savons, des c mais, s'il se produit des abus, le bibliothécaire dispose voirs suffisants pour les réprimer et n'a nul besoin, par quent, de recourir à des mesures restrictives qui lésera droits du public et constitueraient, à son égard, une v injustice.

Si la salle de lecture d'une bibliothèque publique de ouverte à tout le monde il n'en est pas de même, cela : dire, des magasins de livres. Comment le bibliothécaire pr il être rendu responsable de la sécurité, de l'intégrité, en: du bon état de la bibliothèque, si tous les visiteurs ava droit d'entrer, et de se promener à leur aise, dans les locat tinés à la conservation des livres, et de prendre eux-mër les rayons les ouvrages qui leur plairaient? Faudrait-il par organiser dans chacun des magasins un service de survei spécial? Mais, en admettant qu'on di à cet effet d'ui

“Hutibits :

onnel suffisant, il n'en scrait pas moins très difficile d'empêcher 5 déprédations et les vols, el, dans tous les cas, impossible de révenir l'effroyable désordre que le public, toujours plus ou ioins insouciant, ne tarderait pas à jeter dans les collections. ans les bibliothèques universitaires allemandes, les professeurs, défaut du public, ont libre accès dans les magasins de livres, ais ce système est lui-même très défectueux et préjudiciable au on ordre !; il vaudrait beaucoup mieux, à notre avis, appliquer artout les mesures rigoureuses prises, sur ce point, par Îles ibliothèques universitaires françaises, et interdire, d'une façon solue, l'entrée des magasins à toute personne étrangère au ersonnel de l'établissement ?.

2° Quels sont les ouvrages qui peuvent être communiqués au ablic ? En théorie, tous ceux que la bibliothèque possède, qu'ils ent imprimés ou manuscrits. Nous avons, en effet, établi plus

1. Il a été énergiquement combattu par A. RuLaxp dans un article intilé, « Die Gôttinger Universitäts-Bibliothek und ihre Einrichtungen Il. » rapeum, XXI, 1860, p. 289-291.

2. En Angleterre et en Amérique on semble cependant disposé à autorir les lecteurs des bibliothèques publiques libres à entrer dans les magaas de livres. Mais il faut dire que ces bibliothèques possèdent un person- A infiniment plus nombreux que les nôtres, ce qui leur permet d'exercer ir les visiteurs une surveillance sévère. Cf. « Access to the shelves », ibrary Journal, XV, 1890, p. 197-198, 229-231, 296. — J. K. Hosxen, « On powsing », ibid., p. 33-37. — Th. W. Hiccixsox, « Access to the shelves. » md., XVI, 1891, p. 268-269. — H. Purvau, « Access to the shelves a pos- Pie function of branch libraries », thid., XVI, 1891, p. 62-67. — W. H. mserr, « The open library », ibid., XVII, 1892, p. 445-447. — T. L. Kezso, Some economical features of public libraries », ibid., XVIII, 1893, p. 473- #.-— B. Woon, « Threc special features'of the library work. Open ælvex, women readers and juvenile departments », The Library, IV, 92, p. 105-114. — « A plea for liberty » to readers to help themselves », Ed, IV, 1892, p. 302-303. — De la théorie on cst récemment passé à la Afique,et M. Browx, bibliothécaire de la « Clcrkenwell public library », a Vert aux travailleurs les portes des magasins de livres de son établisse- @t. « Each borrower, who is provided with the usual ticket entitling 8 to borrow books, instead of being invited to wade through a catalogue 1 then to pore over an indicator in search of the many books that are UE » is asked to walk inside and select a baok from those that are « in ». J. Y. W. Mac Austen, « The dawn of a new epoch », The Library, VI, 6, p. 212-213,

De

396 MANUEL DE BIBLIOTHÉCONONMIE

haut que le but suprême de toute bibliothèque était d libéralement à la disposition des travailleurs les richesse renfermait. Il en résulte donc que tout livre doit é demande, communiqué en lecture à la personne qui en : (Nous examinerons plus loin la question du prêt.) Dan: tique, toutefois, on est obligé d'apporter à cette règle certaines restrictions, que l'intérêt bien entendu de thèque rend véritablement indispensables. C'est ainsi. par. qu'on ne communique pas les manuscrits au premier : les demande. Peut-être, en effet, ne saurait-il même déchiffrer le premier mot, et ne s'amuserait-il à les parc: pour y trouver des miniatures. N'y aurait-il pas, d'au quelque imprudence à confier des eaux-fortes précieuse raretés bibliographiques, à tous les visiteurs qui, par en demanderaient communication? Dans certaines biblic on a donc stipulé, et la mesure nous paraît fort sage érudits auraient le droit de demander communication d ouvrages, sans exceplion, nécessaires à leurs travaux.

les visiteurs de passage, ou les étudiants, ne pourraien en lecture les livres précieux que sous certaines cond après avoir justifié qu'ils en ont véritablement besoin. 1 comme on l'a prétendu, ouvrir la porte à l'arbitraire ? le pensons pas, car le bibliothécaire sera toujours asse gent pour interpréter la règle en question dans son ser large! en en considérant moins la lettre que l'esprit. ( reste, à l'autorité supérieure qu'il appartient de veiller : le bibliothécaire ne se montre pas inutilement sévère, et : au contraire, de concilier les nécessités du service avec légitimes des travailleurs.

Il est bien certain que les règles restrictives dont nou: de parler n'ont aucune raison d'être dans les bibliothèqu laires. Ces bibliothèques, en effet, ne contiennent aucun: précieux. Créées pour permettre au gros public de «1 d’une façon intelligente celles ne renferment guère q ouvrages courants, particulièrement des romans, et dair conséquent, communiquer indistinctement à leurs lecte les livres qu'ils désirent.

D'une façon générale, il faut éviter, ainsi que nous

a dit, de donner en lecture un ouvrage broché. Cette le, naturellement, ne s'applique pas aux revues dont la nouuté constitue une bonne partie de la valeur, et qu'on ne peut e relier qu'après un délai plus ou moins long. Toutefois, afin viter qu'on ne les abîme en les consultant, on fera bien, avant les communiquer, de les encarter dans une solide reliure trique. Dans certaines bibliothèques, les derniers numéros des iodiques sont mis, ainsi reliés, à la disposition du public sur * des tables de la salle de lecture; dans d’autres, et cela vaut ore mieux, une salle de lecture spéciale est affectée à leur sultation.

\ous venons de voir quels sont les livres qui peuvent être nmuniqués au public; mais à cette question s'en rattache une re que nous allons examiner à son tour, et qui est de savoir nbien de volumes un lecteur a le droit d'avoir, à la fois, à sa position? Que l'on accorde aux travailleurs la faculté d'user rement des richesses de la bibliothèque, rien de plus juste ; is 1] est cependant certaines limites qu'on ne saurait, sans onvénients graves, leur permettre d’enfreindre. Sur ce point, it le monde sera certainement de notre avis: car, si l’on se tait sur le pied de communiquer aux lecteurs autant d'ouages qu'il leur plairait d'en demander, on ne tarderait pas à se ir débordé. Qu'en résulterait-1l? C'est que les employés surnés par un travail écrasant ne pourraient plus assurer le ser- * d'une façon normale, ce qui serait aussi nuisible à la bonne iservation des livres qu'à l'intérêt du public. Dans les biblioques universitaires françaises, 1l est stipulé par le règlement > chaque lecteur ne pourra obtenir, en même temps, plus de q volumes en communication. Dans la plupart des cas, ce FFre est largement suffisant. Parfois cependant une personne & avoir besoin, pour son travail, de consulter simultanément Sieurs ouvrages formant ensemble un nombre de volumes bien érieur à celui que nous venons d'indiquer. Elle n'a alors à s'adresser au bibliothécaire, et pour peu que celui-ci ait à ar Îles intérêts de la science, il ne refusera jamais d'acquiescer . demande qui lui est faite.

* Comment le service de la salle de lecture doit-il ètre orgas?

Disons, tout d'abord, qu'il faut interdire l'accès de la lecture au public, en dehors des heures fixées par le rè Nul en effet, n'a le droit d'exiger que l'horaire de la bibl soit modifié, ou qu'on l'autorise à entrer dans la salle à autres, ou à y rester après la fermeture.

Dans ces dernières années, le nombre des heures d'o de chaque établissement n'a cessé de s'accraître. Pour rendre compte des progrès qui ont été faits à ce point d faut se reporter au commencement du siècle. Les biblic universitaires n'étaient alors ouvertes, en général, que heures par semaine! Eserr s'en plaignait amèrement e remarquer, non sans tristesse, que cet état de choses l'institution de ces bibliothèques à peu près inutile. L dont on dispose est si court, disait-il, qu'il ne permet pa: avec soin, ne fût-ce qu'un seul livre. 1] demandait don ouvrit les biblinthèques au moins 8 heures par semaine, les jours là où c'était possible. Ce dernier vœu d'Esenr est d'hui réalisé. Les bibliothèques universitaires aussi bien grandes bibliothèques publiques sont maintenant ouvert les jours pendant un nombre d'heures qui varie d'un ét ment à l’autre !, mais qui n'en est pas moins relativement dérable. Une bibliothèque a, du reste, tout avantage à m salle de lecture à la disposition du public aussi longtemps

1. D'après Ernest C. Ricnannsox, « Hours of opening libraries ». Journal. NIX, 1887, p. 402-106. (Cf. aussi M. S. Curian, « Sunda: : of libraries », ibid. NIV, 1889, p. 176-190, et « Librery opening: XVIIEL. 1893, p. 431. ainsi qu'un autre article de Ricuanveos. « clocks »,thid., XIV, 1889, p. 378-379;, ce sont les bibliothèques ant qui restent ouvertes le plus longtemps. Tandis que les 15 principale thèques italiennes ne sont ouvertes que 6 heures 1/2 par jour en m et les 15 bibliothèques allemandes les plus importantes 4 heures | lement, dans 11 bibliothèques américaines la moyenne des heur verture s'élève à 10. L'Angleterre vient immédiatement après ke: Unis. Toutefois, si dans ces deux pays la moyenne du temps P lequel les bibliothèques sont accessibles au public est beaucri élevée que chez nous, cela tient, uniquement, à la longueur des #4 lecture des Free public libraries qui restent ouvertes même k às Cf. E. Raven, « Amerikanische Bibliotheken », Centralblati f. B.. Ill

spécialement p. 126.

sut. C'est là une vérité prouvée par l'expérience. Partout, fet, où l'on a su aller au-devant des besoins et des désirs ravailleurs, en augmentant la durée des séances de lecture | s'efforçant de rendre agréable, le séjour de la salle d'étude, vu saccroître le chiffre des lecteurs, et celui des empruns diminuer en proportion. Pour amener le public à consules livres sur place, au lieu de les demander en prêt, il n'y nc qu'un moyen, c'est de lui accorder chaque jour une ou . séances suffisamment longues, et placées à des heures comes, en évitant de compliquer par des formalités ennuyeuses rvice des communications, et en ne fermant pas trop soula bibliothèque sous prétexte de vacances. Qu'arrive-t-il, en

lorsque les séances de lecture sont trop courtes, ou que aire en est incommode ? Tout simplement ceci : c'est qu'afin uvoir consulter, à loisir, les livres dont ils ont besoin, les uülleurs les empruntent pour les emporter chez eux. Dans ‘randes bibliothèques et dans les bibliothèques universis, la salle de lecture est, en général, ouverte de 4 à 6 heures our, sauf les dimanches et jours fériés. Cela serait suffisant n1 nombre de personnes, qui auraient le plus vif désir de enter la bibliothèque, les professeurs de collège par exemple, vocats, les fonctionnaires de l'État, etc., n'étaient pas, aux es d'ouverture, retenues ailleurs par leurs devoirs profesiels *, Le bibliothécaire devra donc, dans tous les cas, cherà organiser le service de telle façon que la bibliothèque ouverte aux heures qui sont les plus agréables au public. : un certain nombre d'établissements, la salle de lecture est sible aux travailleurs toute la journée et une partie de la e. C'est évidemment ce qu'il y a de mieux; mais la plude nos bibliothèques disposent, surtout en France, d'un nnel beaucoup trop restreint pour pouvoir suivre cet iple. Puisque nous sommes amenés à nous occuper du per-

est pour remédier à cet inconvénient que, dans un article intitulé “ario » et publié par le Bibliofilo, année VI, n° 6. G. SiGxonixi demian- (é'on ouvrit les portes des bibliothèques de 7 heures à 10 heures du ù en été seulement ct l'après-midi de 3 heures à 10 heures du soir «si Anseiger de PETzHoLnT, 1845, n° 1849.

Disons, tout d'abord, qu'il faut interdire l'accès de 1 lecture au public, en dehors des heures fixées par le ré Nul en effet, n'a le droit d'exiger que l'horaire de Ia bib soit modifié, ou qu'on l'autorise à entrer dans la salle : autres, ou à y rester après la fermeture.

Dans ces dernières années, le nombre des heures d'c de chaque établissement n'a cessé de s'accroître. Poui rendre compte des progrès qui ont été faits à ce point © faut se reporter au commencement du siècle. Les bibli universitaires n'étaient alors ouvertes, en général, qu heures par semaine! Enerr s'en plaignait amèrement € remarquer, non sans tristesse, que cet état de choses l'institution de ces bibliothèques à peu près inutile. L dont on dispose est si court, disait-il, qu’il ne permet pas avec soin, ne fût-ce qu'un seul livre. Il demandait dor ouvrit les bibliothèques au moins 8 heures par semaine, les jours là où c'était possible. Ce dernier vœu d'Eserr est d'hui réalisé. Les bibliothèques universitaires aussi bien grandes bibliothèques publiques sont maintenant ouver les jours pendant un nombre d'heures qui varie d'un é! ment à l'autre !, mais qui n’en est pas moins relativemen dérable. Une bibliothèque a, du reste, tout avantage à m salle de lecture à la disposition du public aussi longtemp:

1. D'après Ernest C. Ricnanpsox, « Hours of vpening libraries ». Journal. NI, 1887. p. 402-406. (Cf. aussi M. S. Curzen, « Sunday of libraries », ibid. NIV, 189, p. 176-190, et « Library opening NVIIL, 1893, p. 431, ainsi qu'un autre article de Ricnannsos. ‘ clocks », 1hid.. XIV, 18X9, p. 378-379), ce sont les bibliothèques am qui restent ouvertes le plus longtemps. Tandis que les 15 principal thèques italiennes ne sont ouvertes que 6 heures 1/2 par jour en n et les 15 bibliothèques allemandes les plus importantes 4 heure: lement. dans 41 bibliothèques américaines la moyenne des heu verture s'élève à 10. L'Angleterre vient immédiatement après k Unis. Toutefois, si dans ces deux pays la moyenne du temp: lequel les bibliothèques sont accessibles au public est beaucr élevée que chez nous, cela lient, uniquement, à la longueur des # lecture des Free public libraries qui restent ouvertes même le di Cf. E. Rex, « Amerikanische Bibliotheken », Centralblatt f. B. | spécialement p. 126.

C'est là une vérité prouvée par l'expérience. Partout, où l'on a su aller au-devant des besoins et des désirs ailleurs, en augmentant la durée des séances de lecture forçant de rendre agréable, le séjour de la salle d'étude, saccroître le chiffre des lecteurs, et celui des emprunminuer en proportion. Pour amener le public à consulivres sur place, au lieu de les demander en prêt, il n'y qu un moven, c'est de lui accorder chaque jour une ou ances suffisamment longues, et placées à des heures comen évitant de compliquer par des formalités ennuyeuses ‘e des communications, et en ne fermant pas trop soubibliothèque sous prétexte de vacances. Qu'arrive-t-il, en rsque les séances de lecture sont trop courtes, ou que * en est incommode”? Tout simplement ceci : c'est qu'afin oir consulter, à loisir, les livres dont ils ont besoin, les ‘urs les empruntent pour les emporter chez eux. Dans ides bibliothèques et dans les bibliothèques universia salle de lecture est, en général, ouverte de 4 à 6 heures . sauf les dimanches et jours fériés. Cela serait suffisant ombre de personnes, qui auraient le plus vif désir de er la bibliothèque, les professeurs de collège par exemple, ats, les fonctionnaires de l'État, etc., n’étaient pas, aux d'ouverture, retenues ailleurs par leurs devoirs profes- ‘, Le bibliothécaire devra donc, dans tous les cas, chervruaniser le service de telle façon que la bibliothèque rte aux heures qui sont les plus agréables au public. certain nombre d'établissements, la salle de lecture est le aux travailleurs toute la journée et une partie de la C'est évidemment ce qu'il y a de mieux; mais la plunos bibliothèques disposent, surtout en France, d’un el beaucoup trop restreint pour pouvoir suivre cet . Puisque nous sommes amenés à nous occuper du per-

pour remédier à cel inconvénient que, dans un article intitulé , - et publié par le Bibliofilo. année VI. n°6, G. SiGxorixi demanvouvrit les portes des bibliothèques de 7 heures à 10 heures du \ été seulement et l'après-midi de 3 heures à 10 heures du soir

Anzeiger de Prrznoivr, 1885, n° 1819.

sonnel, abordons ici une autre question, celle de la su: que les employés. chargés de ce soin, doivent exerc: lecteurs. C'est un axiome de droit que lout homme priori, et tant qu'on n'a pas la preuve du contraire.

comme un honnête homme. En théorie, c'est fort beat scrait dangereux de s'y fier dans la pratique; aussi bien, crovons-nous, afin de prémunir la bibliothèq: des dangers possibles, de soumettre tous les lecteurs à ur lance courtoise mais stricte ‘. Les mesures d'ordre gr les emplovés ont à assurer l'exécution sont, du r nombreuses: elles peuvent se ramener à trois, dont n résumer en quelques mots la teneur : 1° il est interdi dans la salle de lecture avec des pardessus ou des

qui pourraient, le cas échéant, servir à dissimuler c 2° nul lecteur n'a, en principe, le droit d'apporter a: propres livres, de crainte qu'au dernier moment, et da: du départ, il ne les confonde avec ceux de la bibliothi les prenne les uns pour les autres. Si donc un travaille lument besoin d'introduire dans la salle de lecture des lui appartenant, il doit les montrer à son arrivée et à sc l'employé de service : 3° il est défendu de causer à haute déranger, de quelque façon que ce soit, les personne vaillent. — Les lecteurs sont, en outre, tenus de se co: tout et pour tout aux dispositions réglementaires sp: régissent le service de la salle d'étude de l'établissen fréquentent. Dans les grandes bibliothèques, les visi obligés de remplir certaines formalités pour obtenir

cation des livres qu'ils désirent. Toute personne dc entrée dans la salle, faire connaître à l'employé ch: surveillance son nom et sa condition: il faut ensu

1. [Il ne faut cependant rien exagérer et éviter surtout de suupçonneux à l'excès. ce qui blesserait le public et l'amèners ment à déserter la bibliothèque. Ainsi que le dit avec r P. Surra, dans un article du Library Journal, 1, p. 78, intitulé fications of a librarian » : « It is better that a few books shoul

than that th visitor to a public library should feel ke is loc thief, »

= “Lidr. au

pour chacun des ouvrages dont elle a besoin, un bulletin tande portant également son nom et son adresse. Ce bulleest ensuite rendu contre remise de l'ouvrage. * Voici, par e. à titre de document, de quelle façon le service des comtions se fait à la Bibliothèque Nationale dans la salle aël : « Chaque lecteur reçoit, à son entrée dans la salle, ulletin personnel qu'il doit remettre à un employé de au après y avoir mis en têle son nom, son adresse et le $ro de la place qu'il choisit. C'est sur ce bulletin que t inscrits le titre et la cote des ouvrages qui lui seront auniqués. Pour avoir un volume, autre que ceux mis à sposition dans les casiers de la salle, il devra remplir le Lin de demande, qui lui sera délivré par l'un des biblioires et le lui remettra ensuite. Les volumes demandés lui & portés à son numéro de place. Au moment de partir, -ra rapporter lui-même ces volumes au bureau, On lui “a alors son bulletin personnel sur lequel on aura npposé, é de la mention de l'ouvrage communiqué, une estamportant le mot rendu. Le gardien de la salle ne le laïssortir qu'après remise de ce bulletin personnel entièreacquitté !. »°

remier abord, ces mesures de contrôle peuvent paraître un nutieuses; mais, si l'on veut bien y réfléchir un instant, on aîtra que, dans une bibliothèque importante et fréquentée nombre de lecteurs relativement considérable, il est absonécessaire de protéger par un règlement sévère l'intées collections. A ce point de vue, le système du bulletin de de est excellent. Qu'un livre vienne à manquer, en ellel, iothécaire s'en aperçoit immédiatement, et comme il à es mains le bulletin signé par l'emprunteur, et équivain reçu, il possède tous les éléments nécessaires pour pourla restitution de l'ouvrage disparu.

s les petites bibliothèques, où le nombre des lecteurs est sé, et la surveillance par conséquent facile, on n'a pas , cela va sans dire, de se montrer aussi rigoureux. Il

Art. Bibliothèque Nationale », Grande Encyclopédie, t. VI,

ve — Manuel de Biblivthiconnmie. %#

suffit de prier les visiteurs, à leur entrée dans la salle, d leur nom et d'indiquer leur profession sur un registre en leur recommandant, par la même occasion, de rappor mêmes, avant de partir, les livres qui leur auront été cc qués, et de ne pas les laisser simplement sur la table. Ce spécial est-il véritablement utile? Sans doute, et il l'est un double titre. Tout d'abord 1l constitue une sorte

dans lequel les générations futures retrouveront les : ceux qui ont fréquenté la salle de lecture, et les ont p dans la voic du travail et de l'étude, noms généralement il est vrai, mais parmi lesquels la bibliothèque pourra p: cependant, en signaler un devenu célèbre, et qui sera ] comme un titre de gloire. En outre, ce registre a, au poin statistique, une réelle importance; il permet de se rendr ment compte du nombre des lecteurs qui ont fréquente de lecture pendant une période donnée et même, si l'on précaution de signaler en abrégé à côté du nom de chac sonne le titre des ouvrages qu’elle a consultés, d'étab quelles proportions les diverses sections de la bibliothè été respectivement utilisées.

La plupart des règlements contiennent, enfin, une : préceptes relatifs aux précautions que le public doit a dans le maniement des livres, à l'interdiction, dans certa de se servir d'encre, à la défense de décalquer les gravure cartes, etc., etc.

Faut-il prohiber, d'une façon absolue, l'emploi de l'enc la salle de lecture? Nous ne le croyons pas. À vrai dir mesure de cette nature serait inutile, parce qu'elle serait plète. Pour être conséquent avec lui-même, le règlement d en effet, interdire aux emprunteurs de se servir d'encr eux! Or, nous ne vovoss pas trop comment le bibliothécaire rait s'v prendre pour faire respecter cette dernière clause. se montre sévère envers toute personne, sans exceptio! tache un livre, qu'on l'oblige à remplacer l'ouvrage à 5 où du moins à payer une indemnité proportionnée aux qu'elle a commis, rien de plus juste; mais qu'on n'éditl des prescriptions qui ne peuvent avoir aucune sanction: un cas cependant où l'usage de l'encre doit être formelk

défendu, c'est lorsqu'il s'agit de la consultation d'un ouvrage précieux ou d'une collection d'estampes ou de cartes, etc... qu'on ne pourrait que très difficilement, et peut-être même pas du tout, remplacer et dont il faut, par conséquent, assurer la conservation par tous les moyens possibles. La défense de prendre des calques d'estampes ou de gravures quelconques est parfaitement justifiée, car l'on risque toujours en décalquant une gravure de l'abimer. On doit enfin interdire sévèrement aux lecteurs d'écorner les feuillets des livres sous prétexte de marquer la page où ils en sont restés, et de dessiner ou d'écrire quoi que ce soit sur l'ouvrage qui leur est communiqué. Rencontrent-ils une faute d'impression”? qu'ils en prennent note sur une feuille de papier, mais qu'ils se gardent bien de la corriger eux-mêmes; ce n'est pas leur affaire: une fois leur lecture achevée, ils n'auront qu'à signaler l'erratum au bibliothécaire qui leur en sera toujours reconnaissant, et s'empressera, s’il le juge nécessaire, de rectifier le passage défectueux.

$. III Du prêt des livres hors de la bibliothèque.

La question du prêt des livres à domicile est une de celles qui ont été, de nos jours, les plus controversées. — Peut-on autoriser les travailleurs à emporter chez eux certains ouvrages pour les étudier plus à loisir? Les uns soutiennent l'affirmative, d’autres la négative. Il est certains pays dans lesquels le prêt au dehors est absolument défendu, sous prétexte qu'il compromet l'intégrité des collections. De fait, le prêt présente de réels dan- - gers, il fait courir aux livres de nombreux risques de perte et de * détérioration, et il est, par conséquent, incontestable que sa probibaition constitue, au point de vue de leur sécurité, une garantie des plus puissantes. Mais la conservation des livres n'est pas, nous l'avons déjà dit, le seul but que l’on ait à envisager, et, s'il est bon de se préoccuper de l'avenir, il ne faut ‘pes, cependant, perdre de vue qu'une bibliothèque doit, avant :fout, tenir compte des besoins du présent, et chercher, par tous les moyens possibles, à leur donner satisfaction. Là où il n'ya pes de service de prêt il est donc indispensable que les séances

- de lecture soient très longues; si elles étaient trop cour pourrait, en effet, en prendre lexte pour soutenir, av apparence de raison, que tous les beaux discours sur l'util bibliothèques et les services qu'elles rendent à la science 1 que des paroles vides de sens ou mensongères. À vrai di bibliothèques ne contribuent au progrès intellectuel qu' qu'elles communiquent libéralement au public les trésors q renferment. Qu'importe aux travailleurs que les collecti cessent de s'accroître, s'ils ne peuvent les consulter? Une | thèque très riche, mais d'un accès difficile, rend certain moins de services qu'une bibliothèque d'importance seca qui ouvre toutes grandes ses portes au public, et se me compter à sa disposition. C'est là une vérité que l'histoi bibliothèques nous permettrait, hélas! d'appuyer de exemple! .

Dans la plupart des établissements qui n'autorisent pas prunt des livres, la: salle de lecture reste ouverte du ma soir. Les travailleurs peuvent ainsi venir y étudier quan leur semble, et y séjourner un certain nombre d'heures c cutives. Mais pour «organiser le service dans ces conditit faut disposer d'un persannel très nombreux, que la ma partie de nos bibliothèques est loin de posséder. Nous estir du reste, que la suppression du prêt aurait dans cerl bibliothèques, dans les bibliothèques scientifiques par exe: et surtout dans les bibliothèques universitaires, de fäc résultats, aussi bien pour les travaux des érudits et des fesseurs que pour ceux des étudiants.

C'est tout autre chose de pouvoir compulser un ouvra son aise, dans le silence du cabinet, ou d'être obligé d'allerle sulter dans une salle de lecture très fréquentée, et toujours ou moins bruyante. Lorsqu'on emprunte un livre on l'a cons tamment sous la main, à sa disposition, on s'en sert comm vous appartenait, el c'est beaucoup plus commode, on en viendra, que d'être contraint, chaque fois qu'on en a besoir se rendre à la bibliothèque, pour en obtenir communicatios prêt a, cependant, un mauvais côté, c'est que, tandis quel prunteur détient chez lui l'ouvrage qu'il « EMportEE sonnes peuvent se donner la peine de se Were pour ven

sulter à la bibliothèque‘. A n'en pas douter cet inconvénient rave. ln y a qu'un moyen d'y remédier, c'est de décider que urée du prêt n'excèdera pas un délai de … afin que les rages empruntés ne restent pas trop longtemps absents. Une rté sans freins ne serait pas ici de mise; bien loin de se montrop talérant il faut, au contraire, exiger de sérieuses garandes personnes qui sollicitent l'autorisation d'emporter chez : des ouvrages appartenant à la bibliothèque, et ne pas ndre de restreindre le prêt, dans la mesure où on le juge ‘ssaire pour assurer la conservation et la sécurité des collecsen général, et celle des livres précieux en particulier. En tant le prèt et en accordant aux travailleurs toutes les facipossibles pour la consultation des ouvrages dans la salle 2cturc on arrive à diminuer le nombre des emprunteurs, ce +st tout profit pour la biblioihèque et le public. | nous sommes d'avis, et ce que nous avons dit plus haut en la preuve, qu'il faut ouvrir toutes grandes au public les es de la salle de lecture, nous estimons, au contraire, qu'en ui concerne le prêt, la prudence la plus élémentaire comde de se montrer extrêmement circonspect. Théoriquement, n raison mème du but que les bibliothèques publiques roposent, tout le monde devrait pouvoir emprunter des s pour Îles cmporter chez soi; mais les précautions que le othécaire se voit obligé de prendre pour mettre les collections il a la garde à l'abri de tout risque de perte, lui font un ir de n'accorder l'autorisation du prêt qu'aux personnes, les sont généralement peu nombreuses, qui sont à même rir des garanties suflisantes.

\ce point de vue, l'interdiction de laisser sortir aucun volume pré- , lorsqu'elle est appliquée d'une façon rigoureuse, cet avantage inconle que tousles livres sont continuellement présents à la bibliothèque, isposition de ceux qui viennent les demander en lecture. II peut arri- | est vrai, que l'ouvrage dont on a besoin soit précisément en mains ment où on désire le consulter, mais il suffit alors de prier le biblioire de vous le mettre de côté quand il sera rendu. En admettant qu'on isse en obtenir communication le jour même, on sera du moins à peu ertain de l'avoir le lendemain, ce qui ne serait pas le cas s’il était au dehors.

Quelles sont ces garanties? La meilleure et la plus sû à n'en pas douter, la moralité du public. Tous les devraient se persuader que, s'ils ont le droit de se servir d ils n'ont pas le droit de les détériorer, que, s'ils peuven la bibliothèque, 1l leur est interdit d'en abuser, et nou: lerions qu on n'eût jamais à douter de leur probité. M: il n'en est pas ainsi, et si le bibliothécaire peut, dans circonstances, assumer la responsabilité de prêter des ses risques el périls, à des personnes dans lesquelles il a c le règlement n'a pas malheureusement à faire grand: délicatesse et de l'honnêteté du public ‘. Il est donc n

1. La légèreté, le manque de ménagements avec lesquel emprunteurs traitent les livres qui leur sont confiés, sont des que les adversaires du prêt n'ont pas manqué de faire valoir à leur opinion. Au chapitre XVII du Philobiblon : « De debita hone librorum custodiam adhibenda », Ricnarp ne Bray stigmatise le des lecteurs en termes énergiques, et présente, à ce propos, certai valions qui n'ont, aujourd'hui encore, rien perdu de leur valeur : autem prorsus scholiarum honestati ut, quotiens ad studium a reditur, praecedat omnino lotio lectionem, nec digitus sagimine aut folia prius volvat, aut signacula libri solvat. » C'est là une r dation dont bon nombre des personnes, qui fréquentent nos bibl pourraient, incontestablement, faire leur profit. Et combier remarques utiles que le manque de place nous empèche de cite un article paru en 1833, dans les Grensboten (t. II, p. 349-357. « Zur Bibliotheksfrage », nous lisons le passage suivant qui n«i très juste : « Le mal vient de ce que le public ne veut faire aucur tion entre les cabinets de lecture et les grandes bibliothèques. lai différent, en réalité, du tout au tout. Les livres d'un cabinet d peuvent êlre détruits au bout d'un certain nombre d'années, sans blissement en souffre préjudice; ces livres ont fait leurs temp: qu'ils ont coûté a déjà été couvert 10 ou 20 fois par les abonnemet lecteurs, toujours en quête de nouveautés, ne les demandent plus bibliothèques, il faut que le public 1e comprenne, ne sont pas des de lecture ; elles ont pour but de réunir, et de conserver pour l'a ouvrages les plus intéressants, et il est bien clair qu'il leur serait it d'atteindre ce but si les travailleurs ne traitaient pas les livres qt empruntent avec plus de soin qu'ils ne traitent ceux des bibliothèqu lantes, » — Dans un autre travail signé M et publié dans la même INS3, & LE, p. 47-50, sous le titre : « Die Kônigliche Bibliothek in À nous trouvons des doléances analogues sur le peu de respect dont | teurs font preuve envers des ouvrages qui cependant ne leur app#f#

ranties plus positives, basées sur la situation de * ou la position des personnes qui sollicitent la permisemprunter, C'est pour cette raison que, dans la plupart diothèques, le prêt n'est accordé qu'à ceux dont la solvau la position sociale sont un sûr garant que, si l'ouvrage

auteurs des deux articles que nous venons de mentionner racünd'un commun accord que le. manque dé soins des emprunlèurs, volumes qui leur sont confiés, est ln principale raison que nombre hèques mettent en avant, afin de justifier leur refus d'autoriser le emporter des livres. Cf. égulement sur la question dont noux nous is ici, le remarquable arliele déjà cité :« Bibliothekserfahrangen », oten. 1878, L, p. 251-265. En dépil des dimgers que le prèt fait cou ections nous ne pensons pus, cependant, qu'il faille le supprimer, sbi thèques ont pour but de conserver les livres, elles ont aussi mettre, le plus libéralement possible, à la disposition des travail mme nous l'avons déjà dit plusieurs fois, On ne saurait toutefois ivec assez d'énergie le sans-gêne avec loquel certains émprunteurs ipuleux détériorent les volumes qui leur sont remis, aussi fauteil se syable envers les coupables, et veiller à ce que toutes les tions du règlement relalives au service du prêt soient ponctuelle écutées. Harold Kzerr, dans un article du Library Journal, XI, 113-18.intitulé « Don't», à formulé un certain nombre de récomons relatives aux précautions qu'il faut prendre pour consulter in que nous voudrions voir affichées dans tous les bureaux de prèt. En traduction : «Ne pas lire au lit ou à table, ne pas f de cornes lets des livres, ne pas s'humecter le doigt de salive pour en tourner ilement les pages. ne pus couper Jés livres avec le duigt où üne cheveux, ne pas laisser Lomber sur les livres delacendre de cigares, acer les livres sur leurs marges latérales, ne pas les tenir par la ie, ne pas élernuer sur les livres, ne pus les mellre dun des ls ont besoin d'air, ne pas se servir des livres comme de calles por où les chaises qui ne sont pas d'aplomb, ne pas se mettre “trop près du feu ou du poële, ne pas Haisser les livres à Pntiditée » eu How to Lreat books », The Bookiworm (London, Æ. Stoel ve 190, p. 25-27, et les 15 règles de Francesco. argus MacctÜocs, tolla, publiées pur G, H, Powx, dans l'Athenæum, 1803, : The laws of book-borrowing », et reproduiles par Le Centrathlatt D. ur ln rapidité avec Inquelle se détériérent Ten ans les « brarics, » qui sont fréqueritées joutiéllement considérable de lecteurs, voie The Library, 1804 pMTM8 ; verage life of a popular book », y esLil dit, « ts from four Lo five so th ders multiply, the destruction will € lo an enoi

de V

nombre

at. as libraries and

s extent, »

qui leur a été confié vient à être perdu ou détérioré, 1ls pou le remplacer à leurs frais.

Il va sans dire que lorsqu'un lecteur a été autorisé à em] ter des livres, il peut obtenir la même faveur pour une autn sonne, en s'en portant garant. C'est là une règle contre laq on ne saurait, à notre avis, alléguer aucun argument sér Il est d'usage, nous ne l'ignorons pas, que chaque empru soit personnellement responsable des livres qui lui sont co: mais, dans le cas particulier dont nous nous occupons, la sonne qui donne sa garantie pour une autre en endosse la ponsabilité, et la propriété de la bibliothèque se trouve, p: fait, absolument sauvegardée. Inutile d'ajouter que le bibli caire a lui-même le droit d'emprunter des livres, à condi bien entendu, de se conformer aux dispositions du règlem mais peut-il également s'engager comme caution d'une personne? La question est délicate. 11 nous semble diflicil le lui défendre ; mais on doit l’engager à se montrer très prud à ne pas donner sa garantie à la légère et, dans l'intérêt m des collections qui lui sont confiées, à ne l'accorder qu'à personnes sûres et dignes de confiance. Nous conseillons don bibliothécaire de ne pas se montrer trop complaisent su: point ; il ne tarderait pas, en effet, à se voir assailli de demar auxquelles il lui serait souvent impossible de répondre par refus formel, sous peine de se montrer blessant. Il s'expose: ainsi à mille ennuis. Supposons, par exemple, qu’une des p sonnes pour lesquelles il se serait porté garant, ne rapportil f les livres qu'elle aurait empruntés: voit-on dans quelle fau situation il se trouverait? Comme garant il serait responss envers la bibliothèque des volumes perdus, et obligé, en t que bibliothécaire, de veiller à ce que le garant satisfasse à engagements. Nous n'avons pas besoin d'insister sur le dsn qu'il y a à être tout à la fois juge et partie. C'est pour éviter: inconvénient que, dans certaines bibliothèques, on a rigouret ment interdit au bibliothécaire, et ce dans son propre intét de servir de caution à autrui.

La garantie qu'on accorde à une tierce personne peut s2P| quer soit à un ouvrage déterminé que cette personne désire & sulter, soit à tous les volumes qu'elle : ntera pendan!

aps de temps limité ou, s'iln'y a pas de limites fixées, jusqu'au ur où le garant jugera à propos de dégager sa responsabilité.

Dans le premier cas, il suflit que le répondant mette son « Cavel » ur le bulletin de prêt rempli par l'emprunteur; dans le second as, au contraire, il faut qu'il rédige sur papier timbré un cerüfiat de garantie signé de sa main, et dont il fera légaliser la gnature par un officier de l’état civil. Le bibliothécaire devra aturellement conserver, avec grand soin, ces certificats de garane, et les classer alphabétiquement d'après les noms des emprun- ‘urs ; il fera bien, en outre, d'inscrire sur un registre spécial les oms des répondants.

Nous savons maintenant quelles sont les conditions requises our être autorisé à emprunter des livres; mais 1l nous reste à kaminer encore les trois questions suivantes qui se rattachent roitement à celle que nous venons de traiter : 1° une personne ui a reçu de la bibliothèque un certain nombre de volumes en ‘ét, peut-elle les prêter à son tour à d’autres? 2° un lecteur 4-11 le droit d'emprunter des livres à son nom pour une autre ‘rsonne, à l'insu du bibliothécaire? 3° peut-on emporter avec 1en voyage les ouvrages obtenus en prêt, sans en avoir averti

bibliothécaire. A ces trois questions il faut, pour de multiples isons, répondre énergiquement non. Tout d'abord il importe,

effet, que l'administration de la bibliothèque sache toujours actement en quelles mains se trouvent les ouvrages prêtés,

n de pouvoir, en cas de besoin, les faire rentrer sans retard;

outre, c'est à elle seule qu'il appartient de décider, en s'en érant aux règlements, quels sont les livres qu'elle peut nfier à chaque personne, et enfin elle doit rester seule juge

savoir sil ny a pas d'inconvénient, à ce que tel empruntr emporte avec lui hors de la ville les ouvrages qui lui t été remis. Lorsqu'on est persuadé, du reste, que l'on

Portera aucun préjudice à la bibliothèque en communiquant ne tierce personne les livres qui vous ont été prêtés, ou qu'on éellement besoin de les prendre avec soi en voyage, pour- 1 ne pas en demander, au préalable, l'autorisation au biblio- Caire ? Si celui-ci juge que la faveur sollicitée n'est pas conre aux intérêts de l'établissement qu'il dirige il ne fera une difficulté de l'accorder. En général, lorsqu'on se cache, ft qu'on a conscience de mal agir.

Tout ce que nous avons dil jusqu'ici ne se rapport prêt sur place, dans la localité où la bibliothèque a so: mais il arrive encore, assez fréquemment, que des pe étrangères à la ville demandent à emprunter des livres. accéder à leurs désirs? Sans doute. Leur répondre par 1 conslituerait une mesure à beaucoup d'égards injuste, et © au but que la bibliothèque doit s'efforcer d'atteindre. Fi concerne particulièrement les grandes bibliothèques, s’expliquerait pas pourquoi les habitants des villes où el placées, jouiraient d’un privilège auquel les autres citoye: raient pas le droit de prétendre. 11 n'est pas, en effet. toute personne éloignée d'un grand centre, de pouvoir se ger, chaque année, pour aller passer quelque temps a d'une bibliothèque publique, et y étudier, à loisir, les ot qu'elle désire consulter. 11 en résulte que l'on doit prend: chaque bibliothèque, des dispositions spéciales pour le livres hors de la ville où l'établissement se trouve situé. LA cipes que nous avons formulés plus haut, à propos du [ place, peuvent trouver également ici leur application. Lors personnes qui désirent emprunter des ouvrages présenter garantie, soit en raison des fonctions qu'elles occupent, : le fait de leur situation de fortune, on peut, sans au! malité, leur accorder ce qu'elles demandent. En cas contt faut exiger de chacune d'elles qu'elle fournisse un gars ponsable. S'il s'agit d'étrangèrs he eonNRiSSaNENpenn puisse répondre pour eux, on leurconttillérs dé ettires ambassadeurs, ou aux consuls, delours pass générale, on évitera d'envoyer lances, de peur qu'ils ne reste) judice des lecteurs qui fréque}l sement. Dans lous les cas.

par la poste : des différer blement, celui qui offre caire un peu soucieux d exiger du destinataire volumes prêtés, et ne | envoi d'une cer

d'assurance

DE L'USAGE DE LA BIBLIOTHÈQUE Au

éré de prétendre que, non contente de rendre de

exa

grâce les services qu'on lui demande, la bibliothèque fût obligée de supporter les dépenses qui peuvent en résulter. derniers Lemps on s'est efforcé de supprimer les formalités es qui entravaient jusqu'ici l'usage du prêt à distance. En , l'institution du prêt entre les bibliothèques universitaires 1. à ce point de vue, les plus grands services aux profes- Laux étudiants de nos universités !. Espérons qu'un jour a où loutes les bibliothèques publiques, universitaires et des se préteront mutuellement les ouvrages dont elles besoin jue bibliothèque doit avoir à se dispositi ites pour faire respecter, par le public, les règlements a édictés. Il faut qu'elle puisse au besoin, et sans se ir de la tenue qui sied à un établissement scientifique, sévèrement à l'ordre les délinquants, et, au cas où resteraient sourds aux avertissements qui leur sont don-

n des armes

a bibliothèque prête aux autres bibliothèques universitaires qui en demande et acceptent la responsabilité du prêt. Dans ce cas, la à prèt pourra être étendue jusqu'à trois mois. La bi ter dans les mn ditions aux autres bibliothèques universi- Revue des bibliothèques, IN91, p. 17. — Pour lu Prusse, cf. l'a distériel qui autorise le prêt entre les bibliothèques universitaires ingue et de Marbourg, Cenfralblatt, f. B., IX, 1892, p. 356-358. — nd arrêté règle le prêt entre lex Bibliothèques universitaires de # la Bibliothèque Royale, ibid. X, 1893, p. 130-132, et un troisième PTT qui peuvent exister entre les bibliothèques Miiversitaires el les bibliothèques universitaires du

WI, 1801, p. 090-551. Voir aussi K. Daratzno : iligen Bezichungen der Bibliotheken », ibic

bposË: dansie Library Journal, XVII, Ehèques, « mutual book lending “édection du Library Jour-

# books between Ameï Library and the Boston v. But we do not know

de.

{22 MANUEL DE BIBLIOTIHÉCONONMIE

la cote du catalowue. puis le nom de l'emprunteur, sa profession. -on domicile et la date de Femprunt. On imprime parfois, au verso des bulletins, les principaux articles du règlement de Ja bibliothèque relatifs au service du prèt. A vrai dire, tous les cinprunteurs sont censés connaître les dispositions spéciales qui résissent le prét; toutelois, et afin d'éviter que l'un ou l'autre n'allèsue, à un moment donné, comme excuse qu'il les ignorait, il sera bon de les leur rappeler brièvement, en leur remettant les ouvrages qu ils désirent.

Je soussigné déclare avoir emprunté l'ouvrage suivant à la Bibliothéque de. Titre : AvzenreLn, (5. Histoire militaire de Charles XII. Hoi de Suëde. Tome I. Amsterdam, 1740, 11-12.

Cote du catalogue : N£ 321,

Nombre de volumes: f.

Je w'enxage à ne prèler cet ouvrage à aucune autre personne, et à le rendre en parfait état aussitôt que j'en aurai terminé la lecture. ou ;

immédiatement si la bibliothèque me le réclame: dans tous les cas, je le rapporterai dans un délai maximum d'un mois.

Nom de la localité où Nom et prénom demeure l'emprunteur: Magdebourg.del'emprunteur: M. Gustave Gesser

Date d'emprunt : ? férrier 199: Profession : Hommes de lettres. Domicile : Wilhelinstrasse, ?3.

NX. B. Le présent bulletin sera rendu à l'emprunteur lorsqu'il rapportora l'ouvrage.

Tan. XI. Modele de bulletin de prèt.

Les bulletins de prèt doivent être rangés alphabétiquement. d'après les noms des emprunteurs, et conservés avec grand soin dans des armoires ou des cartons. Dans certaines bibliothèques on exige que toute personne qui demande à emporter un livre rédige deux bulletins de prét: le premier exemplaire en est classé alphabétiquement, au nom du lecteur, et le second, dans le méme ordre, d'après le tire. Nous ne vovons pas très bien quels sont les avantages de ce svstème. Les bulletins de prêt, disposés dans l'ordre alphabétique des titres, permettent, nous répondrat-on, de retrouver rapidement à qui, et quand, tel ou tel ouvrage a été prélé, Sans doute ; mais le « registre de prêt » fournira les memes rensetnements, d'une façon encore plus simple et plus rapide, Avant d'étre renfermés dans les cartons destinés à les

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