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I. Alisier blanc, aussi connu sous le nom d*allouchier

Feuilles ovales, un peu variables dans leur forme, entières et rétrécies à la base, arrondies ou un peu aiguës à Textrémité, plus ou moins profondément dentées, grises et velues en dessus pendant la jeunesse, puis vertes, un peu luisantes et glabres ; blanches , tomenteuses en dessous. Fleurs blanches. Fruits globuleux ou ovoïdes, rouges, farineux, peu charnus, légèrement sucrés, acidulés. — Arbre de taille moyenne, disséminé, mais commun dans les bois situés sur les collines ou dans les montagnes.

Taille, port et croissance. — L'alisier blanc reste souvent à Tétat de buisson, mais peut atteindre 10 à 15 mètres d'élévation. Dans ce cas, sa tige, droite, cylindrique, à écorce d'abord grise et lisse, puis gerçurée, écailleuse, supporte une cime garnie de rameaux peu nombreux, portant des ramules robustes. Sa croissance, lente, est longtemps soutenue. Il repousse bien de souche et peut drageonner.

Floraison et fructification. — Il fructifié à un

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âge peu avancé ; il fleurit abondamment au mois de mai ; la maturité des fruits a lieu au mois de septembre ou d'octobre. Mais il arrive assez souvent que la floraison fait complètement défaut. La graine lève partie au printemps qui suit la maturité, partie la seconde année. Le jeune plant présente deux feuilles cotylédonaires ovales, entières.

Station et sol. — L'alisier blanc s'élève des collines à des altitudes considérables dans les montagnes. Il croît sur tous les sols, pourvu qu'ils ne soient ni trop humides, ni trop compactes.

Bois. — Le bois est blanc, parfois rougeâtre et veiné de brun au cœur lorsque l'arbre est âgé ; il est dur, très -homogène, d'une pesanteur élevée : 0,740 à 940. Il est recherché pour le tour, la fabrication des outils, des machines. On lui préfère cependant son congénère, l'alisier terminal, à cause de ses dimensions plus fortes. C'est un très-bon combustible dont le charbon est estimé.

II. Alisier torxninaL — Feuilles à pétiole égalant la moitié du limbe, tronquées ou légèrement échancrées à la base , aiguës au sommet, assez profondément divisées, à divisions triangulaires aiguës; vertes, luisantes et glabres sur les deux

faces, quelquefois un peu velues. Fleurs blanches. Fruits bruns piquetés de blanc grisâtre, à saveur acidulée, sucrée lors du blossissement. — Arbre de taille moyenne, disséminé, mais commun dans les bois de plaine, de coteaux et de montagnes peu élevées.

Port et croissance. — L'alisier terminal, habituellement, est de dimensions plus considérables que le blanc ; il peut atteindre 15 à 20 mètres. de hauteur totale sur 60 centimètres de diamètre. Sa tige, recouverte d'une écorce d'abord lisse et grise, puis écailleuse, brune, à écailles caduques, porte une cime assez ample et garnie ; sa croissance est lente et soutenue. Il repousse médiocrement de souches.

Station et sol. — Il croît sur tous les sols, sauf ceux qui sont trop secs ou trop humides ; il vient plus facilement en plaine que le blanc et s'élève moins haut dans les montagnes.

Floraison et frnctification. — Il commence à fructifier à un âge peu avancé ; il fleurit abondamment au mois de mai; les fruits mûrissent au mois d'octobre, mais la floraison fait quelquefois complètement défaut. La graine lève au printemps qui suit la maturité. Le jeune plant présente deux feuilles cotylédonaires entières.

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Bois. — Le bois de Talisier torminal est un peu plus rougeâtre que celui de l'alisier blanc, auquel il ressemble beaucoup ; il lui est supérieur par les dimensions, ce qui lui donne des usages plus étendus.

FraKs. — Les fruits sont comestibles et recueillis comme tels.

GENRE IV. — Sorbier.

Le genre sorbier présente tous les caractères des alisiers, dont il ne diflfère que par ses feuilles composées.

Il renferme, pour la France, deux espèces.

Bourgeons non visqueux; fruit rougé, petit, farineux, non comestible .... Sorbier des oiseleurs.

Bourgeons visqueux; fruit devenant brun en blossissant, charnu, pulpeux, comestible . Sorbier domestique.

I. Sorbier des oiseleurs. — Feuilles pennées, formées de 13 à 17 folioles sessiles, sauf Timpaire, oblongues, aiguës, à dents aiguës, presque glabres à Fétat adulte, exhalant, quand on les froisse entre les doigts, une odeur désagréable. Fleurs blanches; calice à 5 dents; ovaire à 3 loges, sur-

monté de 3 styles. Fruit sphérique d'un centimètre de diamètre, d'un rouge corail, âpre, non comestible. — Arbre de taille moyenne, à bourgeons velus; commun dans les régions montagneuses, plus rare dans les pays de coteaux et seulement dans le nord de la France.

Taille et port. — Le sorbier des oiseleurs peut atteindre 10 à 15 mètres d'élévation sur 1™,50 de circonférence; mais, le plus habituellement, il reste fort en dessous de ces dimensions. Sa tige, recouverte d'une écorce lisse d'un gris cendi'é, porte une cime médiocrement développée, à rameaux assez allongés et un peu penchés. Sa croissance est assez active ; mais il ne dépasse guère l'âge de cent ans, qu'il n'atteint même pas aux altitudes inférieures. Il se reproduit facilement de souche et de drageons.

Floraison et fructification. — II fructifie à un âge peu avancé; il donne ensuite des fruits abondants chaque année. Il fleurit en mai ou juin ; la maturité des fruits a lieu au mois d'octobre. Les graines lèvent au printemps qui la suit. Le jeune plant, pourvu de deux feuilles cotylédonaires ovales et entières, atteint 20 à 30 centimètres la première année.

Station et sol. — Il croît sur tous les sols et

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préfère les régions montagneuses, élevées et froides. Il est très-fréquemment cultivé à cause de la beauté de ses nombreux fruits rouges.

Bois. — Le bois, légèrement rougeâtre, devient, avec Tâge, rouge brunâtre au cœur; il est compacte, dur, très -tenace ; sa pesanteur est forte : 0,700 environ. On remploie aux mêmes usages que les alisiers.

C'est un très-bon combustible.

II, Sorbier domestique, connu aussi sous le nom de cormier.

Feuilles semblables à celles du sorbier des oiseleurs, à dents moins pointues, plus pâles en dessous qu'en dessus, n'exhalant aucune odeur quand on les froisse entre les doigts. Fleurs blanches assez grandes. Calice à 5 dents. Ovaire à 5 loges surmontées de 5 styles. Fruit en forme de poire, de 3 centimètres environ de longueur, d'abord vert ou rougeâtre, puis brun, pulpeux, acidulé, vineux à l'état de blossissement. Arbre de taille moyenne, à bourgeons gros, glabres et visqueux; disséminé dans les bois, où il est assez rare.

Taille et port. — Le sorbier domestique est un

arbre de 15 à 20 mètres de hauteur, pouvant atteindre 4 mètres de circonférence. Sa tige, droite, recouverte d'une écorce brune très-foncée, gerçurée, écailleuse, porte une cime pyramidale. Sa longévité est de 500 à 600 ans. Il rejette abondamment de souches.

Floraison et fructification. — Le sorbier domestique ne donne pas de fruits chaque année ; il fleurit en mai ou juin ; la maturité a lieu en octobre ; les graines germent au printemps qui la suit. Le plant, pourvu de deux feuilles cotylédonaires ovales, entières, ne dépasse pas un centimètre la première année.

Station et sol. — Le sorbier domestique ne s'élève pas haut dans les montagnes; il habite les pays de coteaux et préfère les sols calcaires, si même il ne les exige pas. 11 est assez fréquemment cultivé comme fruitier.

Bois. — Le bois de sorbier domestique est d'un rouge brun vif, souvent veiné; il est très -dur, très-homogène, d'une forte pesanteur : 0,820 à 0,940. C'est, à cause de ses excellentes qualités et de sa rareté, un des bois les plus recherchés et les plus chers de nos forêts. Il est employé par

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les graveurs, sculpteurs, tourneurs, armuriers, mécaniciens, ébénistes. C'est un excellent combustible.

Froits. — Ses fruits sont comestibles ; ils servent aussi à la confection du meilleur cidre.

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