On en connaît deux
As 0* correspondant à Ph 0^ et nonmé l'acide arsénieux^ AsO* )) » PhO^ » » arscnique.
Ces deux acides et leurs sels ont les caractères communs vants.
l°ns donnent, quand on les chauffe avec du poussier charbon dans le fond d'un tube bouché, un anneau subi brun, miroitant, d'arsenic.
2° Ils fournissent l'hydrogène arsénié, lorsqu'on les int dans un appareil dégageant de l'hydrogène.
AQDE ARSÉNIEUX.
Synonymie : arsenic blanc, mort aux rats.
As 03= 99.
Densité de vapeur rapportée à Pair, 13,60.
Densité de vapeur rapportée à Thydrogène, 198 (1).
Poids moléculaire 198, formule As'O^,
Solide, blanc, volatil.
État naturel et préparation. — On rencontre quelque ce corps en petits cristaux dans certains minerais de nickel et cobalt. Le plus souvent, les minerais de ces métaux sont des foarséniures, et on obtient l'acide arsénieux comme un fort embarrassant de ces minerais et de certains minerais il cuivre. On grille ces matières dans des tours à réverbère; il forme de l'acide sulfureux et de l'acide arsénieux que Ton cl à traverser des chambres situées entre le four et la chemii L'acide sulfureux s'échappe par cette dernière, tandis que Tack arsénieux se condense dans le parcours. '
D'autres fois on grille le mispickcl Fc As, Fe S*. ^
(1) L'anomalie que nous avons signalée à propos du phosphore et de W* senic se retrouve dans l'acide arsénieux. La molécule de ce corps, c'nt-è' dire la quantité qui représente deux volumes de vapeur, renferme A8^6*p lieu d'As^ O^ ; ce qui revient à dire que ce corps occupe à Tétat de vaq[)eor li volume moitié de celui qu'exige la théorie atomique. La formule As> 0' Rpfi sente un volume.
ACIDE ÂRSENIKUX. 199
jDn obtient ainsi de Tacide arsénieux qu'on sublime de nou- In à une température élevée; cette opération fournit de beaux bcs^ semblables au verre, qu'on appelle Vadde arsénieux vitreux. Ce verre, abandonné à l'air, s'opacifie lentement de la périléne au centre, et se change en masses blanches si semblables k porcelaine, qu'on appelle cette variété l'acide porcelané ou wtelanique. Cette action s'accélère par la pulvérisation. Lacide opaque est formé par une foule de petits cristaux enicrêtrés. On obtient des cristaux nets d'acide arsénieux soit en [^bisant cristalliser par voie humide, soit en le sublimant len- Inent ; d'après M. Debray il se présente en octaèdres du pre- JKr système lorsqu'il est sublimé dans des tubes scellés au- ■nus de 250®; au-dessus de ce point il forme des prismes ■Miboidaux droits. C'est donc un corps dimorphe.
sous la pression ordinaire il se volatilise avant de se fondre. [* L'acide vitreux est plus dense que l'autre :
Densité de Facide vitreux (M. Guibouii;), 3,738 M » » porcelanique » » 3,695
Le premier se dissout mieux et plus rapidement que le second ;
1 litre d'eau froide dissout 40 gr. du premier, » » » » « 14 gr. (lu second.
Ces deux variétés paraissent différer l'une de l'autre, comme k» variétés de soufre et de phosphore, par de la chaleur lahte. En effet, l'acide vitreux solide, et surtout dissous, perd pàpeu de la chaleur en donnant l'acide opaque. Cette chaleur P manifestée dans la circonstance suivante : faites une solufh bouillante d'acide vitreux dans l'acide chlorhydrique, laissez- ■lefroidir dans l'obscurité. Il se déposera de l'acide arsénieux •fcallisé ; chaque cristal au moment de sa formation produira •phénomène lumineux, qui prouve un dégagement calorifique tense.
Inversement, faites bouillir de l'acide arsénieux opaque avec •fe l'eau, il s'en dissoudra une quantité beaucoup plus forte 1^6 ne le comporte sa propre solubilité, et qui correspond à la Solubilité de l'acide vitreux. Donc celui-ci se forme par l'action ^ la chaleur sur l'acide porcelanique.
Pour reconnaître l'acide arsénieux on le sature par de l'am- 'lïoniaque ou par une autre base, et on verse dans la liqueur un Sel de cuivre ou un sel d'argent. Avec le premier on a un précipité >ert, appelé le vert de Scheele; avec le second un préci\)itc blauc
200 ACIDE ÂRSÉNIEUX.
jaunâtre ; ces précipites sont solubles dans les acides. De plus, l'i cide arsénieux libre prend une coloration jaune quand on y Yei^ de l'hydrogène sulfuré , et la liqueur donne lieu à un prédpt jaune d'orpiment. As S*, quand on ajoute de Tacide chlorfaydrk[a| L'acide arsénieux est un acide faible. Gomme il donne aiii les bases deux séries de sels :
2 MO, As O', MO HO, As O',
c'est un acide bibasique. jl
Il est employé pour la fabrication du vert de Scheele, des tf sénites.
Emplois médicaux. — L'acide arsénieux est un agent trèii toxique; aussi ne doit-on ne le prescrire qu'avec une e circonspection et ne le livrer que sur une demande signée di médecin connu.
A l'extérieur, on l'emploie pour le traitement d'ulcères mauvaise nature, de plaies cancéreuses, et de certaines mi dies de la peau.
A l'intérieur, il est administré contre les fièvres rebelles et le traitement des scrofuleux et des vénériens lorsque les os les glandes sont attaqués.
A très-petite dose, il exerce une action heureuse sur l'écoi mie. Les habitants des contrées montagneuses de la Styric prennent pour se donner de l'embonpoint, de là fraîcheur, spécialement lorsqu'ils ont de longues ascensions à faire. J composé tempère l'activité de la respiration, et par suite il b' pose à l'essoufflement; c'est pourquoi on l'administre avec que succès dans le traitement de l'asthme. Dans nos pays, en donne quelquefois aux chevaux que l'on veut vendre, bouche se borde d'écume, leur robe devient soyeuse, et \'M nimal prend une vigueur momentanée ; mais c'est une pratiqnif dangereuse, car l'animal soustrait à ce traitement dépéri bientôt après. ^
Les préparations d'acide arsénieux les plus connues sont : .
La poudre arsenicale du frère Cosme, les pilules asiatiqu€%| les cigarettes arsenicales, la pommade cathérétique, la poudrt de Tessier, la liqueur de Fowler, qui est une solution d'arsénite de potasse. Pour la préparer, on fait bouillir dans un ballon :
Acide arsénieux, 5gr., "'*'
Carbonate de potasse, 5 gr.. Eau distillée, 500 gr., ''
ACIDE ARSÉNIQUE. 201
dissolution de l'acide arsénieux. On laisse refroidir^ on se, et on étend d'eau de façon à avoir 500 gr. de liqueur. équence, elle renferme le centième de son poids d'acide
îide sert également à faire un savon (savon de Becœur) conservation des dépouilles d'animaux, et une pâte pour iction des animaux nuisibles.
uveau Codex indique, outre les pilules asiatiques, des d'acide arsénieux.
ACIDE ARSÉNIQUE.
AsO* = 115.
réparation. — Cet acide existe, comme l'acide phosî, à l'état anhydre et à l'état hydraté. Seulement la caldes hydrates en chasse la totalité de l'eau, et même se l'acide arsénique en acide arsénieux et en oxygène, iréparer l'acide arsénique, on fait bouillir l'acide arséec de l'acide nitrique de i,35 de densité, en opérant >our l'acide phosphorique.
leur sirupeuse, abandonnée à elle-même, dépose des déliquescents dont la formule. As 0*4 HO, doit s'écrire 10 + Aq, parce que, chauffé vers H0°, il ne perd qu'un ivalent d'eau, et que les trois autres, ne disparaissant température fort élevée, doivent être considérés comme de coïîstitution, iposé
AsO^SHCou AsO^H^,
k'crs i 60°, fournit l'acide pyrophosphorique : As 0^2 HO ou AsO'H',
! prismes déliquescents.
I chauffe le premier composé vers 205°, on obtient des
nacrés qui constituent l'acide métarsénique :
AsO^HO ou AsO^H.
l y a parfaite analogie entre cet acide et l'acide phos-
connaît l'acide ars('»nique aux caractères suivants, qui ^ent de l'acide arsénieux. Il iie se colore au contact de m d'hydrogène sulfuré qu'autant que l'on Îa\\.\i0\i\\\vc
202 POISONS HYPOSTHÉNISANTS. ^
la liqueur avec de l'acide sulfureux, lequel a pour but de ner T acide arsénique à l'état d'acide arsénieux.
L'acide arsénique, saturé par l'ammoniaque ou par une base, fournit avec les sels de cuivre un précipité blanc bk et avec, les sels d'argent un précipité rouge brique.
EMPOISONNEMENTS PAR LES COMPOSÉS ARSENICAl
Il y a vingt à trente ans l'arsenic était l'agent qui servait commettre la majeure partie des empoisonnements; depuis i à six ans on n'en constate plus que 3 à 5 chaque année. H attribuer cette diminution à diverses causes, et notammc la perfection des méthodes qui servent à reconnaître ce poî
Parmi les composés arsenicaux, l'acide arsénieux était pi toujours employé, parce qu'on le trouve dans le commerce I il sert à diverses industries, parce qu'il est à peine sapidejj qu'il possède la blancheur et l'aspect delà farine.
95. Poisons hyposthénisants. — L'acide arsénieux un poison pour tous les animaux et, même pour les véj (M.Chatin).
Il était classé parmi les poisons irritants; M. Tardiea| range parmi les poisons hyposténisants. Ces agents peuii^ produire, il est vrai, une irritation locale, mais c'est là un Jf fet particulier et non pas un caractère essentiel. La satell acre, la constriction à la gorge, les nausées, les voiomA ments, les évacuations alvhies ne se déclarent jamais tvl cette violence qui est l'indice des poisons irritants. Ce qui 1 distingue essentiellement, c'est un abattement profond, ai oppression extrême, une respiration difficile, un refroidi sèment général, une sueur visqueuse, la suppression de fl rine, la cyanose de la peau, des convulsions qui aboutissent i la paralysie, et enfui à une synco|)e qui amène la mort enph sieurs jours, quelquefois en quelques heures. Le plus souTdJ l'intelligence se conserve intacte. Les matières vomies, au fia d'être porracées et bilieuses, sont muqueuses, jaunâtres, qud quefois sanguinolentes.
Les lésions sont beaucoup niiùns graves que dans le cas dk
'iflons irritants : ainsi Ton n'a jamais observé la perforation à omàc. On remarque des esi^harres dures, grises, des ei foses sur les parois de eot organe , et dos points blancs se rbce intérieure du cai\a\ VwVlvsxVuolX.
poisons de cet ordre pénètrent avec beaucoup plus de é que les corrosifs dans toutes les parties du corps^ parce n'ont pas sur les tissus une action éner^n(|uc qui les arpoint où ils sont placés : aussi les retrouve-t-on dans les organes et dans la plupart des excrétions. /acide arsénieux est le type de ces poisons. Les membranes ifseuses, le derme ^ la peau môme en [)ennettent l'absnrpi. 10 à 30 centigrammes ont amené la moil en vingt-quatn; s.
symptômes et les lésions que nous venons d'indiquer lui applicables. Dans quelques cas l'action est violente (>t La mort en quelques heures. Le plus souvent elle arrive ideux, six à dix jours d'atroces souffrances.
à donner. — Lorsque l'on est ai)pelé à donner des
une personne empoisonnée ^ la première chose à fain;
provoquer des vomissements poul* expulser le poison qui
laeore dans Testomac. En même temps il faut s'efforcer de
îT la chaleur^ et aussitôt après on doit administrer un an-
s, le peroxyde de fer récemment |)réparé (M. Bunsen) ou
:1a magnésie faiblement calcinée (M. Bussy). L'un et l'autre
des arsénites insolubles qui empêchent rabsor[)tion du
buuchardat a recommandé le |)rotosulfure de 1er ; on a les sulfures alcalins, les eaux sulfureuses, mais ces )isons n'ont pas la valeur des précédents. lerche de l'arsenic. — L'expert doit faire ])oi1.er ses sur les restes d'aliments, sur les i)roduits vomis et fks autres déjections, enfin sur les organcis après l'autopsie, tde préférence sur l'estomac, sur les intestins et sur le foie, ms le cas le plus simphî : une poudre blanche trouvée lie fond des va.ses contenaul les aliments, ou un liquide qui, iréàsec, adonné un dépôt blanc.
faible quantiti; jetée sur un charbon incandi^scent ))ro- ^ une fumée blanche et dégagera une odeur alliacée. Une ^portion, chauffée dans le fond d'un tube avec 2 ou 3 fois ^ poids de poussier de charbon contenant un peu de carbone de soude, donne naissance à un anneau miroitant d'ar- !ne qui se dépose ii ((uelques cenlimètres du point chauffé, I qui 86 déplace lorsqu'on chaurie cet anneau. 11 faut bien MBé('ii(T le tube , et il convient d't'nipécher l'accès de l'air I fermant par un petit tampon de colon ce tube, <{ui doit avoir mrott m centimètres de lonf^ueur. On peut aussi \u*onviy \\\\
ou deux grains de cette substance blanche avec du cyanure potassium bien sec ou mieux fondu^ et chauffer dans le L'emploi du cyanure est préférable parce qu'il réussit tous les composés de Tarsenic.
Ceci constaté , on coupera le tube avec une lime trianguli au-dessus du charbon et on chauffera l'anneau. #se cht en acide arsénieux^ et il se sublimera sous formé' d'un ei cristallin blanc. On dissoudra ce dépôt dans l'eau et on essa] les caractères de l'acide arsénieux. ''
L'anneau miroitant possède aussi la propriété de se dis80i rapidement dans une solution d'hypochlorite alcalin. Enfin,1 se dissout dans l'acide nitrique, et la liqueur présente les tères de l'acide arsénique.
Quelques centigrammes suffiront à faire ces essais.
96. Élimination des matières organiques. — L'e] des autres matières se 'fera de la même façon; mais, les substances organiques masquent les réactions de l'î il faut commencer par détruire ces matières. Toutefois on préalablement étalé ces matières dans un vase plat, et exs leur contenu avec une grande attention, à l'œil nu ou à; loupe, car souvent on y a découvert par ce moyen les blancs d'acide arsénieux, ou la poudre verte d'arsénite cuivre.
Souvent l'expert n'a pas d'indication sur la nature du poil et par conséquent la méthode d'élimination des matière» l ganiques doit être aussi générale que possible, c'estrà-dire doit permettre de retrouver une matière toxique minérale conque au milieu des substances animales. Aussi, ce que allons dire ne s'applique pas spécialement à l'arsenic, mais divers poisons minéraux.
La carbonisation, — procédé généralement employé l'arsenic, — se pratique par l'action de l'acide sulfurique; et! moyens les plus commodes sont ceux de MM. Flandin et UOh. ger, d'une part, et de MM. Schneider et Fyfe, d'autre part. '>'
La combustion de la matière organique s'opère, 1 ° par le chlcMv (M. Jacquelain), 2° par l'acide chlorhydrique et le chlorate il' i)otasse (M. Duflos), 3° par l'eau régale (ftÔtf. Malaguti et Stt^ zeaud),4° j)ar l'acide azotique et l'azotate dépotasse (M. Wôhlei).'
Procédé Flandin et Danger, — On divise les matières suspectti
en menus fragments , et on les arrose dans une capsule de por-
cclaine bien propre avec le tiers de leur poids d'acide sulIlÉ-
rique pur. On chauffe sur un teu Aow^ ^w «j^\Vwv\. cotitinaèllft-
avec une tige en verre : la masse , qui est d'abord à l'état
le bouiUie brune, s'épaissit et devient noire. Bientôt il se dé-
ideTacide sulfureux et de l'acide sulfurique; on chauffe tant
ces vapeurs se dégagent, mais il faut éviter de porter au
le le fond de la capsule.
La masse noire , sèche et friable, qui résulte de cette action abandonnée au refroidissement, puis pulvérisée dans un ter de porcelaine. La poudre obtenue est additionnée d'une [Ktte quantKé d'acide nitrique pur (le lo'' ou le 20*^ du poids du m), et le mélange est chauffé à feu très-doux pour chast l'excès d'acide nitrique ajouté. L'addition de ce corps a pour d'oxyder l'arsenic ou le métal qui aurait été réduit dans ! traitement des matières par l'acide sulfurique. Lorsque le charbon est tout à fait sec on laisse refroidir, on le résidu par l'eau bouillante et on filtre. La liqueur doit tout à fait incolore : c'est sur elle qu'on opère la recherche poison minéral par les moyens indiqués plus haut, ou par rjeniploi de l'appareil de Marsh (99).
Ce procédé, très-employé en France, n'est pas à l'abri de reffùthe; en effet, lorsque les matières organiques sur lesquelles
Èppëre contiennent du sel marin, il peut se former, par l'aci de ce sel sur le composé arsenical en présence de l'acide torique, du chlorure d'arsenic, qui est volatil. Or les tissus, (■liquides animaux, les aliments contiennent du sel. On a poposé, pour éviter- cet inconvénient, d'opérer la carbonisajioD dans une cornue tubulée, en verre, munie d'une allonge et fUm récipient, et MM. Tardieu et Roussin annoncent avoir tiré 1(9 trèfr-bon parti de cette modification. On verse les matières i4|iisla cornue, on y ajoute le quart de leur poids d'acide sulhrique, en s' arrangeant de façon que la cornue ne soit pleine i|u'au tiers, . et on chauffe au bain de sable jusqu'à ce (juc la jusse soit changée en un charbon sec et friable. h: Ce charbon est retiré de la cornue, pulvérisé, et traité par un <|uinzième ou un vingtième d'acide azotique. On maintient ce nélange au bain-marie pendant une heure environ; on ajoute ■ de l'eau distillée chaude, et on filtre. On lave ce filtre tant que l'eau coule acide, puis on évapore cette liqueur au bain de sable josqu'à ce que toute odeur nitreuse ait disparu ; la températore ne doit pas dépasser 250°. On étend d'eau la liqueur et on . filtre dans le cas où il se serait formé un dépôt de sulfate de cbaux.
. L'eipérience nous a montré que cette modificaliow a \Sl \m-
Ihode (le Flandin el Danger en rend iV'ïécuUoii trcs-diffîcile. matières s'attachent au fond de la cornue, le mélange mo avec persistance, la réaction est longue, irrégulicre parce ç ne peut pas agiter le mélan^, el, mal^ l'autorité des ( savants qui n^co m mandent cette manière d'upérer, nous serions la conseiller à des eiperU qui n'auraient pas une I grande habitude de ces sortes d'expériences.
Prûcédi de MM. Schneider et Fyfe. — L'arsenic est amei l'état de chlorure d'arsenic en traitant les matiëres«U3pecte({ un mélange de chlorure de sodium et d'acide sulfurique. Cei cédé est trca-employé en Angleterre et en Allemagne [fig.
k, cornue tubulée dans laquelle on peut verser, à l' aille d'« tube en S ou d'un tube à entonnoir, de l'acide sulfurique [■ petites poriions. Elle cstchaufTée au bain de sable.
B, allonge,
C, récipient bien refroidi,
D, tube il 3 boules contenant de l'eau distillée.
Les matières liquides desséchées au bain-marie, ou les frif ments d'organe sont placés dans la cornue avec le quart M leur poids de sel fondu. On chaufîc peu à peu , et on y ven li'iitenient un peu moins d'un équivalent d'acide sulfurique, a éf^ardà un équivalent de sel, car il faut éviter la formalioDdt l'acide sulfureux.
L'action étant conduite avec lenteur, tout l'arsenic rnlt dans le récipient; s'il en échappait un peu, on le trouverait dai> le tube à boules. Si ce U(\a\A« e^ V\i&i^vd«, on peut s'en senk
Éectement pour la recherche de T arsenic. Dans le cas conknreon le transforme en sulfure d'arsenic, méthode excellente fd doit suivre la destruction des matières organiques par les |h)cédés dont il nous reste à parler. ' MM. Tardieu et Roussin^ à qui nous empruntons beaucoup ans ces questions tôxicologiques, ont conclu de divers essais ^«e le procédé de MM. Schneider et Fyfc est moins sensible que ! ttM de MM. Flandin et Danger.
97. Transformation d*nn liquide renfermant du chic- Hire d'arsenic et de l'acide arsénique en sulfure d'ariesic. — On réunit le liquide du tube à boules à celui du récipient, on les étend de leur volume d'eau dans un ballon, on y ajoute de Facide sulfureux dissous pour transformer Tacide arsénique en acide arsénieux, et on y fait passer un courant d'hydrogène sulfuré en maintenant la liqueur vers 40<> à 50<>, afin que la transformation soit complète. Lorsque la liqueur exhale ne forte odeur d'acide sulfhydrique, on la laisse refroidir complètement dans le courant gazeux, on bouche le vase, et on Tahnidonne pendant un jour.
sulfure précipité est recueilli sur un petit filtre , lavé pluùâs avec de l'eau contenant de l'hydrogène sulfuré puis ou deux à l'eau. Il est mis alors en macération , dans , avec de l'eau contenant son volume d'ammoniaque une demi-heure environ, ce qui se fait facilement en le col du ballon avec un bouchon.
On recommence un traitement semblable à l'ammoniaque, réunit ces liquides qui contiennent tout le sulfure d'arsenic Ifétat de sulfure double, et on les évapore à sec au bain-marie èua une capsule de porcelaine. Il reste du sulfure d'arsenic qui peut être mêlé à de la substance organique. On le traite dans le même vase par de l'acide azotique fumant qui forme de l'acide arsénique; on évapore à sec, on imbibe le résidu avec de ficide sulfurique concentré, et on chauffe lentement au bain 4e sable jusqu'à ce qu'il commence à se former des fumées khnches d'acide sulfurique. La masse refroidie est épuisée par Tean bouillante. Elle renferme de l'acide arsénieux et de l'acide inénique que l'on soumet à l'appareil de Marsh (99).
Il est nécessaire de mettre un excès d'acide sulfurique et de ■rintenir l'action de la chaleur assez longtemps, afin que tous lei composés organiques soient carbonisés.
On peut amener aussi l'arsenic à l'état métallique. \ ecX. clfel, on mv)ange le sulfure avec du cyanure de polas^\um ^V