APPAREIL DE MARSH
sépare ceux-ci des matières animales par de l'éther, de l'alcool, des acides dilues et des bases faibles.
Procédé par la dialyse, — Ënfin^ on peut faire usage de la dialyse pour isoler certains agents toxiques. Nous avons décrit le didyseur (37). Des expériences directes ont montré : que la strydinim et r émet! que traversent en presque totalité la membrane poreuse pour se rendre dans Teau pure; que Tacide arsénieux^ea* présence de certains corps organiques^ et le sublimé corrosif se dialysent difficilement; par conséquent^ cette méthode est loin d'être générale. De plus, si l'action est trop prolongée^ les mt ticres animales (colloïdes) passent en partie à travers la mem-. brane. Si la quantité d'eau pure est trop grande^ elle presse la membrane poreuse, et arrête la diffusion ; s'il y a trop peu d' toutes les matières passent. Cette méthode exige donc une bitude très-grande. Elle peut rendre service surtout lo ignore complètement la nature du poison , en permettant certains cas de l'isoler de la majeure partie des matières maies colloïdes.
99. Appareil de Marsh. — L'une quelconque des méUi< précédentes a fourni un liquide lequel, évaporé, produira matière solide sur laquelle on fera les essais indiqués (95). ce liquide lui-même doit être soumis à l'essai dans l'appareil de Marsh.
En 1836, J. Marsh observa que des traces d'un composé oij' gêné de l'arsenic, placées dans un vase qui dégage de l'hy gène, produisent un gaz qui renferme aussitôt de l'arsenic; si l'on fait dégager ce gaz par un tube effilé, et qu'on écrase flamme en plaçant dans son milieu un corps froid et blanc coi une soucoupe, il se forme immédiatement sur ce corps tache brune, brillante d'arsenic.
L'appareil de Marsh, moditt par MM. Chevalier et Orfila^ compose d'un flacon de demhlitre auquel est adapté un tobe recourbé (/îg. 84 ). On y place zinc, on le remplit d'eau jusqu'à moitié, et on verse peu à peu dl|^ l'acide sulfurique par le tube k^ entonnoir. Pour plus de sûreté, on doit toujours avoir deuxapfMh reils semblables, l'un marcbant Fig. 81. à^ bUwc îln^ç. les mêmes réictifc
APPAREIL DE L'ACADËMIE. 211
le le second^ où l'on introduira les liquides à examiner. Le tube courbé porte une boule soufflée dans le verre , afin de con- Mer les vapeurs d'eau qui retombent dans le flacon. \]fte comoiission de l'Académie a ado[)té une modification de dtppareil^ et c'est d'elle que l'expert devra faire usage (/îflf. 82).
t'Ig. Oéê»
A, flacon d'un demi-litre environ qui ne devra pas être remli au delà des deux tiers.
B, tube à boules dont l'extrémité , plongeant dans le flacon^ )t terminée en biseau.
C, tube contenant de l'amiante pour arrétor'les gouttes lilides qui auraient été entraînées malgré la forme biselée du ibe et la boule.
D, tube en verre vert, étroit, long de 40 centimètres, enveppé vers le premier tiers, sur une longueur de 6 à 8 centitètres, par une feuille de clinquant.
E, grille, placée sous le clinquant, sur laquelle on place des larbons rouges, ou appareil à chauffage par le gaz produisant I même office.
On conduira l'action lentement de façon que le flacon ne s'étiaufTe pas. Au bout de huit ou dix minutes de dégagement e gaz, on chauffera le clinquant, puis on ajoutera le liquide essayer par petites portions, car le dégagement en reçoit ordinaire une notable accélération.
S'il y a de l'arsenic il se formera un anneau miroitant en I) ir suite de la décomposition de l'hydrogène arsénié. Mais, une srtaine quantité de gaz échappant à la décomposition , il coulent d'enflammer le jet gazeux et d'écraser la flamme avec des wcoupes ou des caj)sules en porcelaine dont on promène suc-