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TACHES, ANNEAUX D'ARSENIC, D^ANTIMOINE

cessivement les diverses parties dans l'intérieur de la flam Lorsque l'on a recueilli une quantité suffisante d'arsenic à Y de taches, on adapte au tube D un tube de Liebig renferm une solution d'azotate d'argent. L'azotate d'argent est déco à froid et donne naissance à de l'argent métallique et à de Y arsénioux. fl

On filtre pour séparer l'argent, on verse dans la liqueur de'" l'acide clilorhydrique pour précipiter le reste de l'argent à l'état € de chlorure, on filtre de nouveau et on chenihe l'acide arsénienxi dans la liqueur. ,

Les taches et les anneaux seront ensuite examinés avec les 4 plus grands soins, car l'antimoine possède la propriété de donner un antimoniure d'hydrogène volatil, décomposable parlai: chaleur et produisant des taches et des anneaux comme le Tarsenic.

Taches d'arsenic. Taches d'antimoine.

Brunes ou d^un brun noir Noires ou d*un noir gris.

I Rarement brillantes ; le centre pré* . ' Brillantes | sente souvent un reflet blao-

! châtre.

Anneaux d'arsenic. Anneaux d'antimoine.

Bruns ou d^un brun noir Gris ou noirs.

ills n^offrent Taspect métaUiqoe que vers le bord le plus voisin de la partie chauffée.

/ Très-peu volatils ; ils ne se dépia- Volatils; ils se déplacent quand oni cent pas dans le courant d*bjles chauffe faiblement dans le<. drogène, mais ils fondent et se di-

courant dMiydrogènc 1 visent en globules si Ton chauffe

\ fortement.

L^anneau, chaufTé modérément dans : ,, 1 «-a 1 •

. . in A ' L'anneau, chauffé dans un courant

un courant de gaz sulfliydriquc, I j« „ !« j • r •* .

. ^ r ^ ,' > de gaz sulfliydrique, fournit un

se change en un anneau jaune de l ^„if!:„ , ^,«„ x •

®„ . ^ \ sulfure orangé ou noir,

sulfure d'arsenic !

Cet anneau jaune n'est |>as attaqué [ Cet anneau disparait dans le cuo-

lorsqu'on le soumet à un courant | rant de gaz clilorhydrique, et

de gaz chlorhydrifiuc ( fournit du chlorure d'antimoine.

La va[>eur recueillie dans de Teau

présente les caractères des seLs

d'antimoine (103).

ernier de rrs caractèn^s peut s(»rvir à reconnaîti'e l'ai'seiiic D anneau contenant aussi Olv^ V 'eiwWmv^vw^ , cs^v il est arrivé

fM de rémétique ait été administré comme vomitif à des permnes empoisonnées par Tarsenic.

Si Ton verse quelques gouttes de sulfhydrate d'ammoniaque w les taches 9 la dissolution est lente dans le cas de l'arsenic , npide avec l'antimoine. La liqueur, évaporée à sec au bainmarie, fournit avec le premier un résidu jaune insoluble dans facide chlorhydrique, avec le second un résidu orangé, immédiatement soluble dans l'acide. Si l'on touche les taches avec une goutte de solution de chlorure de chaux ou d'eau de Javcl, l'arsenic disparait aussitôt, tandis que la teinte de l'antimoine est à peine affaiblie au bout de quelques heures.

Voici enfin un très-bon caractère : on verse dans la capsule QBe ou deux gouttes d'acide nitrique concentré, puis on chauffe légèrement: les taches disparaissent. On évapore le liquide à sec en tenant la capsule à la main, ou bien on sature par une goutte oa deux d'ammoniaque et on chauffe un peu pour chasser l'excès d'ammoniaque. Si l'on ajoute alors une goutte de nitrate cTai^ent neutre, on n'aura pas de coloration dans le cas de l'antimoine, et il se formera un précipité rouge brique avec l'arsenic.

Les liquides que l'on soumet à l'appareil de Marsh ne doivent pas contenir d'acide nitrique ou de produits nitreux. L'acide nitrique réagit sur l'hydrogène et fournit de l'animoniacjue et des com|>osés nitreux. L'hydrogène attaque violemment les composés oxygénés de l'azote, et il peut en résulter des explosions. De plus l'arsenic est changé en flocons d'hydrure solide (M. Blondlot) sur lesquels l'hydrogène est sans action. Des traces de wcre, d'alcool, etc., rendent ce corps attaquable par l'hydrogène; aussi conseille-t-on d'ajouter dans l'appareil un peu de Mcre dissous, mais il vaut mieux éviter la présence de tout prodoit nitreux.

Si le liquide soumis à l'appareil de Marsh renfermait des matières organiques non détruites, il pourrait se former des taches charbonneuses. Ces taches sont très-difficilement solubles dans l'acide azotique; dans ce cas la liqueur évaporée, puis reprise par l'eau, ne se colore pas en rouge brun par la solution de nitrate d'argent.

Il est également indispensable de produire un dégagement lent d'hydrogène, car il pourrait arriver qu'une petite quantité de sel de zinc fût entraînée dans la flamme, et alors, le zinc étant réduit, il se formerait une tache. Les taches de zinc se dissolvent dans l'acide azotique; si l'on évapore la solution, et qu'on la reprenne par l'eau, le liquide ne prodml pas àvi v^viV^i-

ration brune avec le nitrate d'argent, et elle précipite en blaoé par une goutte de sulfhydrate d'ammoniaque étendu d*eau. "^i

Le sulfure d'arsenic n'est pas décomposé dans l'appareil de Marsh; on ne doit donc jamais opérer avec l'arsenic à l'état éfi sulfure. De plus, on ne doit verser dans l'appareil que de l'addl sulfurique étendu et froid, et entretenir un courant peu rapide; sans quoi cet acide serait réduit et il Tse formerait de l'hydro-^ gène sulfuré qui transformerait l'arsenic en sulfure. Enfin les matières doivent avoir été assez chauffées avec l'acide sulfuriqne pendant la carbonisation pour qu'il ne reste pas d'acide suÛiireux dans le charbon, car cet acide serait également réduit à j l'état d'acide sulfhydrique (page 138).

Le chlore libre, l'acide chlorique, les sels de mercure, arrêtent aussi la production de l'hydrogène arsénié.

Certains terrains contiennent de l'arsenic ; il est dès lors iiH ') dispensable d'essayer la terre avoisinant le cercueil. A cet effet, on place dans une capsule de porcelaine 2 à3 kilogrammes déf cette terre bien divisée, on y ajoute de l'eau de façon à l'amenel' à l'état de bouillie, et on rend ce liquide fortement alcalin piif l'addition d'une solution de potasse. On jette sur une toile biet lavée, puis sur un filtre. On sature les liqueurs par un léger exeM d'acide sulfurique, on évapore à sec, et on élève la températoié -^ au point de détruire la matière organique. On reprend prf l'eau, on évapore pour faire cristalliser la majeure partie dtf sulfate de potasse, et on essaye l'eau mère dans l'appareil de Marsh. On pourrait aussi faire passer un courant d'hydrogènif sulfuré dans la liqueur saturée par l'acide sulfurique.

Enfin, on ne peut qu'encourager l'expert à faire un essai tout à fait semblable sur un même poids de foie ou de poumon de bœuf, dans un vase semblable, et avec les mêmes réactifk' ( L'expert doit conserver sous cachet une partie des taches, de» ï anneaux, et des réactifs. Il doit garder ses appareils, les produits f des réactions et une portion des matières sur lesquelles il t' ' opéré. ' ' j

Recherche de l'arsenic dam les eaux minérales. — Il est une • autre circonstance dans laquelle le médecin ou le pharmacien peuvent avoir à rechercher l'arsenic ; c'est dans une eau minérale. La présence de l'arsenic dans les eaux n'a pas été signalée depuis un temps très-long ; elle a été découverte en 1 837 parM. Tripier, mais depuis cette époque cette substance a été trouvée dans un grand nombre d'eaux ferrugineuses, où elle existe à Tétai d'arséniatc de fer. Le mélange ocTewx. d^ ^toxyde et de caf-

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