‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 12 sur 508 · SYSTÈMES CRIST.\LL1NS · texte numérisé non relu

SYSTÈMES CRIST.\LL1NS

Souvent ces deui formes sont associccs dans les cristaux {fq. 9).

Si on prolonge les faces alternatives (lu dodécaèdre hexagonal jusqu'à ce que les faces intcrmcdiaireB soient absorbées en entier, on obtient une forme à ^ ou 6 faces qu'on appiile forme lé-

fait doni Menons, tènics, des lignt face opposé f

toutes ces faces sont des rhom- 1jcs(^.10}, on la dési- Fif. 10, gne par le

nom de rhomboèdco. La figure ci-contre (/îy. 1 1) montre que l'on j trouve la mémo disposition d'axes.

Système rectattgulaire, ou rhombique. — Représentons-nous un prisme droit à base rectangle, c'est-à-dire un prisme où toutes les faces sont des rectangles {jîg.

On n'y arrive pas au moyen de modifications symétriques sur les formes précédentes; ce priune partie d'un quatrième ^stème.

dans les deux premiers syss du milieu des faces à la aura encore trois lignes

perpendiculaires; mai^iÇompte ces faces SOBt des rectangles, ces tro^a^^ seront iné^mx, et c'est ce qui constitue la différence avec les deux premiers sys|:ènies)'. ,,

Le prisme droit à taas. rrei^angle et VoctaËdre droit à base rhombe se rencontrent fréquemment dans les, cristei}ï.

Système monohlinoé^^e. ., — Supposons

prisme oblique à base carrée {fig. 13), rectangle (/tg. 44} ou

' " io). On n'arrivera jamais à cette forme, {tar suite

SVSTÈMES CltlSTALLlKS. b»/,SS»i.(*»,te;paroun=ft,„,„,„,.ri„„.r,l,part,,j.„

Fig. 15.

-awew&l^W'^- " «s* semblable au proci^ifcnt sauf lobliquilé. ^ CTeaà po"i' axes, corumc dans Igs ) ", 2% 4- syslèmea, trois L fi-BffliaiagiQaKea menées par les centres des faces opposées. L^^\ibase cal un carré, un rectangle ou un rhombe, les I ieuiBMsdansUbase sont perpendiculaireaentreeui,et, comme 1 \eçrismeest oblique, le troisième axeestoblique sur leplandea deux autres.

Le prisme oblique, à base riiombe, dans lequel cristallise le sou&e par la fusion est la forme la plus ordinaire de ce sjslèmc.

Sjfsiéme triHimédrique. — Rcprosentons-nons le prisme oblique do sysIÈme précédent ajant pour base, non plus un rec- ItBgle, on rliombe, ou un can-é, dans lesquels les deux axes sont perpendiculaires, mais un parallologramnie dans lequel les deux axes sont obliques Ifig.

10), et nous aurons un prisme dans lequel les trois ases seront obliques les uns sur les autres.

I.t^ siilfale de cuivre cristallise sous des formes de ce sjsifmc.

0. Dlmorpblsme. — Quand on examine les diverses formes oistailines d'un corps, on trouve que g'énéralement elles déritinittoiitoJMHo^aA'saHfrei! d'après la loi de Haùy, elmfemft

12 DIMORPHISME. ISOMORPHISME.

on avait cm que cette règle était absolue. Il n'en est rien, et c'est cette propriété qui constitue le dimorphisme.

Le carbonate de chaux cristallise sous une foule de formes qui dérivent de deux types, ou qui appartiennent à deux systèmes cristallins différents. L'une est le spath d'Islande qui forme des rhomboèdres dont l'angle est de 105»,5'. L'autre estrarrs^onite, cristallisée dans le système rhombique. On dit que ces deux formes sont incompatibles.

Le soufre obtenu en cristaux parla fusion est en prismes obli> ques du système klinoédrique, tandis que le soufre qui a cristallisé à froid dans le sulfure de carbone est en octaèdres droits du système rhombique.

Il est même des corps, l'oxyde de titane, par exemple, qui cristallisent sous trois formes incompatibles.

40. Isomorphisme. — L'isomorphisme est une propriété qu'ont certains corps de cristalliser, soit sous la même forme, soit sous des formes très-voisines, et de se remplacer mutuellement dans leurs cristaux sans changer sensiblement la forme de ceux-ci.

Il faut, pour que les corps soient considérés comme isomorphes, que ce remplacement soit possible. Ainsi l'alun de potasse, l'alun d'ammoniaque et le sel marin cristallisent tous trois sous les mêmes formes du système cubique. Mais, si l'on met dans le même vase une solution d'alun de potasse et une solution d'alun d'ammoniaque, on n'obtient qu'une seule sorte de cristaux renfermant tous de l'alun de potasse et de l'alun d'ammoniaque ; tandis que, si l'on ajoute une solution de sel marin, celui-ci donnera des cristaux spéciaux, quoiqu'ils aient la même forme que les cristaux mixtes des deux aluns.

A cette similitude de formes correspond l'analogie de composition. Ainsi les carbonates de chaux, de magnésie, de zinc, de fer, de manganèse, sels en tout semblables, sauf en ce point que le calcium est remplacé par le magnésium, le zinc, le fer ou le manganèse , cristallisent en rhomboèdres dont les angles sont très-voisins, et ils forment des cristaux mixtes.

Cette loi rend de grands services pour la fixation des formules de certains corps, car, lorsqu'on rencontre une substance isomorphe à une autre dont on connaît la constitution, on en déduit la constitution du premier.

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