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PROPRIÉTÉS DES MÉTAUX

s'y enflamment à une température peu élevée. L'or luî-n est attaqué par l'eau régale.

Le soufre a été nommé par les anciens le minéralisateu métaux parce que un grand nombre des rainerais des m( sont formés par leurs sulfures. Le soufre , légèrement ch avec du cuivre, s'y combine avec incandescence; avec le cure il y a une véritable explosion.

Tous les métaux, sauf quelques-uns, que l'on appelle m précieux, s'oxydent directement. Les causes qui rendent le tact plus parfait facilitent l'oxydation. Ainsi, l'oxydation ef pide lorsque le métal est volatil comme le zinc, parce que la face de ce métal reste toujours parfaitement décapée ; q l'oxyde est volatil comme celui d'antimoine ; ou encore loi le métal est très-divisé ou poreux. La présence de l'eau a l'oxydation, soit parce que ce liquide dissout l'oxyde au fi à mesure de sa production, comme dans le cas du potass soit parce que l'oxygène, dissous dans l'eau, agit à l'état sant, ou bien encore parce que l'acide carbonique dissous l'eau tend à former un sel avec l'oxyde ; c'est ce qui arrive le fer : son oxydation, nulle dans l'oxygène sec, est au cont très-rapide dans l'air humide. L'eau se décompose aussi ds cas de ce métal, car la rouille obtenue contient de petites q tités d'ammoniaque dont l'azote provient de l'air, et l'hydro de l'eau.

L'ozone oxyde l'argent et le mercure sur lesquels l'oxygèn dinaire est sans action. Les métaux, sauf les métaux préci décomposent l'eau ; la température de cette destruction ee riable.

Les acides favorisent la décomposition de l'eau par les taux, et par suite leur oxydation si le produit formé est base ; c'est sur ce fait que repose le mode ordinaire de pi ration de l'hydrogène.

L'inverse arrive si l'oxyde est acide; les alcalis favorise décomposition de l'eau par le métal : l'étain est dans ce cf

L'oxydation des métaux se produit encore en les traitant certains réactifs très-oxygénés : le nitre, l'acide nitrique son deux principaux.

On préviendra l'oxydation des métaux soit en les enduisaii

viîrnis, soit en les recouvrant d'un métal protecteur; le fer,

exemple, est préservé de l'oxydation par une couche de zint

gahmnisé) ou par une couche d'étain [fer blanc),

i2i. Classification des mètaxnL. -- Qw w'est pas en

CLASSIFICATION DES MÉTAUX. 26a

arrivé à une classification naturelle des métaux, et l'on fait usage d'une classification artificielle, due à Thenard, qui repose exclusivement sur Toxydabilitc de ces corps. Elle contient six classes. La sixième renferme les métaux précieux, caractérisés par ce fait qu'ils ne décomposent pas Teau et que leurs oxydes sont réductibles par la chaleur seule. Les métaux des cinq autres sections décomposent l'eau.

r® section. — Métaux décomposant l'eau dès la température ordinaire:

Potassium ,

Sodium,

Lithium,

Rubidium,

Gœsium,

Thallium.

Métaux alcalins.

Barium,

Strontium, ] Métaux alcalino-terreux.

Calcium.

2^ section, — Métaux décomposant l'eau vers 100° :

Magnésium, \ .\luminium, ( ,,,^ Gtacinium, ( Métaux terreux.

Manganèse, .

et plusieurs métaux mal connus, l'yttrium, le thorium, le cérium, le lanthane, le didyme, l'erbium et le therbium.

Disons de suite que l'aluminium et le glucinium, métaux mal connus à l'époque où Thenard établit cette classification, doivent en être écartés, car ils ne décomposent pas l'eau vers 100 degrés.

.V section. — Métaux décomposant l'eau vers le rouge sombre uu à froid en présence des acides étendus :

Zinc,

Fer,

Chrome,

Nickel,

Cobalt,

Cadmium,

Vanadium,

Uranium.

4l section. — Métaux décomposant l'eau à une Xemvét^VxïVfe

Ui CLASSIFICATION

plus élevée que les précédents et ne la décomposant pas en présence des acides. Ils la décomposent en présence des alcalis :

Ëtain, Antimoine,

et plusieurs autres métaux moins connus^ le molybdène^ le tangstcne^ le tantale^ le titane^ l'osmium^ le pelopium et le niobium.

o« seotion. — Métaux ne décomposant Teau qu'avec difficulté aux températures les plus élevées; ne la décomposant ni en présence des acides ni en présence des bases :

Bismuth,

Plomb,

Cuivre.

6^ section, — Métaux ne décomposant pas l'eau et dont les oxydes sont réductibles par la chaleur seule :

Mercure, Argent, Or, Platine,

et certains métaux qui se trouvent dans la mine de platine : le ruthénium, le rhodium, l'iridium et le palladium.

Cette classification est tout à fait artificielle, car elle n'a pouf base qu'une seule propriété des métaux, mais comme cette propriété, leur oxydabilité, est de beaucoup la plus importante, cette classification a rendu et rend encore des services. Seulement on ne peut laisser l'aluminium et le glucinium à la place qu'ils occultent, parce que ces métaux sont aussi peu oxydables à l'air que l'argent. On ne peut pas les ranger dans la sixième section parce que leur oxyde est irréductible par la chaleur. M. H. Deville a proposé de créer une septième section dans laquelle plusieurs métaux mal connus semblent devoir être placés, section caractérisée par l'inoxydabilité directe du métal, et la non-réductibilité de leur oxyde sous l'influence de la chaleur.

122. M. Wurtz, dans des conférences pleines d'intérêt faites récemment à la Société chimique de Paris sur la théorie atomique, a jeté les bases d'une classification naturelle des métaux ; mais, il le reconnaît lui-même, l'application de ce principe ;)résente des difficultés dont la solution est encore à trouver. Le potassium , les métaux akaWws, «l l'argent sont, comme

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