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SEL AMMONIAC

tiony et on les fait cristalliser une seconde fois pour débarrasser les cristaux de diverses matières noires. Si Ton a fait la saturalion par l'acide chlorhydrique, on évapore à sec et on sublime le sel dans des fioles en verre ou mieux dans des chaudières hémisphériques en fonte, formées de deux parties réunies par des clavettes : le sel est placé dans l'hémisphère inférieur, la chaleur le sublime dans l'autre; après le refroidissement on sépare les liéndsphères et on enlève le pain condensé dans la partie supérieure.

SULFATE D*AMMONUQUE.

Ai IP ho, SO' = Ai h* O, S03 = 66.

Ce sel est isomorphe avec le sulfate de potasse, fusible à 140^ et décomposable au-dessus de 1.80°.

On l'emploie pour fabriquer l'alun et le carbonate d'ammoûquc. On le fait entrer dans certains engrais artificiels.

GiaX)BUYDBAT£ D'AMMONIAQUE.

Al H>, H a ou Ai H« a = 53,&.

SYifOifYME : sel ammoniac.

- Nous venons de voir comment on peut préparer ce sel directement avec les eaux ammoniacales. Souvent on le fabrique en chinflant dans un des appareils de sublimation décrits plus but un mélange de chlorure de sodium et de sulfate d'am- Boniâqué. La réaction s'exprime par l'égalité suivante :

AxH^CSO^ + NaCl == AïH^Cl + KaO,SO^

volaUl. fixe.

U possède la saveur du sel ordmaire; il cristallise en cubes coounelui, et il est isomorphe avec ce sel et avec le chlorure de potassium. Il se dissout dans son poids d'eau bouillante et dans fax fois et demie son poids d'eau froide.

U chaleur le volatilise avant de le fondre. Il forme avec le cUorure de platine un chlorure double Pt Cl' + Az H^ Cl jaune> pea soluble dans l'eau.

Ce sel nous a servi à préparer l'ammoniaque. On l'emploie pour la soudure des métaux : l'union des métaux ne peut avoir lieu que si leur surface est parfaitement décapée; or si l'on saupoudre les surfaces à souder avec ce sel , \eâ o\>[Àe& ^^w\

312 SELS AMMONIACAUX.

changés en chlorures^ qui, étant volatils, laissent le métal parfaitement décapé.

Ce sel agit comme stimulant à l'intérieur. A l'extérieur il e^l résolutif et sédatif. ?

Vazotate d'ammoniaque nous a permis de préparer le protoxydè d'azote (55).

Le phosphate d'ammoniaque calciné (90) fournit racidemé^ taphosphorique.

Si l'on met le feu à de la gaze ou à toute autre étoffe imprégnée d'une solution de ce sel, et qu'on mette le feu à un point de ce tissu, il se charbonne, mais l'acide phosphorique mis eo liberté arrête la propagation du feu.

Le mlfhydrate d'ammoniaque est un réactif très-usité pour U séparation des métaux. On obtient sa dissolution en faismt passer un courant d'acide sulfhydrique jus€[u'à refus dans une solution d'ammoniaque, et en ajoutant ensuite à la liqueur autant d'ammoniaque qu'elle en renferme déjà.

Carbonates d'ammoniaque. Le seul usité est le sesqui-carbonate

2 Az H^O H 0, 3 CO*, que l'on prépare en chauffant dans l'appaiei distillatoire un mélange de carbonate de chaux et de sel ammoniac. Une partie de l'ammoniaque se dégage :

3 (CaO,C02) + 3 AzH* Cl = 3 CaCl + AzH5+ 2 ÀzH-»OHO,3C0'.

Ce sel, appelé quelquefois sous-carhonaie d' ammoniaque, id^ latil anglais , dégage de l'ammoniaque, et se change en bkaiv bonate à la température ordinaire ; il a perdu alors sa iranapir rence. Dans l'eau chaude il se transforme en carbonate neutre.

Ce sel, enfermé dans un flacon avec quelques gouttes d'une essence, constitue le sel volatil anglais, qui produit un dégagement léger et permanent d'ammoniaque.

Les gouttes céphaliques anglaises, l'huile de Sylvius en contiennent. C'est un agent énergique, que l'on administre daM les cas où l'ammoniaque est employée avec succès.

Caractères des sels ammoniacaux. — Ils précipitenl, comme les sels de potasse et dans les mêmes conditions, par k sulfate d'alumine, l'acide tartrique et le bichlorure de platine. Le chlorure Pt Cl*, AzH*Cl est jaune et insoluble dans l'eaa fortement alcoolique. Il sert à doser l'ammoniaqne , et l'on opère exactement comme pour la potasse (156); seulement k proâuit de la calcination est du platine métallique.

BARYTE ET COMPOSÉS. 313

A côté de ces métaux se placent le lithium^ connu depuis longtemps^ qui se rencontre dans le lépidolithe et dans d'autres mifiéraux^ et quatre métaux isolés nouvellement par la méthode if analyse spectrale due à MM. Bunsen et Kirchoff : le rubidium, retiré du lépidolithe de Saxe ; le cœsivm, trouvé par ces deux savants dans les eaux mères des salines de Tynrckeim 'yXethaUium, entrevu par M. Crookeset isolé par M. Lamy ; et Vivdium, découvert par MM. Reichs et Richter dans certains minerais de zinc.

MÉTAUX ALCALINO-TERREUX.

Barium Ba = 68,5. Strontium Sr = 45,7. Calcium Ga = 20.

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