PHOSPHATES DE CHAUX
166. Nous avons fait connaître la composition du phosphate de chaux des os , 3 CaO, PhO^ et celle du phosphate acide; de diiox qui résulte du traitement du sel précédent par l'acide ■Unique. Le phosphate de chaux des os se dissout facilement dlBsl^ aeides les plus faibles; un os placé dans une bouteille i'eiu de Seltz s'y ramollit en vingt-quatre heures : le phosphate ot dissous, et la matière organique reste, de sorte que la forme de l'os est conservée, mais la rigidité, qui lui est donnée par le ttl calcaire, a disparu.
Certaines solutions, celles des chlorures, bromures, iodures tlealins, dissolvent aussi un peu le phosphate de chaux. On compKDd la raison qui nous fait insister sur cette solubilité : le phosphate de chaux entre dans la constitution des tissus des végétaux et des animaux, et nous devions expliquer comnunit •* sel peut y pénétrer.
ilt^puis un certain nombre d'années l'agriculture consomme de fortes proportions de ce sel, et on se préoccu\ic à'ew wi-
322 SELS DE BARYTE, STRONTIANE, CHAUX.
chercher les gis(îments. On a trouvé en Espagne et dans phh i sieurs parties de l'Angleterre et de la France des coquilles foi^' silos 9 mêlées d'ossements fossiles et de masses arrondies rognons^ nommées coprolithes, qui paraissent être les eictè* ments de grands sauriens dont les ossemens sont dans mêmes couches; on en a rencontré aussi près du Ex dans l'Allier^ dans le Pas-de-Calais, en Normandie, le Boulonnais, près de Lille, à A uteuil auprès de Paris. Ces ossements , coprolithes ou nodules , renferment de 50 à 83 pour 100 de phosphate de chaux mêlé à de l'argile, de la cnie, du charbon, des silicates. Ces matières doivent subir une préparation avant d'être employées par l'agriculteur, parce que jetées sur les terres, même à 1 état d'une poQdre fine, elles ne se dissolvent que fort difficilement dans les acides.
On a essaye en France de dissoudre le phosphate de chan , par l'acide chlorhydrique, et de le reprécipiter, car il est ûxh assimilable; mais l'attaque à l'acide n'est pas complète. L^A||^^ glais fabriquent et consomment d'immenses quantités de OIV;; matières à l'état de superphosphate de chaux. Le phosphate ii%ï néral pulvérisé est mélangé avec de l'acide sulfurique coaceiili|(i le mieux possible , afin que cet acide pénètre dans toute. I|^ masse, puis l'excès d'acide est saturé par de la chaux, des ce% dres, de la poudre d'os. On règle la quantité d'acide sulfuriqie sur la proportion de phosphate et de carbonate trouvés dans le phosphate naturel.
Le chlorure de calcium se prépare en dissolvant la craie daiift l'acide chlorhydrique, et en évaporant, puis calcinant le résida. Ce sel sert à l'état anhydre pour dessécher les corps, parce qtfl a une grande tendance à fixer 6 équivalents d'eau. Le chlorufo cristallisé produit en se dissolvant un froid suiFfisant pour «m*geler du mercure.
Le fluorure de calcium (spath fluor ) est un minéral, cristalM en beaux cubes colorés en vert ou en violet, dont la poudre s'emploie comme fi^ndant, et pour préparer l'acide fluorhydrique.i1 devient phosphorescent par la chaleur.
167. Caractères des sels de barjrte, de strontiaae e^ de chaux.
Potasse, soude. — Précipité blanc d'hydrate de ces bases.
Carbonates alcalins, — Précipité blanc de carbonate de ce*bases.
Sulfater alcalitis ou acide sulfunque. — Vr^ciçité blanc avec ]fi^
MAGNÉSIUM ET COMIMJSlDS. 323
i des deux premiers métaux^ même dans les liqueurs très- ■ioes ; les sels de chaux ne précipitent pas si la solutiun est Hdiluéey parce que le sulfate de chaux est loin d'être insoluble. Imlote d'ammoniaque. — Les sels de ces trois métaux préileiit en blanc, mais le précipité formé dans les sels de nx est seul insoluble dans les acides faibles comme racidc Mique.
Les sels de baiyte cdorënt les flamniM en vert, » « strontiane » » » rouge, w » chaux » w H jaune.