MANGANÈSE
]e métal est gris, très-dur^ et très-difficilement fusible.
1 s'oxyde {i l'air quand on le chauffe, il décompose Tcau vers
3n le prépare en calcinant l'oxyde Mn* 0*avee du charbon, lui-ci ne doit pas être en excès, parce que ce métal forme , isi que le fer, une sorte de fonte avec le charbon.
OXYDES DE If ANGANÂSB,
Ces oxydes offrent une série aussi régulière que nombreuse. (1 connaît :
k) proiQi^yde Ma 0, isomorphe i^vec les oxydes Mg O, U^a 0,
l'oxyde salin Mn^ 04 = Mn O, Ma^ 0\
le sesqoiQxyde Mn^ 0^, isoinorphe avec Fe' Q^, Al' 0^, Cr' 0^,
tebipxyde MnO^
Tadde manganique Mn 0^,
l'acide permanganique Mn'^O^.
Protoxyde, MnO. — On Tobtient sous forme d'une poudre erte en réduisant les autres oxydes par Thydrogène. On préireson hydrate en versant de la potasse dans un sel; il se récipite sous forme d'une matière gélatineuse, blanche, qui unit aussitôt en se transformant en oxyde lUpMour. Cet cyde est une base peu énergique; ses scli ontupe Ulnte blanc ié; les deux principaux sont le sulfate et le cblûTUfO. Cd deriereat la résidu do la fabrication du chlore; on Pemplola avec leeës à la déalnfeotton des fosses d'aisance : l'acide sulfhydrique si détruit et changé en un sulAire rosé insoluble dapa l'eau :
Mn Cl + AzH^S = MnS + AzH^Cl.
8<»8qaiçi;i;yde, Mn* O*. — On le trouve dans Id, nature :
à l'état anhydre, c'est la krauniie; n hydraté, c'est Vaeerdè^e.
Cet oxyde peut donner avec l'acide sulfùrique un sulfate ^ la solution est rouge de sang, et ce sulfate est susceptible fournir des aluns.
Oxyde salin, Mn' O*. — Cet oxyde constitue un minéral pelé Vhaussmanite, Cet oxyde se forme toutes les fois que Ton iWe un oxyde inférieur, ou que l'on calcine un oxyde supéur : témoin la préparation de l'oxygène. Sa couleur rviu-
Zn ESSAI DE MANGANÈSE.
peàtrc le fait nommer d'ordinaire l'oxyde rouge de mangaDèstL
On doit écrire sa formule Mn 0, Mn' 0', parce que bous l'influence des solutions alcalines il se détruit en ces deux oiydo.
173. Bloxyde, MnO*. — Ce corps, appelé souvent le ftroœyde de manganèse, est le plus important de ses oiy<tb. Il est assez commun dans la nature, où on le rencontre tristallité en prismes rhomboidaui dont la teinte est grise et la poiissiire nuire. Les minéralogistes le désignent sous le nom de pyrûbatte.
Il sert surtout à {kbriquer le chlore, l' oxygène, et les autres oxydes du manganèse.
Comme il est toujours plus ou moins impur, le commerce a grand intcrêtà savoir la quantité de chlore que cet oxyde dégagera.
176. Essai des manganéBes. — Le calcul prouve que 3^',93 de bioxyde de manganèse pur dégagent ! litre de gaz chlore i. Q" sous la pression de 76*'"-
C'est pourquoi, après avoir mélangé le manganèse à essayer, oD en pèse 3«'-,98 ifig. 91). On les place dans un ballon de
Fig. M.
oO'^'' environ, on y verse aS'-'' d'acide chlorhydrique, et» adapte aussitôt à ce vase untube recourbé dont la seconde branche est assez longue pour pénétrer au centre d'un matras à long ai- La capacité de ce matras est d'un demi-litre à trois quartsde litre au plus. On le remplit d'eau dcaline presque jusqu'à 11 naissance du col du ballon; cette eau doit contenir lOàlSgrde potasse.
L'appareil doit Être incliné comme le montre la figure. On chauitc le petit ballon très-faiblement, de façon à entreteoiro) rourant lent de chlore. On porte très-lentement le liquide à t'é-