‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 215 sur 508 · SULFATE DE FER · texte numérisé non relu

SULFATE DE FER

FeO,SO» + 7 HO = 139.

Stnontmes : couperose verte, vitriol vert.

On préparé ce sel dans les grandes villes avec les déchets ïue l'on traite dans des bassines en plomb par des résidus sulfurique qui ont servi à diverses industries, le fabrique en grand dans quelques contrées, comme irdie, au moyen de certaines pyrites de fer alumineuses. jel du commerce est d'ordinaire mélangé à de petites tés de sulfate de cuivre ou d'autres sels. On le purifie en ant la solution en présence de limaille de fer. Le cuivre eiprté, et de plus la liqueur, étant toujours acide, dégage drogène qui empêche le fer de se peroxyder. »el se présente en cristaux vert émeraude du système lombique. Ils perdent 6 équivalents d'eau à 100°, le r n'est enlevé qu'à une température de 300°; le sel anest blanc, il reprend sa teinte en présence de l'eau. Au il se détruit^ et donne du colcotàr.

Le sulfate de fer est soluble dans Teau. Les cristaux et sa solution se couvrent dans Tair d'une poussière qui est formée par un sel basique de peroxyde inaolufai

iFeO,S03 4.0 = Fe20«, 2 SO*.

insoluble»

On tire parti de la grande oxydabilité du vitriol ^ opérer des féductlons. Ainsi, Tor en poudre des pc! porcelaine est tédtiit par le sulfeite de fer.

Ce sel est employé poui' fabriquer le colcotar, 1 Nordhausen et Tencre. Il sert en teinture à faire les n gris, le bleu de Prusse, la cuve d'indigo.

Ce sel, s*altérânl facilement, est d'un emploi médics On lui substitue un mélange cristallin de sulfate fer ei indiqué par M. Latour.

Phosphates de ter. •— Les phosphates de fer so blcs dans Teau. M. Persoï a montré qué le pyropho îct est soluble dans le pyf ophosphate de soude. On a vanté les dissolutions de ce phosphate dans divers réa< leur efficacité n*est pas démontrée.

C!&i*bonitte de fer, FeO, CO^ — C'est le fer spat minéralogistes; il est isomorphe avec le spath d'Islan les cai*bonates de manganèse et de magnésie.

Le carbonate de fer est employé en pharmacie à draté. Il est le principe des pilules de Vallet et de Blai

En Angleterre on fait un usage assez fréquent de de fer desséché au bain-marie avec du sucre, et d'une tion, appelée cûrb<Aiate de fer effervescerd, composée (

Sulfate de protoxyde de fer 40

Bioarboaate de soude. . . . » ieo

Acide tartrique 96

Acide citrique 8

Sucre. 44

On pulvérise ces matières à l'état sec , on les aro ritron et on en fait des granules. On en met 4 à S dans un verre d'eau, et on boit aussitôt : tout le fer < en raison du grand exc(îs d'acide carbonique.

Le carbonate de fer est une des meilleures prépa fer, parce que s*il est insoluble comme les oi^es, ('arl)onique est expulsé sans difficulté par les acid< (omac, et alors il ag\Vmè^\afe\«tûft^^,\ï^\s^x^^5art, i

PRUSSIATËS D£ POTASSE. 349

Pour le préparer on introduit dans un ballon IOOk""* d'eau distillée et 205''* de fer en tournure, puis on ajoute peu à peu, et en agitant, SO*^'* d'iode; on chauffe légèrement, et on filtre la liqueur t lorsqu'elle n*a plus que la teinte verte des sels de protoxyde de r fer. On évapore rapidement la liqueur en y maintenant quelques l lames de fer, et on coule Tiodure sur une assiette dès que le ^' Hquide déposé sur un corps froid se solidifie. Il faut se hâter de l'introduire dans les flacons bien secs, bouchant à l'émeri.

Lorsque ce corps est altéré on le ramène à l'état de protoiodure en le redissolvant, et en évaporant sa solution au contact ^, de quelques lames de fer.

189. Les cyanures de fer ne sont pas bien définis. Ferroc^anure de potassium, K"Fe Cy' + 3 H 0. — Cette "Substance remarquable, appelée aussi prussiate jaune, cyartoferrm depotdssium, s'obtient dans les deux circonstances suivantes. Lorsque Ton fait passer un courant d'air dans du charbon rouge pour le débarrasser de son oxygène, et que l'on force -les gaz restant à traverser une colonne de charbon, imprégnée de carbonate de potasse, l'azote est absorbé et fournit du cyanure alcalin. Si l'on fait bouillir la matière noire qui résulte de ce traitement avec de l'eau et du fer, celui-ci se dissout, et si iprès avoir filtré la liqueur on l'évaporé, elle dépose de magni- I' fiqnes cristaux jaunes qui ont pour formule brute

FeCy + 2KCy + 3 HO.

On obtient la même réaction lorsqu'on calcine du carbonate dépotasse avec des matières organiques azotées comme la peau, ^ le cuir, la corne, etc.

Si ce sel jaune était un cyanure double de fer et de potas-

.^ âum, il présenterait les réactions du cyanogène, du fer et du

l potassium ; or, le potassium y est seul décelé par ses réactifs ; le

fer et le cyanogène y sont à l'état d'union intime , et pour le

prouver il suffit de dire que les cyanures sont de violents

' poisons, tandis que le ferrocyanure n'est pas du tout toxique.

Ceci suffirait pour justifier la formule

(FeCy3),K2.

Ajoutons encore que ce sel traité par une dissolution saline de cuivre, de zinc, de plomb, perd seulement le potassium, qui est remplacé par 2 équivalents de ces métaux , et que le fer n'est pas séparé du cyanogène ; enfin, ces divers sels soumis ù raction du gaz sulfhydrique perdent ces 2 cquWaAcwls. ôl^tsvçX^,

dàO PRUSSIATëS de potasse, bleu ÙE PRUSSE.

et 2 équivalents d'hydrogène prennent leiir place end< acide :

(FeCy*)K« + 2 (PbO,A205) ^ (FeCy«;Pb« + 2 (KO,Azi

et

(FeCy')Pba + 5 HS « (FeCy»)!!^ + î PbS.

Donc les feirocyànurés se comportent comme s'ils maient un radical (Fe Cy') capable de saturer deux éqmi lents d'hydrogène et de métal.

Le prussiate de potasse devient blanc l(»rsqu*on le d( il se détruit au rouge en donnant du cyanure de potassium ci i carbure de fer.

Il fournit avec les solutions métalliques des précipités soi caractéristiques.

Chauffé avec de Tacide sulfurique, il dégage de Voxyde carbone.

Sa dissolution soumise à un courant de chlore jusqu'à que la liqueur cesse de précipiter par les sels de fer au mum donne par Tévaporation de beaux prismes rouges d'i composé analogue^ appelé le ferricyanvre de potassium, ou et core le cyanure rouge, le prussiate rouge,

2 (K2,FeCy3) + Cl « K'^Fe^^Cy^ + KCi. .

Ce nouveau prussiate donne avec les sels de fer, de zinc, etc. des précipités caractéristiques de ces métaux.

Bleu de Prusde, 2 (Fe»Cy«) + 3 FeCy + 9H0. —Ce con posé, découvert en 1704, à Berlin, par Diesbach, se précipil quand on verse du ferrocyanure dans un sel de fer au maB mum:

I (Fe« C, 3 S 03) + 3 (K* Fe Cy3) = 6 (K O, S 03) + î (Fc» Cy*, $ F«C3

Si Ton fait la précipitation par un sel de protoxyde de fer, précipité est blanchâtre, puis il bleuit à la longue en produisa un mélange de sesquioxyde de fer et de bleu de Prusse, qui « désigné sous le nom de bleu de Prusse basique.

Lorsque Von traite un sel de protoxyde de fer par du fer cyanure de potassium, il se forme également une matiî bleue; mais cette matière, appelée bleu de fVance, est différcn C'est du ferricyanure de fer, dont la génération s'expliqpie moyen de l'égalilé

S (FeOySO^) + K\(Fe^ C^*^ = ^ (JLO^SO^ + Fc3,Fc«Cy«.

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