On connaît deux oxydes de Tétain
le prot oxyde... SnO,
le bioxyde SnO^ (acides stannique et métastannîqoe).
Protoxyde, SnO =67. — Il s'obtient à l'état d'hydrate bl en versant un carbonate alcalin ou mieux de l'ammoni dans une solution de protochlorure d'étain ; cet hydrate se forme, quand on le chauffe, en oxyde anhydre de teinte oliye. oxyde est rouge si l'on évapore à sec le liquide sans avoir^ei par des lavages l'ammoniaque et le sel ammoniacal formé la liqueur. L'hydrate de protoxyde d'étain est soluble dans la tasse et dans la soude ; si l'on évapore ces stannitcs alcalins le vide, il se dépose de l'oxyde anhydre en cristaux noirs. Bioxyde d'étain, Sn 0* =75. — Cet oxyde constitue la sitérite naturelle, qui cristallise dans le système tétragonal. Lorsqu'on traite l'étain par l'acide nitrique étendu, une lente réaction se déclare, et une poudre blanche se préci Elle constitue l'acide métastannique Sn*0*® + 40 HO; chai vers 100°, elle perd la moitié de cette eau; traitée parles ali elle fournit des composés incristallisables, dont la formule est
Quand on verse une solution de carbonate de soude dans une solution de bichlorure d'étain, il se produit une poudre blanche, appelée Tacide stannique; sa formule est SnO' HO. L'hydrogène de ce corps est remplaçable par le potassium et le sodium ; les sels obtenus sont cristallisablcs. Cet hydrate difPère en outre du précédent en ce qu'il se dissout dans les acides.
SULFU1\ES D'ÉTAIN.
499.11 en existe deux; leurs formules Sn S, Sn S* correspondent à celles des oxydes. On les obtient à l'état hydraté en versant de r hydrogène sulfuré dans un sel de protoxyde ou de bioxyde; le premier est marron, le second est jaune; tous deux sont des sulfiwides : ils sont solubles dans le sulfhydrate d'ammoniaque et dans les sulfures alcalins.
Le bisulfure anhydre est désigné par le nom d'or massif. On Je prépare en chauffant awbaÂxv de sable 42 p. d'étain, 6 p. de
CHLORURES D'ËTAIN. 363
nercnre, 7 p. de soufre et 6 p. de sel ammoni&c. Le bisuirure est sublimé dans les parties supérieures du vase par le mercure et le >e] ammoniac, sous Torme d'un pain formé d'écaillés jaunesd'or, brillantes,onctueuses,aïeclesquellesonbroniaitautrefoislebois.
CHLOBDHES D^AIN.
200. lien existe deux; ils correspondent aux oiydes etaui sulftires.
ProtocUoPore, Sn Cl, 2 HO. — C'est le seul sel d'étain Mité. On le prépare en dissolvant Vélain dans l'acide chlorhy- 4rique et en évaporant la liqueur à sec. Il se solidifie en aiguilles oîMalIines, de saveur trës-styptique. Il se dissout dans un peu Ceau, mais unegrande quantité de ce liquide yproduit un dépôt foijchlorure h moins que l'on n'ait fgouté préalablement de l'icide chlorhydrique.
C'est un agent réducteur énergique ;ilramèneleehlorure d'or k l'état métallique , le bichlonire de mercure à l'état de protodilorure et mêirfe de niercure métallique. En teinture, il sert à m^r, sur certains points des étoffes, les couleurs aux sesqui- Oijdes de fer et de manganèse en les desoxydant : il se forme unsel de protoxyde de ces métaux qui est dissous par l'eau.
SOl.Blchlorured'étaia. — Ce corps, appelé liqueur de Lil'»tiK,8e prépare en dirigeant du chlore sec sur de l'é tain placé dins une cornue qu'on chauffe légèrement; le bichlonire distMe [fg. 93).
364 CâKâCTÈRES des SELS D'ÉTAIN.
C'est un liquide très-fumant, bouillant à 120®. Il s'unit à l'cao avec violence, et il peut donner naissance à des cristaux de Thydi'ateSnCl* 5 HO, si Ton n'emploie qu'une petite quantité de ce liquide.
L'étain, traite par l'eau régale, fournit un mélange des deui chlorures^ nommé la composition d'étain.