‹ Manuel de chimie médicale et pharmaceutique (volume 2)Chapitre 236 sur 508 · EMPOISONNEMENTS PAR LE PLOMB · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENTS PAR LE PLOMB

Le plomb est absorbé peu à peu par les voies digestives ourespiratoires^ et même par la peau ; et^ comme son élimination esttrè&^aible, au boutde quelque temps il s'est accumulé en proportionsassa notables pour amenerrintoxication. Celle-ci sedéclarequelquefab avecrapidité^ mais d'ordinaire elle n'apparaît qu'après plusieun semaines^ plusieurs mois même. Le visage devient jaune pàle^ les forces diminuent^ le corps s'amaigrit^ les gencives se bordent d'un liséré bleuâtre de sulfure déplomba l'haleine devient fétide, la sensation s'affaiblit dans les bras. A ces symptômes se joignent peu à peu une constipation opiniâtre^ et des coliques, appelées œîiques depîonib, caractérisées par une douleur, souvent très-vive à l'ombilic, qui s'atténue par la pression. Puis viennent des accidents nerveux, syncopes, délire, accès épileptiformes, paralysie partielle affectant surtout les muscles du bras et de la main. Ces accès cessent, reprennent après des intervalles qui sont quelquefois éloignés de plusieurs mois, et enfin une paralysie ou une apoplexie amène la mort.

Les lésions sont peu accusées. Pour reconnaître ce poison on détruit la matière organique dans une capsule de porcelaine par de l'acide azotique, on reprend le résidu par de l'eau acidulée avec l'acide azotique, on filtre, on lavç le filtre, et on évapore bi liqueur à sec pour chasser l'acide azotique. Le résidu est repm par l'eau, et le liquide est traité par les réactifs des 8els.de plomb.

Les empoisonnements aigus par les sels de plomb sont rares. Dans ce cas le mieux serait d'administrer du sulfate de soude ou de magnésie qui précipiterait le plomb à l'état insoluble. M. Bouchardat a conseillé le persulfure de fer hydraté; c'est un bon antidote, mais, comme il est insoluble, il ne pénètre pas dans les petits vaisseaux comme les sels précédents.

M. Mitscherlich recommande à juste titre l'eau albumineose qui coagule les composés du plomb. Ces antidotes chimiques n'ont pas dans les empoisonnements lents l'efficacité qu'ils ont dans l'intoxication aiguë, parce que le poison a pénétré à la longue dans les parties les plus diverses du corps et les plus éloignées du tube digestif en y formant des combinaisons avec l'albumine, et que l'antidote ne peut aller l'y chercher ou détruire ces combinaisons.

Nous avons fait connaître la méthode donnée par M. Melsens pour la guérison des empoisonnements lents par le plonb (iî)6).

t enivre a sa place naturelle dans la série magnésienne, et 8 aurions dû l'étudier après le fer ; ce qui aurait pu se e si nous n'avions pas craint de déroger à l'habitude génés en plaçant le bismuth près de Tantimoine, Tétain près du ixan, et le plomb près du calcium.

tlO. Action des sels de cuivre sur réconomie. — Les i de cuivre sont très-vénéneux ; aussi ne les emploie-t-on à tiérieur que dans quelques cas très-rares. Ils sont vomitifs Irritants.

Le cuivre métallique, Tammoniure de cuivre, ont été préconi- I contre l'épilepsie. A Tertérieur, ils sont usités comme asligents ou même comme caustiques.

CUIVRE MÉTALUQUE.

Cu = 52.

ta. État naturel. Extraction. — Le cuivre se rencontre Eu la nature, surtout à V éiaX de pynte de cuivre, minéral jaune litallique formé de sulfure, Cu*S, contenant du sulfure, de fer ; Hvent il est associé à des sulfures d'antimoine, d'arsenic, d'arfent, de plomb, etc.

On trouve encore le cuivre natif, à l'état d'oxyde Cl* 0, et hydrocarbonates (malttchite, azurité).

^ Le traitement de ces derniers composés est une simple fusion Wee du charbon.

» Le traitement des sulfures est très-compliqué. On les soumet lui grillage pour les débarrasser de la majeure partie du soufre, et l'antimoine et de l'arsenic. Les autres métaux s'oxydent parttlement. La masse est alors fondue avec du charbon et de la "iKce. Le fer forme une scorie de silicate de fer, le cuivre réduit '.ifwiit au soufre abandonné par le fer, et constitue un sous-sul-

Iffe fondu qu'on appelle une matte.

' Celte matte est encore ferrugineuse; on la grille et on la fond

^nouveau avec de la silice et du charbon jusqu'à ce que tout

^ fer ait disparu. On la grille alors pour brûler tout le soufre,

^on finit par obtenir du cuivre légèrement oxydé qu'on ré-

^ par le charbon.

Htipriétés. — Le cuivre est d'un beau rouge, très-malléable, ^«clile et tenace. Sa densité varie entre 8,85 et 8,93. Il fond vers '^, et il émet des vapeurs, car la flamme se colore eu verl.

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