SULFATE DE CUIVRE
CuO,SO» -I- 5H0 = 124,75.
13. Ce sel, appelé couperose ou vitriol bleu, s'obtient comme rc- % de l'affinage des métaux précieux. On le fabrique encore duLuffant des lames de cuivre dans des fours fermés; lors- % le métal est porté au rouge on jette du soufre qui fcre le cuivre. On ouvre alors les portes du four pour que k j pénètre : le sulfure se change en sulfate. On trempe les plies dans l'eau pour dissoudre le sel, et on évapore la lileur à cristallisation.
Ce sel cristallise en prismes du système triklinoédrique, d'un Buverdàtre. Ils s'efûeurissent à l'air. A 400<» ils ne conservent l'on seul équivalent d'eau qui se sépare des éléments du sel à le température beaucoup plus élevée. Le sel anhydre est incore; au contact de l'eau il reprend sa couleur. Au rouge il se iniit. 11 faut deux parties d'eau chaude et quatre parties d'eau Nde pour le dissoudre.
Ce sel est isomorphe avec les sulfates de fer et de zinc. Lorsque l'on verse de l'ammoniaque dans sasolution, il se pré- |Mte d'abord de l'oxyde de cuivre hydraté, puis ce précipité se ssouten donnant une liqueur, d'un bleu intense, qui est formée
par le sulfate d'une baseammoniée, nommée Toxyde anmioniocuprique.
Le vitriol bleu renferme . souvent du vitriol vert. Pour enlever ce fer on dissout le sel dans Teau^ on y ajoute et Teau de chlore pour suroxyder le fer, et on verse derammonift^ que en excès. L'oxyde de cuivre se précipite d'abord, puis se re: dissout, taudis que le fer reste précipité en flocons gélatf^ neux de peroxyde de fer. On peut aussi ajouter à la solutipàde l'acide azotique pour peroxyder le fer, puis on évapore à secÛ' reprend par l'eau; le peroxyde de fer reste presque entièrement insoluble à l'état de sous-sulfatc. Pour enlever le reste on filtre la liqueur et on la fait bouillir avec de l'hydrate d'oxyde decaiire.
Le sulfate de cuivre forme la base des bains de galvanoplastie.- II est très-employé en teinture. Il sert à faire les autres sels de cuivre.
Emplois médicaux. — Il est usité eu médecine comuw astringent et caustique. On l'emploie en collyre à la dose de iO centigr. pour 100 gr. d'eau ; en injection dans la proportion deJH centigr. pour 100 gr.; à la dose de i/45 en pommade sur des ulcères de mauvaise nature. On guérit les aphtes en les touchant avec un cristal de ce sel, et on s'en est servi avec succès, à la (Mb de 10 à 30 centigr. dans une potion, pour le traitement du croap. On l'emploie en Angleterre comme vomitif.
Arsénite de cuivre, 2 Cu 0, As 0^. — Ce sel, appelé vert A Seheele, se précipite quand on verse du sulfate de cuivre din de r arsénite de soude.
Carbonate de cuivre. — On trouve dans la nature un minéral d'un beau vert, appelé la malachite, qui a pour formule 2Cu 0, HO CO*. On obtient une poudre verte ( vert ndnM]» qui a la même composition, lorsqu'on fait bouillir des solution g de sulfate de cuivre et de carbonate alcalin. • '
Il existe dans le sol un minéral d'un beau bleu qui a pour composition 3Cu 0, HO 2 C0«. C'est Yazurite dont il existait à Chessy, près de Lyon, un minerai presque épuisé aujourd'hui. La poudre d'azurite constitue les cendres bleues.
Sulfures de cuivre. — Le sulfure Gu'S existe dans la nature, il est désigné par le nom de chalkosine. Uni au sulfure de fer, il forme la pyrite de cuivre.
Chlorures de cuivre. — On obtient le chlorure, CuCl -h 2 HO, formé de petits cristaux verts, en dissolvantà chaudl'oxyde, Cu 0, dans l'acide chlorhydrique.
Lorsqu'on fait bouillir de l'oxyde, CuO, et du cuivre avec Tir
Caractères des sels de cuivre.
hlorfaydrique, il se forme une liqueur noire qui est une dison de chlorure. Qu'ici, dans l'acide chlorhydrique. Si Ton de l'eaudans ce liquide, le chlorure, Cu' Cl, se précipite en .tétraèdres blancs que l'air colore et oxyde rapidement. chlorure se dissout dans l'acide chlorhydrique, et l'on utiette solution pour absorber l'oxyde de carbone (105). bnnè avec l'ammoniaque une solution incolore qui abénergiquement l'oxygène en bleuissant.