ACTION DU MERCURE SUR L'ÉCONOMIE
mercuriaux sont employés avec succès dans une foule de'i dies. Ils tuent les vers intestinaux et les animaux inférieuàl^^ constituent l'antisyphilitique par excellence. Ils réussissent plupart des affections scrofuleuses et lymphatiques^ et ib remède précieux dans certaines maladies chroniques de lâf -^
L'énumération des préparations mercurielles serait ment longue. On peut les diviser en deux grandes cDasses. •"'*'
Les premières , qui ont le calomel pour type , co; au premier degré d'oxydation du mercure; leur action est Les secondes 5 qui ont pour principal représentant le màf-* corrosif, correspondent au degré supérieur d'oxydation da cure, et ont une activité foudroyante.
M. Mialhe a fait une étude approfondie des diverses pi tions mercurielles au point de vue de leur action thérapei et sa théorie, très-ingénieuse, donne une explication satislluUl^ de cette action si différente des composés mercuriels aa mum et au minimum.
4® Le mercure et tous ses composés produisent, en de l'air et des chlorures alcalins, un chlorure double renfermant le sublimé corrosif et le chlorure alcalin. Or, ce sont les sels au maximum qui agissent, l'action du mi et des sels au minimum est lente, parce qu'il faut que les au minimum se changent en mercure et en sublimé com
Hg2Cl = Hg + HgCl;
et (jue le mercure se transforme en sublimé sous l'infl des chlorures de l'économie.
2® Le sublimé corrosif fournit avec les matières albumim lui composé, soluble dans les chlorures alcalins et dans l' mine, (jui peut traverser F économie sans se précipiter; de (juo c'est vraisemblablement à l'état de cette combinaison que se résout toujours le mercure, à quelque état qu'il ait administré.
MEBCURE MÉTALUQUE.
Ilg = 100.
217. État naturel, extraction. — Ce métal se trouve oi4l nairement àl'étatde sulfure (cinabre) et quelquefois à l'état nili
Les principales exploitations sont à Idria en Illyrie, à Almadl
en Espajj^ne, dans le duché des Deux-Ponts, et en Californie, l
principe de la métallurgig est très-simple : il consiste en «
aimplii ^Tillage au rouge àaiv?» \m ç,q\«^w\ d'^.vr. U se forme (
MERCURE MËTALUQUE. 38a
Ifureux et du mercure ; le mercure est condensé dans î d'allonges ou de chambres disposées entre le four et aée, et l'acide sulfureux s'échappe par celle-ci. HLét^s. — Le mercure est le seul métal^ liquide à la ;ure ordinaire^ qui soit connu. Il se solidifie à — 40® en s réguliers. Sa densité est de 43^59 à 0<>. La densité de ir est 6,97. Il bout à 358®. Il émet des vapeurs à la ture ordinaire; car une feuille d'or, suspendue dans un enfermant du mercure; blanchit en s'amalgamant. ercure se ternit à l'air par la formation d'une pellicule qui tache les doigts et qui donne au métal la propriété Lier en gouttes allongées au lieu de former des gouttes^ es.
étal se change vers 300® en oxyde rouge HgO, et cet oxjde ait vers 400®. Cette double action est devenue, entre les^ de Lavoisier, le fondement de la chimie. Le soufre s'unit à al avec explosion. Le chlore ne peut être recueilli sur le re, tant ces deux corps ont de tendance à s'unir. Il forme ment des amalgames avec tous les métaux^ sauf le fer et le ;; le tain des glaces est un amalgame d'étain. ide nitrique l'attaque à froid en dégageant du bioxyde j. L'acide sulfurique ne réagit sur lui qu'à la tempéraie rébullition. L'acide chlorhydrique est sans action
■dinaire on purifie le mercure en le distillant, mais c'est sez mauvais moyen parce que les métaux étrangers sont nés mécaniquement. Le mieux est de l'agiter soit avec de 5 sulfurique concentré, soit avec de l'acide azotique très- , et de le distiller dans de la vapeur d'eau surchauffée. 1 il ne contient que de la poussière ou de l'oxyde^ on le à travers un entonnoir très-effilé qui laisse écouler le jre seul.
iploi médical. — Le mercure métallique produit des efmis, mais certains, et il ne fatigue pas le malade, l'emploie, mêlé au sucre, à la gomme, au miel, etc. (mericcharin, tablettes mercurieUes, mercure gommeux, pilules de e); mêlé à l'axonge [pommades mercunellc simple et double, deUigneaii, de Sédillot); mêlé au cérat, à l'emplâtre et à » résines [emplâtre de Vigo). L'eau qui a bouilli avec du re en contient de petites quantités et s'emploie comme
lige.
On connaît les deux oxydes,
Hg^ O sous-oxyde appelé souvent protoxyde,
HgO protoxyde » » bioxyde.
218. Sous-oxyde, Hg*0 = 208. — Cet oxyde forme desseb définis. Lorsqu'on essaye de le précipiter de ces sels, il se sépare, au sein de l'eau elle-même, et à froid, en mercure et a , oxyde HgO : i
Hg20,Az05 + KO = Hg^O + K0,Az05.
Protoxyde, HgO = 108. — On prépare cet oxyde sow \ forme d'une poudre rouge, appelée le précipité rouge, en oxydant le mercure par l'acide nitrique et en calcinant le nitnte vers 300®. Prenez :
Mercure pur 1000 grammes.
Acide nitrique à 1,42 750
£au distillée 250
Introduisez le mercure dans un matras à fond plat, verseif ' l'acide et l'eau, et placez le matras sur un bain de sable tiède JQ»* qu'à ce que le métal soit entièrement dissous.
Augmentez alors graduellement la chaleur pour vaporiser 1» liquide. Quand le nitrate de mercure sera desséché, éleveilft' température pour le décomposer. Maintenez l'action de la duk ^ leur assez longtemps pour que la décomposition soit complèli^;| et pour qu'on ne voie plus se dégager de vapeurs nitreuseiHij Laissez refroidir lentement; enlevez l'oxyde, qui est d'un beir^ rouge orangé, et conservez-le dans un flacon fermé, à l'abri et la lumière.
Lorsqu'on élève trop la température ou qu'on prolonge toip^ l'action de la chaleur, l'oxyde se trouve décomposé en oi|gi|M=^ et en mercure. Au contraire, lorsqu'on ne chauffe pas suffiapK ment, on obtient un oxyde mélangé de sous-nitrate de mexett^ Ce second inconvénient doit être évité plus soigneusement fiK core que le premier.
Lorsqu'on prépare l'oxyde de mercure par voie humide «i^l précipitant un sel de deutoxyde par la potasse, on obtwntJiB^ oxyde de couleur jaune, qui a la même composition que le:|l^ cèdent, mais qui en diffère sous plusieurs rapports. Ainsiy V^ est attaqué par le chlore avec plus de facilité. H se combiiK^
id avec l'acide oxalique^ tandis que Toxyde rouge n'est pas •que par cet acide; de même il s'unit facilement à l'ammoique, tandis que l'oxyde rouge ne s'y combine qu'arec une Aeor extrême. A défaut d'indication spéciale^ c'est toujours Qde rouge qui doit être donné (Codex ). Uofxyde jaune^ agité avec de l'ammoniaque^ fournit une poudre nbUre, dont la formule est :
AzH^HgS HgO+ 3 HO,
i constitue une base énergique^ car elle se carbonate dans
k, et elle fournit des sels cristallisables avec les divers
ides.
L'oxyde de mercure pur est complètement volatil ; s'il était
lé d'oere^ de brique^ de minium, ces matières resteraient
is 86 sublimer.
;.es principales préparations, dont l'oxyde de mercure est la
je, sont les pommades de précipité rouge ou -de Lyon, de JRé-
rf, etc., qui sont fort employées contre l'inflammation chro-
[ue des paupières, et l'eau phagédénique, usitée pour laver les
*res.
2i9. Sels an minlmnm. — Le principal est l'azotate,
SHg'O, 2Az05 + 3H0= 759.
Pesez :
Mercure 1000 grammes.
Adde nitrique officinal à 1,42 750 »
Eaadistillée 250 »
introduisez le mercure dans un grand matras à fond plat, et mez-y l'acide et l'eau préalablement mélangés. Abandonnez bpéralionàelle-même dans un lieu frais, au bout de vingt-quatre klKS vous trouverez dans la liqueur de gros cristaux incolores. raeillez-les avec soin, placez-les dans un entonnoir de verre, et taahles avec un peu d'acide nitrique étendu pour enlever l'eau ^ dont ils sont imprégnés (Codex).
Ces cristaux sont constitués par un nitrate basique de sousifàe de mercure. Ils précipitent en blanc par l'addition de Su, et se dissolvent au contraire dans l'eau acidulée par l'aie nitrique.
Lorsqu'on ajoute de l'eau chaude à ces cristaux, ils se chan- 8t en une poudre jaune, gu'on nomme le turbith nitreux.
Ce sel sert de base à la préparation du mercwre sohMe de Hahnemann, Cette matière^ complexe et variable dans sa corn* position^ s'obtient en triturant les cristaux de l'azotate, dus j un mortier^ avec de Feau aiguisée d'acide azotique jusqu'à j dissolution complète du sel. On verse alors dans ce liquide de ^ Tammoniaque étendue de 30 à 40 fois son poids d'eau jusqu'à ce que le précipité n'ait plus une teinte foncée; on sépare rapidement le précipité^ on le lave^ et on le dessèche à une tempéra* ture modérée.
La composition de ce corps donne des nombres qui s'éloignent peu de ceux auxquels conduit la formule, Az H' 2 Hg*0, AzO».
Emploi médical. — Cet azotate de mercure est employé comme caustique. Il ne produit pas de salivation, parce qu'Use transforme lentement en sublimé. Le mercure d'Hahnemann est inusité.
220. Sels au maximum. — On emploig.en pharmacie un nitrate acide, produit avec
Mercure 100 granunes.
Acide nitrique officinal à 1,42 150 n
Eau distillée 50 »
On fait dissoudre le mercure dans l'acide nitrique et dans l'eau préalablement mélangés, et on évapore la solution jusqu'à oe qu'elle soit réduite aux tirois quarts de son poids, c'est-à-dire à 225 grammes. Le produit obtenu est un liquide visqueux. La pommade dtrine s'obtient en fondant de l'huile d'oliie et de l'axonge dans ce sel.
Sulfate de mercure, HgO, SO'. — On chauffe au bain de sable, dans une capsule de porcelaine, 60 grammes de mercure avec 80 grammes d'acide sulfuriqueà i,84. Le mercure setnuHforme en une poudre blanche, qu'on dessèche complètement, et qui constitue le sulfate HgO, SO*.
Il est blanc, soluble dans 2000 fois son poids d'eau.
Ce sulfate, réduit en poudre une, traité par i 5 fois son poids d'eau bouillante, fournit par l'agitation une poudre jaune, qui est leturbith minéraly dont la formule est 3 HgO, SO*. Ce sel est usité à l'extérieur pour le traitement des ulcères vénériens.
Le turbith n'est beau qu'à la condition que ce sel ne rent&i» pas du sulfate de sous-oxyde. On reconnaîtrait ce dernier eu jetant ce sel dans une solution bouillante de chlorure de su* dium : il se forme alors un ptèciçlté de calomel Hg*Cl.
CINABRE. SUBLIlfË CORROSIF. 387
«Iftires de mercure. — Éthiops minéral. On triture 1 p. de reare et 2 p. de fleur de soufre lavée jusqu'à ce que le mere soit éteint et que la poudre ait une teinte noire uniforme. iÊObre, — En distillant l'éthiops on obtient un sublimé^ |e Ticiaoé, qui est identique au cinabre naturel. ttermUlon est du sulfure demercure^ d'un beau rouge, m obtient en agitant pendant plusieurs heures vers 60® nélange de
Mercure 300,
Soufre 114,
Potasse 75,
Ean 400.
PROTOCHLOftURE DE MERCURE.
SYRORtMES : bichlorure de mercure, sublimé corrosif. ^^ HgasslS5,5.