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SOUS-CHLORCRE DE MERCURE

ITMES : protoctalorure de mercure, calomel, sublimé doux, mercure

doux.

Hg'Cl = 2S5,5.

. Ce sel se prépare généralement par sublimation. On broie un mortier en porcelaine

400 grammes de sublimé corrosif,

îctés légèrement avec de l'eau, puis on y ajoute

300 grammes de mercure ,

1 triture le mélange jusqu'à l'extinction complète du mé- La masse est séchée à l'étuve, et placée dans un matras l'on remplit à moitié. On place ce vase dans un bain de saet on sublime à une douce cbaleur.

i matière est en cristaux. On la pulvérise et on la lave r enlever le sublimé corrosif qui peut avoir échappé à la ;tion.

•alomel & la vapeur. — On introduit le calomel en frag- Ils dans un tube en terre recouvert d'un lut argileux; on » ce tube sur un fourneau long, et on fait pénétrer son exûité ouverte dans un grand vase en grès, par un orifice cirnre percé vers les deux tiers de la hauteur de ce récipient. joint les deux vases avec du lut, puis on colle avec du papier îouvercle sur la fontaine, après avoir pratiqué une petite outare dans ce couvercle pour la sortie de l'air. e récipient doit être rapproché du fourneau. On chauffe au ^e sombre le tube en portant le feu d'abord autour de la tie la plus voisine du récipient ; on laisse refroidir, on rellle le calomel, et on le lave tant que l'eau se colore au coude l'hydrogène sulfuré.

récipité blanc. — Le calomel, étant insoluble, peut être )aré par double décomposition ; cette préparation est peu îe en pharmacie. On dissout dans l'eau les cristaux de nitrate ous-oxyde de mercure, et on y verse un léger excès d'acide •rhydrique. On lave et on dessèche le précipité, qui est impronent nonmié quelquefois précipité blanc : cette dénomiwa-

390 lODURES DE MERCURE.

tion est dangereuse, parce qu'elle peut le faire confondre mt le chloramidure de mercure (221).

Le calomel est blanc, cristallisable dans le système tétra* gonal, sans saveur et sans odeur, insoluble. Il est moins volatil que le sublimé. La lumière le décompose, en le noircissant, par suite de la formation de mercure métallique :

Hg2 Cl = Hg Cl + Hg.

On doit, par suite, le conserver dans des flacons en verre noir, L'acide chlorhydrique et les chlorures amènent cette t^allsfo^ mation d'une manière plus rapide. Le chlore le change en sublimé corrosif. L'ammoniaque le transforme en un précipité grisâtre, dont la formule se rapproche de :

AzH^Hg^Hg^Cl.

lODURES DE MERCURE.

223. On en connaît deux; leurs formules correspondent à celles des oxydes et des chlorures.

Sous-iodure, Hg* 1 = 327. — On broie dans un mortier 6S porcelaine 60 gr. d'iode, et 100 gr. de mercure avec assez d'alf cool pour que le mélange forme une pâte coulante, jusqu'à ce que le mercure soit complètement éteint, puis on lave ce pw» duit à l'alcool bouillant.

On doit mélanger l'iode et le mercure avec une certaine Ifitr teur, et tenir la masse toujours humectée d'alcool, afin qu'il v'f ait pas d'échauffementdu produit. =•

Le sous-iodure est verdâtre, volatil, insoluble dans l'alcool «t dans l'eau, décomposable à la lumière en mercure et en proto^ iodure.

Emploi médical. — Cet iodure est un médicament trèft-a^ tif, dont on fait un grand usage aujourd'hui pour le traitemeoi des accidents primitifs et secondaires de la syphilis.

On l'emploie surtout en pilules, auxquelles il convient d'igont«r de l'extrait d'opium pour empêcher la salivation.

Protoiodure, Hgl = 227. —7 On fait dissoudre isolémest 100 grammes d'iodure de potassium et 80 grammes de bidilorure de mercure dans une forte quantité d'eau distillée, et OB mélange les deux liqueurs. On lave le dépôt, qui est d'un rou^ magnifique, et on le sèche.

L'iodure est d'un beau rouge, à la condition que l'on opère «a présence d'un léger excès d'iodure de potassium. Il ne fendrait

GARAGTËRES DES SELS DE MERCURE. 39t

pu en employer beaucoup^ car il redissoudrait Tiodure de mercore^ lequel est^ d'ailleurs^ soluble aussi dans un excès du sel inereuriel.

Ce sel, moins usité que le précédent, pourrait servir aux nèmes usages.

CYANURE DE BfERGURE.

HgCy = 126.

224. On le prépare en faisant bouillir 3 p. d'oxyde rouge de raeràire et 4 p. de bleu de Prusse avec 40 p. d'eau distillée jusqu'à ce que le mélange ait acquis une teinte brune, on filtre, on évapore jusqu'à ce qu'une légère pellicule apparaisse à la surface, et on laisse cristalliser.

n se prépare mieux encore en faisant bouillir

15 p. d^eau distillée,

2 p. de cyanure jaune,

3 p. de sulfate de protoxyde de mercure.

Ce sel cristallise en prismes du système tétragonal, beaucoup fiossolubles à chaud qu'à froid.

Le cyanogène et le mercure sont unis avec une telle énergie tes ce corps qu'il n'est pas décomposé par la potasse elle-même. Cest un agent toxique énergique, et il ne faut jamais adminisfrerdu calomel dans un looch, caria tendance à l'union du cya- |ène et du mercure est si forte que le cyanure de mercure pren- <hût naissance.

Caractères des sels de mercure. — Ces sels sont acides *i tournesol, volatils ou décomposables par le feu. Du cuivre, phcé dans un sel de mercure, blanchit aussitôt par le dépôt de OK métal. Ces sels, calcinés avec de la potasse ou de la chaux, ^%agent du mercure, que l'on peut recueillir et doser direc- ^ment.

Réadifs,

Sels au minimum.

Sels au maximum.

Poiaue.

immoniaque.

Précipité noirâtre

(HgO + Hg).

Idem.

Précipité jaune (Hg 0).

Précipité blanc renfer-

mant du mercure et de Tammoniaque.

klde chlorhydrique Précipité blanc (Hg^ Cl), Pas de précipité.

ef ckiwrwres. noircissant en présence

de rammoniaqoe. •

Béactifs. Sels au minimum. Sels eu nuurfamnn.

lodures alcalins. Précipité Terdâtre. Précipité orangé, pois

rouge, solnbte .dans

l^un et l'aûtn réactif.

Acide sulfhydrique. Précipité noir insolu- Précipité gris, jannis-

ble dans les sulfures sant;paisroagiss«t, alcalins. enfin précipité Boir

(HgS),insolubtedaH les sulfures alcalins.

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